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Rock 'n' Roll & Cinema

 

 

 

Parce que le cinéma c'est la vie : Once, Little Miss Sunshine, Les Chansons d'Amour, C.R.A.Z.Y, Lost in Translation, Garden State, Virgins Suicides, Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, Kill Bill, Tout est Pardonné, Control, I'm Not There, Pulp Fiction, E.T, Forrest Gump,  Ne Le Dis à Personne, Marie-Antoinette, Elephant, Babel, Le Vieux Fusil, Big Fish, Boulevard de la Mort, Carnets de Voyage, La Nuit du Chasseur, Million Dollar Baby, La Vie des Autres, The Fountain, Walk The Line, Ocean's Eleven, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Gladiator, Le Cercle des Poètes Disparus, La Liste de Schindler, Je Vais Bien ne t'en Fais Pas, Collateral, La Mort Dans le Peau, After The Wedding, Before Sunset, Thelma et Louise, Paris Je t'aime, L'Auberge Espagnole, Les Poupées Russes, Un Long Dimanche de Fiançailles, Nobody Knows, American Beauty, Cashback, The Truman Show, Le Grand Chemin, Ocean's Twelve, Tanguy, Little Children, La Môme, Le Dernier Roi d'Ecosse, Lord of War, Mystic River, Lettres d'Iwo Jima, Psychose, Sin City, La Vie est Belle, Avril, Volver, Brokeback Mountain, Romanzo Criminale, Dans Paris, V Pour Vendetta, Match Point, The Constant Gardener, Les Témoins, La Jeune Fille à la Perle, Tout Sur Ma Mère, Sleepy Hollow, No Man's Land, Prête-moi Ta Main, Brick, Les Fils de l'Homme, Transamerica, 21 grammes, Thank You For Smoking, Libero, Jeux d'Enfants, Kiss Kiss Bang Bang, Bobby, Miami Vice, Pars Vite et Reviens Tard, The Departed, Elizabethtown, Just A Kiss, Casino Royale, Blood Diamond, Transylvania, Nos Jours Heureux, La Science des Rêves, Talons Aiguilles, Mémoires de nos Pères, Goodbye Lenin!, The Queen, Le Vent se Lève, Scoop, Trois Enterrements, U, Minority Report, La Soif du Mal, Broken Flowers, La Mauvaise Education, Shakespeare In Love, Pirates des Caraïbes, Munich, De Battre mon Coeur s'est Arrêté, Conversation(s) avec une Femme, Inside Man, OSS 117, Retour Vers le Futur, The Secret Life of Words, Fauteuil d'orchestre, The Ballad of Jack and Rose, Ma Vie en l'Air, Truman Capote, Anthony Zimmer, La Vie est un Long Fleuve Tranquille, Contre-Enquête, La Tête de Maman, Madame Henserson Présente, Indiana Jones, Le Grand Bleu, Fenêtre sur Cour, Les Oiseaux, Les Noces Funèbres, Goodnight and Good Luck, Man To Man, Pardonnez-Moi, Le Héros de la Famille, Spider-Man 2, Hollywoodland, Stranger Than Fiction, Chronique d'un Scandale, Last Kiss, La Fleur Du Mal, Fahrenheit 9/11, Etre et Avoir, Bon Voyage, Star Wars, Les Triplettes de Belleville, 28 Jours Plus Tard, Narco, Before Sunrise, Anna M., La Mémoire Dans la Peau, Ma Femme est une Actrice, Stalingrad, Bienvenue à Gattaca, Requiem For A Dream, Heat, L'étrange Noël de Mr Jack, C'est Arrivé Près de Chez Vous, Les Autres, Tesis, Et Au Milieu Coule Une Rivière, Le Roi et l'Oiseau, Fragile(s), The Bubble, Le Scaphandre et le Papillon, Le Candidat, Zodiac ............
 

 

 

Et parce que la musique c’est la vie : The National, Silversun Pickups, Voxtrot, Beirut, Patrick Watson, Kate Nash, The Cinematic Orchestra, The Beatles, Sia, Silversun Pickups, The Rolling Stones, Air, Grandaddy, Adam Green, CocoRosie, Albert Hammond Jr, The Frames, Archive, Arctic Monkeys, Baby Shambles, Badly Drawn Boy, Mayane Delem, Band Of Horses, The Magic Numbers, Simon & Garfunkel, Belle & Sebastian, Arcade Fire, The Virgins, Black Rebel Motorcycle Club, America, Bloc Party, The Swell Season, Oh No! Oh My!, The Mary Onettes, Calexico, Cary Brothers, Hey Hey My My, Hushpuppies, Stuck In The Sound, Cocoon, Rhesus, Cat Power, Skye, The Bravery, Coldplay, Chris Garneau, The Chalets, Counting Crows, The Cure, Death Cab For Cutie, Death In Vegas, Depeche Mode, Sleeping At Last, Bat For Lashes, Devendra Banhart, Aphex Twin, DeVotchka, Feist, Diefenbach, April March, CocoSuma, Dirty Pretty Things, Editors, Eels, El Presidente, Bright Eyes, Damien Rice, Feeder, Foo Fighters, Loane, Dashboard Confessional, (Dave, Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich), Beck, Doves, Dragmatic, Alexi Murdoch, Incubus, Dolly, Doobie Brothers, Fountains of Wayne, Girls in Hawaii, The Greenhornes, Charlotte Gainsbourg, Miossec, Built To Spill, Ed Harcourt, Guided by Voices, Ferraby Lionheart, David Gray, UNKLE, Matthew Good, Ambulance LTD, Mika, Cold War Kids, Darko Fitzgerald, Hard-Fi, Nick Drake, Hollywood Porn Stars, Ivy, Hushpuppies, I Am Kloot, Interpol, Jamiroquai, Earlimart, Jeff Buckley, Let's Go Sailing, Das Pop, Jet, Alex Beaupain, Jesus & Mary Chain, Jimmy Eat World, Joseph Arthur, I Love You But I've Chosen Darkness, Janis Joplin, Kaiser Chiefs, Kasabian, The Kinks, Au Revoir Simone, Led Zeppelin, Josh Rouse, Maximo Park, Miossec, Jason Mraz, Mogwai, Nada Surf, New Order, Embrace, Jose Gonzales, Noir Désir, Oasis, Paloalto, Just Jack, Patrice, Joe Purdy, Phoenix, Placebo, Jim Noir, Pink Floyd, Evermore, Radio 4, Josh Kelley, The Rakes, Johnny Cash, Radiohead, Fall Out Boy, La Rocca, Red Hot Chili Peppers, Lamb, Katie Melua, Razorlight, Justice, Kings of Leon, Rilo Kiley, Rooney, Ryan Adams, Howie Beck, Scissor Sisters, Keren Ann, Patrick Park, Rooney, Shout Out Louds, Sonic Youth, Sparklehorse, Frou Frou, Stereophonics, Beth Gibbons, Beulah, The Strokes, Five Times August, Beirut, Feist, Sufjan Stevens, Suede, Tegan & Sara, Arcade Fire, Sebastien Tellier, The Cardigans, Strays Don't Sleep, Klima, The Cranberries, Scanners, The Dandy Warhols, Soko, The Futureheads, Howie Day, Gary Jules, The Get Up Kids, Kings of Convenience, Slow Runner, The Kills, Garbage, Belasco, The Kooks, Sean Lennon, The Libertines, The Moldy Peaches, Guster, Snow Patrol, The Perishers, Get Cape Wear Cape Fly, Let's Go Sailing, Mat Kearney, Laura Veirs, Luke Temple, The Pipettes, Longwave, The Posies, Greg Laswell, The Postal Service, The Replacements, The Servants, Matt Costa, The Plimsouls, The Shins, The Smiths, The Spinto Band, The Subways, The Veils, The Vines, Rogue Wave, The Wannadies, The Weepies, The White Stripes, The Who, Fields, Thirteen Senses, The Radio Dept., The Reddmen, Thom Yorke, The Notwist, Rilo Kiley, Tom McRae, Turin Brakes, TV on the Radio, We are Scientists, Weezer, Yeah Yeah Yeahs, Modest Mouse, Youth Group, The Sunday Drivers, Pete Yorn, The Blims, Mojave 3, Aaron, The Rosewood Thieves, Aqualung, The Stills, Austin Lace, David Bowie, Nick Drake, People in Planes, Mirwais, Dirty Vegas, Dishwalla, Pinback, End of Fashion, Franz Ferdinand, Giant Drag, Joy Division, Reamonn, The Weepies, Richard Ashcroft, Spoon, Overhead, The Clash, Morningwood, The Mondrians, The Verve, The Feeling, The Format, Nikola Sarcevic, Sunhouse, Tim Buckley, The Fratellis, West Indian Girl, The Sunshine Underground, Pernice Brothers, Travis, Ten Years After, Syd Matters, Vast, West Indian Girl, The Constantines, Venus, Young Love, Yellowcard, The Cinematics, The Hives, The Honorary Title, Wolfmother, The Switches, The Weather Machines, Regina Spektor, The Decemberists, The Do, -M-, Radio 4, The Tatianas, Wheat, 8mm, Unkle Bob, Valérie Leuillot, Al Green, Tegan & Sara, The Killers, The Long Winters, Citizen Cope, Alamo Race Track, Aqueduct, The Go! Team, The Bird ans The Bee, The Fray, Augustana, Ayo, The Lovely Feathers, Clap Your Hands Say Yeah, Blackpool Lights, Ray Lamontagne, Supergrass, The Whitest Boy Alive, Third Eye Blind, Ultra Orange, Umbrellas ...............

Vendredi 31 août 2007

 

Evènement : Libééé : 2è mois ... Toujours aussi intéressant et surtout de plus en plus prenant ! En plus du travail quotidien, j'ai vraiment dû me concentrer sur le fameux mémoire qui mine de rien nécessite un max de recherche, de rédaction et de CONCENTRATION. On m'a également fait une superbe offre, celle de travailler sur un hors-série analysant les plus grandes affaires criminelles de ces 20 dernières années ... Une opportunité qu'on ne refuse bien entendu pas malgré la surcharge de travail supplémentaire que cela procure. Heures supp' et boulot à la maison mais bon, une signature dans Libé ça ne se refuse pas ! Merci donc à Bénédicte et Fabrice pour leur confiance ... J'ai aussi pas mal bossé sur les bios ciné en vue du festival de Cannes, sans compter les diverses surprises qui peuvent arriver dans un quotidien ... au quotidien. L'évènement majeur de ce mois de mai 2007, fut pourtant bel et bien l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence française. J'ai vécu la soirée électorale à Libé, journal profondément ancré à gauche, et les images que j'en garde sont des gens en larmes, le son des sirènes et les premières fumées de voitures crâmées sur Paris ... Je ne tiens pas à étaler mes convictions politiques ici mais si la France on l'aime ou on la quitte, l'éventualité de partir un an (ou plus) à l'étranger me semble de plus en plus envisageable, surtout avec les z'amis qui vivent des trucs exceptionnels en Hongrie, au Danemark, en Ecosse, en Espagne, en Angeterre, en Suède, aux USA ... 

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TV : Inoubliable est réellement le mot que j'emploierai pour qualifier Sex & the City, que j'ai engloutie en DVD à un rythme effréné, les ayant (vous pouvez me huer) loupé à leur diffusion télévisuelle. Si la série est resté plutôt confidentielle durant 3 saisons, n'étant supportée que par ses fidèles aficionados, avant d'exploser à la face du monde, c'est peut-être encore une fois à cause de ses bonnes vieilles idées reçues... Préjugé n°1 : Sex and the City, c'est rien que pour les filles. (Comme le rose et les Barbies) : La féministe qui sommeille en moi est tentée de vous répondre « Faux !!! », mais il faut reconnaître que Sex and the City plaira avant tout à un public féminin. Sex and the City, c'est avant tout quatre copines assez stéréotypées : Carrie (Sarah Jessica Parker), l'héroïne, la vraie, une folle de mode qui s'inspire de sa vie et de celle de ses amies pour écrire des articles de journaux ; Miranda (Cynthia Nixon), la rousse, brillante avocate ; Samantha (Kim Cattrall), la blonde, délurée au possible ; et enfin, Charlotte (Kristin Davis), la brune, bourgeoise coincée folle de chaussures qui ne rêve qu'au prince charmant. Toutes les quatre incarnent à merveille la jeune femme d'environ trente ans qui cherche à concilier le travail et, le cas échéant, les relations amoureuses. Forcément, avec quatre héroïnes et pas un seul homme au rang des personnages principaux  il semble évident que les filles vont avoir plus de facilités à s'identifier mais il n'y a pas de réelles contre-indications pour les garçons. Préjugé n°2 : c'est un peu creux / débile / niais (rayer la mention inutile) : Effectivement Sex & The City n'a pas la même teneur intellectuelle que Questions pour un Champion ... elle est bien plus drôle, légère et divertissante. Les sujets préférés des quatre copines se retrouvent résumés par le titre : le sexe et la vie citadine. Carrie et ses amies aiment faire la fête dans les bars branchés de New York, pour s'amuser bien sûr, mais aussi et surtout afin de rencontrer de jeunes mâles célibataires et si possible parfaits, ou, tout du moins, mieux que le dernier. Les répliques acerbes fusent, les phrases chocs se ramassent à la pelle ; on rigole à la fois du franc parler des demoiselles et des situations cocasses qu'elles vivent. Préjugé n°3 : C'est répétitif, c'est toujours la même chose : Et bien non, et c'est là sans nul doute la plus grande force de la série. Sex and the City parvient, en l'espace de six saisons, à ne jamais lasser, grâce à un perpétuel renouveau dans les thèmes abordés. Tout d'abord, les quatre femmes vieillissent, ce qui permet d'introduire de nouveaux thèmes en rapport avec l'âge. De plus, l'évolution tend à rendre les personnages de plus en plus crédibles, en les faisant côtoyer la maladie ou la mort. Plus les saisons passent et plus la série acquiert un ton dramatique qui lui sied à ravir ce qui permet au spectateur de se prendre réellement au jeu, et de s'attacher avec délice aux quatre copines. Préjugé n°4 : la série ne sera jamais adaptée au cinéma : Malgré de nombreuses annulations et autres péripéties, l'adaptation de la série est en chantier et le tournage devrait commencer d'ici quelques semaines ... Autre excellent point, toutes les actrices seront créditées au générique et la présence de Chris Noth (Mr. Big, le seul homme qui a réussi a traversé les 6 saisons) est assurée ... 
Comme vous l'aurez compris par la longueur de ce bout d'article, Sex & The City, ça se mange sans faim (fin?), et on n'est pas près de plus en entendre parler !



Books :
Apprendre l’amour, quel ambition superbe ! Ce roman d’Alexandre Jardin nous conte l’histoire de Lord Cigogne, homme au caractère à part qui va sacrifier sa vie entière à adorer sa femme et ira jusqu’à tout abandonner pour s’exiler avec elle sur une île faite exclusivement pour l’amour des femmes. Si certains déploreront le trop plein de romantisme de l’écrivain, on pourra néanmoins apprécier l’imagination de celui-ci qui au bout du compte nous explique dans L'île des Gauchers ce que veulent les femmes : être aimée, regardée, mais aussi parfois remises en question.  Bref, un roman à l’image de l’amour : Avec bien des hauts et beaucoup de bas !

L'Ile des Gauchers

 

 




Que de soupirs accompagnent la lecture du dernier livre de Guillaume Musso. Soupir de déception car le brillant élève, fan de Stephen King, livre une pâle copie de ses précédents ouvrages ne prenant, par instants, même plus la peine de rédiger. Soupirs de lassitude, parce qu’à enchaîner les clichés, incartades cinématographiques et rebondissements aussi encombrants qu’inutiles, on finit par perdre l’attention de son auditoire. Soupirs d’agacement face à un produit trop calibré et plus jamais littéraire. Soupir de soulagement, en définitive, quand on clôt épuisé Parce que je t’aime et qu’on se sait enfin tiré d’affaire. C’est en client déçu que l’on repose ce roman plus grotesque que mystérieux. Preuve qu’en matière de best-seller plus que dans n’importe quel exercice imposé, il faut apprendre à se renouveler. 

Parce que je t'aime

 


Cinéma
:
Après deux épisodes qui sont considérés par de nombreux fans de comics books comme les adaptations cinématographiques les plus réussies pour un super-héros, l’homme-araignée nous revient avec une troisième (et dernière ?) aventure.
Et dire qu’il y a quelques années, imaginer sur grand écran un super héros volant au secours de la veuve et de l’orphelin en costume moulant, ça ne pouvait prêter qu’à sourire ou de mauvais quolibets. Et pourtant... Superman avait ouvert la brêche… Les X-Men ont pris la suite. Après un second opus de très haut niveau, que ce soit du point de vue du scénario autant que des scènes d’actions particulièrement réussies grâce à des effets visuels véritablement bluffants, dire que le troisième film de la franchise suscitait une attente frénétique auprès des fans de la première heure serait un doux euphémisme. Alors, lorsque défile sur l’écran le célèbre générique Marvel, que se lance la musique de Danny Elfman, il y a forcément ce petit pincement au ventre si intense qui survient à la sortie de chaque nouveaux épisodes d'une saga révolutionnaire. Sam Raimi nous a concocté un programme chargé (peut être un peu trop) tout au long des 2h15 du film. Si le spectacle est indubitablement au rendez-vous, le scénario semble moins travaillé que dans les deux précédents films mais Spider-Man qui tombe du côté obscur de la Force, ça vaut le détour. Tout simplement parce que les effets visuels sont carrément impressionnants, la belle brochette de (jeunes) comédiens tout bonnement sublimes, les personnages - principaux comme secondaires - profonds et bien écrits, l’homme-araignée bien plus sombre, le scénario (malgré quelques fausses notes et un léger manque de rythme du fait de la multiplication des intrigues et des personnages) bourré d’humour et de second degré, la mise en scène bluffante… Et oui, difficile de faire plus grand public que ce Spider-Man 3.

16/20

 

Spider-Man 3

 

Fiona et Grant vivent ensemble depuis plus de 44 ans. Ils semblent avoir trouvé une stabilité à l’intérieur de cette longue relation faite d’amour et de tendresse. En tout cas, jusqu’au jour ou Fiona va machinalement ranger une poêle dans le réfrigérateur. Moment d’inattention, acte manqué ? Non ! En fait, Fiona est victime de la maladie d’Alzheimer. En parlant de l'Alzheimer, sujet exploité jusqu'à l'os (pour ne citer qu'eux, Noublies jamais, de Nick Cassavetes ou Se souvenir des belles choses, premier essai de Zabou Breitman à la réalisation), l'utilisation par Sarah Polley d'un couple ayant déjà un long passé commun renforce leur attachement et la douleur de l'éloignement. Elle, incarnée avec nostalgie par Julie Christie, lui magistralement interprété avec sobriété par un Gordon Pinsent mélancolique. Tout repose sur leurs épaules, véritables moteurs d'un script simple (pour ne pas dire simpliste) qui carbure à l'émotion et où un brin d'humour est souvent le bienvenue à l'image du pensionnaire de la maison de retraite ancien commentateur sportif (Florence Foresti si tu nous lis !) Sarah Polley capte sans ambiguïté cette sensibilité, en plaçant son action dans un lieu calme, havre de paix enneigé dans une atmosphère légère. Loin d'elle s’abstient de jouer sur les émotions faciles et fait preuve d’une pudeur et d’une délicatesse assez surprenante pour un tel sujet. Point de misérabilisme ici et il est important de le signaler. Malheureusement le film finit par tourner en rond  et ce qu'il perd en force, il le gagne en longueur, cependant pour son tout premier long-métrage en tant que réalisatrice, la comédienne Sarah Polley nous livre un film délicat et sensible.

13/20

Loin d'elle - Julie Christie et Gordon Pinsent

 

Gregory Hoblit tente cette fois de toucher un thème déjà abordé plusieurs fois au cinéma : le crime parfait. Comment le réaliser sans se faire attraper ? La Faille n’est pas un film qui révolutionnera le genre et ferait même penser en quelques points à un épisode de Columbo où l’on connaît le criminel à l’avance mais dans lequel on se demande comment il va être piégé. C’est simple mais ça fonctionne plutôt pas mal ici grâce au jeu des acteurs, sans qui le film n’aurait pas grand intérêt. En effet, Gregory Hoblit se rend bien compte lui-même qu’il possède deux grands acteurs, l’un confirmé et l’autre montant, et ne se foule pas dans sa mise en scène ni dans son rythme, par moment un peu mou. Anthony Hopkins et Ryan Gosling se livrent un joli duel, le premier cabotinant dans un rôle qui fait immédiatement penser à Hannibal Lecter, le second démontrant tout son talent (il a été nommé à l’Oscar pour Half Nelson) en incarnant ce jeune avocat ambitieux au caractère bien trempé. L’histoire se laisse sagement suivre et fait également une belle place aux seconds rôles, desquels émerge Rosamund Pike (pas vue depuis Die Another Day si je ne m'abuse) et David Strathairn (Good Night & Good Luck). Le scénario, très classique, ne réserve aucune surprise La Faille résonne plutôt finalement comme un beau passage de flambeau entre deux générations d’acteurs. Ryan Gosling est-il parti pour une carrière à la Anthony Hopkins ? C’est tout ce qu’on lui souhaite !

12/20

La Faille - Ryan Gosling

 

Alala David Fincher, quel réalisateur : ses prises de vues, ses effets visuels, ses rebondissements de la mort qui tue et son esprit anarchiste et provocateur... on en redemande toujours ! On se souviens de Se7en, de sa mise en scène ultra glauque et travaillée, et surtout du paquet cadeau final ... On se souviens évidemment de l'ultra cultissime et très osé Fight Club, de son charismatique duo d'acteurs, de ses scènes et dialogues géniaux sur fond des Pixies. On se souviens des mouvements de caméra extraordinaire de Panic Room, comme si l'espace ne contenait aucune limite. Et on se souviendra surement de son nouveau chef d'oeuvre Zodiac, qu'on vient de voir aujourd'hui. Après Brad Pitt, Edward Norton, Morgan Freeman et Jodie Foster, Fincher a encore une fois choisit un très très bon cru parmis lequel figurent Mark Ruffalo, Robert Downey Jr. et le fort sympatique Jake Gyllenhaal (Donnie Darko, remember ?). Sa réalisation, plus sobre mais toujours aussi belle (San Francisco by Night) nous offre une superbe et minutieuse reconstitution des décors des années 60-70's. Le film, certes un peu long, compte une fois de plus l'intrusion de la violence dans la vie quotidenne, et reste passionant dans l'ensemble grace à cette impossible enquête que mèneront 3 hommes, déterminés à mettre la main sur le tueur qui a terrorisé la Californie 3 décennies plus tôt.

16/20

Zodiac - Jake Gyllenhaal et Robert Downey Jr.

 

Ca y est ! Commencée en 2003 avec La Malédiction du Black Pearl, la saga Pirates des Caraïbes s'achève enfin après avoir engendrée plus d'un milliard de dollars de recettes. Dernière fois donc, que l'on retrouve réunis à l'écran Orlando Bloom, Keira Knightley et Johnny Depp. C'est pour cette raison que le réalisateur Gore Verbinski a décidé de mettre les petits plats dans les grands. Tourné en simultanéité avec le précédent opus, il avait une double-mission : finir en beauté et éclaircir les nombreuses zones d'ombre scénaristique du 2. Raté. Côté défauts, l'intrigue ne gagne pas en limpidité, loin s'en faut, chaque épisode a amené des personnages supplémentaires, et comme dans cet univers-là, les morts ne le sont jamais vraiment, on se perd dans le labyrinthe des intérêts contradictoires de tout ce petit monde. Au chapitre des qualités, l'univers graphique est souvent très réussi comme les barques des morts croisant le Black Pearl tout comme les effets spéciaux qui ont marqué la trilogie par leur qualité. On retrouve avec plaisir les personnages auxquels on a fini par s'attacher : Jack Sparrow un peu plus sobre, si tant est que ce mot soit dans son vocabulaire, Elizabeth portée par une Keira Knightley qui a muri avec son personnage mais un Will nettement plus lourd ; mention spéciale à Tom Hollander qui personnifie ici avec brio le salaud placide et court sur pattes. Gore Verbinski continue à s'amuser à truffer son film de clins d'oeil cinématographiques, comme les corps dévalant le pont du Black Pearl en train de chavirer, réminiscence de Titanic, ou la rencontre des deux trios sur une langue de sable filmée comme dans un western spaghetti, Hans Zimmer parodiant alors Ennio Morricone. Et que dire de l'apparition du père de Jack Sparrow interprété par Keith Richards himself, rien sinon IMMENSE ! Comme beaucoup de films ces derniers temps, Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du Monde aurait gagné à s'alléger de 45 minutes et de quelques intrigues secondaires inutiles il demeure néanmoins un divertissement efficace et plutôt attachant.

14/20

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde - Keira Knightley et Johnny Depp

 

 

Sophie Marceau aime le cinéma et le démontre à travers La Disparue de Deauville qui tente de rendre hommage aux films à suspense d’autrefois, noirs et avec une pincée de fantastique. Se prenant pour Audrey Hepburn, elle s’offre un rôle de femme mystérieuse dans ce film qui tente de mixer maladroitement tension et glamour. Le recyclage des vieux codes techniques du film noir des années 40-50 est assez bien restitué tout comme la galerie de personnages que l’on croise dans les productions du genre (femmes fatales, inspecteur obsessionnel...). Le bas blesse du côté de la direction d’acteur et de l’intrigue, puisque Christophe Lambert est totalement inconsistant dans le rôle principal et semble être dépassé par son personnage, quant à Marie-Christine Barrault et Nicolas Briançon, ils restent campé dans un registre d’interprétation digne d’un feuilleton de l’été, la palme revenant à Robert Hossein, ses rares apparitions sont vulgaires et surjouées. Sophie Marceau dans le rôle de la femme fatale assez stéréotypée reste la plus convaincante. Cette interprétation bas de gamme est sans doute dûe au scénario à tiroirs concocté par la réalisatrice, où se mêlent fausses morts, faux parents, jeu de séduction futile, bref tout un étalage de clichés qui se rapprochent plus de la-dite série de l'été que d'un réel propos de cinéaste.

7/20

La Disparue de Deauville - Sophie Marceau

 

Musica : Howie Beck "Sometimes" ; Phoenix "Run, Run, Run" ; The Reddmen "Secrets of Amanda Prines" ; Arctic Monkeys "Despair in the Departure Lounge"


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Loane "Petit Bonheur" & "Danser" ; AaRON "Strange Fruit", "Angel Dust" & "Le Tunnel d'Or" ; Justice "D.A.N.C.E"

Yeah Yeah Yeahs "Sealings" ; The Mary Onettes "Lost" & "Explosions" ; Arcade Fire "Neighborhood#2 - Laïka" ; Jem "California Sun" ; Bloc Party "SRXT"

 

The Killers "Move Away" ; Ludivine Sagnier, Louis Garrel et Clotilde Hesme "Je n'aime que toi" ; Brandi Carlile "Turpentine" ; The Bird and The Bee "Again and Again" ; Chiara Mastroianni "Au Parc" ; Stereophonics "Maybe Tomorrow" ; The Veils "Nux Vomica" ; Louis Garrel et Ludivine Sagnier "De Bonnes Raisons" & "Inventaire" ; Jet "Falling Star" ; The Rosewood Thieves "Los Angeles"

Grégoire Leprince-Ringuet et Louis Garrel "J'ai cru entendre" ; Damien Rice "Woman Like a Man" ; Scissor Sisters "Might Tell You Tonight", "Kiss You Off" ; "Paul McCartney", "The Other Side" & "Everybody Wants The Same Thing"

Kings of Leon "California Waiting" ; Louis Garrel "Delta Charlie Delta", "Ma Mémoire Sale" & "Les Yeux au Ciel" ; Feist "Sea Lion" .........................................

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 IT'S NOT OVER 'TIL IT'S OVER

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Jeudi 23 août 2007

I'll Be Back ...

 

Par Marine - Publié dans : Vidéo
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Dimanche 22 juillet 2007

Enfin last but not least, le théâtre Hébertot nous a accueilli pour la pièce Irrésistible, écrite par Fabrice Roger-Lacan, mise en scène par la talentueuse Isabelle Nanty et interprétée par les non moins excellents Arié Elmaleh et Virginie Ledoyen. Situé Boulevard des Batignolles, ce petit théâtre semble avoir moins d'histoire que les premiers mais compte bien combler ce léger retard... A noter, l'arrivée en vélo d'Arié Elmaleh qui a bien failli nous renverser en vélo !

Elle est jeune, elle est belle. Il est jeune, il est presque beau. Elle est éditrice, il est avocat. Ils habitent dans un appartement très cosy-petit-bourgeois. A et B (on ne saura jamais leurs prénoms) vivent ensemble depuis quatre ans, ils se sont rencontrés sur un télé-siège en entonnant Le plat pays pour conjurer leur peur du vide et leur vertige. Pourquoi pas ? B (c'est elle), n'est pas insensible au charme de C, auteur très en vue dont elle admire le style et le charisme depuis qu'elle a l'âge de 14 ans. Elle refuse pourtant son invitation à dîner. Du coup, A (c'est lui) s'interroge. A-t-elle refusé parce qu'elle avait peur de succomber à son charme ? A-t-elle refusé, pensant que ça lui ferait plaisir, à lui, que ça le rassurerait ? Est-elle en train de s'enfermer dans le carcan d'une conjugalité molle et tiède, de s'installer dans la durée, de refuser une passion qui s'offre pour préserver son confort petit-bourgeois ? A, avocat engagé dans la défense d'un Mexicain qui a dévoré sa femme par amour (sic) commence à dérailler, et l'entraîner avec elle dans son délire. C'est assez tordu, et plutôt implacable.

 

C'est vrai, Irrésistible ressemble fort à la-recette-toute-faite-d'un-succès-du-théâtre-privé : un jeune auteur en vogue (Fabrice Roger-Lacan, à qui l'on devait déjà Cravate club, très bonne pièce transformée en film très moyen), une metteuse en scène aguerrie (Isabelle Nanty, plus coutumière des one-man shows d'ailleurs que du théâtre traditionnel) et deux acteurs « vendeurs ». D'un côté, Virginie Ledoyen, longtemps estampillée actrice de films d'auteur lorgnant ces derniers temps vers la comédie. De l'autre, Arié Elmaleh - accessoirement frère de Gad -, héros d'une saga pub et de quelques films, plutôt doué... Il ne manquait plus pour marquer le coup qu'une réelle amourette, et bien c'est désormais chose faite, ce qui d'ailleurs ne fait qu'amener une crédibilité supplémentaire à la pièce, tant la complicité entre les deux acteurs est évidente.

 

Développant le principe de base de sa première pièce (Cravate Club, c’était lui), Fabrice Roger-Lacan va encore plus loin dans la description d’un affrontement entre deux personnages pourtant liés au départ par un sentiment fort. Il le fait en utilisant uniquement la logique terrifiante des mots et du langage. D’où le fait – et la nécessité – que tout, dans la mise en scène, soit d’abord beau, étincelant et  séduisant. Voire un brin mode. Derrière ces apparences, cependant, se cachent de vrais sentiments et de vraies souffrances que les deux interprètes – brillants et engagés – finissent par nous laisser entrevoir. De plus le texte est bon : ciselé, aux trouvailles qui font mouche, il décortique le mécanisme insidieux de la jalousie avec finesse et humour.

  

Enfin, si Virginie Ledoyen, voix grave, syllabes découpées et diction parfois trop appliquée pour paraître naturelle, ne sonne pas toujours juste (c'est sa première tentative au théâtre), Arié Elmaleh, si. Grande silhouette déguingandée qui prépare sa plaidoirie, l'air inspiré, en short et tennis, amant désemparé qui traverse son salon en courant, à grandes enjambées élastiques façon Tati, amoureux jaloux et d'une mauvaise foi délicieuse, il est amusant, attachant, savoureux.

 

  

A l'arrivée, Irrésistible est un spectacle un brin prévisible, mais efficace et plutôt réussi. 

 

Par Marine - Publié dans : Théâtre
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Vendredi 20 juillet 2007

Du cinéma à consommer sur place mais le temps que vous allez passer au cinéma, vous allez rire

 

J'veux pas que tu t'en ailles

 

Réalisé par : Bernard Jeanjean

Ecrit par : Bernard Jeanjean

Musique : Christophe Julien

Avec : Richard Berry (Paul), Judith Godrèche (Carla), Julien Boisselier (Raphaël), Martine Fontaine (Emma), Eric Laugérias (Marc) ...

Synopsis : Paul est un brillant psychanalyste. Marié à Carla, il ne semble pas voir que son couple bat de l'aile. Raphaël, l'un de ses patients, lui confie qu'il est tombé amoureux d'une femme mariée. Au cours de la séance, Paul s'aperçoit qu'il s'agit en fait de sa femme. Plutôt que de mettre fin aux séances, il va manipuler son patient dans l'espoir de reconquérir sa femme. Mais Raphaël ne sera pas dupe bien longtemps...

 

J'veux pas que tu t'en ailles - Judith Godrèche et Richard Berry

 

Critique : Après J'me sens pas belle, dans lequel il dirigeait déjà Julien Boisselier, Bernard Jeanjean nous livre son second film avec ce J'veux pas que tu t'en ailles, qui reste une fois de plus dans le domaine des sentiments amoureux.  Cette nouvelle comédie sentimentale ne se distingue pas par son originalité et sa mise en scène archi-coventionnelle. Ce qui reste agréable dans cette comédie sans prétention, c'est justement la simplicité du discours et des personnages dans lesquels de nombreux célibataires ou couple se reconnaîtront. Heureusement, les dialogues sont excellents de finesse et de piquant, et délivrent quelques sentences sur le couple particulièrement bien vues. La simplicité qui trône sur ce film, nous gratifie également d'une interprétation assez savoureuse, à la fois épuré et direct, ou brille surtout le duo Julien Boissellier-Richard Berry, leur relation psychiatre-patient pleine de quiproquos et d'ambiguïtés réserve les moments les plus drôles du film, quant à Judith Godrèche, elle reste égale à elle-même et est bien sûr redoutablement convaincante dans le rôle de l'épouse trompeuse-naive-godiche. Malheureusement, ce trio d'acteurs et toute cette honorable simplicité ne suffit à faire sortir J'veux pas que tu t'en ailles de la comédie romantique anecdotique, d'autant que la fin est comme les classiques américains du même genre : ultra prévisible et débordante de niaiserie. Gentillet, inoffensif, ce film expose le thème du triangle amoureux sans vraiment rien apporter de neuf, mais se laisse suivre grâce à des dialogues de bonne facture. Vite consommé, vite oublié.

10/20

 

J'veux pas que tu t'en ailles - Julien Boisselier

 

L'avant-première : Encore une agréable soirée avec Aline, si on s'est dirigé vers l'UGC Ciné-Cité Bercy ce n'est (malheureusement) pas persuadées que nous allions assister à l'avant-première d'un chef d'oeuvre, mais surtout avec l'espoir de voir le beau Julieeeen Boisselier !

 

Après la projection (voire critique), le réalisateur Bernard Jeanjean, très sympathique au demeurant, nous présente l'équipe du film où il ne manque que Richard Berry, retenu sur un tournage à Marseille.

 

Un peu à l'ouest et fatigués tous les deux, Julien Boisselier et Judith Godrèche ont quand même répondu gentiment aux questions (parfois d'un goût douteux) des spectateurs, dans la joie et la bonne humeur !

 

Ah ! duel au sommet entre Eric Laugérias et Julien Boisselier

 

Judith Godrèche, je croiq u'on ne saura jamais si cette image de nunuche complètement niaise est un reflet de sa véritable personnalité ou simplement un rôle ... en tout cas ce soir-là elle n'a pas failli à sa réputation ...

 

Après le débat c'est une des rares avant-premières où l'équipe est resté à la disposition des spectateurs pour un peu plus de discussions, des photos et des autographes. C'était vraiment une ambiance très détendue. Très accessibles, les acteurs rejoignent tardivement le carré VIP et nous Montmartre.

 

 A noter dans la salle la présence de Karim Hadda (le surfer de Caméra Café) apparement bien pote avec Boisselier, Lionel Abelanski et Maurice Barthélémy, venu soutenir sa femme ! Et puis allez pour terminer une dernière photo de Julien.

Par Marine - Publié dans : Ciné
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Vendredi 13 juillet 2007

Le 17 avril, ma découverte de l'univers théâtral parisien se poursuit avec la découverte du Théâtre Antoine pour la représentation d'une des pièce qui a marqué l'année 2007, L'importance d'être Constant d'Oscar Wilde et mise en scène par Pierre Laville. Situé Boulevard de Strasbourg le bâtiment se porte bien malgré plus d'un siècle d'existence. Il reste d'un pittoresque marqué et nous pouvons visiter le théâtre avant la représentation pour en admirer les souvenirs et les moindres recoins!

 

Façade du Théâtre

 

L'importance d'être Constant met en scène deux jeunes hommes de la meilleure société tombant amoureux de deux jeunes filles obsédées par l'idée d'épouser nécessairement un mari qui se prénommerait Constant ... Jack Worthing, prend alors le prénom de Constant pour se faire aimer de la douce Gwendolen et son ami Algernoon, qui souhaite rencontrer Cecily, la nièce de Jack, s'introduit chez elle en se présentant comme étant Constant, le frère de Jack. Mais la supercherie est découverte quand Cecily et Gwendolen se rendent compte qu'elles sont toutes les deux fiancées à un certain Constant qui n'existe pas en réalité. Mais qui sait finalement, et qui sont-ils ? Après des rebondissements incessants et des coups de théâtre tenant parfois du vaudeville, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !

Si cette pièce a toute l’apparence d’une comédie typique, dotée d’humour et d’une fin heureuse, elle n’en reste pas moins un chef d’œuvre par son écriture stylisée et à double sens. Le titre de la pièce en est le premier exemple, le mot constant pouvant faire référence au prénom comme à l’adjectif synonyme de «sérieux». Sous la surface de chaque mot se cache une critique, une dénonciation du superficiel, de l’hypocrisie et du surfait de la société Victorienne. Cette société Victorienne est une bête curieuse qu'Oscar Wilde s'amuse, avec un humour acide, à passer sous la loupe. On y trouve autant de belles manières que d'hypocrisie et seules les apparences comptent, peu importe toute la fourberie, la méchanceté, la bêtise ou la jalousie qui se cachent derrière. Oscar Wilde dénonce avec humour la frivolité et l'hypocrisie du beau monde en mettant en scène des personnages qui jouent sur leur double identité. Cette pièce est évidemment une comédie où l'on rit beaucoup grâce aux nombreux quiproquos qu'engendrent ces doubles identité. Mais on apprécie également les répliques piquantes des personnages comme Algernon qui a le goût du cynique et du contradictoire.

 

La pièce de Wilde est un petit bijou de l’art de la comédie et Pierre Laville, fait un sans-faute avec sa version fidèle et rythmée, qui ne cherche pas à réinventer l’œuvre tout en lui donnant un joli coup de frais avec une distribution remarquable. Soutenue par des décors et des costumes magnifiques, le spectacle est très réussi.

 

Soutenue par des acteurs remarquables (inattendu Lorant Deutsch dans le rôle d’Algernon, Frédéric Diefenthal en Constant, Macha Meril en Lady Bracknell, Gwendoline Hamon respirant la superficialité et la sincérité en Gwendoline et Marie-Julie Baup une fraîche Cecily), la pièce nous offre un moment de pur plaisir. Car c’est une merveilleuse distribution qu’a assemblée Laville : elle met parfaitement en valeur la verve comique de Wilde sans jamais en faire trop. J’avais beaucoup de doutes quant à Lorànt Deutsch mais celui-ci arrive parfaitement à faire vivre la dualité de son personnage. J’ai été particulièrement impressionnée par la révélation Marie-Julie Baup, dont la Cecily Cardew, solidement campée, est un régal. D'une fraicheur exceptionnelle et d'un jeu réellement moderne, elle excelle malgré un bras cassé. Le couple, à la ville comme à la scène, Frédéric Diefenthal et Gwendoline Hamon, prouve qu'ils n'ont absolument pas besoin de se pistonner l'un l'autre. Et puis il y a Macha Méril dans le rôle mythique de Lady Bracknell, qu'elle aborde avec une maîtrise parfaite et nous régale de ses répliques savoureusement ciselées. Les seconds rôles Claire Magnin et Yves Gasc prouvent (s'ils en est encore besoin) qu'il sont de réels piliers du théâtre contemporain, quant à Patrick Delage, il ponctue la pièce d'apparitions hilarantes.

Bref, les dialogues hypers fins, les décors et costumes magnifiques, l'humour typiquement anglais teinté de cynisme, les magnifiques prestations et le superbe placement (2è rang) nous permettant de repartir avec de très belles photos, ne me permette que de dire que j'ai passé une excellente soirée et que cette pièce est l'exemple même d'une pièce classique bien adaptée.

Par Marine - Publié dans : Théâtre
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Mercredi 4 juillet 2007

Une comédie sympathique qui ne tient malheureusement pas toutes ses promesses

 

 

Réalisé par : Olivier Doran

Ecrit par : Olivier Doran & Philippe Lefèbvre

Avec : Kad Mérad (Frédéric Alvaro), Bruno Solo (François), Valérie Benguigui (Véronique Alvaro), Philippe Lefèbvre (Alex), Jean-Noël Brouté (Sam), Anne Marivin (Sarah), Arnaud Henriet (David), François Berléand (le commissaire Papan),

Synopsis : Votre meilleur ami ne veut pas retourner en prison, vous le livrez quand même ? C'est face à ce dilemme que vont se retrouver sept amis d'enfance, qui ne se doutaient pas que leur sympathique randonnée annuelle au sommet de l'Iseran allait se transformer, cette fois-ci, en une improbable cavale, avec toutes les polices de France à leurs trousses. Histoire de vérifier si, avec le temps, l'amitié peut résister à la tentation du "chacun pour soi"...

 

Critique : Second rôle dans nombres de comédies françaises (le commentateur des marches du festival de Cannes dans La Cité de la Peur, c'est lui), Olivier Doran signe son retour à la réalisation après 11 ans, avec cette comédie d'aventure narrant les péripéties de cinq amis d'enfance et du couple les ayant encadrés lors de leurs colonies de vacances, au cours d'une randonnée destinée à égayer la permission pénitentiaire de l'un d'entre eux. Tout commence pour le mieux. Sur un pitch presque original, le réalisateur démarre pied au plancher en balançant la confrontation des diverses personnalités, nourrie par les évolutions propres à chacun et les réminiscences de leur passé commun, dont le seul véritable lien reste l'évènement qui a marqué leur petite enfance, jusqu'à que se pointe une cavale impromptue. Dans cette partie, le film remplit parfaitement sa mission en offrant son lot d'humour. Il tente même d'introduire quelques thèmes tels le rapport à l'argent et surtout l'individualisme et le rapport au groupe. Dommage, alors, que le changement d'orientation du film vers un ton plus «sombre» signe son agonie progressive. A mi-parcours, l'histoire se perd dans des gags vulgaires et ineptes exposant au grand jour les carences du projet : une direction d'acteurs très faible (Olivier Doran l'a lui-même concédé), un essoufflement certain de l'écriture, mais surtout l'incapacité d'Oliver Doran à renouveler sa mise en scène, confondante de platitude à mesure que les bobines défilent. On retiendra tout de même, outre cette bonne première partie, des performances comiques agréables de la part des interprètes, puisqu'hormis les bons et surprenants Bruno Solo (dans un genre beaucoup plus sobre) et Kad Merad (loin de la qualité de ses dernières prestations tout de même), on retrouve avec plaisir, mais sans véritable originalité, François Berléand, Philippe Lefebvre (qui après Ne Le Dis à Personne, a également co-scénarisé Pur Week-End), Jean-Noël Brouté, Valérie Benguigui, Anne Marivin et Arnaud Henriet.

11/20

Musique : Voilà une des bonnes surprises du film, une bande son plutôt rock, mais surtout plutôt bonne, petit aperçu : Ten Years After "I'd Love To Change The World", Reamonn "Come To Me", Katie Melua "Just Like Heaven", Smash Mouth "Come On" & "All Star" ... Pour avoir pû en discuter un peu avec Olivier Doran, la musique devait selon lui grandement participer à l'ambiance du film, c'est pourquoi il s'est inspiré des morceaux qui lui tenaient à coeur et qu'il a ensuite décidé de les incorporer dans la bande-son. Très bon choix.

 

L'avant-Première : Avec Mr Simard nous avons pû assister à l'avant-première en présence de l'équipe du film à l'UGC Ciné-Cité Bercy. Partant sur un appriori négatif sur le film, on venait principalement dans l'espoir de voir Kad Mérad, de discuter un peu avec les acteurs et le réalisateur et de passer un bon moment de détente au cinéma ... un des objectifs n'a malheureusement pas pû être tenu...

(je m'excuse pour la qualité médiocre des photos !)

 

Le producteur (Du Trésor) de l'année grâce à Ne Le Dis à Personne, Alain Attal, vient présenter le film avec le son réalisateur Olivier Doran

 

Les deux hommes appellent par la suite le casting presque au complet : Anne Marivin, Jean-Noël Brouté, Valérie Benguigui, Philippe Lefebvre et Bruno Solo. Arnaud Henriet, autre acteur, se cache à l'autre bout de la photo. Ne manquait donc que François Berléand et Kad Merad (retenu sur un tournage à Marseille)

 

 

Bien entendu l'ambiance était bonne, et ce fut un véritable festival de la part de Bruno Solo, imitant le mythique "I Believe I Can Fly..." de Kad, se couchant sur la scène pour regarder le film ou bien se moquant de ses partenaires et de l'araignée qui allait tisser sa toile en sortant le même jour qu'eux, Spider-Man 3.

 

Philippe Lefebvre et Bruno Solo s'entendent apparement comme larons en foire et ont apparement fait un bon bizutage à Arnaud Henriet, pour qui c'était le premier film

Philippe Lefebvre, que je rencontre pour la 2è fois après Ne Le Dis à Personne, a même tenté de faire chanter Valérie Benguigui ... sans succès !

Enfin les garçons se sont aussi bien moqués des filles, qui apparement ne tenaient pas la route en randonnée ... trop dur !

 

Bref une avant-première placée sous le signe de la bonne humeur et de l'humour, un brin fofolle grâce à Bruno Solo, où le dialogue fut très intéressant grâce à la disponibilité des acteurs, du producteur et du réalisateur !

 

Par Marine - Publié dans : Ciné
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Dimanche 1 juillet 2007

 

1er juillet = Marianne's Birthday !!! Eh oui, te voilà avec 21 ans au compteur ma tite mangue, et un départ plus que prochain pour la Hongrie ... vous allez me manquer à toutes partir à l'étranger ! En attendant profites bien de ce mois de vacances qu'on a largement mérité après le stage et les soutenances, surtout si tu le passes en Bretagne (grrr ! j'ai vraiment hâte d'y retourner moi aussi!)

 

21 gros zoubix and HAPPY BIRTHDAY AGAIN

Par Marine - Publié dans : Les copains
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Samedi 30 juin 2007

Etre à Paris permet également de voir des pièces de théâtre qu'on a pas forcément l'occasion de voir tourner en province, j'ai donc essayé d'en profiter un maximum. J'ai commencé le 14 avril par Confidences trop intimes, la pièce que Patrice Leconte a transposé du cinéma au théâtre avec succès.

 

 

 

 

 

Premièrement, je ne peux qu'évoquer le cadre ... la pièce se joue au Théâtre de l'Atelier, une petite salle de caractère, très familiale en plein Montmartre, à deux pas du Sacré-Coeur et des Abbesses. Ce théâtre a un charme assez particulier, à l'intérieur on a a l'impression de revoir toutes les pièces qui s'y sont jouées depuis 1800 et des brouettes ... il est assez intemporel et c'est très bien ainsi !

 

 

 

 

 

L’histoire, vous la connaissez sans doute : croyant se rendre chez un psychanalyste, une jeune femme pénètre dans le cabinet d’un conseiller fiscal voisin qui vit là, dans l’appartement même où il est né, et dont rien ne semble devoir l’arracher. Son ancienne femme veille encore sur lui vaguement jalouse du lien qui se tisse entre ce mélancolique un peu timide, mal à l’aise avec les sentiments, et la troublante beauté qui lui parle de son travail, de son mari, de sa vie ; lui livre des confidences très et peut-être trop intimes… Au delà de tout soupçon, la jeune femme se confie librement à un homme à la fois troublé et fasciné par la situation.

 

 

 

Avant la pièce, le public a pu voir, en 2004, Confidences trop intimes sous la forme d’un film avec Fabrice Lucchini et Sandrine Bonnaire, Jérôme Tonnerre, coscénariste du film avec Patrice Leconte, a écrit le texte de la pièce. Et Patrice Leconte, de réalisateur de cinéma, est devenu metteur en scène, incorporant plus de comique que dans son film, aux accents assez graves. Reprenant le scénario du film, Jérôme Tonnerre trouve le juste équilibre entre ce qui se dit clairement et ce que taisent les êtres en présence. Il a le sens du silence, des suspens. Le réalisateur des Bronzés et de La Jeune Fille sur le Pont, qui signe la mise en scène, donne un mouvement très vif aux échanges, adopte une mise en scène très cinématographique, où les jeux de lumière se mêlent subtilement à un univers sonore très riche.

 

 

D'un genre à l'autre, le changement passe surtout par l'interprétation. A la gravité souriante du jeu, sur grand écran de Fabrice Luchini et de Sandrine Bonnaire se substitue un romantisme léger parfaitement maîtrisé par Mélanie Doutey (jeune et désirable), Jacques Gamblin (pataud et attirant), Marilyne Canto et Alain Rimoux. Le duo gagnant, composé de Jacques Gamblin (William Favert) et Mélanie Doutey (Anna Delambre), allie charme et talent, on ne peut que les voir se mentir encore et encore. Dans le rôle du psychanalyste, Alain Rimoux fait mouche par ses attitudes réservées et son air autoritaire, fronçant les sourcils pour interpréter une rage de dent comme une "rage dedans"...

 

 

 

 

 

La pièce ne souffre d'aucun changement de rythme, la standing ovation est unanime pour des comédiens émus et heureux qui se voient remplacés dès la semaine prochaine par Christophe Malavoy et Florence Darel.

 

 

 

 

Par Marine - Publié dans : Théâtre
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Mercredi 27 juin 2007

Et voilà la suite !

 

Cinéma : Qui ne s'est jamais posé la question de savoir ce qui trotte dans la tête de ses parents ? Carine Tardieu essaie d'y apporter un début de réponse, dans un très beau film, émouvant et sincère. On ne peut être qu'intrigué et se retrouver dans la quête de Lulu, qui cherche à comprendre comment cette mère qu'elle a toujours connue si triste a pu être la fille souriante et heureuse de la photo qu'elle découvre par hasard. La grande force de La Tête de Maman réside dans la jeune Chloé Coulloud, qui allie adolescence en crise et belle maturité pour aider sa mère à retrouver le sourire. Elle est excellement accompagnée par Karine Viard, capable d'alterner les émotions avec une facilité déconcertante, et par Pascal Elbé, dôté d'un jeu très fin tout en sobriété. Enfin, mention spéciale pour Kad Merad, qui film après film, n'en finit pas de me surprendre par la qualité de son interprétation.  Le traitement est tel, que de ce qui aurait pu être un drame familial, on assiste finalement à une très belle comédie.

 

14/20 

 

La Tête de maman - Chloé Coulloud

 

 

Adapté du roman graphique de Frank Miller, 300 est un récit épique de la Bataille des Thermopyles, qui opposa le roi Léonidas et 300 soldats spartiates à  Xerxès et l'immense armée perse. Balayons devant la porte avant de continuer. Le scénario basique est très linéaire. Un reproche ? Non étant donné que l'on baigne dans du pur délire seulement vaguement inspiré de la Grèce antique. A l'instar du cultissime Sin City, le choc et l'emballage dépassent les espérances : Zach Snyder nous offre des visuels à  tomber à  la renverse, des effets spéciaux exceptionnels, une narration brute de décoffrage dopée à  la testostérone et des scènes de batailles démentielles. Ajoutons à  cela une magnifique B.O aussi rock qu'enivrante, un casting hétéroclite où se croisent l'impressionnant et massif Gerald Butler, Rodrigo Santoro (méconnaissable et hallucinant) ou encore Dominic West. On entre dans ce film pour ne plus en sortir, ébloui par la qualité de l'animation, la photo et l'action. Même si le scénario est parfois un peu léger, c'est un vrai plaisir d'assister à ce spectacle. La patte Frank Miller est omniprésente et au final, 300 c'est deux heures de très grand spectacle délirant, décalé, surréaliste et dément qui laisse sur le carreau.

 

14/20

 

300 - Giovani Antonio Cimmino, Lena Headey et Gerard Butler

 

 

 

 

 

Michel Spinosa nous propose dans son dernier film de suivre la descente aux enfers d'une jeune femme atteinte de l'illusion délirante d'être aimée. Cet amour à sens unique est présenté de manière crue, parfois froide et à la limite de l'examen clinique. Isabelle Carré est à peu près de tous les plans d' Anna M. et elle parvient à rendre les nuances d'un personnage complexe qui inspire aussi bien la frayeur que la sympathie, la gêne que l'empathie. Rôle où elle alterne sans caricature la dissimulation de la fausse petite fille et la rage de la cinglée avant internement. Le duo Gilbert Melki-Anne Consigny renforce l'impression du casting parfait. Malheureusement le film se laisse déborder sur sa fin, que le réalisateur laisse trop ouverte par rapport à la violence psychologique dont nous avons été témoins. Reste quand même un thriller psychologique terriblement efficace, une réalisation élégante et une formidable composition d'actrice : c'est déjà pas mal.

 

14/20

 

Anna M. - Isabelle Carré

 

 

 

Sunshine est une grosse déception pour moi. Là où Danny Boyle avait amené un plus au film d'horreur avec 28 jours plus tard, que j'avais aimé malgré mes réticences premières, il se brûle les ailes (tel Icare ...) en essayant de renouveler la science-fiction. Je ne suis pas fan de ce genre tant du point de vue littéraire que cinématographique, mais je pensais que si une personne pouvait réussir à me faire changer d'avis c'était bien Boyle. Que nenni, Sunshine accuse un manque d'originalité et de charisme sur plusieurs niveaux (l'équipage qui va tenter de sauver l'humanité a autant d'état d'âme qu'un dépanneur de chez Darty, par exemple) qui donne au film un goût amer, à mi-chemin entre une mauvaise parodie de Star-Trek et le ridicule de La Momie.

 

6/20

 

Sunshine - Cillian Murphy

 

 

 

Savamment orchestré, très bien écrit auréolé de dialogues mordants, le film d'Alexandra Leclère mérite le détour. A la fois drôle et tordant mais aussi triste et mélancolique, Le Prix à Payer se joue d'un sujet grave pour en faire une comédie piquante sur les affres du mariage, les relations homme/femme, l'argent ... tout en multipliant les points de vue.  Si cette comédie française ne déçoit pas c'est aussi grâce à un casting parfaitement choisi : Nathalie Baye est resplendissante et aussi drôle que pathétique, Géraldine Pailhas interpelle malgré un rôle peu consistant, Gérard Lanvin parfait comme à son habitude et Christian Clavier, qui agace depuis Les visiteurs s'en sort pas trop mal en n'essayant pas d'en faire des tonnes pour faire rire. Si certaines scènes comme celle du dîner à quatre font rire aux éclats (notamment un voisin au rire communicatif), la fin du film et sa conclusion laissent pensifs, dommage que le film retombe dans le politiquement correct, c'est ce qui le rend oubliable pour la majorité d'entre nous.

 

11/20


Le Prix à payer - Christian Clavier, Géraldine Pailhas, Gérard Lanvin et Nathalie Baye

 

 

Placé dans un Paris ressemblant étrangement aux Etats-Unis des années 80, Hellphone n'est pas dans le film plus intelligent de l'année mais bien dans une comédie débile absolument irrésistible. Sûr de lui et osant tout, James Huth se permet même des références assez drôles à ses précédents films (Briiiiice) et au passé glorieux de Jean-Baptiste Maunier (Les Choriiiiistes). Loin d'être parfait, le film rappelle aussi combien les comédies françaises peuvent être laborieuses (les scène du Poulet Fritz sont insoutenables) mais on passe vite sur ces défauts tant Hellphone est habité par une énergie rare. Bien plus qu'une parodie débile qui se voudrait irrévérencieuse en se moquant du genre, il fait sonner son film comme une déclaration signée par un adolescent fan de tout ce que les années 70, 80 voire 90 ont pu nous fournir comme grands moments de cinéma fantastique (Gremlins, envoûtements, zombies ...). Plein d'idées, il se permet des plans franchement pas dégueux qu'on aimerait voir plus souvent dans des films qui se prennent plus au sérieux (Notre-Dame : magnifique !). Habité par un amour total pour le cinéma de genre, James Huth réalise une comédie totalement barrée et pleine d'énergie.

 


13/20

 

Hellphone - Jean-Baptiste Maunier et Jennifer Decker

 

 

Goodbye Bafana est un film académique qui manque un peu de souffle, de puissance émotive comparé à son sujet (quel potentiel pour cette petite histoire dans la grande  de l' amitié improbable entre Nelson Mandela et son geôlier(. Bien évidemment, le film n'est aucunement attaquable sur le fond et tente de relater avec le plus de justesse la relation entre les deux personnages en l'utilisant comme relais pour traiter de l'histoire de l'Afrique du Sud et de l'Apartheid. Malheureusement il faut bien avouer que Bille August reste bien lisse et conventionnel dans l'évocation d'une partie assez noire de l'Histoire contemporaine. Dennis Haysbert, connu pour sa prestation dans la série 24 heures chrono, tente tant bien que mal d'assumer la lourde tâche d'interpréter Nelson Mandela mais semble manquer de conviction pour retranscrire la force de la lutte qu'il mène. Quant à Joseph Fiennes et Diane Kruger, ils font fructifier leur capital charisme sans chercher à aller beaucoup plus loin. Goodbye Bafana est un film, gentil, juste, poli, mais qui manque cruellement de personnalité et de créativité.


11/20

 

Goodbye Bafana - Dennis Haysbert et Joseph Fiennes

 

 

Très bien, merci ou quand la comédie réussit à associer étroitement rire et effroi, divertissement et message politique. C'est depuis 2002, et la vision de la multiplication du nombre de policiers dans les rues et de la pratique de contrôles d?identité totalement arbitraires que ce film germait dans la tête d'Emmanuelle Cuau, un film qui est au final un savant mélange entre moments de comédie pure et un scénario habile qui grossit le trait pour appuyer là où ça fait mal. A partir de la scène de l'arrestation d'Alex, tout s'enchaîne mécaniquement pour mieux dénoncer les travers d'une société devenue de plus en plus répressive, alourdie par une bureaucratie étouffante. Mais il faut bien avouer qu'ici, la mise en scène est malheureusement trop plate pour transcender un film qui s'appuie sur des situations frappantes et un duo d'acteurs excellents pour faire son effet (Gilbert Melki et Sandrine Kiberlain). Très bien, merci est donc une oeuvre parfois bancale et malheureusement parfois ennuyeuse, mais qui a le mérite d'être terriblement franche.

 

10/20


Très bien, merci - Sandrine Kiberlain et Gilbert Melki

 

 

Cela faisait trois ans, depuis l'affligeant Roi Arthur, qu'on n'avait pas vu apparaître sur grand écran un film de Antoine Fuqua. Ce Shooter est une oeuvre tout à fait à même de satisfaire les amateurs de bons films d'action. Faisant penser sur plusieurs points à la saga des Jason Bourne, il met en scène un Mark Wahlberg plutôt convaincant dans son rôle de solitaire surentraîné faisant face à une meute d'adversaires voulant sa peau, par contre Danny Glover écope d'un rôle de méchant assez caricatural avec lequel il fait ce qu'il peut, c'est-à-dire pas grand chose. Les deux heures de projection se suivent sans ennui grâce au bon sens du rythme dont fait preuve Antoine Fuqua, doublé d'une mise en scène très efficace lors de scènes d'actions explosives qui restent toujours très lisibles. On  ne pourra que regretter le patriotisme exacerbé dont fait preuve le film (le ralenti de Mark Wahlberg devant le drapeau américain est risible). Même s'il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil hollywoodien, une réelle efficacité vous tiendra en haleine et en joue tout au long de ce film d'action qui, tel un tueur à gages, remplit son contrat.

 

 

  12/20

 

Shooter tireur d'élite - Mark Wahlberg

 

 

Une comédie romantique qui se moque d'elle-même ... et pourquoi pas ? On connaît bien les ficelles du genre, mais c'est amusant de les voir soulignées ainsi. A première vue, Love (et ses petits désastres) n'est qu'une nouvelle comédie romantique. Il ne faut cependant pas s'arrêter à cela : le film mélange les genres avec délice, avec un humour pince-sans-rire très anglais au début mais qui finit par tomber dans le classique par la suite, et une trame au départ très satirique. Le plus gros problème du film est que le scénario ne parvient pas à conserver ses objectifs tout du long, et la très bonne impression du début s'effrite un peu. Mais l'animation générale, le talent des acteurs et certains dialogues nous font oublier beaucoup de lourdeurs. Il faut reconnaître que trouver le bon équilibre entre le film de genre typique et la satire est difficile, et Alek Keshishian, qui a produit, scénarisé et réalisé le film, s'en sort plutôt bien.

 

 

12/20

 

 

 

 

Un candidat, isolé, se laisse diriger jusqu'au point de rupture : comprenant qu'il ne sert que de faire-valoir, il décide de se préparer lui-même à un grand débat, malgré ses doutes et ses inquiétudes. Sortir un film appelé Le Candidat deux semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle, c'est clairement compter sur l'ambiance générale pour faire venir du monde dans les salles. Mais sommes-nous réellement face à l'un de ces traditionnels films sur les manipulations des hommes politiques par les multinationales, comme les américains en sont si friands ? Ce serait réducteur de le penser. La grande originalité du film tient sans doute dans le fait que le scénario et la réalisation sont dus à Niels Arestrup, grand acteur de théâtre : ce qui aurait pu finir comme un vague film politique devient alors une réflexion sur l'apparence et la manipulation. Le fait aussi qu?aucun nom de parti ne soit prononcé, aucun pays même, accentue encore cet aspect intemporel.  Le Candidat, en plus de son excellent casting (Yvan Attal bien sûr, mais aussi Niels Arestrup lui-même et Guillaume Gallienne), bénéficie aussi d'une facture impeccable (les premières images sont très réussies). On pourrait bien sûr trouver à ce classicisme un air trop plat, et il est vrai que le film est alourdi de quelques longueurs, mais il sert parfaitement le propos.

 

 

13/20

 

 

Le Candidat - Yvan Attal

 

 

 

Musica : Bright Eyes "The First Day Of My Life" ; Syntax "Pride" ; Youth Group "Daisychains"

 

Modest Mouse "Paper Thin Walls" ; Janis Joplin "Mercedes Benz" ; Au Revoir Simone "Stay Golden"

 

Hard-Fi "Hard To Beat" & "Unnecessary Trouble" ; Snow Patrol "Signal Fire" ; Wolfmother "Long Train" & "Pleased To Meet You"

 

 

Let's Go Sailing "Better Off" ; Katie Melua "Just Like Heaven" (magnifique reprise des Cure) ; Spoon " I Turn My Camera On" ; The National "All The Wine" ; CocoRosie "Candy Land"

The Cinematics "Break" ; The Strokes "Trying Your Luck" ; Dolly "Partir Seule" (mon hymne parisienne) ; Louis XIV "Finding Out True Love Is Blind" ; Smash Mouth "Come On" ; Ten Years After "I'd Love To Change The World"

Maria Taylor "A Good Start" ; Reamonn "Come To Me" ; The Whitest Boy Alive "Burning" ........................

 

 

AND NEXT .... THE BONUS ! 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Lundi 25 juin 2007

Eh oui les deux mois qui arrivent (sur le blog) ont été tellement chargés qu'il convient de les fractionner en deux pour que vous ne vous lassiez pas de la longueur de l'article pour certains ...

 

Evènement : Je pense que tout le monde a frôlé l'overdose de campagne électorale au mois d'avril, alors imaginez-moi, baignant dans l'information politique toute la journée au sein d'un quotidien clairement à gauche. J'avais au moins la chance que la ligne éditoriale du journal suive mes convictions personnelles, cela évitait les débats creux finissant en pugilat ! Après Ségolène Royal fin mars, la valse des candidats à la présidentielle venant s'exprimer à la tribune Libération (avec le grade de rédacteur en chef d'un jour tout de même) continue. Le 4 avril c'est au tour de François Bayrou d'endosser ce rôle. Après s'être présenté comme fervent lecteur du journal,  son entretien commence. La semaine précédente, Ségolène Royal avait réussi à me rassurer mais je ne demandais qu'à me laisser convaincre par François Bayrou, par la force des idées bien sûr, il n'en fut rien. Bay"roue" de secours, comme il se définit lui-même, n'a rien d'autre à apporter qu'une alternative à la droite et à la gauche, sans amener de projet différent. Il n'en reste pas moins sympathique et plaisant à écouter. Malheureusement la fin de la rencontre est noircie par un coup de speed du candidat, qui, comme saisi d'effroi par l'heure, est presque parti en courant de la salle de conférence ... Ambiance ...

 

 

Le 6 avril, ce n'est pas un candidat à proprement parler qui se présente 11 rue Béranger, mais une personnalité qui possède un poids énorme sur la campagne, de par son influence sur les jeunes des banlieues, auxquels elle essaye d'inculquer sa propre conscience politique : Diam's. Très timide dans la première partie de la conf', on ne l'entend que très peu, mais une fois que les journalistes l'ont mise à l'aise on a eu du mal à l'arrêter ! Je l'ai perçu telle une pile très drôle et plutôt pertinente, contrairement à ce que je (mauvaise langue) m'attendais. En abordant des sujets tels que l'engagement politique, l'influence qu'elle a sur les jeunes (est-ce qu'elle en joue, est-ce que ça lui fait peur ?), sa vision de la France ou l'école (qu'elle regrette de ne pas avoir pris plus au sérieux), je me suis rapidement rendu compte, et mes camarades avec moi, que cette jeune fille avait énormément à dire et que le rap était la manière qui lui correspondait le plus pour les exprimer. Même si je n'accroche absolument pas à sa musique, je dois avouer que ces textes me semblent très importants et intéressants. On a également abordés des sujets plus légers comme le sport et le cinéma qui lui apportent beaucoup. Ce fut un très bon moment que la plupart des gens présents a apprécié pour le naturel et la simplicité de la jeune femme.

 

Et on continue ... le 13 avril voici qu'Olivier Besancenot prend sa place autour de la grande table ronde. Là par contre je ne m'attends pas à avoir l'illumination politique mais cette rencontre m'enchante car j'aime sa façon de parler, il sait défendre ses idées avec aplomb et savoir-faire, et mine de rien, apparait ma foi fort sympathique ! A peine arrivé, la rigolade commence, le monsieur arrive couvert de coup de soleil et un T-Shirt "Intolérance 0" : le ton est donné. L'interview se déroule à merveille, son propos social au possible trouve un échos en chacun de nous mais l'aspect révolutionnaire de sa quête le rend peu crédible et un brin utopiste. Néanmoins, il représente le vote contestataire et en cela il continue à montrer à nos représentants qu'une réaction est toujours possible. Outre ses positions sur la politique nationale, le clivage gauche-droite, son propre rôle dans le paysage politique, on aborde de façon nettement plus détendue son goût musical pour le rap et le hip-hop, son quartier du XVIIIè arrondissement, son dernier film vu au ciné (Azur et Asmar ... pas très à la page Olivier !) et ses désillusions. Il a du mal à nous quitter et alors que la plupart des journalistes sont repartis à leurs bureaux, il est encore installé à la table à discuter et enregistrer une interview web avec les stagiaires ... dont moi !

 

Comme vous l'aurez constaté, il manque un des candidats majeur de cette campagne ... Nicolas Sarkozy est le seul à avoir refusé l'invitation du journal. No Coment mais lisez le journal pour en savoir plus...

 

TV : L'événement TV de cette année aura incontestablement été la série Heroes sur NBC. Mais ... car oui il y a un mais (qui a dit comme souvent avec moi ?), pour résumer la situation, on est face à une excellente série durant 22 épisodes, avec un univers sombre, des personnages très intéressants, des rebondissements, un très bon scénario ... Et toute la série s'écroule lamentablement au cours du dernier épisode mais je ne peux évidemment pas vous décrire cette fin (surtout que je ne veux absolument pas que ça vous rebute de regarder la série). Oublions donc le dernier épisode et consacrons nous au reste de la série, géniale. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore la série, on est dans un univers à la X-Men où des personnes ordinaires se découvrent des pouvoirs extraordinaires. Cette filiation est d'ailleurs assumée, Stan Lee, le créateur des X-Men jouant un petit rôle dans un épisode. Ces personnes le vivent dans la majeure partie des cas assez mal, ils devront faire face à de grands changements dans leur vie. Ils ne se connaissent pas, certains se croiseront, d'autre pas... Pour vous la faire courte, trois évènements surviennent presque en même temps :
- Un professeur indien arrive à New York et se fixe pour mission de tous les retrouver.
- Un serial killer doté d'une force surhumaine et appelé Sylar, signe ses crimes en découpant le crâne de ses victimes et en les vidant de leurs cerveaux...
- Un peintre capable de représenter le futur dans ses toiles peint une explosion nucléaire imminente en plein New York...    

Au fur et à mesure que leurs pouvoirs se développent, ils vont devoir faire face, ensemble ou seuls, à leur destin ( Save the Cheerleader, Save The World... ). Alors bien sûr, j'ai été déçue par le final, mais c'est parce que les 22 épisodes qui le précède sont d'une qualité assez rare dans les productions télévisuelles actuelles. Ils sont tellement exceptionnels que je ne peux que vous conseillez d'être devant votre poste dès le 30 juin (oui, vous les rares qui n'ont pas téléchargé la saison 1). PS : ne vous laissez pas décourager par le doublage pourri et le générique de merde made in France, please ...

Petite anecdote, qu'un collègue de Libé m'a raconté : à la fin d'une l'interview pour plusieurs journaux, Tim Kring, le créateur de la série, a pris à part deux des journalistes (dont lui) pour en savoir un peu plus sur le phénomène du téléchargement...
- "Tout le monde autour de vous télécharge la série ?"
- "Bien sûr. Mais ça se comprend : personne ne veut attendre pour finalement entendre le personnage Hiro doublé en français..."
- "Ah bon ? Vous êtes sûr que TF1 ne va pas passer la série en VO ?"
- "Certains... Mais en même temps des séries comme Lost ou Prison Break ont été énormément téléchargées, ce qui a généré un buzz énorme suivi par des records d'audience lors de la diffusion TV. Heroes suit exactement le même chemin. Vous pouvez dormir tranquille."
Tim Kring les a remercié... pas tout à fait rassuré néanmoins... 

 

 

 

Books : Alors que je m'étais éloignée depuis plusieurs romans de l'oeuvre d'Alexandre Jardin, que je trouvais répétitive, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce Roman des Jardin, qui mêle adroitement la fiction et l'autobiographie. C'est l'histoire de sa famille, l'histoire de sa vie que nous propose Alexandre pour Le Roman des Jardin. L'auteur a pris le parti de dépeindre sous forme anecdotique les frasques des différents protagonistes qui ont marqué sa vie, et Dieu sait qu'elles sont nombreuses et des plus farfelues ! Tout au long de la lecture, on se demande où s'arrête l'autobiographie et où commence le roman. Du Nain Jaune à l'Arquebuse en passant par Zouzou, Merlin, ou encore Le Zubial, tous ces double-rate ont eu une influence sur sa vie passée, présente et futur. Le message final de ce roman ne date pas d'hier mais reste universel : on choisit ses amis, pas sa famille...

 

Le roman des Jardin

 

Merveille, liesse et cotillons! Il me faut remercier bien bas Tonino Benacquista pour cette histoire hors du commun. Ce touche-à-tout (scénariste de la BD L'Outremangeur ou des films Sur Mes Lèvres, De Battre Mon Coeur s'est Arrêté et La Boîte Noire) a l'occasion de se lâcher pour Malavita. La Malavita est un des surnoms donnés à la mafia sicilienne, la Casa Nostra. Malavita c'est aussi le nom du chien des Blake, une famille américaine apparemment bien sous tout rapport qui vient de s'installer dans une petite ville de l'Eure. Seulement, le passé n'est jamais loin du présent et Malavita est là pour rappeler la première vie des Blake, lorsqu'ils s'appelaient Manzoni et qu'ils faisaient régner la terreur sur un coin du New-Jersey, avec tout le monde à leurs pieds et la gloire au bout du cigare. Le sens du rythme et l'imaginaire de Tonino Benacquista font mouche à chaque moment. On rit beaucoup, même si ce roman se fonde sur une interrogation profonde : la nostalgie du péché est-elle morale ? Je verrais bien là le prochain scénario signé Benacquista, tant son style d'écriture est cinématographique, particulièrement pour cette histoire de repentis, Marty ça t'intéresse ?

Malavita

 

Après avoir dévoré le brillant Malavita, j'attaque donc Saga. Le pitch : 4 scénaristes en marge du métier pour des raisons diverses et variées, sont chargés de monter le scénario d'une série Z afin de satisfaire les quotas de la chaîne de télé. Aucun enjeu : micro budget , micro public potentiel compte tenu de l'heure nocturne de diffusion-entre 4 et 5h du matin. Ceci dit une grande lattitude pour le script, et là nos scénaristes loufoques s'en donnent à coeur joie... Une histoire rocambolesque, des personnages déjantés, des intrigues complètement décalées et psychédéliques ... et surprise, ou plutot miracle, la fameuse "saga" se révèle être une série à succès très rapidement ... Tonino Benacquista porte un regard sarcastique sur le terrible monde de la télé, sur nous pauvres petits téléphages dépouillés de tout esprit critique, sur la cruauté du movie-system mais aussi une belle ode à l'amitié.  Il nous invite à suivre leurs vies parallèlement à celles de leurs personnages, nous conduisant le long des liens infimes qui unissent réalité et fiction. Comme à son habitude, Benacquista fait preuve d'un humour cinglant et d'un cynisme redoutable coulant d'une plume acérée. Un coup de maître réussissant à allier son métier d'écrivain et sa passion pour le 7è art (les allusions à Cinecittà, Hollywood et autre Nouvelle Vague sont courantes). Excellentissime.

Saga

 

TO BE CONTINUED ...

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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