Evènement : Libééé : 2è mois ... Toujours aussi intéressant et surtout de plus en plus prenant ! En plus du travail quotidien, j'ai vraiment dû me concentrer sur le fameux mémoire qui mine de rien nécessite un max de recherche, de rédaction et de CONCENTRATION. On m'a également fait une superbe offre, celle de travailler sur un hors-série analysant les plus grandes affaires criminelles de ces 20 dernières années ... Une opportunité qu'on ne refuse bien entendu pas malgré la surcharge de travail supplémentaire que cela procure. Heures supp' et boulot à la maison mais bon, une signature dans Libé ça ne se refuse pas ! Merci donc à Bénédicte et Fabrice pour leur confiance ... J'ai aussi pas mal bossé sur les bios ciné en vue du festival de Cannes, sans compter les diverses surprises qui peuvent arriver dans un quotidien ... au quotidien. L'évènement majeur de ce mois de mai 2007, fut pourtant bel et bien l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence française. J'ai vécu la soirée électorale à Libé, journal profondément ancré à gauche, et les images que j'en garde sont des gens en larmes, le son des sirènes et les premières fumées de voitures crâmées sur Paris ... Je ne tiens pas à étaler mes convictions politiques ici mais si la France on l'aime ou on la quitte, l'éventualité de partir un an (ou plus) à l'étranger me semble de plus en plus envisageable, surtout avec les z'amis qui vivent des trucs exceptionnels en Hongrie, au Danemark, en Ecosse, en Espagne, en Angeterre, en Suède, aux USA ...
TV : Inoubliable est réellement le mot que j'emploierai pour qualifier Sex & the
City, que j'ai engloutie en DVD à un rythme effréné, les ayant (vous pouvez me huer) loupé à leur diffusion télévisuelle. Si la série est resté plutôt confidentielle durant 3 saisons,
n'étant supportée que par ses fidèles aficionados, avant d'exploser à la face du monde, c'est peut-être encore une fois à cause de ses bonnes vieilles idées reçues... Préjugé
n°1 : Sex and the City, c'est rien que pour les filles. (Comme le rose et les Barbies) : La féministe qui sommeille en moi est tentée de vous répondre « Faux !!! », mais
il faut reconnaître que Sex and the City plaira avant tout à un public féminin. Sex and the City, c'est avant tout quatre copines assez stéréotypées : Carrie (Sarah Jessica
Parker), l'héroïne, la vraie, une folle de mode qui s'inspire de sa vie et de celle de ses amies pour écrire des articles de journaux ; Miranda (Cynthia Nixon), la rousse, brillante avocate ;
Samantha (Kim Cattrall), la blonde, délurée au possible ; et enfin, Charlotte (Kristin Davis), la brune, bourgeoise coincée folle de chaussures qui ne rêve qu'au prince charmant. Toutes les
quatre incarnent à merveille la jeune femme d'environ trente ans qui cherche à concilier le travail et, le cas échéant, les relations amoureuses. Forcément, avec quatre héroïnes et pas un seul
homme au rang des personnages principaux il semble évident que les filles vont avoir plus de facilités à s'identifier mais il n'y a pas de réelles contre-indications pour les
garçons. Préjugé n°2 : c'est un peu creux / débile / niais (rayer la mention inutile) : Effectivement Sex & The City n'a pas la même teneur
intellectuelle que Questions pour un Champion ... elle est bien plus drôle, légère et divertissante. Les sujets préférés des quatre copines se retrouvent résumés par le titre : le sexe et la
vie citadine. Carrie et ses amies aiment faire la fête dans les bars branchés de New York, pour s'amuser bien sûr, mais aussi et surtout afin de rencontrer de jeunes mâles célibataires et si
possible parfaits, ou, tout du moins, mieux que le dernier. Les répliques acerbes fusent, les phrases chocs se ramassent à la pelle ; on rigole à la fois du franc parler des demoiselles et des
situations cocasses qu'elles vivent. Préjugé n°3 : C'est répétitif, c'est toujours la même chose : Et
bien non, et c'est là sans nul doute la plus grande force de la série. Sex and the City parvient, en l'espace de six saisons, à ne jamais lasser, grâce à un perpétuel renouveau dans les
thèmes abordés. Tout d'abord, les quatre femmes vieillissent, ce qui permet d'introduire de nouveaux thèmes en rapport avec l'âge. De plus, l'évolution tend à rendre les personnages de plus en
plus crédibles, en les faisant côtoyer la maladie ou la mort. Plus les saisons passent et plus la série acquiert un ton dramatique qui lui sied à ravir ce qui permet au spectateur de se prendre
réellement au jeu, et de s'attacher avec délice aux quatre copines. Préjugé n°4 : la série ne sera jamais adaptée au cinéma : Malgré de nombreuses annulations et autres
péripéties, l'adaptation de la série est en chantier et le tournage devrait commencer d'ici quelques semaines ... Autre excellent point, toutes les actrices seront créditées au générique et la
présence de Chris Noth (Mr. Big, le seul homme qui a réussi a traversé les 6 saisons) est assurée ...
Comme vous l'aurez compris par la longueur de ce bout d'article, Sex & The City, ça se mange sans faim (fin?), et on n'est pas près de plus en entendre parler !
Books : Apprendre l’amour, quel ambition superbe ! Ce roman d’Alexandre Jardin nous conte l’histoire de Lord Cigogne,
homme au caractère à part qui va sacrifier sa vie entière à adorer sa femme et ira jusqu’à tout abandonner pour s’exiler avec elle sur une île faite exclusivement pour l’amour des femmes. Si
certains déploreront le trop plein de romantisme de l’écrivain, on pourra néanmoins apprécier l’imagination de celui-ci qui au bout du compte nous explique dans L'île des
Gauchers ce que veulent les femmes : être aimée, regardée, mais aussi parfois remises en question. Bref, un roman à l’image de l’amour : Avec bien des hauts et beaucoup
de bas !
Que de soupirs accompagnent la lecture du dernier livre de Guillaume Musso. Soupir de déception car le brillant élève, fan de Stephen King, livre une
pâle copie de ses précédents ouvrages ne prenant, par instants, même plus la peine de rédiger. Soupirs de lassitude, parce qu’à enchaîner les clichés, incartades cinématographiques et
rebondissements aussi encombrants qu’inutiles, on finit par perdre l’attention de son auditoire. Soupirs d’agacement face à un produit trop calibré et plus jamais littéraire. Soupir de
soulagement, en définitive, quand on clôt épuisé Parce que je t’aime et qu’on se sait enfin tiré d’affaire. C’est en client déçu que l’on repose ce roman plus grotesque que
mystérieux. Preuve qu’en matière de best-seller plus que dans n’importe quel exercice imposé, il faut apprendre à se renouveler.
Cinéma : Après deux épisodes qui sont
considérés par de nombreux fans de comics books comme les adaptations cinématographiques les plus réussies pour un super-héros, l’homme-araignée nous revient avec une troisième (et dernière ?)
aventure.
Et dire qu’il y a quelques années, imaginer sur grand écran un super héros volant au secours de la veuve et de l’orphelin en costume moulant, ça ne
pouvait prêter qu’à sourire ou de mauvais quolibets. Et pourtant... Superman avait ouvert la brêche… Les X-Men ont pris la suite. Après un second opus de très haut niveau, que ce soit du point de
vue du scénario autant que des scènes d’actions particulièrement réussies grâce à des effets visuels véritablement bluffants, dire que le troisième film de la franchise suscitait une attente
frénétique auprès des fans de la première heure serait un doux euphémisme. Alors, lorsque défile sur l’écran le célèbre générique Marvel, que se lance la musique de Danny Elfman, il y a forcément
ce petit pincement au ventre si intense qui survient à la sortie de chaque nouveaux épisodes d'une saga révolutionnaire. Sam Raimi nous a concocté un programme chargé
(peut être un peu trop) tout au long des 2h15 du film. Si le spectacle est indubitablement au rendez-vous, le scénario semble moins travaillé que dans les deux précédents films
mais Spider-Man qui tombe du côté obscur de la Force, ça vaut le détour. Tout simplement parce que les effets visuels sont carrément impressionnants, la belle brochette
de (jeunes) comédiens tout bonnement sublimes, les personnages - principaux comme secondaires - profonds et bien écrits, l’homme-araignée bien plus sombre, le scénario (malgré quelques fausses
notes et un léger manque de rythme du fait de la multiplication des intrigues et des personnages) bourré d’humour et de second degré, la mise en scène bluffante… Et oui, difficile de faire
plus grand public que ce Spider-Man 3.
16/20
Fiona et Grant vivent ensemble depuis plus de 44 ans. Ils semblent avoir trouvé une stabilité à l’intérieur de cette longue relation faite d’amour et de tendresse. En tout cas, jusqu’au jour ou Fiona va machinalement ranger une poêle dans le réfrigérateur. Moment d’inattention, acte manqué ? Non ! En fait, Fiona est victime de la maladie d’Alzheimer. En parlant de l'Alzheimer, sujet exploité jusqu'à l'os (pour ne citer qu'eux, Noublies jamais, de Nick Cassavetes ou Se souvenir des belles choses, premier essai de Zabou Breitman à la réalisation), l'utilisation par Sarah Polley d'un couple ayant déjà un long passé commun renforce leur attachement et la douleur de l'éloignement. Elle, incarnée avec nostalgie par Julie Christie, lui magistralement interprété avec sobriété par un Gordon Pinsent mélancolique. Tout repose sur leurs épaules, véritables moteurs d'un script simple (pour ne pas dire simpliste) qui carbure à l'émotion et où un brin d'humour est souvent le bienvenue à l'image du pensionnaire de la maison de retraite ancien commentateur sportif (Florence Foresti si tu nous lis !) Sarah Polley capte sans ambiguïté cette sensibilité, en plaçant son action dans un lieu calme, havre de paix enneigé dans une atmosphère légère. Loin d'elle s’abstient de jouer sur les émotions faciles et fait preuve d’une pudeur et d’une délicatesse assez surprenante pour un tel sujet. Point de misérabilisme ici et il est important de le signaler. Malheureusement le film finit par tourner en rond et ce qu'il perd en force, il le gagne en longueur, cependant pour son tout premier long-métrage en tant que réalisatrice, la comédienne Sarah Polley nous livre un film délicat et sensible.
13/20
Gregory Hoblit tente cette fois de toucher un thème déjà abordé plusieurs fois au cinéma : le crime parfait. Comment le réaliser sans se faire attraper ? La Faille n’est pas un film qui révolutionnera le genre et ferait même penser en quelques points à un épisode de Columbo où l’on connaît le criminel à l’avance mais dans lequel on se demande comment il va être piégé. C’est simple mais ça fonctionne plutôt pas mal ici grâce au jeu des acteurs, sans qui le film n’aurait pas grand intérêt. En effet, Gregory Hoblit se rend bien compte lui-même qu’il possède deux grands acteurs, l’un confirmé et l’autre montant, et ne se foule pas dans sa mise en scène ni dans son rythme, par moment un peu mou. Anthony Hopkins et Ryan Gosling se livrent un joli duel, le premier cabotinant dans un rôle qui fait immédiatement penser à Hannibal Lecter, le second démontrant tout son talent (il a été nommé à l’Oscar pour Half Nelson) en incarnant ce jeune avocat ambitieux au caractère bien trempé. L’histoire se laisse sagement suivre et fait également une belle place aux seconds rôles, desquels émerge Rosamund Pike (pas vue depuis Die Another Day si je ne m'abuse) et David Strathairn (Good Night & Good Luck). Le scénario, très classique, ne réserve aucune surprise La Faille résonne plutôt finalement comme un beau passage de flambeau entre deux générations d’acteurs. Ryan Gosling est-il parti pour une carrière à la Anthony Hopkins ? C’est tout ce qu’on lui souhaite !
12/20
Alala David Fincher, quel réalisateur : ses prises de vues, ses effets visuels, ses rebondissements de la mort qui tue et son esprit anarchiste et provocateur... on en redemande toujours ! On se souviens de Se7en, de sa mise en scène ultra glauque et travaillée, et surtout du paquet cadeau final ... On se souviens évidemment de l'ultra cultissime et très osé Fight Club, de son charismatique duo d'acteurs, de ses scènes et dialogues géniaux sur fond des Pixies. On se souviens des mouvements de caméra extraordinaire de Panic Room, comme si l'espace ne contenait aucune limite. Et on se souviendra surement de son nouveau chef d'oeuvre Zodiac, qu'on vient de voir aujourd'hui. Après Brad Pitt, Edward Norton, Morgan Freeman et Jodie Foster, Fincher a encore une fois choisit un très très bon cru parmis lequel figurent Mark Ruffalo, Robert Downey Jr. et le fort sympatique Jake Gyllenhaal (Donnie Darko, remember ?). Sa réalisation, plus sobre mais toujours aussi belle (San Francisco by Night) nous offre une superbe et minutieuse reconstitution des décors des années 60-70's. Le film, certes un peu long, compte une fois de plus l'intrusion de la violence dans la vie quotidenne, et reste passionant dans l'ensemble grace à cette impossible enquête que mèneront 3 hommes, déterminés à mettre la main sur le tueur qui a terrorisé la Californie 3 décennies plus tôt.
16/20
Ca y est ! Commencée en 2003 avec La Malédiction du Black Pearl, la saga Pirates des Caraïbes s'achève enfin après avoir engendrée plus d'un milliard de dollars de recettes. Dernière fois donc, que l'on retrouve réunis à l'écran Orlando Bloom, Keira Knightley et Johnny Depp. C'est pour cette raison que le réalisateur Gore Verbinski a décidé de mettre les petits plats dans les grands. Tourné en simultanéité avec le précédent opus, il avait une double-mission : finir en beauté et éclaircir les nombreuses zones d'ombre scénaristique du 2. Raté. Côté défauts, l'intrigue ne gagne pas en limpidité, loin s'en faut, chaque épisode a amené des personnages supplémentaires, et comme dans cet univers-là, les morts ne le sont jamais vraiment, on se perd dans le labyrinthe des intérêts contradictoires de tout ce petit monde. Au chapitre des qualités, l'univers graphique est souvent très réussi comme les barques des morts croisant le Black Pearl tout comme les effets spéciaux qui ont marqué la trilogie par leur qualité. On retrouve avec plaisir les personnages auxquels on a fini par s'attacher : Jack Sparrow un peu plus sobre, si tant est que ce mot soit dans son vocabulaire, Elizabeth portée par une Keira Knightley qui a muri avec son personnage mais un Will nettement plus lourd ; mention spéciale à Tom Hollander qui personnifie ici avec brio le salaud placide et court sur pattes. Gore Verbinski continue à s'amuser à truffer son film de clins d'oeil cinématographiques, comme les corps dévalant le pont du Black Pearl en train de chavirer, réminiscence de Titanic, ou la rencontre des deux trios sur une langue de sable filmée comme dans un western spaghetti, Hans Zimmer parodiant alors Ennio Morricone. Et que dire de l'apparition du père de Jack Sparrow interprété par Keith Richards himself, rien sinon IMMENSE ! Comme beaucoup de films ces derniers temps, Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du Monde aurait gagné à s'alléger de 45 minutes et de quelques intrigues secondaires inutiles il demeure néanmoins un divertissement efficace et plutôt attachant.
14/20
Sophie Marceau aime le cinéma et le démontre à travers La Disparue de Deauville qui tente de rendre hommage aux films à suspense d’autrefois, noirs et avec une pincée de fantastique. Se prenant pour Audrey Hepburn, elle s’offre un rôle de femme mystérieuse dans ce film qui tente de mixer maladroitement tension et glamour. Le recyclage des vieux codes techniques du film noir des années 40-50 est assez bien restitué tout comme la galerie de personnages que l’on croise dans les productions du genre (femmes fatales, inspecteur obsessionnel...). Le bas blesse du côté de la direction d’acteur et de l’intrigue, puisque Christophe Lambert est totalement inconsistant dans le rôle principal et semble être dépassé par son personnage, quant à Marie-Christine Barrault et Nicolas Briançon, ils restent campé dans un registre d’interprétation digne d’un feuilleton de l’été, la palme revenant à Robert Hossein, ses rares apparitions sont vulgaires et surjouées. Sophie Marceau dans le rôle de la femme fatale assez stéréotypée reste la plus convaincante. Cette interprétation bas de gamme est sans doute dûe au scénario à tiroirs concocté par la réalisatrice, où se mêlent fausses morts, faux parents, jeu de séduction futile, bref tout un étalage de clichés qui se rapprochent plus de la-dite série de l'été que d'un réel propos de cinéaste.
7/20
Musica : Howie Beck "Sometimes" ; Phoenix "Run, Run, Run" ; The Reddmen
"Secrets of Amanda Prines" ; Arctic Monkeys "Despair in the Departure Lounge"
Loane "Petit Bonheur" & "Danser" ; AaRON "Strange Fruit", "Angel Dust" & "Le Tunnel d'Or" ; Justice "D.A.N.C.E"
Yeah Yeah Yeahs "Sealings" ; The Mary Onettes "Lost" & "Explosions" ; Arcade Fire "Neighborhood#2 - Laïka" ; Jem "California Sun" ; Bloc Party "SRXT"
The Killers "Move Away" ; Ludivine Sagnier, Louis Garrel et Clotilde Hesme "Je n'aime que toi" ; Brandi Carlile "Turpentine" ; The Bird and The Bee "Again and Again" ; Chiara Mastroianni "Au Parc" ; Stereophonics "Maybe Tomorrow" ; The Veils "Nux Vomica" ; Louis Garrel et Ludivine Sagnier "De Bonnes Raisons" & "Inventaire" ; Jet "Falling Star" ; The Rosewood Thieves "Los Angeles"
Grégoire Leprince-Ringuet et Louis Garrel "J'ai cru entendre" ; Damien Rice "Woman Like a Man" ; Scissor Sisters "Might Tell You Tonight", "Kiss You Off" ; "Paul McCartney", "The Other Side" & "Everybody Wants The Same Thing"
Kings of Leon "California Waiting" ; Louis Garrel "Delta Charlie Delta", "Ma Mémoire Sale" & "Les Yeux au Ciel" ; Feist "Sea
Lion" .........................................
IT'S NOT OVER 'TIL IT'S OVER




























