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Jeudi 4 janvier 2007

TV : David Nolande d'abord qu'est ce que c'est ? C'est une série française du genre fantastique, autant dire qu'on s'attend au pire... Du coup ça a attiré mon attention. Le pitch en gros nous dit ceci : David Nolande, un publiciste dans le vent est le genre de type qui a réussi : belle carrière, gentille petite famille avec une femme et une fille. Tout son univers bascule un soir où il a un accident de voiture et tue une vieille gitane dans sa caravane. Il n'est pas reconnu coupable par le tribunal mais à la sortie, un gitan lui jette un sort " Tu devras sauver beaucoup de vie pour celle que tu as prise. Sinon, l'un des êtres que tu aimes mourra ". Depuis ce jour là, Nolande fait des cauchemars prémonitoires sur la mort de quelqu'un qu'il doit sauver au risque de voir ses proches mourir  En 6 épisodes, la série a réussi à se crée un univers et une dynamique propre. Ça lorgne vers les séries fantastiques américaines c'est certain (Dead Zone notamment), mais ça apporte sans conteste un souffle nouveau à la production française. Un casting plutôt réussi (Dieffenthal et Foulquier en tête, mais penser à fouiller un peu plus les persos d'Elsa Kikoïne et Edouard Montoute), une histoire prenante (quoique répétitive), une réalisation soignée et une photographie magnifique, la saison 1 nous laissant un peu sur notre faim, il ne reste plus qu'à attendre la suite en cours d'écriture.

 

 

 

 

Ciné : Qu'a donc bien voulu nous dire Alain Resnais dans Coeurs ? Voilà une question qui restera sans réponse. Une galerie de personnages assez improbable, des situations qui se perdent sans jamais être parti de leur point de départ, un jeu d’acteur peu inspiré (hormis Laura Morante), un scénario dont on attend jusqu’à la fin le décollage. Alain Resnais n'est pas un réalisateur, c'est un metteur en scène. Tout, dans ses films, est inspiré du théâtre ce qui lui donne un air prétentieux et cette fois la sauce ne prend pas. Et c'est long, mais long... d'autant plus qu'il y a une grosse catastrophe dans sa galerie de portraits, Lambert Wilson, qui devrait se filmer quand il prend une cuite pour apprendre à jouer correctement le mec bourré sans ressembler à Ronald Mac Donalds après deux Cocas. Au final, on s'ennuie ferme, et les quelques réussites du films ne suffisent malheureusement pas à le sauver.

 

7/20

 

 

 

 

Martin Scorsese retourne à son genre de prédilection, le film mafieux : The Departed (Les Infiltrés) est un film noir comme le réalisateur sait si bien les faire, qui relève du meilleur de son cinéma. Tout d’abord, Scorsese bénéficie d’un scénario impeccable à tout point de vue : c'est un film très bien écrit (avec un nombre incalculable de "fuck"), qui développe suffisamment ses personnages afin de nous les rendre plus familiers. Mais le film n’en oubli pas son quota d’action, ni même son suspense, qui fonctionne d’un bout à l’autre sans temps morts. Enfin, les répliques sont tout aussi travaillées, et leur cynisme fait parfois sourire. Mais The Departed se révèle finalement plus triste que prévu : Scorsese pose dans son film le problème de la perte d’identité, par le biais de deux agents infiltrés qui, au fil du temps, ne savent plus très bien qui ils sont. Film sur le mensonge et la trahison, le cinéaste montre une société gangrénée par ce fléau. J'ai également adoré la façon dont on arrive à ressentir à quel point les deux taupes sont acculées, on sent l'étau se resserrer au fur et à mesure sur eux et on les voit basculer.  Il est bon grâce à l'humour, le vocabulaire ordurier et jouissif que tiennent tous les protagonistes, flics et gangsters (on ne les distingue plus tellement d'ailleurs), la performance d'acteurs exceptionnels de Nicholson, de Di Caprio (et le malaise qu'il exprime tout au long du film), de Damon (et un rôle de pourri dans lequel on a pas l'habitude de la voir), de Wahlberg (et son vocabulaire particulier excellent), de Sheen, de Baldwin, pour "Gimme Shelter" des Stones que le réalisateur utilise pour la 3ème fois dans son oeuvre, pour la violence sanglante habituelle, pour l'ambiance très urbaine, comme toujours.

 

16/20

 

 

 

 

 

Hors de Prix de Pierre Salvodori est un film sympathique, léger et distrayant qui dépeint assez bien le milieu du luxe et de la richesse, de ces gens qui s'ennuient d'avoir trop d'argent et de ceux qui gravitent autour d'eux pour avoir une part du gateau. Mention spéciale à Audrey Tautou qui est merveilleuse de fraicheur et de spontanaité en demi-mondaine qui ne pense qu'à plumer ses proies le plus vite possible et qui espère se faire épouser pour être à l'abri du besoin. Elle utilise parfaitement bien son aspect comique. Je suis moins enthousiasmée par Gad Elmaleh que j'aime beaucoup en tant qu'humoriste mais qui joue un peu trop souvent le même personnage du maladroit et malchanceux.

 

14/20 

 

 

 

 

Un joli film de Thierry Klifa, toujours un peu trop académique du point de vue de la réalisation, Le Héros de la Famille est une comédie dramatique nous faisant immédiatement penser au précédent film en tant que scénariste de Christopher Thompson, le sympathique Fauteuils d'Orchestre, réalisée par maman Danièle Thompson. Un drame familial populaire au casting de rêve qui se laisse se savourer du début à la fin, avec son petit côté musical très bien interprété par Emmanuelle Béart, Géraldine Pailhas & Catherine Deneuve et des dialogues savoureux. La mort d'un homme fait se réunir une famille un peu écartelée et c'est inévitablement la source de retrouvailles forcées à coups de règlements de comptes, d'explications et de réconciliations... Drôle et émouvant, ce film choral séduit grâce à un charme un peu désuet mais tellement réjouissant. Le point fort du film est sans conteste son casting alléchant et complètement réussi : Catherine Deneuve, géniale en garce lucide, Miou-Miou émouvante et drôle ce qui n'arrive pas assez souvent à mon goût, Gérard Lanvin, un peu étriqué autour de ce film de femmes, mais de qui se dégage une grande fragilité, Claude Brasseur, que l'on voit très peu dans le film, mais sur qui repose tout le scénario, étonnant et touchant, en travesti amoureux des femmes, Valérie Lemercier dont on aurait aimé que les petites apparitions se multiplient tant elles sont hilarantes, Michael Cohen convaincant en fils homo dominé par sa garce de mère, mais c'est Géraldine Pailhas qui enflamme l'écran, confortant ainsi son rôle de futur grand talent de sa génération, auquel je ne croyais pas vraiment jusqu'ici. Seul le rôle d'Emmanuelle Béart semble quelque peu inutile, même si elle donne une âme à son personnage de chanteuse de cabaret un peu paumée. Les petites apparitions de Pierrick Lilliu, Pierre Perrier et Gilles Lellouche renforcent encore plus le tout.

 

14/20

 

 

 

 

 

 

 

Le joyeux bordel orchestrée par Pascal Thomas dans Le Grand Appartement est sympathique, mais hélas trop (très?) brouillon et du coup, agace quelque peu. Pas de véritable histoire, pas d’intrigues ou si peu, juste quelques instants avec cette bande de personnages fêlés, improbables et pourtant ancrés dans une certaine réalité sociale : une precarité bien confortable avec des leçons sur la speculation immobilière et les problèmes de loyers. Au niveau du jeu, Laetitia Casta s'améliore certes, mais n'est toujours pas actrice, son oeil reste vide, Mathieu Amalric en roue libre cabotine un peu trop mais Pierre Arditi porte le film, quant à la pléiade de seconds rôles et autres intermittents, lâchés dans le film, ils parasitent l'image en se trouvant à chaque coin d'écran. En bref, trop de gens, pas d'histoire, une image mal foutue mais un certain charme bordélique.

 

10/20

 

 

 

Avec plus de 1000 copies réparties sur l'hexagone et 65 millions d'euros de budget, Arthur et les Minimoys n'est pas un mini-film mais un mastodonte destiné aux petits et grands. Et très honnêtement, si Arthur et les Minimoys n'a rien d'original sur le strict plan scénaristique, cela reste une pure merveille visuelle. L'alchimie entre prises de vues réelles et plans animés séduit et les décors bucoliques, poétiques et parfois sombres sont du plus bel effet. L'histoire est certes un peu naïve mais n'est pas un frein au film. Mené tambour battant une fois Arthur transformé en Minimoy, les répliques fusent, l'humour est très présent, tout comme les nombreuses références cinématographiques qui parcourent le film. Techniquement, les personnages animés sont tous très réussis. Reste que les scènes non animées posent problème. Les interprétations y sont le plus souvent poussives (Freddie Highmore, Mia Farrow mais surtout les parents d'Arthur). Pour autant, vous l'aurez compris, Arthur et les Minimoys est un divertissement dans la pure tradition cinématographique des fêtes de fin d'année, un joli carton à prévoir et à voir au moins une fois. Il s'agit sois-disant du dernier film de Luc Besson ... oooh le gros mensonge, on est au moins assurés de le retrouver sur les deux suites en chantier des Minimoys !

 

14/20

 

 

 

 

 

Book : Après "Ensemble c'est tout", j'avais très envie de lire un autre livre de Anna Gavalda. J'espérais découvrir de nouveaux personnages humains, attachants, dans lesquels je pourrais me retrouver, un peu. Les premières nouvelles m'ont fait craindre une déception. Puis, j'ai pris le rythme, et j'ai vraiment aimé ce recueil. Certes, il s'agit bien à nouveau de personnages un peu "cabossés", mais on ne se lasse pas. A travers les douze nouvelles du recueil Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, on assiste à des situations (plus ou moins) banales et en même temps tellement bien saisies : de la rencontre d'un homme sur le boulevard St-Germain, aux retrouvailles douloureuses d'un homme avec son premier amour, aux espoirs du jeune auteur qui attend son premier rendez-vous avec un éditeur. Des personnages tour à tour naïfs, blessés, perdus, pleins d'espoir sur lesquels l'auteur pose un regard plein d'humour et cependant toujours bienveillant, quelques soient les bourdes qu'ils peuvent commettre.

 

 

 

Couverture du bouquin

 

 

Musica : PJ Olsson "Ready For a Fall" ; Red Hot Chili Peppers "My Friends" ; Evermore "Falling Away" 

 

 

Jackson Waters "Center of Attraction" ; Dropkyck Murphys "I'm Shipping up to Boston" (from the soundtrack of The Departed) ; The Dresen Dolls "Sex Changes"

 

 

 Supergrass "Road To Rouen"; Pernice Brothers "Baby in Two"

 

 

Aphex Twin "Avril 14th" ; Radiohead "Lucky" ; Alexandre Desplat "Griet's theme "(from the soundtrack of The Girl with the Pearl Earing) ; Death Cab For Cutie "Transatlanticism"

 

 

The Smiths "There is a Light That Never Goes Out" ; Le Soldat Rose "Love, love, love" ; Ryan Adams "Burning Photographs" ; Sufjan Stevens "To Be Alone With You" ; Syd Matters "Black and White Eyes"

 

 

Al Green "Here I Am" ; Primal Scream "Rocks" ; Michel Polnareff "Le Bal des Lazes" ; The Cure "Just Like Heaven" ; PJ Harvey "Sheela-na-gig" ; 8mm "Opener" & "No Way Back" & "Forever and Ever Amen" ; Chris Isaak "Wicked Game" (version accoustique) ; Cat Power "I Don't Blame You"  ..............................

 

 

C'est long de souvenirs, de découvertes et de redécouvertes, mais j'ai pris le train et en train j'écoute beaucoup de musique : parce qu'on connait la chanson et que ceux qui m'aime prendront le train ... 

 

SEE YOU SOON

 

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Samedi 30 décembre 2006

 

On l'avait laissée au début de l'année 2005 sur la belle réussite d'un premier album J'aime pas l'amour (sorti en octobre 2003) qui s'était imposé sur la distance.  Une jolie carte de visite qui validait un talent indéniable, une authentique personnalité et un enthousiasme hors du commun. Juliette, Philippe Prohom, Néry, Chet ou les Weepers Circus ne s'étaient donc pas mépris sur la valeur de la jeune fille lorsqu'ils avaient décidé de lui apporter leur concours quelques mois plus tôt. 
Après avoir été regardée de manière incrédule de par sa participation à la Star Ac' (...), il faut reconnaître que son premier album était un sacré pari. Réussir à marier la chanson réaliste, le folk et le rock, le tout dans un creuset punk catalan et en faisant admettre sa personnalité ainsi qu'une vraie autorité musicale n'était pas forcément garanti. C'est à ce tour de force auquel est pourtant parvenue Olivia Ruiz en quelques mois. Ceci étant réglé, il restait à Olivia Ruiz à envisager la suite. Elle s'appelle La femme chocolat, quatorze titres tendres et violents, poétiques et triviaux, rigolos et détachés, tous, sans exception, à l'image de leur interprète. Une Olivia déterminé plus que jamais, tenant les rênes de la production, organisant elle-même le casting des réalisateurs et des musiciens. Sur J'aime pas l'amour, elle n'avait signé (à regret dit-on...) qu'un seul titre, "La dispute" ; très beau et d'ailleurs régulièrement cité en référence du « style » émergeant de la jeune fille. Sur La femme chocolat, Olivia réitère et marque définitivement celui-ci de son empreinte d'auteur compositeur (cinq titres dont un en espagnol et trois en collaboration avec de jeunes talents comme Ben Ricour et Patrice Maktav . Pour ce qui est des autres collaborations, Olivia a fait appel à Christian Olivier ("Non-dits") des (chères à son c?ur) Têtes Raides, à Christophe Mali ("Cabaret blanc") de Tryo mais aussi aux désormais « fidèles » Juliette ("La petite voleuse"), Chet ("Vitrier") ou Néry ("Je te quitte"). Mais la vraie rencontre que s'offre cette fois-ci Olivia sur La femme chocolat, c'est avec Mathias Malzieu, chanteur des très prisés Dionysos. Une écriture soignée et attachante, des mélodies rock et folk, une personnalité détonnante et une présence sur scène explosive (Vieilles Charrues on s'en souvient encore !! voir photo ), voilà pourquoi Olivia Ruiz mérite cet article et sa place dans la relève artistique française ...

 

Olivia Ruiz

 

La Fille du Vent

 

 

 

Si j'ai du caractère
Un sacré tempérament
Qui ont valu à ma mère
Du souci et des tourments
C'est que j'ai dans les artères
Le tanin et les pigments
Qui font le sang de la terre
Comme la lave d'un volcan

Je suis la fille du vent
Qui traverse les montagnes
Je tourmente les passants
En faisant voler les pagnes
Je défie tous les courants
Toutes les stars de cocagne
Qui passent en rêvant
De platine et de champagne


Si j'ai du caractère
Un sacré tempérament
Qui ont valu à ma mère
Du souci et des tourments
C'est que je tiens de mon père
La passion et l'engouement
Qui font guincher les chaumières
Et s'enlacer les amants

Je suis la fille du vent
Qui traverse les montagnes
Pour violenter les passants
Les villes et les campagnes
Je me méfie des couvents
Et des dieux portant le pagne
Car je porte en mon sang
Toutes les plaies de l'Espagne


Si je suis entière
Et que je vais de l'avant
Sans écouter de mon père
Les avertissements
C'est que' comme ma mère
J'ai reçu en naissant
La lueur de l'éclair
La force du vent

Moi qui suis sa fille
Je porte la folie
Des belles de Castille
Ou bien d'Andalousie
Je tiens de ma famille
Ce qu'aujourd'hui je suis
Je pointe mes banderilles
Face aux dangers de la vie

Car j'ai du tempérament
Ce foutu caractère
Qui font dire à mon père
Que je suis son cheveu blanc
Que je suis son cheveu blanc

 

 

 

A écouter aussi : "Qui Sommes-nous?", "Petite Fable", "La Dispute", "J'traîne des Pieds", "La Femme Chocolat", "Thérapie de Groupe", "Quijote" (parfait défouloir), "Goûtez-moi", "La Petite Voleuse", "I Need a Child" ...

 

 

Par Marine - Publié dans : Musica
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Vendredi 22 décembre 2006

Pas de girls, pas de gadgets, que reste-t-il alors, direz-vous ? Un film, justement. Le plus beau de la série, probablement.

 

 

Réalisé par : Martin Campbell

Ecrit par : Paul Haggis, Robert Wade & Neal Purvis

Musique : David Arnold

Avec : Daniel Craig (James Bond), Eva Green (Vesper Lynd), Mads Mikkelsen (Le Chiffre), Judi Dench (M), Jeffrey Wright (Felix Leiter), Caterina Murino (Solange Dimitrios), Simon Abkarian (Alex Dimitrios), Isaach de Bankolé (Steven Obanno), Richard Sammel (Gettler) ...

Synopsis : Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu. Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...

 

 

 

 

 

Critique :  Culte. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit quand je pense à Casino Royale. La rupture avec les autres James Bond est de taille, l'agent (nouvellement) 007 est arrogant, tête brûlée et plus proche du voyou que d'un agent au service de la reine. La force du film réside principalement dans la force du scénario du grand Paul HAggis. Pas de gadget, pas de Q ni de Monneypenny et un scénario qui relève beaucoup plus du drame et de l'espionnage que du film d'action. Tout commence par une petite mise en bouche où l'on apprend comment Bond devient un double 0. Petite séquence sympathique en noir et blanc qui cède sa place au fameux générique. Encore une fois, on se détache vraiment des autres films, pas de femme faisant des trucs bizarres dans l'eau ou perchée sur un pistolet, juste Bond, cassant la gueule à quelques malfrats sous fond de musique rock signé Chris Cornell, ex-leader de Soundgarden et aujourd'hui d'Audioslave, tout à fait plaisante.


 

 



La suite du film est tout simplement éblouissante : des paysages somptueux, des scènes d'actions d'anthologies, comme la poursuite à Madagascar, une dizaine de minutes de folie qui fait rentrer cette séquence dans les meilleures du cinéma
d'action, mais aussi une histoire d'amour magnifique et extrêmement touchante entre Bond et Vesper.


 

 



Il se prend des claques, perd son sang froid, souffre (ah la scène de la torture ... ). On revient aux sources avec un très bon film d'espionnage (avec tout de même des scènes d'action d'une grande qualité). James Bond ayant perdu cette aura d'invincibilité, on est beaucoup plus immergé dans l'ambiance incroyable qui se dégage.


 

 



Pas de gadgets tellement improbables que ça en devient ridicule, 007 utilise ce qu’il a sous la main : ses poings, en priorité. Quand il tue ce n’est pas toujours avec classe : c'est plus violent, plus réel aussi. Je jubile sur mon siège et j’en redemande ! Alors bien sûr Daniel Craig n’est pas le prototype du beau gosse et puis – comble de l’horreur – ce n'est pas un brun ténébreux. Oui mais voila, quand il joue, le monsieur a un talent et un charme fou. Ce James Bond est bien un tueur, un agent du MI6, froid et déterminé. Il y en avait besoin vu la concurrence des Jason Bourne et Jack Bauer, tous deux plus charismatiques et plus humains. Et puis surtout, il n'y a aucune James Bond girl "pot de fleur" à l’horizon, mais une Eva Green toute en nuances, livrant une prestation saisissante, indéniablement l'une des James Bond girl les plus marquantes et les plus belles de la saga, elle est le fondement de toutes les femmes qui vont suivre, et l'explication du comportement de Bond avec la gent féminine.


 

 



Le Chiffre n'est pas le méchant typique d'un Bond : plutôt qu'un fou mégalomane qui cherche à diriger le monde, c'est
un cerveau criminel amoral qui a désespérément besoin d'argent. Et dans les moments cruciaux, il ne montre jamais ses émotions. Il est froid comme la glace, quitte à pleurer des larmes de sang.


 

 

Enfin un Bond plus noir, plus violent, plus malsaint, plus tendu, privilégiant la psychologie des personnages (comme l'expose si brillament la partie de poker, réalisée avec maestria : elle aurait pu être ennuyeuse à souhaits, et finalement il y a une énorme intensité qui en ressort), enfin un Bond démythifié, se foutant du fait que son martini soit au shaker ou à la cuillière, roulant en Ford et envoyant bouler Caterina Murino ...


 

 



Après 2H30, l'agent casse-cou 007 devient "Bond, James Bond". Oui, on assiste à la naissance de l'agent secret le plus célèbre de l'histoire, et c'est jouissif. Un James Bond révolutionnaire, violent, sombre et touchant.


 


17/20


 

 

 

 

A noter :  Comme tout James Bond qui se respecte la chanson titre est amenée à devenir un tube dans la lignée des "Goldeneye" de Tina Turner, "The World is not Enough" de Garbage, "Die Another Day" de Madonna ou "Tomorrow Never Dies" de Sheryl Crow.

 

 

You Know My Name

Chris Cornell

 

If you take a life
Do you know what you’ll give?
Odds are you won’t like what it is


When the storm arrives
Would you be seen with me?
By the mercicless eyes I’ve deceived


I’ve seen angels fall from blinding heights
And you yourself are nothing so divine
Just next in line



Arm yourself because no one else here will save you
The odds will betray you
And I will replace you
You can’t deny the prize it may never fulfill you
It longs to kill you
Are you willing to die?
The coldness burns through my veins
You know my name

If you come inside
Things will not be the same
When you return to my eyes


And if you think you’ve won
You never saw me change
The game that we have been playing

I’ve seen diamonds cut through harder men
Then you yourself but if you must pretend
You may meet your end



Arm yourself because no one else here will save you
The odds will betray you
And I will replace you
You can’t deny the prize it may never fulfill you
It longs to kill you
Are you willing to die?
The coldness burns through my veins
You know my name



Try to hide your hand
Forget how to feel
Life is gone
At just a spin of the wheel



Arm yourself because no one else here will save you
The odds will betray you
And I will replace you
You can’t deny the prize it may never fulfill you
It longs to kill you
Are you willing to die?
The coldness burns through my veins
You know my name


You Know my name

Par Marine - Publié dans : Ciné
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Mercredi 20 décembre 2006

TV : Benvenido à Miami, qui abrite en plus de chirurgiens plastique un expert en tâches de sang nommé Dexter Morgan, accessoirement serial killer la nuit... Délicieusement morbide, cette série met en scène un personnage qui ne déparerait pas de l'univers de Brett Easton Ellis, royalement interprété par notre Michael C. Hall-David Fisher (Six feet under, rest in peace) incapable de ressentir la moindre émotion, son père adoptif lui a appris ce qui est bien et ce qui ne l'est pas et Dexter s'en prend aux criminels que les flics n'ont pas réussi à coffrer. De quelle manière? En les découpant... C'est morbide, certes, mais complètement nouveau et jouissif. Au cours de cette première saison, Dexter mène un duel à distance hallucinant avec un autre tueur en série qui semble toujours avoir 1 ou 2 coups d'avance. Série qui est aussi innovante que réussie visuellement et interprété intelligemment, Dexter est définitivement une des meilleures séries US de 2006 avec Heroes.

 

 

 

 

Ciné : Mêler ces deux monstres sacrés que sont Rampling et Rochefort dans Désaccord Parfait était une idée parfaite d'Antoine de Caunes, le film lui l’est un peu moins. Quelques scènes caricaturales et beaucoup de clichés, la confrontation de deux acteurs vieillissants mais superbes: Jean Rochefort et Charlotte Rampling. On devine très vite que, à l'instar des grandes comédies américaines, tout finira pour le mieux, mais là n'est pas l'essentiel, et il vaut mieux oublier le mince scénario cousu de fil blanc, et observer les confrontations entre les deux ex-amants.

 

11/20

 

 

 

Enfin ! Chabat a réussi la comédie à l'anglaise dans la langue de Molière. Prête-moi ta main d'Eric Lartigau, est le digne successeur de 4 mariages et un enterrement en emmenant avec lui la fabuleuse Charlotte Gainsbourg. On est loin de l'humour beauf des Bronzés ou de Camping et on ressent le soin de l'écriture derrière chaque phrase même si le scénario n'a rien de surprenant. Pas de tartes à la crème ou des cascades loufoques, Prète moi ta main est dans un humour plus parlé fait de quiproquos et de scènes de vies réalistes empreintes d'une dose de folie. L'histoire sert le film dans toute sa longueur et il est jouissif de voir Alain Chabat tenté de faire accepter de la pire manière possible à sa famille qu'il ne veut pas se marier. Une ribambelle de seconds rôles savoureux (Bernadette Lafont, Wladimir Yordanoff, Louise Monod, Aïssa Maïga ...), 2006 est décidément une bonne année pour les comédies françaises.

 

16/20

 

 

 

 

 

A première vue, Le Dahlia Noir de Brian de Palma avait tout les atouts pour donner un bon film : un scénario riche et passionnant d'après le magnifique roman de James Ellroy, mis en scène par réalisateur brillant, avec en plus un casting prestigieux. Le travail de Brian De Palma est impeccable : le réalisateur manie toujours aussi bien sa caméra et nous offre des plans extrêmement bien filmés (le plan séquence de la découverte du cadavre, la chute dans les escaliers...). Il est aussi bien aidé par des décors somptueux et une image très belle et les années 1950 ont été retranscrites à la perfection. Le Dahlia noir rappelle les vieux films sans jamais passer pour un film vieillot. Chapeau! Pour le fond, De Palma avait matière à livrer un polar passionnant. Le meurtre de Betty Short, alias le Dahlia noir, est considéré comme l’un des assassinats qui marqua l’Amérique. Or, dans ce film, difficile de croire que ce meurtre est exceptionnel tant il est traité avec banalité et ne semble pas intéresser grand monde. Josh Hartnett fait tout ce qu’il peut pour faire vivre son personnage mais ses capacités semblent bien limitées tant Bucky est transparent dans le film, Eckhart, parfait tourmenté, Johansson, lumineuse quoiqu'un peu potiche, Swank, vénéneuse. Le film reste donc trop en surface au niveau du meurtre et de la passion que Betty Short est sensé insufler aux deux policiers, on ne peut que se demander ce qu'aurait fait un autre à la place de De Palma.

12/20

 

 

 

 

 

Après Match Point (véritable bijoux pour ne pas dire chef d'oeuvre) , Woody Allen revient avec un genre qu'il connaît bien, la comédie. Scoop raconte une enquête policière orchestrée par deux empotés: un magicien de pacotille et une jeune journaliste un peu cruche. On n'échappe pas non plus à la satire de la bourgeoisie anglaise, très savoureuse.  Woody Allen, au mieux de sa forme, et Scarlett Johansson, qui affiche un réel talent humoristique jusqu’ici inexploité, forment un tandem épatant auquel Hugh Jackman, en riche héritier beau et ténébreux, donne une réplique quelque peu mollassone. Ce film, véritable petit bijou de drôlerie, nous fait néanmoins passer un très agréable moment.

14/20

 

 

 

Borat, le personnage principal du film de Larry Charles est raciste, sexiste, obsédé, homophobe, haïssable et les situations dans lesquelles il apparaît sont d’une vulgarité effrayante. Comment peut-on rire devant ça? (à part à quelques rares exceptions) Qu’on le prenne au second ou au millième degré, la conclusion est la même : Borat est bien plus affligeant que drôle. C’est un film provocateur qui n’a absolument aucun intérêt. Juste un humour plus que douteux, basé sur la moquerie et la discrimination. En plus de ça, on comprend un mot sur deux dans les dialogues prononcés par Sacha Baron Cohen. Où est la critique acerbe, acide et décapante des USA dont on nous rabat les oreilles? Quitte à démonter les rouages de la super puissance mondiale, encore aurait-il fallu le faire avec intelligence et sarcasme, à la manière de l'excellent Thank you for smoking.

4/20

 

 

 

Avec Babel, Alejandro Gonzàles Inarritu boucle brillamment une trilogie commencée il y a six ans avec Amours chiennes et suivie par 21grammes en 2002. Prix de la mise en scène à Cannes 2006, Babel est l’aboutissement et la conclusion logique d’un triptyque aux caractéristiques particulières. Inarritu travaille pour la troisième fois avec le scénariste Guillermo Arriaga et on retrouve la construction en montage alterné de personnes liées par le destin. Amours chiennes et 21grammes avaient pour élément central un accident de voiture et développaient les thèmes de la rédemption, la vengeance et la complexité des relations humaines. Babel a lui aussi comme point de départ un accident mais son sujet est différent puisqu’il brise les frontières et traite des préjugés et des problèmes de communication entre les hommes. Il livre au passage une critique amère des Etats-Unis et des médias, qui ne perdent pas un instant pour proclamer un attentat terroriste. Le directeur de la photographie  apporte une texture et une esthétique différente pour chaque continent  qui donne lieu à des séquences étonnantes, comme un passage hypnotique dans une discothèque japonaise. Tous les acteurs sont remarquables, Brad Pitt d’une authenticité bouleversante, Cate Blanchett, poignante, Gael Garcia Bernal, emporté et fougueux, sans oublier Rinko Kinkuchi qui joue la jeune japonaise sourde et muette, et Adriana Barraza (la nourrice mexicaine), qui sont les deux grandes révélations de ce film. Alejandro Gonzales Inarritu parvient à s’alléger de toute la lourdeur et de la prétention que le propos aurait pu amener et réalise un film poignant et visuellement superbe. Un chef d’œuvre et sans hésiter ma Palme d'Or 2006 à Cannes.

18/20

 

 

 

Dans Libero on est devant une histoire composée au premier abord de personnages simples, vivant leur vie le plus tranquillement possible et cela avec une justesse et un naturel déconcertant, Alessandro Morace en particulier tout jeune acteur mais ahurissant de talent, de la même manière que l'acteur-réalisateur-scénariste Kim Rossi Stuart. Et puis le film part sur un ton beaucoup plus grave , ou la réapparition de la mère prête à rattraper le temps perdu avec ses enfants et son mari ranime les tensions et nous met face à des scènes assez dures. Le scénario peut paraître simpliste mais le rôle de la mère (emblématique en Italie et véritable idole pour ses enfants) est ici dévalorisé voir même critiqué comme en témoigne la relation entre le fils et sa mère , faites de distance, de méfiance et surtout de doute par rapport à sa sincérité. Bref Libero est un très beau film attendrissant , au scénario très juste, révélant un jeune acteur époustouflant Alessandro Morace.

14/20

 

 

 

Je ne comprends pas du tout ce qui a suscité un tel engouement. Lady Chatterley de Pascale Ferran restera pour moi un film raté, proche de la mièvrerie. Le film tombe complètement à côté de la plaque et manque de souffle tout bonnement. Le film est interminable et pourtant ne suffit pas à faire comprendre l'évlution des personnages. Alors qu'il y 2-3 dialogues sur 2h30 les 10 dernières minutes nous farcisses le crâne de "Tu m'aimes ? oh oui je t'aime, on s'aime pour la vie alors..." Dégoulinant...

6/20

 

 

Dans son premier film, Pardonnez-moi, Maïwenn parle de son douloureux passé et règle ses comptes avec sa famille, afin de pouvoir avoir une vie à peu près normale. Elle réussit le tour de force de nous raconter son histoire sans tomber dans l’autobiographie mégalo et simpliste. Ainsi, on ne saura discerner le vrai du faux, mais à la limite, cela n’a pas d’importance. La réalisatrice incère judicieusement des images d’archive et des images filmées par Violette caméra à l’épaule à son film, et impose ainsi son style. Se livrant toutes tripes à l'air face à des acteurs aux jeux d'une puissance incroyablement maîtrisée (Pascal Greggory, froid comme la pierre, Hélène de Fougerolles et Marie-France Pisier excellentes), Maïwenn les confronte à l'improvisation pour une interprétation  des plus naturelle et un film, certes un peu brouillon mais véritable thérapie.

13/20


 

 

 

 

Je garde pour un article personnel, le formidable et nouveau et original James Bond, "Casino Royale", vértiable électrochoc et très agréable surprise. 

 

 

 

 

Amigos : Encore de bonnes petites soirées avec les GIDO's au grand complet, juniors compris

DJ Kmye aux platines, pour son plus grand bonheur !! mais oui c'était bien ...

Narcisse, Laky et Marine : la belle brochette

Encore une belle brochette avec Narcisse qui nous fait profiter de sa langue

Marianne et Ekta sponsorisés par Chesterfield !

Enfin ça y est j'ai été choisi pour faire une pub pour de la glace !!!

Mais si Camille regarde même Simon a aimé ta musique ...

 

 

 

Nous on est des gens sains : on aime ni boire, ni fumer

 

 

Musica : Yellowcard "City of Devils" ; Lamb "Heaven" 

 

 

Ben Kweller "Hear me Out" ; Annie Stela "It'sYou" ; Beulah "Don't Forget to Breathe" ; Built to Spill "You Were Right" ; Alexi Murdoch "12" ; Overhead "Uprising" ; Catherine Feeny "Mr. Blue"

 

 

050920feeny.jpg

 

 

-M- "Ne le Dis à Personne" ; Joe 90 "Drive" ; Placebo "Running Up That Hill" ; Chris Cornell "You Know My Name" ; Mademoiselle K "Ca me Vexe" ; Beth Orton "Stolen Car"

 

 

 

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Mercredi 29 novembre 2006

Another petite sortie entre Gido's : un petit resto à 10 et un petit bar à 5, mais c'est pas le nombre qui fait qu'on s'amuse, la preuve on a plutôt bien rigolé ... !

Vive l'accueil au resto, le karaoké, les trucs fluos, le retour en voiture .......

Petit souvenir de la session autoportrait : by Aline

Mr T. ou Narcisse ou alors Camille qui nous fait passer(?) pour des alcoolos (voir bouteille vide)

Moi, avec mes magnifiques cornes fluos

Le petit Laky Lak en pleine discussion, deg d'avoir louper Razorlight ! lol

Marianne Svaÿÿÿ !! lol, très joyeuse j'ai trouvé ce soir ...

Marine bis qui fêtait joyeusement son tout nouveau permis !

Mister Daouda ou super délégué

Camille et Aline, un peu fatigué Mister T on dirait

Camille et moi, toujours le verre à la main

Marianne et Ektavanh : contents !

Nous on aime le fluo !

La photo finale Aline, Marianne, Ekta et Camille

Par Marine - Publié dans : Les copains
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Lundi 20 novembre 2006

Guillaume Canet raconte une superbe histoire d'amour alliant force, pudeur et dignité.

Réalisé par : Guillaume Canet

Ecrit par : Guillaume Canet & Philippe Lefebvre

Musique : -M-

Avec : François Cluzet (Alex Beck), André Dussollier (Jacques Laurentin), Marie-Josée Croze (Margo Beck), Kristin Scott-Thomas (Helen Perkins), Nathalie Baye (Elisabeth Feldman), François Berléand (Eric Levkowitch), Jean Rochefort (Gilbert Neuville), Guillaume Canet (Philippe Neuville), Gilles Lellouche (Bruno), Olivier Marchal (Bernard Valenti), Florence Thomassin (Charlotte Bertaud), Marina Hands (Anne Beck), Jalil Lespert (Gonzales), Philippe Lefebvre (Philippe Meynard), Eric Savin (le procureur), Philippe Canet (François Beck) ...

Synopsis : Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu.
Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot...

 

Critique : "Ne le dis à personne" est d'abord un best-seller du romancier Harlan Coben. Thriller efficace, ce polar était très américain : le Dr David Beck est médecin pour Medicaid, son beau-père est un ancien inspecteur de la police new-yorkaise, et le méchant est un milliardaire et mafieux local.

Guillaume Canet a été emballé par cette histoire, et il a su se montrer suffisamment convaincant pour en obtenir les droits d'adaptation (Harlan Coben fait même une apparition dans le film). Le réalisateur de "Mon idole" s'est dit conquis par la multiplicité des personnages, propice à la réunion d'un casting impressionnant composé de nombre de ses amis ainsi que par l'imbrication d'une histoire policière et d'une histoire d'amour. C'est d'ailleurs pour cela qu'il a voulu tourner ce film par beau temps, avec une lumière d'été, et non pas se plier aux contraintes du film noir, avec ambiances nocturnes et pluvieuses.

La transposition de l'histoire au contexte hexagonal est plutôt réussie, même si les poursuites en Scénic rendent définitivement moins bien que celles en Mustang ou en Corvette, comme le "Da Vinci Code" nous l'avait déjà montré... Guillaume Canet a su transposer l'intrigue à la française, en filmant les Puces de Montreuil, le Périphérique (avec une poursuite originale... à pied ! et pourtant exceptionnelle).

 Mention spéciale à la musique, jouée en direct à la guitare par -M- qui découvrait le montage, comme l'avaient fait en leurs temps Neil Young pour "Dead Man" et qui souligne la tension dramatique de l'action. Les autre morceaux ("With or Without You" de U2, "For your Precious Love" d'Otis Reding et "Lilac Wine" de Jeff Buckley) sont également efficaces.

 Grâce à une mise en scène nerveuse et enlevée tout en jonglant efficacement entre la love story et le thriller, Canet captive le spectateur, qu'il ait lu le livre ou non. Bien aidé il est vrai aussi par une distribution exceptionnelle (François Cluzet, André Dussolier, Kristin Scott-Thomas, François Berléand, Jean Rochefort, Nathalie Baye, Marie-Josée Croze, Gilles Lellouche, Jalil Lespert...). On imagine pourtant bien les difficultés qu'à pu rencontrer Canet dans le choix du héros principal : le docteur Alexandre Beck. Il aurait pu prendre un acteur bankable pour séduire ses producteurs, il a plutôt choisi l'acteur français qui correspondait le plus au profil du personnage principal : François Cluzet. Le dénouement est d'ailleurs très émouvant, on sent François Cluzet relâcher toute la pression et se laisser aller, Alex Beck lui, n'arrive même pas à regarder son rêve en face : Margot-Marie Josée Croze, magnifique. Un final des plus poignant.

"Ne le dis à Personne" est ainsi un film rare, unique, qui bénéficit à la fois d'un scénario prenant, d'un casting impressionant, et d'une réalisation examplaire pour un jeune réalisateur bourré de talent...ça donne envie.

17/20


A noter : Guillaume Canet fait bosser sa famille, son père ,Philippe, joue ici le rôle du père d'Alex Beck et sa tante Marie-Antoinette, la secrétaire du trop sexy maître Ferrault. Ecoutez au plus vite le générique final de -M- "Ne le dis à Personne" : poignant, ainsi que les thèmes "17h Parc Monceau", "Départ Buenos Aires" et "Le Secret". Enfin, j'ai eu la chance d'assister à l'avant-première en présence de l'équipe du film et quelle ne fut pas ma surprise le lendemain de trouver Jalil Lespert dans mon train à la Gare Montparnasse !

 

 

 

L'Avant-Première : Lorsqu'on m'a envoyé les invitations, l'équipe du film n'était composé "que" de Guillaume Canet et   -M-. Avec mes comparses Aline, Marianne, Linda, Marlène et quelques autres on assiste à la projection du film, les lumières se rallument, magnifique moment de flottement tout en émotion contenue (quoique j'ai cru apercevoir quelques petites larmes) et la standing ovation ne se fait pas attendre. Guillaume Canet débarque donc sur scène, grand moment, mais seul ...

 

 

Que se passe-t-il ? me direz-vous. Où est donc -M- ? (Mathieu Chédid de son petit nom), que l'on souhaiterait féliciter aussi pour la magnifique B.O tout en nuances qu'il nous signe là. "Mathieu n'a pas pû se libérer car il est en studio pour préparer le nouvel album de Vanessa Paradis" -> ça c'est une mauvaise-bonne nouvelle : il est pas là (bouh) mais il compose le prochain album de madame Depp (aaaah). Mais Guillaume nous rassure : il n'est pas venu les mains dans les poches

 

 

C'est donc avec joie qu'il nous présente ses "surprises". Philippe Lefebvre : acteur et co-scénariste du film mais aussi grand ami de Mr Canet, et Gilles Lellouche : autre grand ami et acteur du film. Lors de la discussion, on apprend que Gilles Lellouche ne devait absolument pas jouer dans le film puisque Guillaume ne trouvait aucun rôle pour lui. Gilles se voyait assez bien dans le personnage du caïd de Bruno et pour convaincre son ami il s'est pointé aux essais le crâne rasé, une cicatrice sur la pommette et un look assez "caillera" => banco le voilà engagé. Pour Philippe Lefebvre, déjà membre de l'aventure "Mon Idole", Canet voulait reformer le couple Berléand-Lefebvre mais dans un registre différent, ce qu'il firent en tant que policiers.

 

 

Et enfin, Marie-Josée Croze, petite nouvelle dans la bande mais néanmoins actrice du film, et quelle actrice ! Guillaume la présente même comme "la seule femme que Steven Spielberg a filmé nue et la seule qu'il a tué, beaucoup pour une seule femme non ? c'est vous dire si elle est exceptionnelle". Il se sentirait même près à entamer un streap-tease pour elle dis donc :

 

 

En bref, ce fut une excellente soirée marquée par un bon film, un réalisateur très simple et généreux avec son public, qui accepte les critiques et remercie les compliments, fait monter un spectateur sur scène pour passer la soirée avec lui, n'hésite pas à venir s'installer dans le public pour mieux répondre aux questions, salue un de ces stagiaires qui lui a permis d'obtenir les autorisation pour tourner sur le périph' et monte son premier cours-métrage ...

Des acteurs disponibles, drôles, touchants, talentueux et sympatiques (quoique parfois fatigués ... très fatigués ! )

Par Marine - Publié dans : Ciné
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Vendredi 10 novembre 2006

Pour cause de vacances et d'effacement intempestif et totalement involontaire de l'article, le Mood d'octobre n'arrive que maintenant, mais quel Mood ... !

Evènements : Alors au choix : l'avant-première de "Ne le dis à Personne" en présence de Gilles Lellouche, Philippe Lefèbvre, Marie-Josée Croze et Guillaume Canet (article à venir)

  

 Ou le départ de la Route du Rhum en direct de l'anse du Guesclin entre Cancale et St Malo. On a eu un bol phénoménal avec la météo contrairement à ceux qui avaient décidé de se poster au Cap Fréhel qui était complètement dans la brume ... gniark gniark gniark !   

Le départ

 

TV : La série Six Feet Under d'Alan Ball, que je ne découvre aujourd'hui qu'en DVD grâce à Aline, est un phénomène télévisuel sans précédent. Pour commencer, les acteurs sont excellents: Peter Krause (Nathaniel Fisher), Michael C. Hall (David Fisher), Frances Conroy (Ruth Fisher), Lauren Ambrose (Claire Fisher), Rachel Griffiths (Brenda Chenowith), Jeremy Sisto (Billy Chenowith), Eric Balfour (Gabriel Dimas)... Si le synopsis ne paye pas de mine (le quotidien d'une famille de croque-morts), on était loin de se douter qu'il s'agirait d'un arrière-plan, lequel laisse la place à des thèmes majeurs tels que la vie et la mort, l'homosexualité, l'addiction sexuelle, la drogue, la solitude, la famille, l'adolescence... bref la vie! Drôle, dramatique, émouvant, pathétique, noir, ou encore cynique, cette oeuvre composée de 5 saisons est unique, et émerveille autant qu'elle nous ouvre les yeux sur ce qui importe dans la vie, sa simplicité, et son issue inexorable. Pas un épisode de trop, pas une scène qui lasse, un arrêt en plein succès, voilà de quoi est capable HBO.

"You have to realize, that someday you will die"

 

 

 

 

Ciné : Pour Le Diable s'habille en Prada, je pensais franchement aller voir un film moyen mais je fus agréablement surprise par ce film qui se révèle plutôt intéressant et drôle, celui-ci fait un tableau assez cinglant des dessous de la mode et qui sans nul doute doit se rapprocher de la réalité. Anne Hathaway se débrouille en jeune ingénue progressivement conquise par les enjeux de son job et par les attraits futiles et illusoires de ce milieu. Stanley Tucci campe avec conviction un créateur de mode maniéré et exalté. Meryl Streep est formidable sous les traits d'une patronne de presse féminine, business woman insensible et à l'intransigeance redoutée, elle porte littéralement le film.

13/20

 

 

 

 

Très académique, sans rythme et desservi par une distribution indigente (Nicolas Duvauchelle et Jean-Baptise Maunier forment un improbable duo), Le Grand Meaulnes de Jean-Daniel Verhaegue, se révèle d'un platitude extrême et nous plonge rapidement dans la torpeur. Jean-Pierre Marielle (égal à lui-même)nous sauve de l'ennui sidéral au détour de quelques scènes mieux senties. Le drame se transforme même en comédie quand on affuble Maunier d'une moustache qui est censé le faire passer de 14 à 25 ans mais qui le rend plus ridicule qu'autre chose, quand les tatouages de Nicolas Duvauchelle transparaissent sous un fond de teint de mauvaise qualité et qu'un promeneur du dimanche étrène son VTT dernier cri derrière nos héros qui sont censés se trouver dans les années 10 ou encore qu'une perche apparaît au détour d'un plan. Le film se révèle donc une erreur de bout en bout.

6/20

  

 

 

 

Pour Le Parfum de Tom Tykwer, le réalisateur s'en sort assez bien : il a du savoir-faire, et ça se voit. L'image est belle (la reconstitution des rues de Paris, le paysage provençal..) et la réalisation soignée. Tykwer semble avoir réalisé ce film avec conviction, sans être toujours convaincant, le réalisateur a cherché à donner une odeur à ce film, une saveur (à travers la manière dont il filme les paysages : l'odeur poisseuse du marché, la lavande provençale).  Mais voilà lorsque Jean Baptiste Grenouille monte sur l'échaffaud, c'est le film qui meurt. Les scènes deviennent alors toutes plus ridicules et invraissemblables les unes que les autres, les acteurs surjouent, et le film qui avait mis 2h à monter s'affaisse en 15 minutes, pour devenir une énorme farce, dommage.

11/20

 

 

 

Avec Dans Paris Christophe Honoré réalise un film intimiste, sobre, facon Nouvelle Vague qui met en avant l'amour et ses differentes représentations. En effet c'est petit film plein de fraîcheur et de bohême, avec une musique entêtante jazzy en fond, sans oublier les morceaux rock de Girls in Hawaii et Metric (rock made in Belgium en force).  Au chapitre des imperfections, la première partie du film qui suit les disputes de Paul et Joana est longuette et pénible à regarder. Heureusement, le réalisateur multiplie les clins d'oeil et les artifices cinématographiques. Citons notamment Jonathan apostrophant les spectateurs en début de film, une court scène de muet avec sous-titres, ou encore une chanson au téléphone. Le tout est tourné « à l'ancienne », avec un petit générique désuet, des scènes d'intérieur tournées dans un appartement au décor marron seventies.  Les personnages principaux sont tous très attachants. On retrouve notamment avec plaisir Guy Marchand, parfait en retraité un peu à coté de ses pompes qui ne pense qu'à sa cuisine, et Marie France Pisier, malheureusement trop rare au cinéma, dans un petit rôle. Romain Duris est impeccable comme toujours, mais c'est Louis Garrel, lumineux et énergique, s'exprimant à la manière pédante d'un étudiant en lettres qui veut se donner des airs d'intellectuel, qui satellise littéralement le film autour de lui, bien qu'il se défende d'emblée d'être le héros de l'histoire.

15/20

 



 L'homme de sa vie, c'est le Brokeback Mountain français : comme Ang Lee, Zabou Breitman opte pour un traitement tout en délicatesse, avec énormément de pudeur. Là où certains metteurs en scène se seraient contentés seulement d'un scénario bien écrit, Zabou Breitman signe une mise en scène extrêmement travaillée, soignant chacun de ses plans, quitte à créer un profond malaise. tant de perfectionnisme n'est peut-être pas franchement justifié. Evidemment, on ne lui reprochera pas de soigner son film à l'extrême, mais en regardant L'homme de sa vie, on ne peut s'empêcher de penser que Zabou en fait beaucoup trop. Le film tend d'ailleurs plus vers l'exercice de style que vers le film dramatique. Car, autre surprise, le scénario n'est pas aussi subtil qu'on l'attendait. Essayant d'éviter les stéréotypes, Zabou y tombe en plein dedans, et la relation entre Berling et Campan paraît assez banale, fade et peu intéressente. Consciente des petites faiblesses de son scénario, Zabou multiplie les allées et venues dans le temps, et là encore, ce n'était pas indispensable. Félicitons quand même la magnifique prestation de Léa Drucker qui nous touche beaucoup plus que le duo Campan-Berling. 

12/20

 

 

 

 

 U de Serge Elissalde et Grégoire Solotareff est le genre de dessin animé que l'on voit rarement , d'une part pour son dessin inimitable, original et qui amène a être réutilisé , mais d'autre part pour le charme discret mais incroyable que dégage ce film , cela grâce à une histoire certes simplette , mais sans prétention , qui sonne très vrai et qui peut inculquer certaines valeurs morales aux enfants d'une manière très douce. Un charme dû au doublage absolument exquis , Isild Le Besco et Vahina Giocante pourtant adultes ont des voix enfantines adorables, pleines de malice et qu'on aimerait entendre dans tous les dessins animés. Et ensuite il y a Guillaume Gallienne, aussi dingue que bilingue, et Sanseverino, lui aussi au doublage excellent et la musique qu'il a composé est parfaitement approprié et pleine d'entrain. We love U.

  15/20

 

 

 

 Je fais dans l'animation ce mois-ci, mais dans l'animation made in France. Azur et Asmar de Michel Ocelot est là pour faire passer un message, celui de la tolérance et des différences culturelles. Dès les toutes premières minutes du film, on tombe sous le charme de son univers oriental, parsemé d'épices et de couleurs. Une animation toute en finesse et sans esbroufe, une mise en scène simple mais d'une belle efficacité, de l'imagination à revendre, d'excellents choix musicaux... L'histoire est un conte de fées classique qui plaira aux enfants sans ennuyer les grands. Son message de tolérance est admirablement servi par un parti pris audacieux : se passer de sous-titres pour toutes les (nombreuses) répliques en arabe.

14/20

 

 

 

Mémoires de Nos Pères, ou le premier volet d'une des plus ambitieuses sagas du cinéma contemporain. Aux manettes, le grand Clint Eastwood, sortant du très acclamé "Million Dollar Baby" et ayant pour ambition de développer objectivement, sans patriotisme ou provocation, la bataille d'Iwo Jima et ses conséquences sur le peuple américain, il manifeste une ambition certaine qui aurait facilement pu décevoir. Il n'en est rien, Clint s'étant montré à la hauteur, aidé d'interprètes pour la plupart méconnus du grand public. Quand Eastwood s'attaque à un film de guerre, cela donne des scènes de guerre très réalistes qui rappellent « Il faut sauver le soldat Ryan » (Spielberg n'est pas co-producteur pour rien) et une oeuvre anti-conformiste qui rend ses soldats anti-héros, ce qui change du soldat prêt à mourir par amour du drapeau. L'absurdité de la guerre et des dirigeants de l'époque qui veulent à travers 3 soldats récupérer des fonds pour l'effort de guerre est bien retranscrite. On imagine bien aussi ce qu'ont pu ressentir ces soldats qui ne se retrouvent pas à leur place à pavaner de conférence en ovation dans un stade de foot en passant par la une des journaux, eux qui n'avaient qu'une envie : fuir l'horreur de la guerre, et qui se retrouvent à culpabiliser d'être à la place de ceux qui sont morts sous le drapeau. La réalisation est soignée et la photographie magnifique. Seul bémol les acteurs manquent un peu d'épaisseur pour devenir des personnages forts, mais c'est sans doute la volonté d'Eastwood afin qu'ils restent ces anti-héros? Bref j'attends avec impatience "Lettres d'Iwo Jima" car c'est avec les deux films que l'on saura si Eastwood a réalisé un chef d'oeuvre.

15/20

 

 

 

 

 

Enfin, last but not least, Ne le Dis à Personne de Guillaume Canet, dont la projection et le débat qui en a suivi avec l'équipe du film, me donne l'envie (et le droit!) de vous faire patienter encore un peu, car le film aura droit à son propre article. 

 

 

 

 

 

Musica : Always old and new, music is life but life is music -> B.C Camplight "Blood & Peanut Butter" ; Be Your Own Pet "October, first account track" (ça tombait bien) ; Beirut "Mount Wroclai" 

 

 

 

 



Bright Eyes "I woke up with this song in my head this morning" ; The Chalets "Nightrocker" ; Daft Punk "Face to Face" ; Diefenbach "Mechanical" ; The Doves "The man who told Everything" 

 

 

 

 

Groove Armada "Hands of Time" ; Jeff Buckley "Lilac Wine" ; La Rocca "Goodnight" ; Mat Kearney "Nothing Left to Lose" ; Metric "Handshakes" ; Girls in Hawaii "Flavor" 

 

girls-in-hawaii.jpg  

 

Sarah Blasko "Perfect Now" ;  New Order "Waiting for the Sirens Call" ; Belasco "15 seconds" ; Clarika "Joker" ; Giant Drag "Wicked Game"

 

 

 

Gnarls Barckley "Gone, Daddy Gone" ; Jamiroquai "Seven Days in Sunny June" ; The Automatic "Monster" ; The Killers "When You Were Young" ; The Lovely Feathers "Wrong Choice" 

 

 

 

 

 

 

 

THAT WAS A FUCKING MOOD ! (SIX FEET UNDER'S EFFECT)

 

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Vendredi 27 octobre 2006

Nina, sûrement la personne qui me ressemble le plus sur cette Terre et aussi celle qui me manque le plus. Aujourd'hui elle fête ses 19 ans et elle est à 800km de moi, quelle idée d'habiter Toulouse !

On écoute la même musique, aime les mêmes films, nous poilons des mêmes conneries ... autant dire qu'elle est aussi folle que moi, qu'on le sait toutes les deux et qu'on aime ça. Tu dois monter ta compagnie de théâtre et partir en tournée en Amérique du Sud avec Gael Garcia Bernal tout en faisant tes études de médecine et je dois pour ma part aller tourner un film de Sofia Coppola avec Johnny Depp ... qui vivra verra !

Notre voyage en Irlande a scellé le MariNinAlex et restera gravé à jamais dans nos mémoires je  pense jusqu'à ce qu'on le refasse ! Nos vacances dans l'Aveyron sont également mythiques et je ne doute pas que la parisienne, la nanceienne et la toulousaine se retrouveront dans très peu de temps pour de nouvelles aventures, peut-être accompagnées cette fois de la pitite quimperloise-américaine revenue du Far-West et de la grande lyonnaise qui vit pour deux maintenant.

Tu me manques ma Ninouille et je ne t'oublies pas

BUENO CUMPLEANO (SI, HABLA ESPANOL)

 

 

 

Par Marine - Publié dans : Les copains
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Mercredi 25 octobre 2006

Une comédie du pouvoir plus humaniste que critique, saupoudrée d'un humour très british et emmenée par des acteurs formidables.

 

 

 

Réalisé par : Stephen Frears

Ecrit par : Peter Morgan

Avec : Helen Mirren (La Reine Elizabeth II), James Cromwell (Le Prince Philip), Michael Sheen (Tony Blair), Alex Jennings (Le Prince Charles), Roger Allam (Sir Robin Janvrin), Sylvia Syms (La Reine Mère), Helen McCrory (Cherie Blair), Mark Bazeley (Alastair Campbell)...

Musique : Alexandre Desplat

Synopsis : Dimanche 31 août 1997. La princesse Diana meurt des suites d'un accident de voiture survenu sous le pont de l'Alma à Paris. Si cette disparition plonge la planète dans la stupeur, elle provoque en Grande-Bretagne un désarroi sans précédent.
Alors qu'une vague d'émotion et de chagrin submerge le pays, Tony Blair, élu à une écrasante majorité au mois de mai précédent, sent instantanément que quelque chose est en train de se passer, comme si le pays tout entier avait perdu une soeur, une mère ou une fille.
Au château de Balmoral en Ecosse, Elizabeth II reste silencieuse, distante, apparemment indifférente.
Désemparée par la réaction des Britanniques, elle ne comprend pas l'onde de choc qui ébranle le pays. Pour Tony Blair, il appartient aux dirigeants de réconforter la nation meurtrie et il lui faut absolument trouver le moyen de rapprocher la reine de ses sujets éplorés.

 

Critique : Stephen Frears a réussi un portrait magnifique, comme on n'en a jamais vu et qui ne manque pas d'humour, d'un monarque au pouvoir. Très bien documenté, et avec l'appui d'images d'archive judicieusement utilisées, il dresse un portrait édifiant, à la fois grave et amusant (sans jamais tomber dans la satire facile) d'une reine (et de la monarchie), coupée du peuple et engoncée dans des traditions ayant toujours dicté sa conduite. Elle se refuse à toute effusion, tout acte contraire aux coutumes, et s'attire ainsi les foudres de son peuple, soutenu par la presse. The Queen est aussi et avant tout le portrait subtil, passionnant et étonnamment intimiste d'un homme tiraillé entre le pouvoir et ses opinions (Blair) et d'une femme, Elizabeth II, qui apparaît bouleversante, hilarante, complexe et humaine.  La Reine, au départ monstre froid, indifférente, inhumaine, parvient paradoxalement à nous émouvoir, probablement parce qu'elle est un vrai personnage de cinéma, décalée, assumant son incompatibilité avec la détresse populaire, fascinante et exerçant cet étrange charme en premier lieu sur le personnage de Tony Blair. Certaines images du film sont somptueuses, comme ce plan aérien, qui nous montre les fils de Diana a la chasse... Ce vide , cet espace immense, représentant très bien l'isolement que s'inflige la famille royale, et celui infligé aux princes... Subtile réflexion sur l'exercice du pouvoir, The Queen est avant tout le portrait subtil et émouvant d'une femme complexe.

 

14/20

 

 

A noter : The Queen, présenté en compétition officielle de la 63ème Mostra de Venise, est reparti auréolé de la Coupe Volpi de la Meilleure interprétation féminine pour Helen Mirren, ainsi que de l'Osella du scénario pour Peter Morgan.

Par Marine - Publié dans : Ciné
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Mercredi 25 octobre 2006

 

 

Un groupe atypique, Feeder. Une anomalie britannique, née au milieu des nineties, loin de la rouerie brit-pop et de la branchitude, mais proche des kids, au son américain, brut, plein deguitares teigneuses à défaut d'être toujours fines. Feeder démarrera ainsi sur les chapeaux de roue en Grande-Bretagne, progressant régulièrement, définissant au fil des disques son songwriting, avec à chaque album son lot de singles électrisants. Une évolution stoppée dans son élan au sommet de la gloire, en 2002, avec le suicide du batteur, Jon Lee. Album thérapeutique, Comfort in Sound sortait juste quelques mois plus tard. Mais Feeder avait définitivement changé : de groupe pop-punk pour teenagers, il s'était transformé, soignant sa mélancolie à même ses chansons.
Pushing the Senses, cinquième album du groupe, continue dans cette direction. Une plus grande douceur, des ballades touchantes (Tender), une voix plus plaintive, des morceaux plus atmosphériques témoignent de la volonté de Grant Nicholas de se concentrer sur le songwriting plus que sur l'énergie. Pushing the Senses est un album ample, dont le souffle et l'élan (Tumble and Fall ; Bitter Glass ; Feeling a Moment) emportent définitivement tout chagrin. Comfort in Sound était un disque gueule de bois, celui d'un groupe hébété essayant de continuer coûte que coûte ; Pushing the Senses n'est pas encore un disque joyeux ou conçu pour remuer la tête, ils n'ont plus 17 ans et sont certainement las des bombinettes rebelles pour ados. Mais c'est un disque d'espoir ou d'espérance, animé par une envie palpable de profiter de l'instant.

 

Feeder

Just The Way I'm Feeling

 

Love in, love out,
Find the feeling
Scream in, Scream out,
Time for healing
You feel the moment's gone too soon,
You're watching clouds come over you.

 

Torn in two,
You close your eyes for some place new,
Torn in two

 

And I feel it's going down,
Ten feet below the ground,
I'm waiting for your healing hand,
One touch could bring me round
I feel we're going down,
Ten feet below the ground,
It's just the way I'm feeling.

 

Glow in, burn out,
Lost the feeling
Bruise in, you bruise out,
Nurse the bleeding

 

Torn in two,
Each time we bruise

 

And I feel it's going down,
Ten feet below the ground,
I'm waiting for your healing hand,
One touch could bring me round
I feel we're going down,
Ten feet below the ground,
It's just the way I'm feeling.
Yeah yeah, it's just the way I'm feeling.

 

Two different views,
As words confuse and break
I can't get out,
There's no way out of here,
I can't get clear.

 

Love in, love out,
Find the feeling.

 

And I feel it's going down,
Ten feet below the ground,
I'm waiting for your healing hand,
One touch could bring me round
I feel we're going down,
Ten feet below the ground,
It's just the way I'm feeling.
Yeah yeah, it's just the way I'm feeling.
Yeah yeah, it's just the way I'm feeling.
Yeah yeah, it's just the way I'm feeling.
Yeah yeah, it's just the way I'm feeling.

 

 

A écouter aussi : "Come Back Around", "Comfort in Sound", "Feeling a Moment", "Tumble and Fall", "Tender", "Pushing the Senses", "Frequency", "Bitter Glass" & "Pain on Pain"

 

 

Par Marine - Publié dans : Musica
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