TV : David Nolande d'abord qu'est ce que c'est ? C'est une série française du genre fantastique, autant dire qu'on s'attend au pire... Du coup ça a attiré mon attention. Le pitch en gros nous dit ceci : David Nolande, un publiciste dans le vent est le genre de type qui a réussi : belle carrière, gentille petite famille avec une femme et une fille. Tout son univers bascule un soir où il a un accident de voiture et tue une vieille gitane dans sa caravane. Il n'est pas reconnu coupable par le tribunal mais à la sortie, un gitan lui jette un sort " Tu devras sauver beaucoup de vie pour celle que tu as prise. Sinon, l'un des êtres que tu aimes mourra ". Depuis ce jour là, Nolande fait des cauchemars prémonitoires sur la mort de quelqu'un qu'il doit sauver au risque de voir ses proches mourir En 6 épisodes, la série a réussi à se crée un univers et une dynamique propre. Ça lorgne vers les séries fantastiques américaines c'est certain (Dead Zone notamment), mais ça apporte sans conteste un souffle nouveau à la production française. Un casting plutôt réussi (Dieffenthal et Foulquier en tête, mais penser à fouiller un peu plus les persos d'Elsa Kikoïne et Edouard Montoute), une histoire prenante (quoique répétitive), une réalisation soignée et une photographie magnifique, la saison 1 nous laissant un peu sur notre faim, il ne reste plus qu'à attendre la suite en cours d'écriture.
Ciné : Qu'a donc bien voulu nous dire Alain Resnais dans Coeurs ? Voilà une question qui restera sans réponse. Une galerie de personnages assez improbable, des situations qui se perdent sans jamais être parti de leur point de départ, un jeu d’acteur peu inspiré (hormis Laura Morante), un scénario dont on attend jusqu’à la fin le décollage. Alain Resnais n'est pas un réalisateur, c'est un metteur en scène. Tout, dans ses films, est inspiré du théâtre ce qui lui donne un air prétentieux et cette fois la sauce ne prend pas. Et c'est long, mais long... d'autant plus qu'il y a une grosse catastrophe dans sa galerie de portraits, Lambert Wilson, qui devrait se filmer quand il prend une cuite pour apprendre à jouer correctement le mec bourré sans ressembler à Ronald Mac Donalds après deux Cocas. Au final, on s'ennuie ferme, et les quelques réussites du films ne suffisent malheureusement pas à le sauver.
7/20
Martin Scorsese retourne à son genre de prédilection, le film mafieux : The Departed (Les Infiltrés) est un film noir comme le réalisateur sait si bien les faire, qui relève du meilleur de son cinéma. Tout d’abord, Scorsese bénéficie d’un scénario impeccable à tout point de vue : c'est un film très bien écrit (avec un nombre incalculable de "fuck"), qui développe suffisamment ses personnages afin de nous les rendre plus familiers. Mais le film n’en oubli pas son quota d’action, ni même son suspense, qui fonctionne d’un bout à l’autre sans temps morts. Enfin, les répliques sont tout aussi travaillées, et leur cynisme fait parfois sourire. Mais The Departed se révèle finalement plus triste que prévu : Scorsese pose dans son film le problème de la perte d’identité, par le biais de deux agents infiltrés qui, au fil du temps, ne savent plus très bien qui ils sont. Film sur le mensonge et la trahison, le cinéaste montre une société gangrénée par ce fléau. J'ai également adoré la façon dont on arrive à ressentir à quel point les deux taupes sont acculées, on sent l'étau se resserrer au fur et à mesure sur eux et on les voit basculer. Il est bon grâce à l'humour, le vocabulaire ordurier et jouissif que tiennent tous les protagonistes, flics et gangsters (on ne les distingue plus tellement d'ailleurs), la performance d'acteurs exceptionnels de Nicholson, de Di Caprio (et le malaise qu'il exprime tout au long du film), de Damon (et un rôle de pourri dans lequel on a pas l'habitude de la voir), de Wahlberg (et son vocabulaire particulier excellent), de Sheen, de Baldwin, pour "Gimme Shelter" des Stones que le réalisateur utilise pour la 3ème fois dans son oeuvre, pour la violence sanglante habituelle, pour l'ambiance très urbaine, comme toujours.
16/20
Hors de Prix de Pierre Salvodori est un film sympathique, léger et distrayant qui dépeint assez bien le milieu du luxe et de la richesse, de ces gens qui s'ennuient d'avoir trop d'argent et de ceux qui gravitent autour d'eux pour avoir une part du gateau. Mention spéciale à Audrey Tautou qui est merveilleuse de fraicheur et de spontanaité en demi-mondaine qui ne pense qu'à plumer ses proies le plus vite possible et qui espère se faire épouser pour être à l'abri du besoin. Elle utilise parfaitement bien son aspect comique. Je suis moins enthousiasmée par Gad Elmaleh que j'aime beaucoup en tant qu'humoriste mais qui joue un peu trop souvent le même personnage du maladroit et malchanceux.
14/20
Un joli film de Thierry Klifa, toujours un peu trop académique du point de vue de la réalisation, Le Héros de la Famille est une comédie dramatique nous faisant immédiatement penser au précédent film en tant que scénariste de Christopher Thompson, le sympathique Fauteuils d'Orchestre, réalisée par maman Danièle Thompson. Un drame familial populaire au casting de rêve qui se laisse se savourer du début à la fin, avec son petit côté musical très bien interprété par Emmanuelle Béart, Géraldine Pailhas & Catherine Deneuve et des dialogues savoureux. La mort d'un homme fait se réunir une famille un peu écartelée et c'est inévitablement la source de retrouvailles forcées à coups de règlements de comptes, d'explications et de réconciliations... Drôle et émouvant, ce film choral séduit grâce à un charme un peu désuet mais tellement réjouissant. Le point fort du film est sans conteste son casting alléchant et complètement réussi : Catherine Deneuve, géniale en garce lucide, Miou-Miou émouvante et drôle ce qui n'arrive pas assez souvent à mon goût, Gérard Lanvin, un peu étriqué autour de ce film de femmes, mais de qui se dégage une grande fragilité, Claude Brasseur, que l'on voit très peu dans le film, mais sur qui repose tout le scénario, étonnant et touchant, en travesti amoureux des femmes, Valérie Lemercier dont on aurait aimé que les petites apparitions se multiplient tant elles sont hilarantes, Michael Cohen convaincant en fils homo dominé par sa garce de mère, mais c'est Géraldine Pailhas qui enflamme l'écran, confortant ainsi son rôle de futur grand talent de sa génération, auquel je ne croyais pas vraiment jusqu'ici. Seul le rôle d'Emmanuelle Béart semble quelque peu inutile, même si elle donne une âme à son personnage de chanteuse de cabaret un peu paumée. Les petites apparitions de Pierrick Lilliu, Pierre Perrier et Gilles Lellouche renforcent encore plus le tout.
14/20
Le joyeux bordel orchestrée par Pascal Thomas dans Le Grand Appartement est sympathique, mais hélas trop (très?) brouillon et du coup, agace quelque peu. Pas de véritable histoire, pas d’intrigues ou si peu, juste quelques instants avec cette bande de personnages fêlés, improbables et pourtant ancrés dans une certaine réalité sociale : une precarité bien confortable avec des leçons sur la speculation immobilière et les problèmes de loyers. Au niveau du jeu, Laetitia Casta s'améliore certes, mais n'est toujours pas actrice, son oeil reste vide, Mathieu Amalric en roue libre cabotine un peu trop mais Pierre Arditi porte le film, quant à la pléiade de seconds rôles et autres intermittents, lâchés dans le film, ils parasitent l'image en se trouvant à chaque coin d'écran. En bref, trop de gens, pas d'histoire, une image mal foutue mais un certain charme bordélique.
10/20
Avec plus de 1000 copies réparties sur l'hexagone et 65 millions d'euros de budget, Arthur et les Minimoys n'est pas un mini-film mais un mastodonte destiné aux petits et grands. Et très honnêtement, si Arthur et les Minimoys n'a rien d'original sur le strict plan scénaristique, cela reste une pure merveille visuelle. L'alchimie entre prises de vues réelles et plans animés séduit et les décors bucoliques, poétiques et parfois sombres sont du plus bel effet. L'histoire est certes un peu naïve mais n'est pas un frein au film. Mené tambour battant une fois Arthur transformé en Minimoy, les répliques fusent, l'humour est très présent, tout comme les nombreuses références cinématographiques qui parcourent le film. Techniquement, les personnages animés sont tous très réussis. Reste que les scènes non animées posent problème. Les interprétations y sont le plus souvent poussives (Freddie Highmore, Mia Farrow mais surtout les parents d'Arthur). Pour autant, vous l'aurez compris, Arthur et les Minimoys est un divertissement dans la pure tradition cinématographique des fêtes de fin d'année, un joli carton à prévoir et à voir au moins une fois. Il s'agit sois-disant du dernier film de Luc Besson ... oooh le gros mensonge, on est au moins assurés de le retrouver sur les deux suites en chantier des Minimoys !
14/20
Book : Après "Ensemble c'est tout", j'avais très envie de lire un autre livre de Anna Gavalda. J'espérais découvrir de nouveaux personnages humains, attachants, dans lesquels je pourrais me retrouver, un peu. Les premières nouvelles m'ont fait craindre une déception. Puis, j'ai pris le rythme, et j'ai vraiment aimé ce recueil. Certes, il s'agit bien à nouveau de personnages un peu "cabossés", mais on ne se lasse pas. A travers les douze nouvelles du recueil Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, on assiste à des situations (plus ou moins) banales et en même temps tellement bien saisies : de la rencontre d'un homme sur le boulevard St-Germain, aux retrouvailles douloureuses d'un homme avec son premier amour, aux espoirs du jeune auteur qui attend son premier rendez-vous avec un éditeur. Des personnages tour à tour naïfs, blessés, perdus, pleins d'espoir sur lesquels l'auteur pose un regard plein d'humour et cependant toujours bienveillant, quelques soient les bourdes qu'ils peuvent commettre.
Musica : PJ Olsson "Ready For a Fall" ; Red Hot Chili Peppers "My Friends" ; Evermore "Falling Away"
Jackson Waters "Center of Attraction" ; Dropkyck Murphys "I'm Shipping up to Boston" (from the soundtrack of The Departed) ; The Dresen Dolls "Sex Changes"
Supergrass "Road To Rouen"; Pernice Brothers "Baby in Two"
Aphex Twin "Avril 14th" ; Radiohead "Lucky" ; Alexandre Desplat "Griet's theme "(from the soundtrack of The Girl with the Pearl Earing) ; Death Cab For Cutie "Transatlanticism"
The Smiths "There is a Light That Never Goes Out" ; Le Soldat Rose "Love, love, love" ; Ryan Adams "Burning Photographs" ; Sufjan Stevens "To Be Alone With You" ; Syd Matters "Black and White Eyes"
Al Green "Here I Am" ; Primal Scream "Rocks" ; Michel Polnareff "Le Bal des Lazes" ; The Cure "Just Like Heaven" ; PJ Harvey "Sheela-na-gig" ; 8mm "Opener" & "No Way Back" & "Forever and Ever Amen" ; Chris Isaak "Wicked Game" (version accoustique) ; Cat Power "I Don't Blame You" ..............................
C'est long de souvenirs, de découvertes et de redécouvertes, mais j'ai pris le train et en train j'écoute beaucoup de musique : parce qu'on connait la chanson et que ceux qui m'aime prendront le train ...
SEE YOU SOON














































