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Rock 'n' Roll & Cinema

 

 

 

Parce que le cinéma c'est la vie : Once, Little Miss Sunshine, Les Chansons d'Amour, C.R.A.Z.Y, Lost in Translation, Garden State, Virgins Suicides, Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, Kill Bill, Tout est Pardonné, Control, I'm Not There, Pulp Fiction, E.T, Forrest Gump,  Ne Le Dis à Personne, Marie-Antoinette, Elephant, Babel, Le Vieux Fusil, Big Fish, Boulevard de la Mort, Carnets de Voyage, La Nuit du Chasseur, Million Dollar Baby, La Vie des Autres, The Fountain, Walk The Line, Ocean's Eleven, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Gladiator, Le Cercle des Poètes Disparus, La Liste de Schindler, Je Vais Bien ne t'en Fais Pas, Collateral, La Mort Dans le Peau, After The Wedding, Before Sunset, Thelma et Louise, Paris Je t'aime, L'Auberge Espagnole, Les Poupées Russes, Un Long Dimanche de Fiançailles, Nobody Knows, American Beauty, Cashback, The Truman Show, Le Grand Chemin, Ocean's Twelve, Tanguy, Little Children, La Môme, Le Dernier Roi d'Ecosse, Lord of War, Mystic River, Lettres d'Iwo Jima, Psychose, Sin City, La Vie est Belle, Avril, Volver, Brokeback Mountain, Romanzo Criminale, Dans Paris, V Pour Vendetta, Match Point, The Constant Gardener, Les Témoins, La Jeune Fille à la Perle, Tout Sur Ma Mère, Sleepy Hollow, No Man's Land, Prête-moi Ta Main, Brick, Les Fils de l'Homme, Transamerica, 21 grammes, Thank You For Smoking, Libero, Jeux d'Enfants, Kiss Kiss Bang Bang, Bobby, Miami Vice, Pars Vite et Reviens Tard, The Departed, Elizabethtown, Just A Kiss, Casino Royale, Blood Diamond, Transylvania, Nos Jours Heureux, La Science des Rêves, Talons Aiguilles, Mémoires de nos Pères, Goodbye Lenin!, The Queen, Le Vent se Lève, Scoop, Trois Enterrements, U, Minority Report, La Soif du Mal, Broken Flowers, La Mauvaise Education, Shakespeare In Love, Pirates des Caraïbes, Munich, De Battre mon Coeur s'est Arrêté, Conversation(s) avec une Femme, Inside Man, OSS 117, Retour Vers le Futur, The Secret Life of Words, Fauteuil d'orchestre, The Ballad of Jack and Rose, Ma Vie en l'Air, Truman Capote, Anthony Zimmer, La Vie est un Long Fleuve Tranquille, Contre-Enquête, La Tête de Maman, Madame Henserson Présente, Indiana Jones, Le Grand Bleu, Fenêtre sur Cour, Les Oiseaux, Les Noces Funèbres, Goodnight and Good Luck, Man To Man, Pardonnez-Moi, Le Héros de la Famille, Spider-Man 2, Hollywoodland, Stranger Than Fiction, Chronique d'un Scandale, Last Kiss, La Fleur Du Mal, Fahrenheit 9/11, Etre et Avoir, Bon Voyage, Star Wars, Les Triplettes de Belleville, 28 Jours Plus Tard, Narco, Before Sunrise, Anna M., La Mémoire Dans la Peau, Ma Femme est une Actrice, Stalingrad, Bienvenue à Gattaca, Requiem For A Dream, Heat, L'étrange Noël de Mr Jack, C'est Arrivé Près de Chez Vous, Les Autres, Tesis, Et Au Milieu Coule Une Rivière, Le Roi et l'Oiseau, Fragile(s), The Bubble, Le Scaphandre et le Papillon, Le Candidat, Zodiac ............
 

 

 

Et parce que la musique c’est la vie : The National, Silversun Pickups, Voxtrot, Beirut, Patrick Watson, Kate Nash, The Cinematic Orchestra, The Beatles, Sia, Silversun Pickups, The Rolling Stones, Air, Grandaddy, Adam Green, CocoRosie, Albert Hammond Jr, The Frames, Archive, Arctic Monkeys, Baby Shambles, Badly Drawn Boy, Mayane Delem, Band Of Horses, The Magic Numbers, Simon & Garfunkel, Belle & Sebastian, Arcade Fire, The Virgins, Black Rebel Motorcycle Club, America, Bloc Party, The Swell Season, Oh No! Oh My!, The Mary Onettes, Calexico, Cary Brothers, Hey Hey My My, Hushpuppies, Stuck In The Sound, Cocoon, Rhesus, Cat Power, Skye, The Bravery, Coldplay, Chris Garneau, The Chalets, Counting Crows, The Cure, Death Cab For Cutie, Death In Vegas, Depeche Mode, Sleeping At Last, Bat For Lashes, Devendra Banhart, Aphex Twin, DeVotchka, Feist, Diefenbach, April March, CocoSuma, Dirty Pretty Things, Editors, Eels, El Presidente, Bright Eyes, Damien Rice, Feeder, Foo Fighters, Loane, Dashboard Confessional, (Dave, Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich), Beck, Doves, Dragmatic, Alexi Murdoch, Incubus, Dolly, Doobie Brothers, Fountains of Wayne, Girls in Hawaii, The Greenhornes, Charlotte Gainsbourg, Miossec, Built To Spill, Ed Harcourt, Guided by Voices, Ferraby Lionheart, David Gray, UNKLE, Matthew Good, Ambulance LTD, Mika, Cold War Kids, Darko Fitzgerald, Hard-Fi, Nick Drake, Hollywood Porn Stars, Ivy, Hushpuppies, I Am Kloot, Interpol, Jamiroquai, Earlimart, Jeff Buckley, Let's Go Sailing, Das Pop, Jet, Alex Beaupain, Jesus & Mary Chain, Jimmy Eat World, Joseph Arthur, I Love You But I've Chosen Darkness, Janis Joplin, Kaiser Chiefs, Kasabian, The Kinks, Au Revoir Simone, Led Zeppelin, Josh Rouse, Maximo Park, Miossec, Jason Mraz, Mogwai, Nada Surf, New Order, Embrace, Jose Gonzales, Noir Désir, Oasis, Paloalto, Just Jack, Patrice, Joe Purdy, Phoenix, Placebo, Jim Noir, Pink Floyd, Evermore, Radio 4, Josh Kelley, The Rakes, Johnny Cash, Radiohead, Fall Out Boy, La Rocca, Red Hot Chili Peppers, Lamb, Katie Melua, Razorlight, Justice, Kings of Leon, Rilo Kiley, Rooney, Ryan Adams, Howie Beck, Scissor Sisters, Keren Ann, Patrick Park, Rooney, Shout Out Louds, Sonic Youth, Sparklehorse, Frou Frou, Stereophonics, Beth Gibbons, Beulah, The Strokes, Five Times August, Beirut, Feist, Sufjan Stevens, Suede, Tegan & Sara, Arcade Fire, Sebastien Tellier, The Cardigans, Strays Don't Sleep, Klima, The Cranberries, Scanners, The Dandy Warhols, Soko, The Futureheads, Howie Day, Gary Jules, The Get Up Kids, Kings of Convenience, Slow Runner, The Kills, Garbage, Belasco, The Kooks, Sean Lennon, The Libertines, The Moldy Peaches, Guster, Snow Patrol, The Perishers, Get Cape Wear Cape Fly, Let's Go Sailing, Mat Kearney, Laura Veirs, Luke Temple, The Pipettes, Longwave, The Posies, Greg Laswell, The Postal Service, The Replacements, The Servants, Matt Costa, The Plimsouls, The Shins, The Smiths, The Spinto Band, The Subways, The Veils, The Vines, Rogue Wave, The Wannadies, The Weepies, The White Stripes, The Who, Fields, Thirteen Senses, The Radio Dept., The Reddmen, Thom Yorke, The Notwist, Rilo Kiley, Tom McRae, Turin Brakes, TV on the Radio, We are Scientists, Weezer, Yeah Yeah Yeahs, Modest Mouse, Youth Group, The Sunday Drivers, Pete Yorn, The Blims, Mojave 3, Aaron, The Rosewood Thieves, Aqualung, The Stills, Austin Lace, David Bowie, Nick Drake, People in Planes, Mirwais, Dirty Vegas, Dishwalla, Pinback, End of Fashion, Franz Ferdinand, Giant Drag, Joy Division, Reamonn, The Weepies, Richard Ashcroft, Spoon, Overhead, The Clash, Morningwood, The Mondrians, The Verve, The Feeling, The Format, Nikola Sarcevic, Sunhouse, Tim Buckley, The Fratellis, West Indian Girl, The Sunshine Underground, Pernice Brothers, Travis, Ten Years After, Syd Matters, Vast, West Indian Girl, The Constantines, Venus, Young Love, Yellowcard, The Cinematics, The Hives, The Honorary Title, Wolfmother, The Switches, The Weather Machines, Regina Spektor, The Decemberists, The Do, -M-, Radio 4, The Tatianas, Wheat, 8mm, Unkle Bob, Valérie Leuillot, Al Green, Tegan & Sara, The Killers, The Long Winters, Citizen Cope, Alamo Race Track, Aqueduct, The Go! Team, The Bird ans The Bee, The Fray, Augustana, Ayo, The Lovely Feathers, Clap Your Hands Say Yeah, Blackpool Lights, Ray Lamontagne, Supergrass, The Whitest Boy Alive, Third Eye Blind, Ultra Orange, Umbrellas ...............

Samedi 16 juin 2007

 

 

So Here We Are ... Alex et moi-même avons fêté nos 20 ans, moi le 14 et elle aujourd'hui même le 16. Comme nous le font agréablement remarquer nos petits frères et soeurs, nous sommes vieilles ... oui ben dans 3 ans ce sera leur tour !!

Bref ma poulette, tout ça pour nous souhaiter un très joyeux anniversaire (enfin surtout à toi !! lol), que j'espère que l'année prochaine je pourrais aller te voir à Toulouse (j'ai comme l'impression que cette ville est faite pour nous depuis cette semaine qu'on y a passé avec Nina) et qu'on en profitera pour se voir plus souvent que pendant ces deux années de prépa !!  

Comme pour Marine Blue, très bon anniversaire Alex, la seule, l'unique et l'inénarrable ! Love You

Par Marine - Publié dans : Les copains
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Lundi 11 juin 2007

Ca y est les enfants ... mon stage et mes exams sont terminés je vais donc pouvoir tout vous raconter et bientôt inaugurer une nouvelle rubrique ... SUSPENSE !

Mais pour l'heure, place aux retards dans les anniversaires di coupains !! Chose promise, chose dûe !

Commençons par Clémence, qui inaugure la session avec ses 20 ans du 9 mai ! 20ans ma choupinette, j'ai envie de dire FUEDES, et pour ça THE photo ...

Et on poursuit avec les 22 ans d'Hélène, en pleine révision du CAPES de maths, quelle folle ! On pourra pas lui dire qu'elle ne l'a pas mérité ... courage cocotte et te cache pas derrière Teddy !

Viennent ensuite les 24 ans d'Aline, ma colloc' parisienne. L'entrée dans le 3è âge (roh je rigooole) a été fêté en grande pompe, tu le mérites ! Elle est pas belle cette photo avec Simon ??

Puis les 21 ans de Maxiiime ! Mon grand sportif, délocalisé à Bordeaux, dommage que les week-ends où tu rentrais sur Paris moi je repartais sur Nancy, mais on y arrivera, j'ai confiance !

Et enfin, last but absolutely not least ... Marine ... non pas moi, l'autre, la seule, l'unique, l'inénarrable Marine Blue, my american girl forever in her new twenty ! Love You ...

Je voudrais pas dire mais il est très chargé mais surtout ultra féminin le mois de mai ... pas grave je vous aime quand même, et beaucoup, et tous en plus, c'est pas dingue ça ?!

Par Marine - Publié dans : Les copains
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Vendredi 18 mai 2007

 

Evènement : Le 25, Marine la petite nancéienne a débarqué dans la capitale avec ses gros sacs et une vraie envie d'en découdre ... Elle se pointe le lendemain avec l'envie qui caractérise généralement tout débutant, dans un journal pas au mieux de sa forme, et qu'est-ce qu'elle découvre ? ... Une équipe du tonnerre toujours prête à mettre l'ambiance (Annie, Suzy, Pascale, Alain, Raphaël, Isabelle, François, Christophe, Thomas, Marc, Gérard, Claire, Jean-Baptiste, Renaud, Christophe, Sylvestre, Philippe, Sabrina, Luc, Edouard, Paul, Fabrice et tutti quanti, tous journalistes, documentalistes, éditeurs, web designer, secrétaires de rédaction, rédacteur en chef et j'en passe à Libé) ; une responsable excellentissime, disponible (quand elle n'est pas en vacances) pour répondre à mes questions et discuter de tout et rien devant un hamburger muffin, alias Bénédicte, des locaux des plus agréables et originaux (un ancien parking réaménagé en différents plateaux et une terrasse surplombant tout Paris qui m'accueille assez régulièrement pour rêvasser, lire, réfléchir, bronzer, manger ...) ; des collègues stagiaires pour le moins sympathique pour l'une et ... spécial pour l'autre (Est-ce que tu crois en Dieu ? parce que ce Week-end y'a un pélerinage entre Notre-Dame de Paris et Chartres, ça te dit ?), Anna et Julien, compagnons de galère comme de délires ; des situations abracadabrantesques comme se retrouver devant une journaliste qui a Gael Garcia Bernal au bout du fil, prendre l'ascenseur avec Edouard de Rotshild (le Mr qui avance le fric pour le journal) et ne pas savoir lui dire où se trouve le bureau du Boss, avoir cherché le dossier perso de Niels Arestrup pour la journaliste qui allait l'accompagner à l'avant-première de son film "Le Candidat" .... ; La campagne électorale étant le fer de lance de tous les quotidiens en ce moment, j'assiste à la première étape du défilé de candidats à la conférence de rédaction du journal avec le 27 mars la présence de Ségolène Royal, accompagnée de Jack Lang, qui a répondu à nos questions et participé avec nous à l'élaboration du journal du lendemain, prenant 2h de son temps. Bref ce petit stage commence sur les chapeaux de roues et sous de meilleures hospices ... pourvu que ça dure !!

 

Laurent Joffrin (directeur de la rédaction), Ségolène Royal (candidate à l'élection présidentielle) et Jack Lang (ben un peu le bouche-trou ce jour-là quand même)

 

TV : Beach Girls est une mini-série dramatique originale, qui suit en même temps les relations mouvementées d'un petit groupe d'adolescents et celles de leurs parents, marquées par la disparition de celle qui les avait réunis. Son atmosphère la rapproche de Dawson et on y retrouve des acteurs tels que Rob Lowe, remarqué à la télévision dans À la Maison blanche, Chris Carmack, qui interprétait un des personnages des premières saisons de The OC, Julia Ormond vue chez Lynch (Inland Empire) et Zwick (Légendes d'automne) et Cloris Leachman (Malcolm et Joan of Arcadia). La série a battu les records d'audience de la chaîne câblée Lifetime sur laquelle elle était diffusée aux États-Unis, le fait que le livre dont elle est adapté e (Beach Girls de LuAnne Rice) soit déjà un best-seller aux States a dû aider. Suite à la mort de sa femme, Emma, dans un tragique accident, Jack Kilvert et sa fille, Nell, reviennent à Hubbard's Point, une petite ville de bord de mer qui a beaucoup compté pour Emma. Ce retour va permettre à Nell de découvrir la jeunesse de ses parents mais aussi de se créer ses propres souvenirs. Une mini-série très agréable à regarder avec un scénario malin et de bons acteurs, bon ça casse pas 4 pattes à un canard mais ça à le mérite de divertir. Elle à également la chance (ce qui n'est sûrement pas l'avis de certains...) de ne compter que 6 épisodes. En effet, les séries habituelles durent plusieurs saisons, au risque de se faire annuler, de décevoir les nombreux fans et de lasser. Ici au moins pas de surprise : il y a un début et une fin !

Beach Girls - Chelsea Hobbs & Rob Lowe

 

 

 

 

 

Books : Comment survivre à la fatigue, à un mariage conclu trop vite, à des litres d'alcool, à des tonnes de Lexomil ou à des rails de coke à foison, comme si la vie était un plan de RER ? Et à une lucidité à toutes épreuves, qui ne nous passe aucun détail de notre descente aux enfers ? Gabriel n'a pas la réponse. Gabriel subit. Rédacteur de messages radiophoniques, Gabriel ne se reconnaît plus. Autrefois, il a été amoureux, drôle, sympathique, agréable avec les autres, plein d'énergie. Mais les temps changent. Gabriel n'est plus sûr d'aimer Sophie, désormais sa femme. Et il ne sait plus très bien quels furent ses actes, la nuit précédant son mariage, en compagnie de son ami Denis et de l'étrange Franck Lespinasse. Gabriel ne sait plus. Il a la "mémoire courte" et va tout faire, même malgré lui, même le pire, pour se souvenir... Mémoire Courte est un livre dérangeant car chacun peut retrouver un peu de lui même, de ses propres doûtes et angoisses à travers la vie de Gabriel, le héros de Nicolas Rey. Un livre qui pose la question: comment mener sa vie? quels sont les bons choix, se marier et renoncer une fois pour toutes à nos années de liberté et d'insouciance? Pour être tout à fait honnête, on aurait bien aimé détester ce roman. D'abord parce qu'il a reçu le Prix de Flore, celui du roman le plus neo-post-moderne-trash de l'année. Ensuite, parce que l'auteur nous plonge ici dans le énième récit cru d'une réalité quotidienne morose, j'ai failli réussir car cette tranche de vie d'un être abjecte, libidineux, paresseux, grand fêtard devant l'Eternel, dérange (c'est pas ce qui me gêne d'habitude mais là on se sent presque sale). De lignes de coke en partouzes, il salit tout ce qu'il touche, là où le livre n'est pas complètement à jeter c'est dans l'écriture incisive, fraîche, que le fond du propos, somme toute banalement provoc'. A ne lire que si vous n'avez rien d'autre sous la main.

 

 

 

 

 

 

Philippe Grimbert publie un récit autobiographique inspiré d’une terrible révélation. Un secret est l’histoire de sa quête des origines, brusquement happées par le gouffre de l’Holocauste. Fils unique, le narrateur de Philippe Grimbert s’est inventé un frère, un aîné idéal, grand et musculeux, avec lequel il converse dès qu’il en ressent le besoin, sans doute est-il le seul à recueillir ses confidences d’enfant maigre et souffreteux, dans une maison où règne le silence. Auprès de ses parents, Tania et Maxime, deux athlètes convertis dans la vente d’articles de sport, le jeune garçon mène une existence en apparence simple et paisible, lentement rongée par la honte et la culpabilité. Du couple parental, il s’est forgé une image parfaite, idyllique. Persuadé de ne pas être à la hauteur, écrasé par le non-dit, un film lui révèle l’horreur du monde concentrationnaire et un secret familial. Un magnifique bouquin qui livre avec pudeur le témoignage d'une époque et d'un enfant devenu adulte et qui a appris à vivre avec son passé. Cette histoire sera bientôt restranscrite sur nos toiles de cinéma car Claude Miller s'est chargé de l’adaptation cinématographique de ce drame historique. Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric et Julie Depardieu sont actuellement en tournage.

 

 

Un secret

 

 

 

 

 

As du slogan qui fait mouche, Octave est dans une mauvaise passe. Son talent de concepteur-rédacteur publicitaire souffre d'un excès de drogue, d'argent, de nuits trop arrosées et de filles faciles. Entre Saint-Germain- des-Près, un séminaire en Afrique et un tournage à Miami, le jeune publicitaire va tenter de recoller les morceaux de sa vie professionnelle et sentimentale.  Dans 99 Francs, Frédéric Beigbeder se livre à un vigoureux jeu de massacre. En ligne de mire: la publicité, sa fausse inventivité, sa vision totalitaire du monde... Ancien créatif dans de grandes agences parisiennes, l'auteur sait visiblement de quoi il parle. Frédéric Beigbeder tire à vue sur tout ce qui bouge cadres très supérieurs de multinationales de l'agro- alimentaire, réalisateurs gonflés d'orgueil... Son (anti) héros a un prénom de gentil garçon. Octave, la trentaine, semble pourtant revenu de tout. Acro à la coke, il n'assure plus dans aucun domaine. D'abord insupportable (du genre à vomir sur votre moquette), Octave finit par devenir attachant. Au milieu du désespoir  général, Frédéric Beigbeder multiplie l'humour noir. Les limites de 99 Francs tiennent à la redite, à cette volonté forcenée de « cracher dans la soupe », de jouer les Zorro de la dénonciation. Dans le roman, Octave s'efforce de se faire virer, dans la réalité, Frédéric Beigbeder a obtenu le même 
résultat, sans avoir besoin de tuer père et mère. En résumé, 99 Francs est peut-être suffisant pour se faire virer de l'agence qui le payait, c'est assez pour doser un produit agréable et fabriquer une polémique de presse , un procès, ou un prix (littéraire). Ça ne l'est pas pour faire vivre un roman.

99 francs

 

 

 

 

La Nuit des Enfants Rois est un bouquin que l'on dévore en une nuit, où on se laisse prendre au jeu de l'histoire ficelée comme un bon film. N'allez pas y chercher une quelconque qualité d'écriture purement littéraire, il faut se plonger dans ces phrases courtes mais efficaces, Bernard Lenteric veut aller droit au but et réussit à nous tenir en haleine jusqu'au dénouement final. C'est écrit sans prétention, ne cherchant pas la critique facile, réveillant plutôt nos souvenirs d'enfant. Il existe sept enfants extraordinairement doués qui se croient seuls et qui, sans le savoir, se cherchent et s'appellent. Jimbo Farrar, l'informaticien en charge du projet Chasseur de Génies, décide de les rencontrer, les uns après les autres. Dix ans plus tard, il les réunit et les sept cerveaux n'en forment plus qu'un. Pour le meilleur mais surtout pour le pire. Ce sont 7 enfants, 7 génies, découverts pour le compte d'une opération tenue secrète. 7 enfants que le monde des adultes va souiller et faire basculer dans une haine froide, mathématique et incontrôlable. Thriller bien construit même si l'intrigue se complique par moments, on peut trouver dans ce roman matière à réflexion sur la différence qui isole, sur l'amour et la haine ou encore sur la société. Le suspens augmente au fil des pages pour culminer lors de la fameuse nuit où les enfants, unis par le même désir de vengeance, pourraient devenir les rois...

La Nuit des enfants rois

 

 

 

 

 

 

Cinéma : Un nouveau biopic musical ce mois-ci avec Dreamgirls, inspiré de l'ascension des Suprêmes et de Diana Ross , appelés ici Les Dreamettes et Deena Jones. Ce biopic avait tout pour plaire avec Bill Condon aux commandes, scénariste de la comédie musicale la plus réussie de ces dernières années Chicago. Malheureusement, Dreamgirls ne possède pas l'énergie et le panache de son prédécesseur. Ce film fait paradocalement trop comédie musicale, les parties chantées sont d'un ennui sans nom. C'est autre part que Dreamgirls est intéressant, dans la description de la montée en puissance de l'industrie du disque, de la transformation des artistes en produits qui rapportent et surtout la lutte et les rivalités éternelles entre la musique faite par les noirs, qui ayant tellement de succès était rapidement copié par les blancs à leur sauce. Mais le film va au-delà de l’aspect musical, et dresse, en filigrane, un état des lieux de la situation interraciale de l’époque, et des tensions qui règnaient, aussi bien niveau politique (assassinat de Martin Luther King, émeutes de Watts) que culturel. Bien orchestré, Dreamgirls séduit également grâce à ses interprètes, qui assurent le show, aussi bien sur le plan vocal (parfois trop en ce qui concerne Jennifer Hudson) que dramatique : Jamie Foxx (en manager fourbe), Beyoncé Knowles (dont le rôle de membre du groupe qui devient star en solo apparaît comme un miroir de sa propre carrière) ou Eddie Murphy forcent le respect.  

11/20

 

 

Chronique d’un Scandale est l’adaptation d’un roman par Richard Eyre, il y traite la complicité des rapports humains à travers deux types de relations : la première, entre Sheba Hart et son élève, et la seconde, plus torturée, entre Barbara et Sheba. Le ton est ironique, globalement grinçant et dérangeant, d’un comique presque douloureux. On touche avec Chronique d’un Scandale à l’humain dans ce qu’il a de faible : les deux femmes, obsédées par l’autre, ne peuvent contrôler ce qui leur arrive. Mais alors que le personnage de Sheba tente de se débattre, Barbara, elle, avance aveuglément. La subjectivité due au fait que c’est elle qui raconte l’histoire rend le mécanisme du piège qui se referme autour de la jeune professeur encore plus implacable, et on assiste impuissant à la montée du délire de la vieille femme. Mais la grande force du film est d’avoir su dépasser une simple manipulation mentale exercée par une petite vieille maléfique : ici, pas de diabolisation de la « méchante », juste le portrait terriblement amère d’une vieille femme seule en manque d’affection, qui, en face d’une amitié possible, devient possessive et exclusive. Le film est surtout la confrontation de deux actrices exceptionnelles, Judi Dench et Cate Blanchett. On savait déjà que toutes deux étaient très douées ; elles ont cette année été nommées aux oscars pour ce film, respectivement en tant que meilleure actrice et meilleur second rôle. Et ainsi, face à face, elles portent le film, le rendent possible. Sans deux actrices aussi présentes, il y a fort à parier que Chronique d’un scandale n’aurait pas tenu debout.

13/20

 

 

 

 

 

23, 23... Toute notre vie tourne autour de ce chiffre maudit, il est responsable de nos choix et de nos misères, il est omniprésent... il nous rend dingue. C'est du moins ce qu'essaie de nous faire croire avec force Joel Schumacher et son scenariste Fernley Phillips à travers ce sombre Nombre 23, au synopsis qui paraissait pourtant prometteur, mais dont le scénario se révèle, certes intéressant du point de vue constructif et narratif, mais rapidement incohérent et vraiment peu crédible. Néanmoins, et c'est une chose rare de la part du réalisateur, la mise en scène est impeccable (à noter un magnifique générique). Avec une photographie sombre lorsque l'on entre dans la vie de Walter Sparrow, qui devient floue, aveuglante et glauque lors de ses délires littéraires, la bande-son n'est pas sans rappeler celle de Sin City avec des saturations au saxophone assez sympathique. Jim Carrey nous offre là une prestation comme on les aime, dans le même registre qu'Eternal Sunshine of the Spotless Mind, il laisse ses grimaces au placard et s'intériorise de façon assez inquiétante pour notre plus grand plaisir. En bref, un film qui a été certes sous-estimé, mais qui nous laisse quand même sur notre faim.

10/20

 

 

 

 

 

Dis donc ça se voit que c'était mes dernières heures de cours à moi !! J'ai été voir pas mal de films bouche-trou... Assurément, le filon reconstitutionnel des fifties ou des sixties semble avoir la cote ces derniers temps. Dépourvu du moindre anachronisme (c’est rare), Michou d’Auber, sans être le chef-d’oeuvre de l’année, reste un très joli film familial à multithèmes, certes pas très solide cinématographiquement parlant mais qui a le mérite de la sincérité : la situation tendue en France dûe à l'indépendance de l'Algérie amène tout de même une famille nourricière à recuillir un petit pied-noir et à le protéger du racisme ambiant. Le casting est parfait, Depardieu n'est pas si insupportable que ça et Nathalie Baye est lumineuse, elle confirme sa place d'actrice française par excellence.

11/20

 

 

 

Un couple en difficulté dans la Chine inhospitalière des années 20 sur fond de crise politique et d'épidémie de choléra, tel est le programme de ce Voile des Illusions. Inspiré du roman de Somerset Maugham, John Curran nous dévoile un film romantique de facture assez classique. Néanmois, la force de ses grands sentiments, ses grands décors naturels, et surtout l'interprétation magistrale d'Edward Norton et de Naomi Watts permettent au film d'exister, et de retenir le spectateur. Liev Schreiber (Un crime dans la tête), Toby Jones (Scandaleusement Célèbre) et Diana Rigg (la Emma Peel de Chapeau melon et bottes de cuir) complètent agréablement cette belle distribution. Si la mise en scène reste assez sage et académique (on aurait aimé un peu plus de fièvre et de passion) ce qui ravit avant tout, de la première à la dernière image, c'est qualité sublime de la photo. Les décors naturels sont éblouissants et filmés avec une telle maîtrise que cela donne des images sublimes. La musique d'Alexandre Desplat (Golden Globe 2007 de la meilleure musique pour cette composition) apporte une touche émotionnelle supplémentaire. Malgré sa lenteur parfois soporiphique Le Voile des Illusions est une belle histoire d'amour romanesque et tragique, superbement mise en images.

13/20

 

 

 

 

 

 

Contre-Enquête est un film sombre, tendu, à l’atmosphère oppressante et angoissée. Comment pourrait-il en être autrement quand le sujet est l’un des plus douloureux qui soit : le meurtre d’un enfant ? Franck Mancuso tente de montrer les limites de la justice des hommes, pourtant peu indulgente avec les assassins d’enfants, dans ce cas extrême où aucun verdict, si sévère soit-il, ne peut apaiser une douleur innommable. Jean Dujardin incarne avec sensibilité et émotion le capitaine Malinowski, à la fois policier rigoureux et père ravagé par la mort de sa fille dont il se sent responsable. Pendant trois ans, il va jouer un étrange jeu que ni ses collègues, ni sa femme ne peuvent comprendre : tenter de faire libérer celui qui a été reconnu coupable du meurtre. Jean Dujardin incarne magnifiquement cet homme brisé par le viol et le meurtre de sa fille et confirme son statut de grand acteur français de sa génération. Il porte littéralement le film sur ses épaules. Laurent Lucas est, lui, toujours aussi inquiétant. Le dénouement m'a cloué sur place et je suis ressortie bien retournée de cette séance, pour un film qui n'avait conquis aucun critique (ce que je ne comprends pas). Certes il existe des limites en terme de réalisation mais il s'agit ici d'un premier film, qui aurait mérité un peu plus qu'1h25 pour creuser certains personnages comme la mère de la petite disparue et femme de Malinowski. Cela ne l'empêche pas de toucher le spectateur et de le maintenir dans l'ignorance pour encore mieux le choquer dans le dénouement. Une réussite à développer.

15/20

 

 

 

 

Le Sida tue, et plus particulièrement ceux qui aiment la vie. Ce qui caractérise principalement le film Les Témoins c'est la frénésie et l'irrésistible envie de vivre qui se dégage de toutes parts de tous les personnages qui s'entrecroisent. En effet , le film est construit sur l'urgence , celle d'assouvir ses passions , ses envies , ses désirs , ses amours afin d'exister malgré le danger du SIDA qui naît. André Téchiné nous place en tant que spectateurs de l’un des plus grands tournants de notre société contemporaine : la fin de l’innocence, et pas seulement sexuelle. La maladie s’avance, enserre les personnages. C’est à cette perte de liberté que nous assistons, et en voyant ces personnages l’expérimenter nous savons, nous, que ce n’est que le début d’un processus. Les acteurs, à fleur de peau, trouvent ici des rôles fins et intéréssants dans des registres qu'ils n'ont pas encore tous forcément exploré jusqu'à présent. Emmanuelle Béart qui retrouve son éternelle figure de séductrice plantureuse, Sami Bouajilah constitue la réelle perle de cette distribution. J'ai par contre trouvé Michel Blanc pas très juste dans son rôle de médecin particulièrement sérieux et Johan Libéreau pas à la hauteur de la réputation que l'on a fait de sa prestation. Réalisé en trois tableaux, le film bénéficie d'une image simple et belle, et d'un scénario parfaitement réussi, qui fera date dans la filmographie de Téchiné sûrement comme son film le plus personnel.

15/20

 

 

 

 

La scène d'ouverture du Come-Back, kitsh à souhait, vaut son pesant de cacahuètes! Le reste est bien trop conventionnel. Drew Barrymore assure le minimum syndical et se contente d'être pétillante face à un Hugh Grant qui a pris un sacré coup de vieux mais qui emporte l'adhésion grâce à son flegme et son cynisme so british. Les bons mots sont pourtant nombreux, et les petites piques lancées à l’industrie du disque et ses starlettes grinçantes sont jouissives, mais Marc Lawrence ne réussit pas à alterner de façon homogène la pure comédie et la romance, on se retrouve donc avec 2 parties bien distinctes et un creux au milieu qui plombe le film dans son ensemble.

8/20

 

 

 

 

 

Le scénario de Par Effraction a un grand mérite, celui de confronter deux mondes sans les stigmatiser. D’un côté, des libéraux pur jus, mais qui se posent beaucoup de questions, des intellectuels à qui presque tout réussit, des gens pour qui le vol de tous les ordinateurs de leur bureau d’étude n’est finalement pas si grave que ça, et de l’autre des rescapés d’un massacre, brisés par la vie et la mort, qui tentent de survivre en s’adaptant comme ils peuvent à une société qui, au fond, les rejette. Malheureusement à la moitié du film, Anthony Minghella rend l'histoire entre Jude Law et Juliette Binoche simple électro-choc à la relation entre l'architecte et sa femme, obnubilée par l'autisme de sa fille (Robin Wright-Penn, que l'on voit trop peu au cinéma à mon goût). On vire alors complètement au grand n'importe quoi avec le simulacre de tribunal et la réconciliation des époux brisés. Trop léger pour un constat social, trop lourd pour une comédie romantique, le film souffre d’un manque de personnalité, d’une ligne directrice forte.

 

10/20

 

 

 

Jacob (magnifique Mads Mikkelsen, très émouvant), directeur d’un orphelinat en Inde, retourne dans son Danemark natal pour être confronté en une semaine à tout ce qui peut survenir dans la vie d’un homme. Le scénario d'After The Wedding place Jacob face à son destin, les révélations se suivent et se ressentent par simple jeu de regards. La caméra est au plus près des acteurs, de leurs visages, de leurs yeux surtout, on capte alors leurs sentiments et leurs émotions au maximum. De surprises en rebondissements familiaux, on pense beaucoup à Festen. Les personnages sont rattrapés par le passé, à tel point qu’il devient pour eux, difficile d’entrevoir un avenir. C’est cette question de choix, impossible à faire, de destin, de devoir à accomplir qui est inhérente au récit de Susan Bier. Les personnages sont à l’image de Jacob, tiraillés entre leurs promesses, leurs rêves idéologiques et leurs nouveaux devoirs. Pour Jacob, cela ressort des bouleversements que son voyage au Danemark apporte à sa vie. On en sort ébranlé, effondré d'émotions mais regonflé à bloc.L'utilisation de la musique de Sigur Ross entraîne le spectateur dans un tourbillon d'émotions.

 

16/20

 

 

 

 

 

Difficile quand on a adoré le livre de Gavalda de trouver le film aussi bon. Il est difficile de retranscrire à l'écran son talent d'écriture pour nous accrocher à son histoire et nous la rendre sublime. Sur les nombreuses pages du roman, de nombreux raccourcis se font à l'écran et le rapprochement de ces quatre êtres écorchés par la vie est du coup moins subtil. Jugeons alors le film et rien que le film. C'est Claude Berri qui se charge de l'adaptation. Carburant à l’optimisme, il met aux prises quatre personnages esseulés, écorchés vifs, et exalte la force de la solidarité, l’amour et l’amitié. Faute d’originalité ou d’une pointe d’acidité, le charme d'Ensemble c’est Tout n’opère que par instants, en particulier lors des échanges entre Audrey Tautou et Guillaume Canet, jamais mièvres malgré la prévisibilité de leur histoire. A noter les tout aussi bonnes performances de Laurent Stocker et Francoise Bertin ainsi qu'une BO alternant les envolées classiques et le rock sautillant de Venus ou Hard-Fi.

14/20

 

 

 

 

 

 

Alpha Dog aurait pu se résumer ainsi : sexe, drogue et gangsta rap, avec en toile de fond, une chronique de la violence chez la jeunesse dorée de Los Angeles.Tiré de faits réels passés en Californie en 1998, le nouveau film de Nick Cassavetes ne tient pas, malheureusement, la distance. Les personnages nous sont présentés un à un, le film empruntant la forme d’un docu-télé. C’est son plus gros défaut, celui qui plombera l’action à plusieurs reprises. Je ne peux pas ne pas parler du casting plutôt étonnant et regroupant la fine fleur de la jeunesse hollywoodienne : Emile Hirsch en petit branleur, m'a semblé un peu décevant, Justin Timberlake réussi un pari surprenant pour sa part, Ben Foster hallucinant encore plus survolté que dans Six Feet Under, sans compter les seconds rôles de marques tels que Paul Johansson, Lukas Haas, Bruce Willis, Sharon Stone, Chris Marquette et Amanda Seyfried. Bien que la mise en scène soit assez nerveuse et réaliste, malgré quelques temps morts, elle lorgne quand même beaucoup vers celle de Larry Clark. Mais en plus soft donc en moins brillant.

12/20

 

 

 

 

 

 

Musica : Aaron "Endless Song" ; Just Jack "Starz in Their Eyes" & "Hold On" & "No Time" ; Abd Al Malik "Gibraltar" Lifehouse "Empty Space" ; Guster "Ruby Falls"

 

The Stills "Still in Love Song" ; Thir Eye Blind "Narcolepsy" ; Old 97's "The New Kid" ; Jet "Shine On" ; Earlimart "All They Ever Do is Talk"

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The Notwist "Pick Up The Phone" ; Embrace "Ashes" ; Arcade Fire "Ocean of Noise" & "Antichrist Television Blues" & "The Well and the Lighthouse" & "Intervention" & "No Cars Go" (en fait tout l'album Neon Bible : une merveille)

 

Gomez "Girlshapedlovedrug" ; Alamo Race Track "The Northern Territory" ; Kasabian "Shoot The Runner" ; The Fratellis "Flathead" & "Baby Fratelli" ; Tokyo Police Club "Nature of the Experiment" ; Valérie Leulliot "Mon Homme Blessé"

 

Snow Patrol "You Could Be Happy" ; The Killers "Read My Mind" ; The Blood Arm "Do I Have Your Attention"Garbage "Bad Boyfriend" ; Ivy "Ocean City Girl"

 

Cotton Mather "Lily Dreams On" ; The Fray "She is" ; Sick Puppies "All The Same" ; The Pigeon Detectives "Romantic Type" ; Little Annie "Strange Love" ; Matmatah "La Cerise" ; Dolores O'Riordan "Ordinary Day" ; Young Love "Close Your Eyes"

 

Paul Westerberg "Time Flies Tomorrow" ; Starsailor "I Don't Know" ; Blackpool Lights "Crash Sounds" ; Let's Go Sailing "All I Want From You Is Love" & "Sideways"

 

Adam Merrin "Still Alright" ; Damien Rice "Coconut Skins" ; Longwave "Tidal Wave" & "Everywhere You Turn" & "Meet Me At The Bottom"

The Constantines "Soon Enough" ; The Magic Numbers "Take a Chance" ; Bloc Party "Two More Years" ; The Little Ones "Lovers Who Uncover" ......................

 

 CHANGING

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Jeudi 12 avril 2007

Ma petite Anaïs (même pas 1m60 lol) a tout de même fêté ses 20 ans le 5 avril, mon petit stage me laisse pas trop le temps de mettre à jour ce blog (mais ça va venir) alors je lance juste une petite pensée vite fait, pour dire que je n'ai pas oublié! Cet anniversaire a sûrement été pleinement fêté avec Mathieu et toute la clique, je ne peux que te souhaiter du bonheur en plus : bonus, bonus, bonus !! 20 énormes bizoux ma n'anaïs !

Par Marine - Publié dans : Les copains
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Jeudi 12 avril 2007

Le 1er Avril, et ce n'est pas une blague (ouh !! on a jamais dû la faire à ses parents) Léti a fêté ses 27 ans. Sans aucun doute une grande année pour mon petit chou puisqu'elle est devenue maman : Milan a pointé le bout de son nez donc j'en profite pour donner mes félicitation à papa Alex et Papy Denisss même si il s'en fout ! lol. Voilà ma pouldinette, je promets d'essayer de descendre sur Lyon avec les 3 Grâces Marine, Nina et Alex pour faire connaissance avec le Petit Loulou. Je te fais plein de gros bizoux et encore JOYEUX ANNIVERSAIRE !!

Par Marine - Publié dans : Les copains
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Jeudi 12 avril 2007

Yesterday, 11 avril, Mister Dessailly (non pas Marcel). Notre petit Simon est passé dans la cours des grands en fêtant ses 20 ans !! Comme tous les Iutes sont repartis dans leur patelins respectifs pour cause de stage, Simon est actuellement à Amiens où j'espère il a fêté dignement sa nouvelle dizaine ... ce dont je ne doute pas. En tout cas plein de bizoux de ma part mon petit Saïmone !

Par Marine - Publié dans : Les copains
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Lundi 19 mars 2007

A la bourre, a la bourre, je suis encore à la bourre (référence cachée à Alice au Pays des Merveilles) mais j'ai été occupée et j'ai donc plein de choses à raconter !!

 

 

Evènement : Ce mois-ci j'ai enfin trouvé mon stage, celui qui allait durer plus de deux mois, autant vous dire que je cherchais quelque chose de très intéressant pour ne SURTOUT pas m'ennuyer, j'avais déjà connu ça l'an dernier et il était hors de question de recommencer. Je me suis donc directement lancé dans les rédactions de journaux, de radios et de chaînes de télé, autant dire que j'ai reçu beaucoup de réponses négatives, quand j'en recevais ! J'échangeais par la suite des contacts avec l'INA, le CNC, Canal+, Première, Studio et décrochais un entretien à Libération ... C'est ainsi qu'avec mon acolyte Olivier, on décolla pour Paris avec à la clé une journée de folie à jouer les touristes qui se termina par le décrochage du stage ! Donc oui Mesdames et Mesdames, du 26 mars au 2 juin, je serais à Paris à bosser pour le journal Libération, principalement pour les élections et le Festival de Cannes.

 

Les salariés devraient apprendre aujourd'hui l'arrivée de l'homme d'affaires italien Carlo de Benedetti dans le capital du journal.<BR/>

 

Pas mal comme programme non ? Vais-je rejoindre les enfants de Don Quichotte sur les quais vous demandez-vous ? Et bien non, même pas : studio à Montmartre avec Aline, elle est pas belle la vie ?Enfin bref, je ne peux que me réjouir de bosser dans un journal (et pas n'importe lequel), sur le cinéma (les avants-premières sont à moiiii), dans la capitale (concerts, pièces, expos, visites, musées, la Seine, l'île St Louis, Le Marais, Les Champs, The Eiffel Tower, les Ponts ... Paris quoi ! ), avec mon Alex à portée de la main tous les jours (qu'est-ce que tu me manques toi) et les peut-être visites d'Olivier, Anliz, Margaux, Lak, Sophie, Marianne, Marlène...

 

Bref ce printemps 2007, Marine se transforme en Clara Sheller ...

 

 

TVVeronica Mars, enfin ! Cela fait un an et demi, deux ans que j’entends parler de cette série, de combien elle est géniale et intelligente et maintenant je vais pouvoir juger. Permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire : d’abord, qui est Veronica Mars ? Il y a quelques temps c’était une fille populaire du lycée de la ville de Neptune en Californie (Mars, Neptune, vous avez pigé le truc ?) avec un petit ami du nom de Duncan et une famille unie dont le père était le shérif de la ville. Ça, c’était avant. Avant que sa meilleure amie Lilly (la sœur de Duncan) ne se fasse tuer et que le shérif accuse à tort le puissant père de la jeune fille. Depuis monsieur Mars a perdu son travail, madame est partie pour ne jamais revenir et Veronica est devenue une paria. Pour tromper l’ennui en dehors du lycée, elle travaille pour son père dans son agence de détective et est bien décidée à découvrir ce qui est arrivé à Lilly Kane et pourquoi sa mère a quitté la ville. Découvrez les réparties cinglantes et les piques cynique d'une jeune fille qui n'a ni sa langue, ni son intelligence dans sa poche. Rencontrez un des meilleurs et plus compréhensif père qui soit en la personne de Keith Mars. Le tout sur fond d'opposition entre PCHers et 09ers (les bikers contre les riches fils à papa) dans une ville où de sombres secrets se cachent derrière les apparences et les images de poster en papier glacé. A noter un casting bêton (à part le boulet Duncan) et une révélation en la personne de Kristen Bell, une série qui allie les genres passant du teenshow à l'enquête policière avec tout le cynisme dont est possible la série, véritable révélation en 2004 aux States avec Desperate Housewives et Lost. La bande son est excellente, en commançant par le générique "We Used To Be Friends" par les Dandy Warhols, puis avec Electrelane, Old 97's,  Pete Yorn, Death in Vegas, The Streets, The Beatles, Under The Influence of Giants, Fountains of Wayne, Longwave, Ivy, Supreme Beign of Leisure, West Indian Girl, Thievery Corporation, Radio 4, The Postal Service, The Stills, America, Air, Spoon, Velvet Underground, Stereophonics, Earlimart, The Police, Bloc Party, The Rollung Stones, The Notwist, The Donnas, The Music, Louis XIV, Garbage .......... et j'en passe et des meilleurs. Bref jetez-vous sur la série, quant à moi j'attends avec impatience les saisons 2 et 3, d'autant plus que la CW, chaîne qui diffuse la série Outre-Atlantique, vient d'annoncer son intention de l'annuler.

Cliquez pour voir l'image en taille réelle

 

 

 

Books : En ouvrant Seras-tu là ? on sait qu'on a affaire à l'un des auteurs français favoris du grand public. Et on se demande si cette fois-ci encore, il va réussir à nous embarquer. A travers la vie de son héros, Elliott, Guillaume Musso aborde le thème du retour dans le passé. Si le titre évoque le Où es-tu ? de Marc Lévy, auteur à qui on le compare souvent, l'histoire est bien plus surnaturelle et irréelle. Que changerions-nous si nous pouvions retourner dans le passé et modifier le cours des événements ? L'histoire est improbable, baignée de bons sentiments, mais l'auteur sait manier le suspense et la force du roman réside surtout en cela, paradoxalement on ne lâche plus le livre une fois commencé. Malheureusement, au vu de la qualité de se précédents romans, ça m'étonnerait que Musso se soit réellement et sérieusement investi dans cette histoire, il est resté beaucoup trop en surface. Son éditeur lui fait-il pression pour qu'il écrive ses romans rapidement? Est-il en manque d'inspiration? Toujours est-il que ce roman est une petite déception, tout en restant de bonne facture. Alors Guillaume, la prochaine fois, seras-tu là?

Seras-tu là ?

 

 

A deux pas de la gare Montparnasse, Joss Le Guern exerce un drôle de métier. Ce natif de Guilvinec est, depuis sept ans, crieur de nouvelles. A l'heure du câble et du satellite, des e-mails et de l'Internet, il continue de déclamer les petits mots glissés dans son urne, trois fois par jour à heures fixes. Habituellement, les nouvelles se limitent à quelques déclarations d'amour ou de haine, petites annonces de quartier ou réflexions sur l'automne morose. Or, depuis quelques jours, d'étranges citations viennent se joindre au sympathique fatras du crieur. Des phrases rédigées en vieux français ou en latin, inquiétantes comme des prédictions morbides. Dès les premières pages, le livre intrigue. Pars vite et Reviens Tard de Fred Vargas est une enquête basée sur la peste, un commissaire en apparence désinvolte et des morts étranges au milieu d'une pagaille d'immeubles recouverts du chiffre 4 inversé. D'entrée de jeu, c'est prenant, on a envie de connaître la suite, on tente de deviner la fin et on va de surprise en surprise. Personnages fouillés et évitant tous les clichés auxquels on a droit en matière de polar, écriture dense et soignée, suspense soutenu, Fred Vargas n'a pas fini de nous enchanter par ses incursions dans les marges de notre société… et de nos consciences.


 

Pars vite et reviens tard

 

 

Les Coloriés d'Alexandre Jardin tente de prouver que oui, finalement les adultes ne sont pas indispensables, de même que les règles strictes qu'ils s'imposent sans que cela ne plaisent à personne, à part à une poignée de personne qui en tire profit. Pour cela l'auteur invente une île où tous les adultes sont morts suite à un naufrage et où les enfants s'organisent pour survivre en décidant de bannir à tout jamais la culture adulte. Leur vie se résume donc à jouer, à inventer, à imaginer (et a croire dur comme fer à tout ça)... Retour au monde adulte, en la personne d'Hyppolyte Le Play, ethnologue de son métier, père de 2 enfants qui croise un jour l'existence de Dafna, jeune coloriée d'environ 30 ans. Imprévisible et guidée par tout ses désirs et fantasmes, cette jeune femme-enfant va bouleverser sa façon de penser, son attidude adultesque...sa vie en gros. Il va apprendre à connaitre et à apprecier cette culture coloriée, jusqu'a ne plus pouvoir supporter l'hypocrisie adulte et tout ce qui va avec. L'histoire de départ paraissait originale mais j'ai été déçue. Ce roman là ne m'a pas transportée comme Fanfan ou Le Petit Sauvage, que j'avais adorés, et puis l'écriture "à la va-vite", semble montrer qu'il a mis moins de soin à l'écriture de celui-ci, bref pas un grand cru!

 

Les Coloriés


 

Copains : Ce mois-ci, les Guidos seniors au grand complet (ou presque ... n'est-ce pas Armelle et Marianne!) se sont rendus à Besançon pour un challenge inter-IUT regroupant les étudiants de Nancy, Strasbourg, Le Havre, Toulouse et Besançon. Ce fut une belle journée marquée par un magnifique voyage en bus, trois tous de rocade avant de trouver la sortie, un road movie monumental bientôt en DVD, la pluie, un campus pourri, un RU dégueu, de charmants encadrants, un amphi riquiqui, des strasbourgeois à manette, du Gad Elmaleh à foison (dis donc je suis un peu pompette !) un buffet dévalisé et le couronnement de notre équipe à une belle 3ème place sur le podium ... bref que des bons moments !

 

Béné is happy !

Daouda is Spielberg !

Elodie is tired !

Aimer c'est regarder dans la même direction : illustration by Elo, Marlène et Béné

 

Anne-Laure is (badly) singing !

Sophie, Aline and Béné are singing in the rain !

Marlène is not very happy ... but just at this time !

Simon is Tarantino !

 

 

Ciné : Changement de style et de genre pour Régis Wargnier, un vent de thriller souffle sur la France ces derniers temps... Mais quel bon vent ! Tout comme Guillaume Canet, il nous entraîne dans un cinéma bien trop longtemps absent des toiles françaises. Pars vite et Reviens Tard est un polar, un vrai, avec un commissaire taciturne, un méchant très intelligent, des personnages hauts en couleurs et un peu marginaux. Paris, et plus particulièrement le quartier de Beaubourg sont magnifiquement filmés et mis en valeur. Le choix de José Garcia aurait pu être l'erreur du film mais il s'avère le contraire, et cela dés les premières minutes du film : noir, précis, intense ce qui confirme son statut d'acteur des plus doués de sa génération. Rien à dire sur Michel Serraut, mystérieux, angoissant et émouvant, ni sur Nicolas Cazalé et Olivier Gourmet, tous deux excellents. Je regrette par contre la sous-exploitation de Lin Dan Pham, tout comme celle de son personnage Camille, et j'ai trouvé Marie Gillain et Lucas Belvaux inconsistants... Malgré l'adaptation qui diffère du roman dans son épilogue, ce film est plutôt bon et permet de compter Régis Wargnier parmi les nouveaux réalisateurs de polars à la française.

14/20

 

 

 

 

Blood Diamond avait tout en effet pour devenir le chef-d'oeuvre annoncé, tout pour devenir le nouveau pamphlet, ou le nouveau film politique à l'image de Lord of War. Mais c'était sans compter le pouvoir de l'argent et surtout le pouvoir d'Hollywood. Si, effectivement, Blood Diamond a le mérite de dénoncer les enfants-soldats en Afrique ainsi que le trafic de diamants, il présente ces évènements en dédouanant presque totalement le gouvernement américain. Grosse machine hollywoodienne, film d'action sur fond de propos politiques, c'est un peu le problème. Plusieurs thèmes cohabitent sans qu'aucun ne soit vraiment abordé à fond. En voulant tous les traiter, Edward Zwick ne fait que les effleurer : peu de choses sur le rôle ambigü des occidentaux dans le trafic des diamants, quelques scènes chocs sur les enfants-soldats auraient mérité d'être approfondies, l'incontournable histoire d'amour entre le bad boy (Leonardo DiCaprio très bon) et la belle journaliste (Jennifer Connelly bien cruche après Little Children) ne sert vraiment pas à grand chose. Bref, Blood Diamond reste du grand spectacle, toujours agréable à regarder, mais pour ceux qui, comme moi, s'attendait à un film plus politique, c'est une vraie déception.

11/20

 

 

On ne s’attaque pas à Molière de la même manière qu'une sympathique comédie contemporaine comme Mensonges et trahisons ou que l’on participe au scénario de Prête-moi ta main – les deux références de la carrière de Laurent Tirard jusqu’à présent. Le principe d’emprunter aux pièces de Molière sans réellement les adapter place le récit près d'un Shakespeare in love (pour l’introduction légère à l’œuvre d’un auteur classique). La recette utilisée par Tirard est donc éculée, mais elle conserve une efficacité certaine grâce à l’enthousiasme mis par les acteurs à jouer leurs rôles. Même si cela n’est pas une surprise, Luchini en bourgeois gentilhomme, Sagnier en femme savante, Baer en noble désargenté et beau parleur sont tous bons dans le registre comique et ont chacun leur instant de gloire dont ils savent tirer le maximum mais peuvent aussi agacer, tout comme leurs personnages. Romain Duris maîtrise lui aussi son sujet, bien qu’il doive sans cesse jongler entre deux personnages (Molière l’auteur qui découvre son style grâce à Elmire (Laura Morante, excellente), et Molière l’acteur interprétant un faux dévot à la Tartuffe pour échapper à la prison). Malheureusement, le film brille et ennuie à la fois à cause de la multiplicité des personnages et des intrigues.

 

11/20

 

 

Le Picha dernière cuvée fait peine à voir. Et encore ! Déjà, les cartoons de Tex Avery se révélaient incontestablement plus hilarant dans la suggestion de la pulsion sexuelle du loup que la situation des nains à poutre apparente (renommés pour l’occasion Branleur ou Trouduc.) Vidé de son avalanche de grossièretés prêtant seulement à sourire dans le meilleur des cas, Blanche-Neige, la suite frôlerait le néant et, à l’exception d’une poignée de soixante-huitards attardés, on imagine mal cette fanfaronnade toucher le public d’aujourd’hui. Seul le doublage de Cécile de France et Jean-Paul Rouve donne quelques points au film d'animation.

5/20

 

 

Odette Toulemonde est un film mignon. C’est la première pensée qui vient à l’esprit lorsque le générique de fin début, le sourire aux lèvres. Eric-Emmanuel Schmitt refuse presque totalement la guimauve, en préférant un mélange de réalisme social assez sordide et de rêverie innocente. La vie d’Odette est hautement désolante, voire désespérante, et pourtant ce petit bout de femme trouve le bonheur dans les moindres détails de son quotidien, exaltée par la prose à l’eau de rose de Balthazar Balsan, écrivain populaire qui ne s’assume pas comme tel. Dans le rôle titre, Catherine Frot illumine le film, même dans les chorégraphies ringardes sur du Joséphine Baker. Albert Dupontel se met au diapason même si son portrait de grand déprimé s’avère convaincant et paradoxalement assez haut en couleurs. Parmi les seconds rôles, on peut particulièrement louer les jeunes acteurs incarnant la progéniture d’Odette. Odette Toulemonde ne recherche pas la poésie à tout prix, distille les petits détails incongrus (dont un gag récurrent avec un néo Jésus assez désarçonnant et une course de tricycle entre deux Starsky et Hutch en herbe) et préfère miser sur la comédie romantique. Vous vous laisserez aisément emporter par ce film frais et léger, dont la grâce inattendue s’avère des plus touchantes

 

13,5/20

 

 

History Boys se présente comme une anti-thèse à American Pie et autres « teen movies » à la gloire des cancres. Les ados du film de Nicholas Hytner sont en effet des élèves brillants, tous promis aux meilleures universités de l’Angleterre du début des années 1980. Bien sûr, l’idéal est de viser au plus haut, c'est-à-dire Oxford ou Cambridge, mais il faudra leur apprendre la petite touche d’originalité, de pensée personnelle, qui les rendra tous unique. Partagés entre un vieux professeur de lettres fantasque et à l’homosexualité difficilement refoulée, et un remplaçant venu exacerber leur sens critique vis-à-vis de l’Histoire, les héros de History Boys se découvrent peu à peu, créant leurs visions du monde à coups de citations et de bravades. Ca vous rappelle quelque chose ? Non, vraiment je vois pas ... Le Cercle des Poètes Disparus dites-vous ? Eh bien oui, et pas qu'un peu tout en ne surpassant absolument pas son aîné, dans sa première moitié, History boys est un jeu de références d’une intelligence tourbillonnante, certes souvent plus proche du théâtre filmé que du cinéma, mais peu nous importe. On se régale de cette écriture impertinente, souvent très drôle. Malheureusement, un virage mélodramatique s’effectue durant la seconde partie de l’œuvre, l’entraînant vers des sentiers bien connus (grâce à vous savez quel autre film). Plus laborieuse et prévisible, cette longue conclusion reste touchante grâce aux interprètes et au texte, mais empêche le film de séduire totalement. Il n’en demeure pas moins d’une grande classe, dispersant ça et là, entre deux dialogues éclatants, quelques touchantes réflexions sur l’existence et l’importance du savoir.

 

13/20


 

Cette nouvelle exploration de l'usine à rêve hollywoodienne n'étonne pas de la part de David Lynch puisqu'il a traité le même sujet avec Mulholland Drive. Mais après une heure passionnante, notamment grâce aux excellentes prestations de Laura Dern et Justin Theroux INLAND EMPIRE part complètement en vrille au point d'annihiler toute forme de logique. Visiblement persuadé qu'un film n'est qu'une affaire de sensations, le cinéaste ne dit plus rien du tout et se laisse aller à ses tics et obsessions favorites. Le problème est que le film ne tient pas la route sur le plan esthétique avec sa DV hideuse et ses éclairages pourraves. Où est passée l'extrême élégance de ses précédents opus ? Alors évidemment, certains passages sont tout simplement géniaux et nous emportent là où peu de cinéastes sont capables de nous emmener, mais faut-il pour cela souffrir durant trois longues heures de projection ? Inland Empire est un film humain. Inland Empire est un documentaire animalier. Inland Empire est un film sur le désir. Inland Empire est un film sur la répulsion. Inland Empire est un film célibataire. Inland Empire est un film polygame. Inland Empire est un film enfantin. Inland Empire est un film cérébral. Inland Empire est un mauvais Lynch. Inland Empire est un des meilleurs Lynch... En clair, Inland Empire est un film qui divise les opinions. Mais c'est un film qui a un but : mettre le spectateur dans le flou. Et il réussit en partie son objectif, car à chaque fois que l'on commence à voir une once de possibilité à cette incohérence, David Lynch en rajoute une couche. Mais au bout d'un moment, on lâche prise et ça tombe à l'eau.

 

7/20

 

 

 

En choisissant de filmer la biopic d’une artiste aussi exceptionnelle que pittoresque, on pouvait penser à une démarche purement mercantile. Le matraquage médiatique opéré depuis quelques semaines n’étant pas là non plus pour rassurer, même si la bande annonce filait déjà des frissons. Pourtant, rapidement, il faut se rendre à l'évidence : Olivier Dahan a gagné son pari et réussit à nous faire partager les angoisses et les malheurs (très nombreux) de La Môme que nous ne connaissons finalement pas tant que cela si on est né après les années 70. Quelle vie ! quel cortège de malheurs ! Même Zola en serait tout retourné ! La réalisation est savamment orchestrée, il choisi de nous dévoiler l’histoire de Piaf en montage alterné, évitant ainsi l'ennui chronologique, dans une remarquable mise en scène, avec des prodigieux plans séquences et une BO composée des plus grands standards de la Piaf. Appuyé par des acteurs au sommet de leur forme (Jean-Paul Rouve, Emmanuelle Seigner, Clotilde Courau, Sylvie Testud, Jean-Pierre Martins, Pascal Greggory), La Môme est un film attachant et sincère. Mais cette détermination aurait été vaine si Olivier Dahan n’avait su trouver en Marion Cotillard une interprète d’exception (Edith Piaf dans son propre rôle). Désincarnée, elle est habitée par le rôle jusqu’au bout des ongles. Son grand mérite est de nous faire découvrir cette femme, avec ses qualités et ses défauts, sans aucune concession ou complaisance. Edith Piaf m'apparaît aujourd'hui comme l'alchimie entre fragilité, force, gouaille, entêtement, amour, surmontant tous les obstacles dressés par la vie sur sa route, rebondissant à chaque fois qu'elle semblait finie, jusqu'à ce que le seul événement qui puisse la vaincre survienne, la perte de son amour.

 

16/20

 

 

Après Goodbye Lenin! qui sonnait le renouveau du cinéma allemand en voici l'apothéose ! Quand on sait que La Vie des Autres est le premier long métrage de Florian Henckel von Donnersmarck, on ne peut qu'être époustouflé par la maîtrise dont fait preve le jeune réalisateur allemand. Grâce à une reconstitution minutieuse de la RDA des années 80, Henckel crée un univers oppressant et paranoïaque. Florian Henckel von Donnersmarck est un auteur à part entière et démontre, par la virtuosité et la puissance émotionelle de son scénario, qu'il sait parfaitement arriver à ses fins, en jouant avec les codes habituels du cinéma de genre (celui vu et revu de l'espionnage) mais en délivrant une oeuvre des plus abouties et avant tout des plus humaines. Le film se concentre sur l'évolution de la mentalité d'un des lieutenants de la Stasi (police politique Est-Allemande) en brouillant ainsi la frontière entre le Bien et le Mal. Celui qui apparaît au tout début du film comme le bourreau, ne deviendra que plus humain car soumis à des choix et s'affranchissant des codes et des décisions de l'état-major. Véritable travail d'orfèvre, servi par un casting éblouissant de véracité : Sebastian Koch en metteur en scène "révolutionnaire" et surtout Ulrich Mühe, qui illumine véritablement le film, interprétant celui qui deviendra le fameux HGW d'une manière très sobre mais profondément touchante. Un film fort, complexe, riche et fascinant dont tous les éléments - acteurs, photo, scénario et musique de Gabriel Yared - sont au diapason et dont ressort une énergie profondément optimiste : celle de la création artistique et de la puissance du libre-arbitre.

 

18/20

 



 

On le savait depuis pas mal de temps, Steven Soderbergh est un réalisateur qui accumule les genres et les expériences cinématographiques singulières avec plus ou moins de réussite. Cette fois-ci avec The Good German, il s'attaque aux films noirs américains des années 40-50 dans le style de La Soif du Mal d'Orson Welles ou des premiers Hitchcock. L'expérience promettait d'être intéressante car Soderbergh a tourné son film dans les mêmes conditions de tournage que ses pairs, à savoir la même direction d'acteurs, le noir et blanc, la musique démonstrative lors des coups de théâtre, ainsi que les fondus au noir en fin de séquence. L'esthétisme du film séduit : avec ses jeux réussis d'ombres et de lumières, son noir et blanc classieux et ses acteurs impliqués : George Clooney très bon et Cate Blanchett excellente et métamorphosée mais Tobey McGuire bon à frapper), The Good German réussit le pari de replonger le spectateur dans l'ambiance des vieux films américains. En revanche, l'intrigue - quelque peu embrouillée - n'est guère passionnante. L'enquête policière rate tous ses effets de surprise et le rythme est beaucoup trop lent. En outre, le film met trop de temps à démarrer et ne dévoile ses véritables intentions (et son intérêt) que dans une seconde partie un peu plus intéressante. Ainsi, se dessinent quelques réflexions sur l'après guerre plutôt bienvenues. Dommage que globalement, le fond et la forme ne s’unissent jamais pour former un tout cohérent et que la tentative de Soberbergh finisse par ne ressembler qu’à un simple (et vain) exercice de style.

 

12/20

 

 


Encore un film coup de poing sur l'Afrique, et le ballet des dictateurs qui la saigne. Cette fois ci, c'est le tour d'Idi Amin Dada que je ne connaissais que de nom et de l'Ouganda. Une fois de plus, nous découvrons un dictateur mis en place en fonction des intérêts occidentaux (les britanniques en l'occurrence), qui devient incontrôlable et fait preuve de la plus grande cruauté pour s'accrocher à son pouvoir. Disons-le tout de suite, Le Dernier Roi d'Ecosse de Kevin Macdonald n'est pas un film sur Amin Dada. C'est en fait l'histoire d'un jeune médecin écossais naïf, en quête d'aventure qui va se laisser embrigader par un incroyable manipulateur politique. Au lieu de faire appel à la mise en scène cliché du film-portrait sur un tyran, le jeune réalisateur nous plonge dans le point de vue du véritable personnage principal qu'est ce jeune homme influençable. Le mélange réel-fiction est un habile mélange, du coup, on ne découvre que petit à petit, comme lui, les crimes de ce monstre imposant qui semblait être une victime devenue libérateur de son pays. Voilà une fantastique réflexion sur le despotisme et son endoctrinement. Faut-il alors être toujours suspicieux et sur ses gardes lorsqu'il s'agit de politique? Le film pose cette question dérangeante. Le film doit également beaucoup à l'énorme prestation d'un Forest Whitaker en grande forme. Il incarne parfaitement cet homme à la fois leader charismatique et cruel dictateur. L'acteur est sensationnel dans ce rôle d'assassin cruel, de démagogue égocentrique mais pourtant charmeur et aussi souvent puéril. Face à ce phénomène, James Mac Avoy tire son épingle du jeu, passant du statut de jeune insouciant opportuniste à celui de rebelle lorsqu'il comprend enfin ce qui se passe vraiment. Bref l'oscar de Forest Whitaker est une évidence pour ce brillant et dérangeant docu-fiction.

 

16/20

 

 

 

 

Enfin le deuxième volet de ce diptyque sur la bataille d'Iwo Jima. Si il ne manquait pas grand chose pour que Mémoires de nos Pères soit un grand film, ce n'est pas le cas pour Lettres d'Iwo Jima. Plus qu'un film de guerre, il s'agit avant tout d'un drame humain ponctué de séquences de bataille impressionnantes, le plus important pour Eastwood étant avant tout de raconter l'histoire à travers les yeux de ses personnages. Un film d'exception, très émouvant (émotion souvent portée par la musique minimaliste du fiston Kyle Eastwood), porté par les mêmes qualités techniques que son prédécesseur. Davantage focalisé sur les personnages que sur le conflit, le long métrage dresse le portrait d’un groupe d’hommes qui, se sachant condamné, va se battre jusqu’à la mort, selon ses principes et son code d’honneur. Ce faisant, Eastwood pulvérise le manichéisme et le patriotisme en vigueur dans bon nombre de films de guerre, et prouve à quel point le conflit a été un choc des cultures. Mus par des valeurs telles que la fierté ou la dignité, les soldats du Général Kuribayashi (campé par le charismatique Ken Watanabe), s’avancent courageusement vers une mort certaine. Et, non sans dénoncer l'absurdité et l'inutilité de la guerre, Clint Eastwood nous rend leur destin bouleversant.

 

15/20

 

 

 

Musica : Clap Your Hands Say Yeah "In This Home on Ice" ; The Roots "The Seed" ; The National "Lucky You" & "About Today"

No Doubt "Just a Girl" & "Don't Speak" ; Clint Mansell "The Last Man" (from the soundtrack of The Fountain) ;TV On The Radio "Wolf Like Me"

The Shins "Australia" ; The Decemberists "Summersong" ; Lynyrd Skynyrd "I Need You" & "Tuesday's Gone" ; Badly Drawn Boy "Once Around The Block" ; Beirut "Brandenburg" ; Mika : l'album complet Life in Cartoon Motion, une merveille

The Dandy Warhols "We Used to be Friends" ; Anaïs "Christina" ; Tori Amos "Cornflake Girl" ; Damien Rice "Rootless Tree"

Kaiser Chiefs "Ruby" ; Snow Patrol "Make This Go On Forever" ; Klaxons "Golden Skans" ; Bloc Party "I Still Remember" & "Kreuzberg" ; Cold War Kids "Hospital Beds" & "We Used to Vacation"

Pierre Guimard "Stéphanie" ; Guster "Satellite" ; Pete Yorn "Just Another" ; Just Jack "Writer's Block"

The Blood Arm "Suspicious Character" ; Under The Influence of Giants "Hi-Lo" ; The Tatianas "Crackhead" ; Silversun Pickups "Lazy Eye" & "Rusted Wheel" & "Three Seed" (gros coup de coeur)

 

Janis Joplin "Mercedes Benz" ; Matt Costa "These Arms" ; Air "Once Upon A Time" ; Patrick Park "Life is a Song" ; Longwave "Here It Comes" ; America "Ventura Highway" ; Arcade Fire "Rebellion" ...

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Mercredi 14 mars 2007

 

Laky, Laky you're so Laky ... Mr Lachman fête son 21ème anniversaire, la majorité y'a encore pas si longtemps faut pas l'oublier !! Que dire, que dire ... petit junior t'as débarqué en septembre un peu sur ta planète, beaucoup dans ton monde et ça ne fait donc pas très longtemps que je te connais, mais tes très bons goûts en musique et en cinéma m'ont indéniablement accroché, faudrait vraiment qu'on se démerde pour voir films et concerts plus souvents ensemble ! Tiens, juste pour te faire enrager : j'ai ma place pour Scissor Sisters ... t'as les nerfs ? T'as plus qu'à venir avec nous lors d'une escapade à Paris ...

Voilà Alexandre (on sera passé par tous tes surnoms je crois), le seul truc que je peux te souhaiter c'est du Arcade Fire, du Au Revoir Simone, du Antony & the Johnsons, du Cat Power, du Keren Ann, du CocoRosie, du Beirut ; du François Ozon, du Susanne Bier, du Yimou, du Fincher (surtout du Fincher). Peut-être des Eurockéennes, du Printemps de Bourges, du Rock en Seine ...

21 gros bizoux toi

Par Marine - Publié dans : Les copains
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Jeudi 8 mars 2007

Et en ce 24 février de l'an de grâce 2007, c'était au théâtre du Châtelet qu'il fallait être pour espérer croiser toute la fine fleur du cinéma français, venu dans l'espoir de remporter un précieux César.

 

 

 

 

 


Pour cette 32ème cérémonie, Valérie Lemercier avait accepté de resigner malgré le manque de chaleur et d'ambiance que lui avait fourni la salle l'an passé, nous ne nous en plaindrons pas tant, cette année encore, elle a fait preuve de folie (dans le bon sens du terme), d'un humour décapant, osant tout : de la chanson d'entrée sur Zouk Machine à la chorégraphie sur Rabbie Jacob, du jeu de mots vaseux "Jus d'orange-Jude Law" aux sketchs avec Thierry Lhermitte, en passant par un César du meilleur second rôle ... qu'on se le dise : Valérie Lemercier sait tout faire et elle le fait bien !


 

 

 

 MEILLEUR FILM

  • Indigènes de Rachid Bouchareb
  • Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret
  • Lady Chatterley de Pascale Ferran
  • Ne le dis à Personne de Guillaume Canet
  • Quand j'étais chanteur de Xavier Giannoli

 

Bouh !! pas contente.  J'ai vu Lady Chatterley, j'ai bien lu les critiques qui l'encensait ...et je n'ai pas DU TOUT aimé le film. Je suis d'accord que la réalisatrice a eu le mérite de faire le film qu'elle voulait, quitte à attendre 10 ans pour le faire, même avec très peu de moyens ... mais cela reste un film ennuyeux, prétentieux et très mal joué (on y reviendra plus tard avec la meilleure actrice). En essayant de faire dans le minimalisme contemplatif (n'est pas Terrence Malick qui veut), le film se perd avec pourtant un sujet potentiellement intéressant, mais si mal exploité (l'ouverture des sens d'une jeune mariée délaissée par un mari infirme avec un garde-chasse bourru, limite demeuré). Pour moi le titre de film de l'année aurait dû être partagé entre Je vais bien, ne t'en fais pas, gros tsunami d'émotions pour près de 900 000 spectateurs, et Ne le dis à Personne, conseil qui n'a pas été suivi puisque près de 2 800 000 de spectateurs se sont retrouvés dans les salles.


 

  

MEILLEUR REALISATEUR

  • Alain Resnais pour Coeurs
  • Rachid Bouchareb pour Indigènes
  • Philippe Lioret pour Je vais bien, ne t'en fais pas
  • Pascale Ferran pour Lady Chatterley
  • Guillaume Canet pour Ne le dis à Personne


 

Il n'y avait pour moi aucune hésitation dans cette catégorie : Guillaume Canet ou rien, mais j'avais très peur du classicisme affiché depuis tant d'années par l'Académie. Si Alain Resnais l'avait emporté je crois que j'allais au théâtre du Châtelet pour faire un carnage ... mais il n'en fut rien et celui à qui je prédis un brillant avenir en réalisation plus qu'en jeu (plus jeune lauréat du césar du meilleur réalisateur à 33 ans), est venu chercher sa statuette les larmes aux yeux et des trémolos dans la voix, remerciant chaleureusement l'équipe qui l'a entouré, sa famille et blablabla, et pourtant il en a ch**r avec ce film comme il l'avait expliqué à l'avant-première. Bref pour une deuxième réalisation (c'est quand même un peu de ça qu'il s'agit), j'ai trouvé la mise en scène originale, innovante et culotté (nombreux plans-séquences et jeux de flairs très réussis).


 

MEILLEUR ACTEUR

  • Michel Blanc pour Je vous trouve très beau
  • François Cluzet pour Ne le dis à Personne
  • Jean Dujardin pour OSS 117, Le Caire : nid d'espions
  • Alain Chabat pour Prête-moi ta main
  • Gérard Depardieu pour Quand j'étais chanteur


 

Encore une fois absolument ravie pour le petit François, après une période assez difficile où son talent n'était bizarrement plus reconnu et donc où les rôles se faisaient rares, 2006 fut un peu l'année de la renaissance avec le rôle formidable d'Alex Beck, pour lequel il est ici récompensé et une apparition drôlissime dans Quatre Etoiles, grâce à laquelle il est également nominé pour le meilleur second rôle. Si cela n'avait pas été François Cluzet, ça n'aurait pu être que Jean Dujardin à qui, cette fois, je prédis une explosion en tant qu'acteur dans les prochaines années. Ce gars peut tout jouer et de manière admirable.

 

 

MEILLEURE ACTRICE

  • Cécile de France pour Fauteuils d'orchestre
  • Catherine Frot pour La Tourneuse de pages
  • Marina Hands pour Lady Chatterley
  • Charlotte Gainsbourg pour Prête-moi ta main
  • Cécile de France pour Quand j'étais chanteur



Pour cette catégorie je n'avais pas de grandes attentes, pas de véritables coup de foudre mais un petit coup de coeur pour Charlotte Gainsbourg, impériale et surprenante pour un rôle dans Prête-moi ta main, où elle se lâche enfin et dévoile un humour décapant. Mais non le grand gagnant de la soirée est récompensé par l'entremise de Marina Hands, dont je n'ai pas aimé le jeu dans Lady Chatterley. Je l'ai trouvé trop fade, trop molle, trop chiante et très niaise !! Alors qu'elle avait déjà été nominée l'an dernier à l'espoir pour les âmes grises, je n'avais déjà pas accroché à son jeu. Encore un talent incompris ... de moi en tout cas !



 

 

MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE

  • Guy Marchand pour Dans Paris
  • Kad Mérad pour Je vais bien, ne t'en fais pas
  • Dany Boon pour La Doublure
  • André Dussollier pour Ne le dis à Personne
  • François Cluzet pour Quatre Etoiles


Aaaaah !! il ne pouvait pas en être autrement tant Kad a fait ici une interprétation bouleversante d'un père impuissant face à la détresse de sa fille. Pourtant la concurrence était rude face à Guy Marchand, un père dépassé par la dépression et le je-m'en-foutisme de ses fils, François Cluzet en coureur de Formule 1 toqué mais fortuné et André Dussolier en père flic décidé à venger la mort de sa fille. En bref, il fallait être un père en difficulté pour espérer le césar cette année.



 

 

 

MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE

  • Dani pour Fauteuils d'orchestre
  • Valérie Lemercier pour Fauteuils d'orchestre
  • Mylène Demongeot pour La Californie
  • Bernadette Lafont pour Prête-moi ta main
  • Christine Citti pout Quand j'étais chanteur



Enfin ! 14 ans après sa victoire pour Les Visiteurs et un an après sa nomination pour Palais Royal, Valérie Lemercier remporte pour la seconde fois la fameuse statuette. Complètement surprise, elle n'avais rien préparé, a vite récupéré son césar, vite remercié, un peu émue quand même, mais est vite revenue sur scène : elle "avait une émission sur le feu" quand même!  Tout ça pour dire qu'elle méritait, selon moi, ce césar pour son rôle d'actrice au bord de la crise de nerfs et donc forcément drôle dans Fauteuils d'orchestre.

 


 

MEILLEUR ESPOIR MASCULIN

  • Georges Babluani pour 13 Tzameti
  • James Thiérrée pour Désaccord Parfait
  • Radivoje Bukvic pour La Californie
  • Vincent Rottiers pour Le Passager
  • Arié Elmaleh pour L'école pour tous
  • Malik Zidi pour Les Amitiés maléfiques

Après 4 nominations, Malik Zidi (un autre fils à Papa après la fille à maman Marina Hands) remporte enfin l'espoir, même s'il n'en est plus vraiment un. Je n'ai pas vu Les Amitiés Maléfiques, mais quatre nominations, même infructueuses, sont quand même un signe de qualité, regardez Martin Scorsese ! Bref, pour mon choix, j'aurais plus choisi James Thiérrée, dandy au flegme britannique et petit-fils de Charlot.


 

MEILLEUR ESPOIR FEMININ

  • Aïssa Maïga pour Bamako
  • Mélanie Laurent pour Je vais bien, ne t'en fais pas
  • Déborah François pour La Tourneuse de pages
  • Marina Hands pour Lady Chatterley
  • Maïwenn pour Pardonnez-moi

Melanie-laurent

 


J'avais dit dans ma critique de Je vais bien, ne t'en fais pas que si Mélanie Laurent n'avait pas le césar je me pendais ... je suis toujours vivante malheureusement pour vous ! Sa prestation en jeune perturbée et effondrée par la disparition de son frère jumeau et l'indifférence de son père, fut tellement émouvante qu'il ne pouvais en être autrement. Ce fut d'ailleurs la gagnante la plus émue de la soirée, demandant à Vincent Lindon de lui tenir la main tandis qu'elle remerciait famille, amis et bien sûr Julien Boissellier, lui aussi en pleurs.

 


MEILLEURE PREMIERE OEUVRE

  • 13 Tzameti de Gela Babluani
  • Je vous trouve très beau d'Isabelle Mergault
  • Les fragments d'Antonin de Gabriel Le Bomin
  • Mauvaise Foi de Roschdy Zem
  • Pardonnez-moi de Maïwenn

 

Je n'ai pas vu Je vous trouve très beau ... Honte à moi ? je ne sais pas, le sujet du film ne m'intéressait pas à l'époque et le succès public du film ne m'a toujours pas donné envie de le voir. Isabelle Mergault se remettant d'une opération à la mâchoire, c'est donc son acteur Michel Blanc qui est venu recevoir le prix et lire un petit mot de la réalisatrice. Bref comme vous l'aurez compris ce n'est pas mon coup de coeur de l'année, mais je n'en avais pas vraiment dans cette catégorie. En effet Mauvaise Foi est encore trop inaboutti mais ce n'est qu'un premier film, il faut voir par la suite ce que Roschdy Zem nous réserve. Par contre Pardonnez-moi, malgré l'antipathie que j'ai pour Maïwenn, est plutôt réussi.

 


MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL

  • Danièle et Christopher Thompson pour Fauteuils d'orchestre
  • Olivier Lorelle et Rachid Bouchareb pour Indigènes
  • Isabelle Mergault pour Je vous trouve très beau
  • Laurent Tuel et Christophe Turpin pour Jean-Philippe
  • Xavier Giannoli pour Quand j'étais chanteur


Si il y a bien une récompense que je peux accorder à Indigènes, malgré la déception et la surmédiatisation qui a été fait dessus, c'est celle du scénario, car je suis d'accord que le message à délivrer était important. Malheureusement par la suite le fond et la forme n'ont pas suivi. J'aurais donc préféré que Fauteuils d'orchestre soit récompensé pour son brillant scénario, comme c'est souvent le cas pour un film choral.


 

MEILLEURE ADAPTATION

  • Jean-Michel Ribes pour Coeurs
  • Olivier Adam et Philippe Lioret pour Je vais bien, ne t'en fais pas
  • Pierre Trividic, Roger Bohbot et Pascale Ferran pour Lady Chatterley
  • Philippe Lefebvre et Guillaume Canet pour Ne le dis à Personne
  • Jean-François Halin et Michel Hazanavicius pour OSS 117, le Caire : nid d'espions

"Lady Chatterley" a été le film le plus récompensé cette année : César du meilleur film, meilleure photo, meilleurs costumes, et meilleure adaptation pour Pascale Ferran (au centre), Roget Bohbot, et Pierre Trividic (Sipa)


Encore une fois Lady Chatterley est récompensé, là aussi je peux comprendre même si je n'approuve pas complètement. Adapter un roman du XIXème siècle avec les contraintes de costumes, de dialogues, de lieux ... a dû être un sacré boulot, comme a pu être celle d'un polar avec une multitude d'intrigues et de personnages (Merci Harlan Coben pour Ne le dis à Personne), celle d'une pièce de théâtre (Coeurs) ou de romans (Je vais bien, ne t'en fais pas et OSS 117), je crois donc que pour cette série ça a du être un peu la loterie.

 


 

 

MEILLEURE MUSIQUE

  • Gabriel Yared pour Azur et Asmar
  • Mark Snow pour Coeurs
  • Arman Amar pour Indigènes
  • Jérôme Lemonnier pour La Tourneuse de pages
  • Mathieu Chédid alias -M- pour Ne le dis à Personne

Le César de la meilleure musique écrite pour un film a été décerné à Mathieu Chedid, pour "Ne le dis à personne", second film le plus primé cette année (meilleur montage également) (Sipa)


Encore heureux que ce soit la meilleure bande originale française de l'année qui l'ai remporté, en effet Mathieu Chédid, en jouant simplement de sa guitare à la première vision du film de Canet, a sû retranscrire l'instinct et l'ambiance personnelle et particulière à ce film. Pour ce qui est des autres nominés, aucunes de leurs musiques ne m'a particulièrement marqué, je tiens quand même à faire un petit clin d'oeil à la BO de Gabriel Yared mais pour le film allemand La vie des autres, la meilleure qu'il ai faite depuis longtemps.

 


 

MEILLEUR MONTAGE

  • Hervé De Luze pour Coeurs
  • Sylvie Landra pour Fauteuils d'orchestre
  • Yannick Kergoat pour Indigènes
  • Hervé de Luze pour Ne le dis à Personne
  • Martine Giordano pour Quand j'étais chanteur


Nominé à deux reprise et déjà multiple vaincqueur dans cette même catégorie, Hervé De Luze n'a pas eu à souffrir de l'éparpillement des votes et remporte son cinquième César pour Ne le dis à Personne. Il a en effet effectué un travail admirable sur l'adaptation du polar d'Harlan Coben, intégrant parfaitement les flash-backs et autres rêves à l'histoire sans que celle-ci en souffre et reste ainsi tout à fait compréhensible.

 


 

MEILLEUR DOCUMENTAIRE

  • Dans la peau de Jacques Chirac de Karl Zéro et Michel Royer
  • Ici Najac, à vous la Terre de Jean-Henri Meunier
  • La fille du Juge de William Karel
  • Là-bas de Chantal Akerman
  • Zidane, un portrait du XXIème siècle de Philippe Parreno et Douglas Gordon

Là j'ai un petit pincement : j'ai plutôt apprécié Dans la peau de Jacques Chirac, mais pas jusqu'à en faire le meilleur documentaire de l'année. Le fait de placer la voix de Didier Gustin sur des images d'archives fait plutôt passer le film du côté de la farce que du réel documentaire. Je n'ai pas vu les autres film mais Ici Najac est apparement une magnifique tranche de vie, Zidane une réelle prouesse technique et La fille du Juge un vrai témoignage d'investigation...


 

MEILLEUR FILM ETRANGER

  • Babel d'Alejandro Gonzales Inarritu
  • Le Secret de Brokeback Mountain d'Ang Lee
  • Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris
  • The Queen de Stephen Frears
  • Volver de Pedro Almodovar

Little Miss Sunshine est clairement mon film préféré de l'année mais je n'osais pas espérer une victoire de ce film atypique, sentiment augmenté par la présence dans la salle de Pedro Almodovar, petit choucou des français. Mais quand Hillary Swank a annoncé : "Little Miss Sunshiiiiiiiine" j'ai sauté de joie ! On a ensuite eu droit au plus grand fou rire de la soirée avec la caresse explicite du distributeur à son cher césar. Bref dans cette catégorie, chacun des films était également très bon, mais on a tous un chouchou ...


 

 

CESARS D'HONNEUR

"Hey Jude don't make it bad. Take a sad song and make it better " Ouaiiiis je sais on lui a jamais faite !! En tout cas à l'âge fatidique de 34 ans Jude Law reçoit son premier César ... d'honneur : va-t-il mourir, sa fin est-elle proche, met-il un terme à sa carrière ? Noooon je vous rassure tout de suite il s'agit juste d'un encouragement pour une carrière qui s'annonce longue, car comme l'a dit Juliette Binoche "il est trop jeune" -> clair, net et précis. Je ne suis pas extrêmement fan du jeu Law (trop plat et répétitif à mon goût) mais il peut néanmoins arriver à des trucs surprenants (Bienvenue à Gattaca, Stalingrad, Cold Mountain...). Bravo donc au petit jeunot Jude, surtout pour ses quelques mots de français.

 


 

 

 

Deuxième césar d'honneur, décerné cette fois pour commémorer une longue et fructueuse carrière, pour Marlène Jobert par le Président de cette année, Monsieur Claude Brasseur. Arrivée plutôt impressionnée et un peu pompette, Marlène Jobert, que l'on connait plus aujourd'hui en tant que maman d'Eva Green, a fait un petit discours sur les gens avec qui elle a travaillé au cours de sa carrière et a tenu à les remercier : Jean-Luc Godard, Louis Malle, Yves Robert, Michel Audiard, Jean-Paul Rappeneau, Philippe De Broca, Claude Chabrol, Maurice Pialat, Robert Enrico, Calude Lelouch ... Malheureusement Marlène Jobert représente plus pour moi une conteuse qu'une actrice, aujourd'hui encore quand j'entends sa voix, je me calme et j'écoute !

 

 


 

Voilà "mes petite châtons", c'est fini pour cette année, je suis plutôt très contente du palmarès de cette année (sauf pour le meilleur film mais ne remuons pas le couteau dans la plaie), qui a su faire la part belle aux films d'auteurs comme aux films plus commerciaux, aux succès critiques comme aux succès publics, aux acteurs comiques comme aux acteurs tragiques, aux néophytes comme aux confirmés, à la polémique comme à la fraîcheur. Et pour parler un peu plus sérieusement je terminerais par paraphraser Pascale Ferran : ne laissons pas la violence économique tirer nos goûts par le bas car il faudra toujours quelqu'un pour oser prononcer le mot "culture" ...

 

Par Marine - Publié dans : Ciné
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Vendredi 2 mars 2007

 

Sophie, Sophie, Sophie ... ça y est tu les as tes 22 ans !! Alors tout ce que je peux te souhaiter c'est de les fêter dignement un grand nombre de fois (Spinaliens, Lyonnais, Vitellois et nous les Nancéens avec une Crêpes Party ?), que tous tes petits soucis actuels s'en aillent vite, qu'on termine enfin cette année tous ensemble (bon Marianne tu reviens oui ou merde??)  et que nos stages se déroulent à merveille ... c'est déjà pas mal !!

22 gros bizoux à toi !

Par Marine - Publié dans : Les copains
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