Après une année 2007 plutôt au-dessus de la moyenne (nous reviendront dessus dans le bilan), 2008 s'annonce toujours
aussi intéressante. Voici donc une petite sélection des projets les plus excitants déjà annoncés ...
Into The Wild (9 janvier)
Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir.
Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa
manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.
Loin du traditionnel bulldozer hollywoodien, Sean Penn nous revient enfin à la réalisation avec un nouveau film à fleur de peau
... Un thème bouleversant, inspiré d'un best-seller et surtout, le besoin irrésistible - mûri pendant 10 ans faute d'accord de la famille - de porter à l'écran l'histoire vraie du jeune
Christopher McCandless, 22 ans, parti jusqu'en Alaska pour un voyage au bout de la vie ... L’affiche est superbe, la bande-annonce magnifique, le sujet sensible, la bande originale d'Eddie
Vedeer (Pearl Jam) et Emile Hirsch (dont on parle pour les Oscars) en est la star… et ça c’est du tout bon ! Personnellement, je suis impatiente !!
Lust, Caution (16 janvier)
Dans les années 1940, alors que le Japon occupe une partie de la Chine, la jeune étudiante Wong est
chargée d'approcher et de séduire Mr Yee, un des chefs de la collaboration avec les Japonais, homme redoutable et méfiant que la Résistance veut supprimer. Très vite, la relation entre Wong et Mr
Yee devient bien plus complexe que ne l'avait imaginé la jeune femme.
Deux ans après avoir remporté l'Ours d'or à la Mostra de Venise pour Le Secret de Brokeback Mountain, Ang Lee vient de rééditer
la performance avec Lust, Caution. Un doublé transalpin particulièrement rare qui, forcément, attise la curiosité. Désormais considéré comme une valeur plus que sûre du cinéma asiatique, aussi
bien sur son continent natal que partout ailleurs, Ang Lee jouit d'une liberté créatrice quasi-totale. On en attend d'autant plus son nouveau long métrage...
Sweeney Todd (23 janvier)
Sweeney Todd, un barbier injustement envoyé en prison dont la vie de famille a été détruite, jure de se
venger à sa sortie. De retour en ville pour rouvrir sa boutique, il devient le "Demon Barber of Fleet Street" qui "rase la gorge des gentilshommes dont on n'en entend plus parler après".
Un Tim Burton ne se prend jamais à la légère. Quand Johnny Depp et Helena Bonham Carter y participent, encore moins. Et si on
nous dit que c’est une comédie musicale, là, on s’incline. Mais il faut bien dire que celui-ci nous fait particuliètement saliver. Ce qui est diablement excitant, c'est le défi que s'est lancé
l'Américain, puisque Sweeney Todd est un mélange de deux genres qu'on a rarement mariés : la comédie musicale et le thriller (à la frontière de l'épouvante). On peut faire confiance à l'auteur de
Sleepy Hollow pour signer, une oeuvre ensorcelante et (en-)chantée, confortée par la bande-annonce, non seulement on y retrouve avec bonheur la Burton's touch, féérique et gothique,
mais en plus, on y découvre que Johnny Depp chante fort bien (entraîné par Vanessa Paradis?)
No Country For Old Men (23 janvier)
A la frontière qui sépare le Texas du Mexique, les trafiquants de drogue ont depuis longtemps remplacé les
voleurs de bétail. Lorsque Llewelyn Moss tombe sur une camionnette abandonnée, cernée de cadavres ensanglantés, il ne sait rien de ce qui a conduit à ce drame. Et quand il prend les deux millions
de dollars qu'il découvre à l'intérieur du véhicule, il n'a pas la moindre idée de ce que cela va provoquer...
Moss a déclenché une réaction en chaîne d'une violence inouïe que le shérif Bell, un homme vieillissant et sans illusions, ne parviendra pas à contenir...
Nouvel opus des frères Coen. Dans la lignée de Fargo, un polar bien noir très
attendu. Javier Bardem, Josh Brolin et Tommy Lee Jones pour un casting qui achève d’expliquer pourquoi j'attends vraiment ce film. la fratrie renonce donc pour un temps à la comédie et signe
ce qui pourrait bien être le premier choc de cette année 2008. J'espère une future claque.
Astérix aux Jeux Olympiques (30 janvier)
Astérix et Obélix devront remporter les Jeux Olympiques, permettre au jeune Gaulois Alafolix d'épouser la
Princesse Irina et lutter contre le terrible Brutus, prêt à tous les stratagèmes, pour lui aussi gagner les Jeux Olympiques et se débarrasser de son père : Jules César.
Parce que la BD de Goscinny et Uderzo a toujours suscité un vif engouement populaire et que la tendance ne se dément pas. Parce
que les deux premiers films, Astérix et Obélix contre César (9 millions d'entrées) puis, surtout, l'Astérix et Obélix : mission Cléopâtre d'Alain Chabat (14,5 millions d'entrées), ont été
d'énormes succès en salles et qu'on est impatient de savoir si ce nouvel opus connaîtra la même souriante destinée. Parce que le casting est, n'ayons pas peur des mots, l'un des plus
impressionnants de l'Histoire du cinéma français, de Depardieu en Obélix à Poelvoorde en Brutus, en passant par Alain Delon en César, Franck Dubosc, José Garcia, Elie Semoun et quelques
guest-stars de luxe (Jamel, Zidane, Schumacher). Enfin, parce que Clovis Cornillac succède à Christian Clavier dans la peau d'Astérix et que, il faut l'avouer, il porte sacrément bien la
moustache du célèbre Gaulois... Blockbuster français de l’année, le film risque de tout fracasser sur son passage… Attention tout de même à la grosse pression : pas évident de succéder au film de
Chabat…
Cloverfield (6 février)
Cinq jeunes New-Yorkais organisent une fête pour un de leurs amis. Mais la ville est soudainement attaquée
par une créature gigantesque...
Voici le film mystère de 2008 ! Aucun pitch officiel ne circule, aucune note de production... Les distributeurs sont même tenus
au secret. Toute personne intriguée par ce long métrage au titre énigmatique - littéralement "champ de trèfles" - doit se contenter de quelques photos et d'un film-annonce pour attiser sa
curiosité. Que voit-on sur ce trailer qui déchaîne tant les passions ? Un gigantesque monstre marin ? Une entité extraterrestre devenue incontrôlable ? Les signes avant-coureurs d'une prochaine
apocalypse ? On ne sait pas trop au juste... La seule chose dont on est sûr, c'est que cette force démesurée s'apprête à rayer définitivement la ville de New York de la carte des Etats-Unis. Vous
me direz, rien de bien original dans tout ça, sauf que là les événements sont filmés à hauteur d'homme, en caméra subjective et que le spectateur se retrouve de ce fait plongé au coeur de la
catastrophe. Au vu des premières images, le résultat est tout bonnement saisissant. Et lorsqu'on sait que J.J. Abrams, créateur de la série Lost, les disparus et réalisateur du très efficace M :
i : III, est à l'origine de cet ovni cinématographique, l'attente n'en devient que plus insupportable.
Les Liens du Sang (6 février)
Lyon, à la fin des années 70. François, inspecteur de police, apprend la sortie de prison de son frère,
Gabriel, qui vient de tirer dix ans pour meurtre. Entre le flic et son aîné, les retrouvailles ne sont pas évidentes, mais chacun a la volonté de tirer un trait sur le passé. Gabriel essaie de se
ranger et François se met en quatre pour l'aider.
Mais la réalité et les vieux démons finissent par les rattraper. Pour les deux frères, séparés par leurs choix, mais unis par le sang, le chemin parcouru semble étrangement aboutir à la même
impasse.
Retrouver la paire gagnante de Ne Le Dis à Personne (Guillaume Canet et François Cluzet) du même côté de la caméra, me parait
extrêmement excitant. D'autant plus quand le sujet du film l'est également. Un bon polar français en prévision ... enfin j'espère comme souvent avec les films français.
Juno (6 février)
Juno MacGuff, jeune fille de 16 ans vive et futée, est confrontée à une grossesse inattendue - la sienne -
le fautif étant son camarade de classe Paulie. Avec l'aide de sa meilleure amie, la pulpeuse Leah, Juno trouve des parents plus qualifiés pour son futur bébé en la personne de Mark et Vanessa, un
riche et séduisant couple de banlieue qui désire ardemment adopter.
Très déterminée dans sa démarche, Juno peut aussi compter sur le soutien inconditionnel de ses parents. Soutien nécessaire car l'adolescente, dans ses relations régulières avec les futurs parents
adoptifs, devra faire face à des situations bien complexes avant de trouver sa place dans le monde des adultes.
Juno est projet qui m'intrigue depuis son annonce jusqu'à la diffusion il y a quelques semaines d'une bande-annonce
extraordinaire, à la fois drôle, simple et particulièrement touchante. Soit le réalisateur/scénariste de Thank you for Smoking (Jason Reitman) qui raconte l'histoire de Juno (Ellen Page, Hard
Candy), une adolescente qui tombe enceinte de son petit ami, un loser accro à l'athlétisme. Avec le soutien de ses parents (dont JK Simmons, que Reitman avait dirigé dans son précédent film) et
de sa meilleure amie, elle va alors trouver un couple prêt à recevoir son bébé (Jason Reitman et Jennifer Garner). Un projet excitant qui a l'air beaucoup plus intelligent qu'on le croit, et qui
prouve déjà à quel point Jason Reitman est un auteur à suivre dans le cinéma indé américain.
Paris (20 février)
C'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un
regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se
retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film.
Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus
importants du monde.
Film choral signé Cédric Klapisch, Paris est très attendu. Un titre aussi simple qu’évocateur, un casting quatre étoiles, un
cinéaste de renom absent des écrans depuis trois ans. Tout ce que l'hexagone compte de talents semble s'être donné rendez-vous au générique d'un film où se bousculent pêle-mêle les confirmés
Juliette Binoche, Fabrice Luchini, François Cluzet, Karin Viard, Albert Dupontel, et les jeunots qui n'en finissent plus de monter Romain Duris, Mélanie Laurent, Gilles Lellouche. Ce choc des
générations s'accompagne d'un choc des situations, où le cinéaste multiplie les genres et cultive la rupture de tons. Oui, attendu est le mot juste.
There Will Be Blood (27 février)
Une histoire de famille, de religion et de pétrole.
Daniel Plainview, un prospecteur, achète les droits d'exploitation des puits de pétrole d'une famille vivant dans un ranch au Texas. Mais bien vite le
prospecteur se rend compte que le pétrole va remettre en question le rêve américain...
Parce que c'est le premier long-métrage du surdoué Paul Thomas Anderson depuis Magnolia et Punch-drunk love, sorti il y a cinq ans. Parce que les premiers échos des rares privilégiés à
avoir vu le film font état d'un chef-d'oeuvre absolu, There will be blood met au premier plan une histoire d’hommes, de religion, de famille et de pétrole. Parce que l'histoire même du film prend
à rebours le mythe du rêve américain. Et puis comment ne pas parler de Daniel Day-Lewis, dont on murmure déjà que l'Oscar du Meilleur acteur serait une quasi certitude pour lui ? A l'instar de
certains de ses confrères (Robert De Niro par exemple, ou Christian Bale), l'acteur est connu pour sa capacité à habiter les rôles (on a tous en tête l'hallucinante composition de l'acteur en
"Bill le Boucher" dans Gangs of New York). Celui qu'il tient dans There Will Be Blood ne devrait pas déroger à la règle.
Be Kind Rewind (05 mars)
Un homme dont le cerveau devient magnétique efface involontairement toutes les cassettes du vidéoclub dans
lequel l'un de ses amis travaille. Afin de satisfaire la demande de la plus fidèle cliente du vidéoclub, une femme démente, les deux hommes décident de réaliser les remakes des films effacés parmi lesquels "Retour vers le Futur", "Le Roi Lion" et "Robocop".
Michel Gondry s'est imposé en quelques années comme l'un des cinéastes les plus originaux de la nouvelle génération. De Human
Nature à La Science des rêves, en passant par le déjà culte Eternal sunshine of the spotless mind, le cinéaste français n'a cessé de développer un univers très singulier, mûri de son expérience
dans l'univers du clip et de la pub. Avec son pitch pour le moins intriguant, Be Kind Rewind ne semble pas s'écarter d'un poil de la ligne déjà tracée par ce visionnaire. Une nouvelle fois, en
véritable artisan, Gondry ne sacrifie rien sur l'autel des effets spéciaux et s'apprête à dévoiler un nouveau film faits de brics et de brocs. C'est dire si Gondry est au sommet de son
inventivité !
Margot va au Mariage (12 mars)
Margot, écrivain à succès installée à New York, rend visite, en compagnie de son fils Claude, à sa soeur
Pauline, qui vit dans la maison où toutes deux ont grandi. Pauline est sur le point d'épouser Malcolm, un artiste sans emploi, mais ce choix déplait profondément à Pauline.
Avec son premier film, le très remarqué Les Berkman se séparent, Noah Baumbach avait émerveillé bon nombre de spectateurs grâce à
sa sensibilité et son humour. Pour ce second long-métrage, il passe à la vitesse supérieure et s'entoure d'un casting trois étoiles avec un Jack Black à contre-emploi, une Nicole Kidman loin de
tout glamour et la trop rare Jennifer Jason Leigh (qui est d'ailleurs la femme du réalisateur). S'attardant une nouvelle fois sur la sphère familiale, il y a fort à parier que ce petit génie du
cinéma indépendant américain récidive et gagne les faveurs du public et de la critique.
The Darjeeling Limited (19 mars)
Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand
voyage en train à travers l'Inde afin de renouer les liens d'autrefois.
Pourtant, la "quête spirituelle" de Francis, Peter et Jack va vite dérailler, et ils se retrouvent seuls, perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et
beaucoup de comptes à régler avec la vie...
Dans ce pays magique dont ils ignorent tout, c'est alors un autre voyage qui commence, riche en imprévus, une odyssée qu'aucun d'eux ne pouvait imaginer, une véritable aventure d'amitié et de
fraternité...
La douce mélancolie et l'humour grinçant de Wes Anderson risquent de frapper à nouveau ! Si le style si particulier du
réalisateur de La Vie aquatique compte bien sûr quelques détracteurs, il faut malgré tout admettre qu'il s'est progressivement construit un univers inimitable où des personnages hauts en couleurs
se retrouvent confrontés à une réalité aussi dure que farfelue. Et à première vue, The Darjeeling Limited semble parfaitement suivre ce modèle en se présentant comme un road movie initiatique où
trois frères que tout semble opposer (Adrien Brody, Jason Schwartzman, et l'inévitable Owen Wilson) se perdent en Inde... Outre la vision décalée, voire fantasmée, du pays que nous réserve le
réalisateur, il faudra également prêter attention à la bande originale du film qui, si elle est à la hauteur de celle de ses derniers films, pourrait être l'une des forces de ce voyage pas comme
les autres.
Shine A Light (16 avril)
Après Les Infiltrés, Martin Scorsese réalise
son rêve de toujours : filmer les Rolling Stones, le groupe qui incarne le rock'n'roll à lui tout seul. Le gang qui a escorté toute son oeuvre.
Cette rencontre cinématographique donne naissance à un film musical événement : Shine a Light. De la préparation à la performance,
entrecoupé d'images backstage et d'archives, seize caméras et les plus grands chefs-opérateurs hollywoodiens captent l'énergie légendaire de
Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood lors de leur concert au Beacon Theater à New York.
Martin Scorsese réalise son rêve de toujours : filmer les Rolling Stones, le groupe qui incarne le rock'n'roll à lui tout seul.
Le gang qui a escorté toute son oeuvre. Cette rencontre cinématographique donne naissance à un film musical événement : Shine a Light. De la préparation à la performance, entrecoupé d'images
backstage et d'archives, seize caméras et les plus grands chefs-opérateurs hollywoodiens captent l'énergie légendaire de Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood lors de leur
concert au Beacon Theater à New York.
Iron-Man de John Favreau (30 avril)
Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d'armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu'il utilise pour s'échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l'améliorer et de l'utiliser pour faire régner la
justice et protéger les innocents.
Parce qu'il s'agit d'une adaptation d'un célèbre comic-book Marvel, et que de Spider-Man à Hulk, en passant par X-Men, les
super-héros les plus populaires de la maison d'édition ricaine ont rarement été négligés sur grand écran. Ensuite parce que le personnage d'Iron Man, créé par Stan Lee au début des années 60,
sort de l'ordinaire : issu d'un milieu très aisé, Tony Stark est dôté d'un sens de l'humour assez noir, d'un sacré cynisme et d'un goût prononcé pour la bibine (des tares peu fréquentes chez
Marvel). Autre signe encourageant : le projet a fait tourner les têtes des plus grands, de Tom Cruise à Nicolas Cage pour le rôle-titre et de Tarantino à Nick Cassavetes pour la réalisation. Au
final, c'est Robert Downey Jr. qui incarne Iron Man, et c'est diablement excitant, le Monsieur nous ayant peu habitué ces derniers temps à se fourvoyer (Kiss Kiss Bang Bang, Zodiac).
Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (21 mai)
Le quatrième et dernier épisode des aventures du célèbre archéologue Indiana Jones, lancé sur les traces
des légendaires crânes de cristal...
On serait fous de ne pas l'attendre ! La trilogie Indiana Jones a enfin une suite, presque vingt ans après Indiana Jones et
la Dernière Croisade. Un rêve devenu réalité qui s'annonce sous les meilleures auspices (ceux qui pensent "hospices" peuvent sortir !). George Lucas, scénariste et producteur, promet un épisode à
la hauteur des précédents, et Steven Spielberg dit vouloir réaliser un épisode pour les fans ! Malgré la désertion de Sean Connery, le casting s'annonce parfait lui aussi : le très
sympathique Shia LaBeouf s'attaquera à un géant... Mais si on attend surtout cet épisode 4, c'est bien pour le retour du héros, du plus grand archéologue du cinéma : le mythique Harrison
Ford, veste en cuir, fouet qui claque et sourire qui tue. Il s'attaquera cette fois à l'armée russe, à une civilisation perdue, et à... Cate Blanchett ! Tout cela l'empêchera-t-il de triompher
encore une fois ? Non ! L'âge avancé d'Harrison Ford nous empêchera-t-il d'y croire encore ? Non plus ! Les chasseurs de momies et les chercheurs de trésors ne nous l'ont pas fait oublier : si
l'aventure avait un nom, ce serait Indiana Jones !
Sex & The City (30 mai)
Retour à New York ! Carrie, Miranda, Samantha et Charlotte sont toujours inséparables, elles font toujours du
shopping et parlent toujours de tout et de rien : de sexe, des hommes, de l'Amour...
On n'en sait guère plus sur la transposition au cinéma de la série la plus avant-gardiste des années 90, (et
des plus drôles aussi!), si ce n'est qu'il serait question d'un mariage ... excitant! L'adaptation d'une série est toujours un événement.... cinématographique ! Quatre ans après avoir quitté le
petit écran, Sex & the City s'apprête à envahir les salles obscures. En outre, les fans peuvent être confiants : l'esprit de la série ne risque pas d'être trahi. L'équipe originale au grand
complet est présente derrière (Darren Star, Michael Patrick King) et devant la caméra (Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon et Kristin Davis ... et Mr. BIIIIG) !
The Happening (11 juin)
Une famille essaye de fuir un désastre naturel qui devient rapidement la plus grande menace de l'humanité.
M.Night Shyamalan revient. Après de nombreuses contestations sur ses derniers films en date, le réalisateur prend Mark Wahlberg sous son aile et le confronte à une catastrophe
naturelle devenant une menace pour l’humanité. Attendu, certes mais aussi très redouté.
Valkyrie (16 juillet)
Le "Complot du 20 juillet" est l'un des épisodes les plus héroïques mais aussi l'un des plus méconnus de
la Seconde Guerre mondiale. Gravement blessé au combat, le colonel Claus von Stauffenberg revient d'Afrique et rejoint la Résistance allemande pour aider à mettre au point l'Opération Valkyrie,
un plan complexe qui va permettre d'abattre Hitler et de mettre en place un gouvernement d'opposition. Mais le destin et les circonstances vont s'allier pour forcer Stauffenberg, qui n'était
qu'un des nombreux conspirateurs, à jouer un rôle de premier plan dans la conspiration. Il va non seulement devoir diriger le coup d'Etat pour prendre le contrôle du gouvernement, mais c'est
aussi lui qui sera chargé de tuer Hitler...
Valkyrie pourrait bien être le film événement de cet été, et ce à plus d'un titre. Tout d'abord grâce à sa tête d'affiche,
Tom Cruise, qui aborde ici un tournant crucial dans sa carrière. En revêtant le costume de cet officier nazi complotant contre le Führer, la super star rompue à l'exercice de la promo chercherait
à diversifier son répertoire et à montrer qu'elle n'est pas seulement capable de prendre des risques sur le plan physique mais également en termes d'image. On ne demanderait qu'à voir... Autre
atout de ce blockbuster : son réalisateur Bryan Singer, directement échappé du monde des super-héros. De ces deux compères, on peut donc s'attendre à un savoureux cocktail de manipulation et de
faux-semblants que devrait nous servir une jolie distribution composée entre autres de Terence Stamp, Kenneth Branagh, Carice Van Houten et Tom Wilkinson.
Wall-E (30 juillet)
L'histoire d'un petit robot nommé Wall-E, à la recherche d'un foyer dans l'espace...
Une question qui paraît futile quand on sait qu'il s'agit tout simplement du nouveau long-métrage des studios Pixar et qu'il est
réalisé par Andrew Stanton, déjà aux commandes du Monde de Nemo, plus gros succès des studios en France... Il suffit par ailleurs de regarder la première bande-annonce pour tomber follement
amoureux de ce petit robot aussi attendrissant que consciencieux dans son travail.
The Dark Knight (20 août)
Après Batman Begins, le célèbre homme-chauve-souris retrouvera son ennemi juré, Le Joker.
Batman Begins ayant regagné le coeur d'une grande partie des fans de l'homme chauve-souris, sa suite est ici attendue au
tournant. D'autant que le réalisateur, Christopher Nolan, a choisi d'opposer Batman... au Joker ! Un personnage que Jack Nicholson avait déjà incarné dans le Batman de Tim Burton, signant au
passage l'une des ses prestations les plus marquantes. Mais cette suite s'annonce radicalement différente, à l'image de son titre, The Dark Knight (Le Chevalier noir en français) et des premières
photos diffusées sur le net présentant un Joker qui semble plus torturé et incontrôlable que jamais.
Babylon A.D (27 août)
Dans un futur proche, dans un monde ravagé par la guerre, en proie à l'anarchie et aux intégrismes de tous
ordres. Le mercenaire Hugo Cornelius Toorop est chargé d'escorter de la Russie au Canada une jeune fille se prénommant Marie. Mais au cours de leur périple, il va découvrir que celle-ci
transporte en elle un virus capable d'anéantir la race humaine.
Parce qu'on a eu coutume de voir davantage ces derniers temps Mathieu Kassovitz à l'écran dans des productions d'envergures
internationales (Amen, Munich), que derrière la caméra. Pour son casting aussi; à la fois atypique et hallucinant. Jugez plutôt : Vin Diesel, Mélanie Thierry, Michelle Yeoh, Gérard
Depardieu, Charlotte Rampling, Jérôme Le Banner et Lambert Wilson.
L'instinct de Mort (Septembre)
Evocation de la vie de Jacques Mesrine, ennemi public n°1 des années soixante-dix : son retour d'Algérie,
son départ pour le Canada en 1968, son assassinat par la brigade antigang porte de Clignancourt le 2 novembre 1979.
La mythologie qui entoure les gangsters ne s'est jamais aussi bien portée dans le cinéma français. Mais c'est ce portrait
de Mesrine qu'on attend sans doute avec le plus d'impatience. Les raisons ne manquent pas : la personnalité du bonhomme, anar flamboyant dont le pouvoir de fascination semble intact ; l'ambition
du projet, puisqu'il s'agit d'une superproduction de 45 millions d'euros, en 2 volets, tournée entre l'Europe, le Canada et l'Algérie ; le réalisateur, Jean-Francois Richet qui devrait être à son
affaire, car voilà un Français qui sait filmer des scènes d'action (Assaut sur le central 13) ; et bien sûr le casting "all stars" : Depardieu, Cornillac, Sagnier, de France, Amalric... sans
oublier, dans le role de Mesrine, le casse-cou Cassel.
Coluche (prochainement)
Septembre 1980. Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase. "Comique préféré des Français", il est au sommet de sa gloire ; télés, radios et journaux se l'arrachent, et sa maison est l'endroit où se croise tout ce que le
pays compte de vedettes... Toujours prêt à pousser le bouchon un peu plus loin, il décide, pour rire, de poser sa candidature à la Présidence de la République. Très vite, la France se bidonne,
l'acclame, le soutient. Les sondages s'affolent, sa cote monte en flèche. Et si finalement un clown se faisait élire Président ? Lui-même commence à y croire...
Faire revivre à l'écran cet illustre comique, encore très présent dans l'esprit et le coeur des Français, personne n'avait osé
jusqu'à présent. A l'idée d'un tel projet, beaucoup auraient même crié au blasphème. Mais c'était sans compter sur la détermination d'Antoine de Caunes qui a eu l'intelligence de s'entourer
d'experts pour l'écriture de ce film et de ne pas se lancer dans la réalisation d'un banal biopic à l'américaine. Le cinéaste a en effet fait le choix judicieux de ne nous livrer qu'une
étape au combien cruciale dans la vie de Coluche et de sonder à travers elle le contexte politique de l'époque. Une entreprise aussi ambitieuse que risquée lorsqu'on sait que la plupart des
protagonistes du film sont encore de ce monde. Une autre attente, celle de voir l'humoriste François-Xavier Demaison, l'une des valeurs montantes de la scène française, s'approprier avec
originalité la salopette rayée et les coups de gueule à répétition de ce personnage haut en couleur. Autant dire que la pression qui pèse sur ses épaules est énorme. A cela, ajoutez le mystère
qui entoure le tournage du film, fermé à la presse, et vous obtiendrez ce qui pourrait être l'une des grosses surprises de la fin d'année 2008.
Vicky Cristina Barcelona (prochainement)
Alors qu'elles passent l'été à Barcelone, Vicky et Cristina, deux touristes américaines, rencontrent un peintre espagnol. Elles commencent à se lier
d'amitié avec lui ; ce qui ne plaît pas du tout à l'ancienne compagne de l'artiste, d'une jalousie maladive...
On le sait tous, une année sans un film de Woody Allen, CA N'EXISTE PAS ! C'est donc naturellement avec impatience que l'on
attend le cru 2008 de l'Américain. Au casting, on retrouve Scarlett Johansson, devenue la muse du cinéaste depuis leur première collaboration sur Match Point, accompagnée de deux des acteurs les
plus connus du cinéma espagnol : Penélope Cruz et Javier Bardem L'histoire ? On connaît peu d'éléments (comme d'habitude pour les films de Woody), mis à part le lapidaire synopsis qui a été
dévoilé. Mais le film est d'ores et déjà présenté comme un hommage à la ville de Barcelone. Une oeuvre qui s'annonce à part dans la filmographie du cinéaste, permettant d'alimenter la curiosité
des fans du plus célèbre des new-yorkais, parfois exilé à Londres.
Righteous Kill (prochainement)
Deux policiers expérimentés de New York se lancent à la poursuite d'un tueur en série qui pourrait être
l'un des leur.
De Niro / Pacino, tout est dit ! Le principal plaisir que pourrait nous procurer ce thriller au pitch simpliste
c'est de voir enfin ces deux monstres sacrés d'Hollywood se donner la réplique pendant près de 90 minutes de film (leurs scènes dans Le Parrain 2 et Heat n'ayant pas été suffisantes). Le seul hic
dans tout ça, vous me direz ? Le réalisateur, Jon Avnet, un cinéaste sans grande personnalité dont le précédent opus, 88 minutes, qu'avait d'ailleurs interprété Al Pacino, s'est avéré être un
piteux nanar. On aurait sans doute préféré un metteur en scène de la trempe de Martin Scorsese ou Joe Carnahan pour orchestrer ce face-à-face de légende...
Chapter 27 (prochainement)
La rencontre d'une admiratrice de John Lennon avec Mark Chapman quelques jours avant que ce dernier
n'assassine l'ex-Beatle en décembre 1980 à New York.
Apparement une énorme performance de Jared Leto qui a pris quelques kilos pour le film. Et puis un film qur l'icône John Lennon,
abattu en pleine gloire et qui gardera toujours son aura de leader du groupe myhtique des Beatles.
Bref, qu'on se le dise ... 2008 sera plus que jamais CINEMA ... et d'autant plus pour moi (SURPRIIIISE dans
quelques mois ...)