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Mood ...

Rock 'n' Roll & Cinema

 

 

 

Parce que le cinéma c'est la vie : Once, Little Miss Sunshine, Les Chansons d'Amour, C.R.A.Z.Y, Lost in Translation, Garden State, Virgins Suicides, Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, Kill Bill, Tout est Pardonné, Control, I'm Not There, Pulp Fiction, E.T, Forrest Gump,  Ne Le Dis à Personne, Marie-Antoinette, Elephant, Babel, Le Vieux Fusil, Big Fish, Boulevard de la Mort, Carnets de Voyage, La Nuit du Chasseur, Million Dollar Baby, La Vie des Autres, The Fountain, Walk The Line, Ocean's Eleven, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Gladiator, Le Cercle des Poètes Disparus, La Liste de Schindler, Je Vais Bien ne t'en Fais Pas, Collateral, La Mort Dans le Peau, After The Wedding, Before Sunset, Thelma et Louise, Paris Je t'aime, L'Auberge Espagnole, Les Poupées Russes, Un Long Dimanche de Fiançailles, Nobody Knows, American Beauty, Cashback, The Truman Show, Le Grand Chemin, Ocean's Twelve, Tanguy, Little Children, La Môme, Le Dernier Roi d'Ecosse, Lord of War, Mystic River, Lettres d'Iwo Jima, Psychose, Sin City, La Vie est Belle, Avril, Volver, Brokeback Mountain, Romanzo Criminale, Dans Paris, V Pour Vendetta, Match Point, The Constant Gardener, Les Témoins, La Jeune Fille à la Perle, Tout Sur Ma Mère, Sleepy Hollow, No Man's Land, Prête-moi Ta Main, Brick, Les Fils de l'Homme, Transamerica, 21 grammes, Thank You For Smoking, Libero, Jeux d'Enfants, Kiss Kiss Bang Bang, Bobby, Miami Vice, Pars Vite et Reviens Tard, The Departed, Elizabethtown, Just A Kiss, Casino Royale, Blood Diamond, Transylvania, Nos Jours Heureux, La Science des Rêves, Talons Aiguilles, Mémoires de nos Pères, Goodbye Lenin!, The Queen, Le Vent se Lève, Scoop, Trois Enterrements, U, Minority Report, La Soif du Mal, Broken Flowers, La Mauvaise Education, Shakespeare In Love, Pirates des Caraïbes, Munich, De Battre mon Coeur s'est Arrêté, Conversation(s) avec une Femme, Inside Man, OSS 117, Retour Vers le Futur, The Secret Life of Words, Fauteuil d'orchestre, The Ballad of Jack and Rose, Ma Vie en l'Air, Truman Capote, Anthony Zimmer, La Vie est un Long Fleuve Tranquille, Contre-Enquête, La Tête de Maman, Madame Henserson Présente, Indiana Jones, Le Grand Bleu, Fenêtre sur Cour, Les Oiseaux, Les Noces Funèbres, Goodnight and Good Luck, Man To Man, Pardonnez-Moi, Le Héros de la Famille, Spider-Man 2, Hollywoodland, Stranger Than Fiction, Chronique d'un Scandale, Last Kiss, La Fleur Du Mal, Fahrenheit 9/11, Etre et Avoir, Bon Voyage, Star Wars, Les Triplettes de Belleville, 28 Jours Plus Tard, Narco, Before Sunrise, Anna M., La Mémoire Dans la Peau, Ma Femme est une Actrice, Stalingrad, Bienvenue à Gattaca, Requiem For A Dream, Heat, L'étrange Noël de Mr Jack, C'est Arrivé Près de Chez Vous, Les Autres, Tesis, Et Au Milieu Coule Une Rivière, Le Roi et l'Oiseau, Fragile(s), The Bubble, Le Scaphandre et le Papillon, Le Candidat, Zodiac ............
 

 

 

Et parce que la musique c’est la vie : The National, Silversun Pickups, Voxtrot, Beirut, Patrick Watson, Kate Nash, The Cinematic Orchestra, The Beatles, Sia, Silversun Pickups, The Rolling Stones, Air, Grandaddy, Adam Green, CocoRosie, Albert Hammond Jr, The Frames, Archive, Arctic Monkeys, Baby Shambles, Badly Drawn Boy, Mayane Delem, Band Of Horses, The Magic Numbers, Simon & Garfunkel, Belle & Sebastian, Arcade Fire, The Virgins, Black Rebel Motorcycle Club, America, Bloc Party, The Swell Season, Oh No! Oh My!, The Mary Onettes, Calexico, Cary Brothers, Hey Hey My My, Hushpuppies, Stuck In The Sound, Cocoon, Rhesus, Cat Power, Skye, The Bravery, Coldplay, Chris Garneau, The Chalets, Counting Crows, The Cure, Death Cab For Cutie, Death In Vegas, Depeche Mode, Sleeping At Last, Bat For Lashes, Devendra Banhart, Aphex Twin, DeVotchka, Feist, Diefenbach, April March, CocoSuma, Dirty Pretty Things, Editors, Eels, El Presidente, Bright Eyes, Damien Rice, Feeder, Foo Fighters, Loane, Dashboard Confessional, (Dave, Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich), Beck, Doves, Dragmatic, Alexi Murdoch, Incubus, Dolly, Doobie Brothers, Fountains of Wayne, Girls in Hawaii, The Greenhornes, Charlotte Gainsbourg, Miossec, Built To Spill, Ed Harcourt, Guided by Voices, Ferraby Lionheart, David Gray, UNKLE, Matthew Good, Ambulance LTD, Mika, Cold War Kids, Darko Fitzgerald, Hard-Fi, Nick Drake, Hollywood Porn Stars, Ivy, Hushpuppies, I Am Kloot, Interpol, Jamiroquai, Earlimart, Jeff Buckley, Let's Go Sailing, Das Pop, Jet, Alex Beaupain, Jesus & Mary Chain, Jimmy Eat World, Joseph Arthur, I Love You But I've Chosen Darkness, Janis Joplin, Kaiser Chiefs, Kasabian, The Kinks, Au Revoir Simone, Led Zeppelin, Josh Rouse, Maximo Park, Miossec, Jason Mraz, Mogwai, Nada Surf, New Order, Embrace, Jose Gonzales, Noir Désir, Oasis, Paloalto, Just Jack, Patrice, Joe Purdy, Phoenix, Placebo, Jim Noir, Pink Floyd, Evermore, Radio 4, Josh Kelley, The Rakes, Johnny Cash, Radiohead, Fall Out Boy, La Rocca, Red Hot Chili Peppers, Lamb, Katie Melua, Razorlight, Justice, Kings of Leon, Rilo Kiley, Rooney, Ryan Adams, Howie Beck, Scissor Sisters, Keren Ann, Patrick Park, Rooney, Shout Out Louds, Sonic Youth, Sparklehorse, Frou Frou, Stereophonics, Beth Gibbons, Beulah, The Strokes, Five Times August, Beirut, Feist, Sufjan Stevens, Suede, Tegan & Sara, Arcade Fire, Sebastien Tellier, The Cardigans, Strays Don't Sleep, Klima, The Cranberries, Scanners, The Dandy Warhols, Soko, The Futureheads, Howie Day, Gary Jules, The Get Up Kids, Kings of Convenience, Slow Runner, The Kills, Garbage, Belasco, The Kooks, Sean Lennon, The Libertines, The Moldy Peaches, Guster, Snow Patrol, The Perishers, Get Cape Wear Cape Fly, Let's Go Sailing, Mat Kearney, Laura Veirs, Luke Temple, The Pipettes, Longwave, The Posies, Greg Laswell, The Postal Service, The Replacements, The Servants, Matt Costa, The Plimsouls, The Shins, The Smiths, The Spinto Band, The Subways, The Veils, The Vines, Rogue Wave, The Wannadies, The Weepies, The White Stripes, The Who, Fields, Thirteen Senses, The Radio Dept., The Reddmen, Thom Yorke, The Notwist, Rilo Kiley, Tom McRae, Turin Brakes, TV on the Radio, We are Scientists, Weezer, Yeah Yeah Yeahs, Modest Mouse, Youth Group, The Sunday Drivers, Pete Yorn, The Blims, Mojave 3, Aaron, The Rosewood Thieves, Aqualung, The Stills, Austin Lace, David Bowie, Nick Drake, People in Planes, Mirwais, Dirty Vegas, Dishwalla, Pinback, End of Fashion, Franz Ferdinand, Giant Drag, Joy Division, Reamonn, The Weepies, Richard Ashcroft, Spoon, Overhead, The Clash, Morningwood, The Mondrians, The Verve, The Feeling, The Format, Nikola Sarcevic, Sunhouse, Tim Buckley, The Fratellis, West Indian Girl, The Sunshine Underground, Pernice Brothers, Travis, Ten Years After, Syd Matters, Vast, West Indian Girl, The Constantines, Venus, Young Love, Yellowcard, The Cinematics, The Hives, The Honorary Title, Wolfmother, The Switches, The Weather Machines, Regina Spektor, The Decemberists, The Do, -M-, Radio 4, The Tatianas, Wheat, 8mm, Unkle Bob, Valérie Leuillot, Al Green, Tegan & Sara, The Killers, The Long Winters, Citizen Cope, Alamo Race Track, Aqueduct, The Go! Team, The Bird ans The Bee, The Fray, Augustana, Ayo, The Lovely Feathers, Clap Your Hands Say Yeah, Blackpool Lights, Ray Lamontagne, Supergrass, The Whitest Boy Alive, Third Eye Blind, Ultra Orange, Umbrellas ...............

Mood ...

Dimanche 23 juillet 2006 7 23 /07 /2006 20:47

Pour me faire pardonner, je lance une nouvelle rubrique : le Mood, soit en anglais "l'humeur". Il regroupera les tendances, les coups de coeur, les préférences et autres découvertes que je fais au cours de chaque mois, et ceci dans des catégories différentes les unes des autres.

C'est donc parti pour la première édition :

Evènement : 2ème année me voilà !

TV : Lost, Grey's Anatomy, Desperate Housewives, Cold Case, Scrubs, That's 70's Show, Nip/Tuck ... la télé fait la part belle aux séries, mais pas n'importe lesquelles ... les meilleures. Et en cette période estivale j'ai un gros coup de coeur pour les médecins du Seattle Grace Hospital.

Il cast originale

Book : Marie-Antoinette d'Antonia Fraser (le livre ayant inspiré le film ne pouvait être qu'à lire!)


Ciné : pas trop le temps à mon gros désespoir d'aller me rafraichir dans les salles climatisées, et ce n'est pourtant les bons films qui manquent. Mon coups de coeur va pour l'instant à Nos Jours Heureux de Toledano & Nakache qui ont brillament réussi à restituer l'ambiance colo que je connais bien avec des acteurs plus attachants les uns que les autres. Superman Returns m'a un peu déçu, il reste très impressionnant mais les personnages ne sont pas assez fouillés : Lex Luthor aurait pû être un vrai méchant, or il ne demeure qu'un psychopathe complètement barré. Enfin, il faut que je réussisse absolument à aller voir Le Secret de Kelly-Anne, Tournage dans un Jardin Anglais, Meurtrières, Tideland, Qui m'aime me suive, Vol 93 (dont je n'ai pas pu assister à l'avant-première GRRRR), La jungle, Les Berkman se séparent, Mon nom est Tsotsi, La Raison du plus faible, Stay ... et que pour le mois de juillet ... un de ces quatre peut-être!





Friends
: pour juillet j'ai passé d'excellents moments en camp avec Anaïs "Bon les mioches il est 23h .... C EST PAS BIENTOT FINI CE BORDEL ON VOUDRAIT DORMIR PUTAIN DE MERDE!!!", en voilà un moyen efficace de faire taire une horde de nains, "Dis, tu sais que t'es en train de cloquer?" . Sur la MJ, de bons gros délires avec Camille "c'est quoi cette sonnerie ? Elle est horrible hien?", Marion ravie de t'avoir servie de toile vivante jusque dans les oreilles pour ton oeuvre plus qu'abstraite, Laëtitia "euh les filles je crois que vos affaires viennent d'être jetées par la fenêtre par les mecs", Guillaume le grand "Moi j'aime pas les gémeaux ... ah t'en es une ! Ben tu dois être une fausse gémeau parce que je t'aime bien" , et merci pour le beau dessin et pour le rinçage de kiri au jet d'eau,  Guillaume le petit "C'est quoi une sensi ?? je débarque moi ou quoi ?", Jessica, dite La Blonde, qui nous a quitté trop tôt "c'est quoi l'alpinisme?" "On se fait une boom avec les 4-6 ans?", Julie "Pettoncourt c'est à côté de Chionslong?" , Hélène "Mariiiiine, j'arrive pas à allumer le barbecue, il est 22h30, les gosses ont pas encore bouffé
 !!", Aurélien le grand pour la bataille d'eau qui se termine avec son arcade pétée par une cruche (oui ça parait pas drôle mais ça l'était sur le coup), Pauline pour nos petits déj', nos souvenirs poincariens, nos pendus endiablés à Chambrey, la ballade de fous limite Koh Lanta dans la forêt, Aurélien le petit "la semaine prochaine on retourne la MJ, j'en ai rien à foutre moi" et son déguisement à la Brice de Nice, Alix et ses "PINKIS PINKIS !!!!", Coraline et nos raffraichissements aux bacs de glace dans le bus, notre retour de Pettoncourt a 1h du matin, et ma Clémence, la Jones de service, n'oublie pas qu'on se retrouve tous au Real vendredi avec la famille Hoffmann "Marine je craque je crois que si elle veut vraiment virer quelqu'un je me porte volontaire ..." et notre fabuleuse bataille au kiri( je tiens à préciser que mon t-shirt est définitivement mort à 17h34 heure locale) Ralala que de bons souvenirs, merci à vous et il nous reste encore une semaine : le pire reste à venir!

  

 

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Music
: plein plein plein de trucs, comme l'article commence à se faire long je ne vais faire qu'énumerer et vous conseiller ardemment de vous renseigner sur ses artistes pleins de talent : All India Radio "Evening Star", Ampop "My delusions", Charlotte Gainsbourg "The Songs that we Sing" (orchestrée par le merveilleux groupe versaillais Air), Doobie Brothers "Long Train Runnin'" (tiré de la BO de Nos jours heureux), Get Set Go "Wait", Gratitude "The Greatest Wonder", Herman Düne "Little Architect", Ivy "Feel so Free", Jason Mraz " Life is Wonderful", Jem "They", Kings of Convenience "Misread", Lazlo Bane "Superman", Psapp "Cosy in the Rocket", Rilo Kiley "Ripchord", Sea Ray "Revelry", The Strike Boys " Loss of the Badman", Jose Gonzales "Hand on your Heart", The Buffseeds "Sparkle me", Vast "Don't take your love away"...






Charlotte Gainsbourg

Charlotte Gainsbourg

Ivy

Ivy

Psapp

The Buffseeds

MUSIC IS MY VICTIM (Scissor Sisters)... CULTURE IS MY VICTIM ?

 

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /2006 19:07

Mois d'août chargé les amis, j'ai pu voir, lire, vivre et écouter attentivement toutes sortes de choses dont je vous fais part immédiatement, là, maintenant, tout de suite :

 

 

Evènements : aaah c'est les vacances !! Enfin, et encore un sacré périple pour arriver en Bretagne et rejoindre la smala au grand complet. Le mois d'août c'est aussi les retrouvailles avec mon Germain. C'est également revoir les loulous au grand complet ou presque (Clem avec ses Portos, Aurel avec ses baguettes, Paupau en train de se dorer la pilule au soleil et Mémé en Tunisie) et les inscriptions à se refarcir parce que mon dossier "aurait été" broyé ...

 

 

 

 

TV : Je reste purement admirative de Grey's Anatomy qui n'arrive absolument pas à me lasser et que je ne louperais pour rien au monde. Cold Case, que je n'avais qu'entraperçu en juillet, me saute au visage en cette deuxième partie d'été et c'est un rendez-vous que je conseille à tous de noter sur son agenda télévisuel. La façon dont la réalisation, selon la période à laquelle l'enquête replonge, s'adapte et reproduit les codes en vigueur à l'époque (couleur, noir et blanc, grain, filtres...) est tout à fait saisissante et réaliste. Enfin, dernier coup de coeur et non des moindres, M6 lance en grande pompe le 31 sa dernière acquisition : Prison Break, une superbe série frénétique qui tient en haleine grâce à un scénario habile, bien huilé (même si quelque peu tiré par les cheveux) et également grâce à un casting excellent.

 

 

 

 

        

 

Books : Et oui avec un lumbago et une présence au lit obligatoire, j'ai pu lire un bon nombre de bouquins en découverte ou bien en séances de rattrapage. Le maître du suspence Harlan Coben, que je ne quitte plus depuis Ne le dis à personne (dont j'attends impatiemment l'adaptation ciné de Guillaume Canet), nous a gratifié il y a quelques temps de Juste un regard, un nouveau suspense à couper le souffle et dont le dénouement est tout à fait saisissant.

 

"Et si votre vie n'était qu'un vaste mensonge ? Si l'homme que vous avez épousé il y a dix ans n'était pas celui que vous croyez ? Si tout votre univers s'effondrait brutalement Pour Grace Lawson, il a suffi d'un seul regard. Juste un regard sur une photo vieille de vingt ans pour comprendre que son existence est une terrible imposture. Mais le cauchemar ne fait que commencer... Traques, disparitions, vengeances implacables, assassinats sanglants... "

 

 

 

Vient ensuite une relecture parce que ce fut un véritable coup de coeur pour le premier livre de ce jeune auteur, Guillaume Musso, Et après ... et une récidive avec Sauve-moi. Une fois commencé il est impossible de lacher ce livre. Efficace, le scénario rebondit et nous surprend. Les personnages sont peints avec un réalisme probant. New York, cadre de l'histoire a juste ce qu'il faut d'authenticité ; authenticité à laquelle se mêle une pointe de rêve. C'est peut-être pour toutes ses raisons que les livres de Guillaume Musso se voient racheter leurs droits pour être adaptés sur grand écran. Il plane sur tous ses écrits des airs de scénario au casting international... Il ne me reste plus qu'à acheter le dernier de la lignée Seras-tu là ?

 

" Rien ne prédisposait Juliette et Sam à se rencontrer. Encore moins à tomber amoureux. Leur rencontre est explosive et magique. L'espace d'un week-end à New York, ils vivent le coup de foudre et la passion. Mais voilà, chacun a menti à l'autre. Sam en se prétendant marié, Juliette en racontant qu'elle est avocate. Juliette doit repartir pour Paris, et Sam l'accompagne à l'aéroport. C'est l'instant décisif où leur destin peut basculer, mais ni Sam ni Juliette n'osent prononcer les mots qu'il faut. Une demi-heure plus tard, la nouvelle tombe : l'avion de Juliette a explosé en plein ciel. Sam sombre dans le désespoir. Mais il ignore que leur histoire est loin d'être terminée. "

 

 

 

 

Livre - Sauve-moi de Guillaume Musso

 

 

Marc Levy : on peut parler de niaiserie, de romantisme exacerbé et exagéré, il n'en reste pas moins l'auteur français le plus lu dans son pays et dans le monde. Après avoir lu toute son "oeuvre" composé de 6 romans ayant tous une trame romantico-fantastique, son dernier livre Mes amis, Mes amours, paru début juillet et classé immédiatement numéro 1, se laisse lire rapido presto. Marc Lévy s'attaque aux trentenaires, cette nouvelle génération aux repères confus, ayant des difficultés avec leur responsabilités de parents, entre autres. L'histoire d'une colocation entre deux hommes, deux très bons amis. Une invitation au voyage en Angleterre, à la coloc, à l'amitié dans ses plus beaux excès... Encore une fois c'est une adaptation ciné que j'attends maintenant signée par Marc Lévy lui-même avec Patrick Timsit et Vincent Lindon dans les rôles titres.

 

" Quand deux pères trentenaires réinventent la vie en s'installant sous un même toit, ils s'imposent deux règles impossibles : pas de baby-sitter et aucune présence féminine dans la maison. Dans le "village français", au coeur de Londres, une histoire d'amitié, des histoires d'amour, les destins croisés des personnages d'une comédie drôle et tendre. "

 

 

 

 

 

Livre - Mes amis, mes amours de Marc Levy

 

 

Enfin, last but not least, Anna Gavalda et son Ensemble, c'est tout. N'ayant pas accroché à Je l'aimais, j'ai longtemps renaclé à l'achat de son roman mais je me lance enfin. Doux, simple, drôle, touchant, vrai, humain, tendre et sincère. Ces quelques mots pourraient suffire à décrire ce troisième roman d'Anna Gavalda. La rencontre improbable de ces quatre oubliés de la vie nous envahit de manière subtile, comme la feuille blanche sous le pinceau absorbe l'eau de l'aquarelle (j'ai moi même repris mes crayons après la lecture du livre). Par touches successives et précises, les coups de plume d'Anna nous caressent, nous égratignent ou nous écorchent. Pas de grandes envolées lyriques, pas de tirades faussement tragiques, pas de 'remplissage', juste des mots, des mots qui vont à l'essentiel, qui vont droit au coeur, qui poursuivent ces quatre vies en plein bouleversement que l'on rattrape avec plaisir... Un peu de fantaisie par-ci, un brin de vérité par-là et une pincée de sensibilité pour assaisonner le tout. Voilà une recette parfaitement équilibrée. Une belle assiette appétissante et légère que l'on dégustera sagement pour faire durer le plaisir ou que l'on dévorera d'un trait de peur qu'on nous la vole... Et une nouvelle adaptation ciné, à croire que même quand je ne peux pas aller au ciné, celui-ci ne me quitte jamais vraiment. Elle sera signée Claude Berri et comprendra entre autres, Guillaume Canet et Audrey Tautou, remplaçant au pied levé Charlotte Gainsbourg après son accident de ski. 

 

"  Une année à Paris. Une rencontre improbable, les frictions, la tendresse, l'amitié, les coups de gueule, les réconciliations... de quatre personnes vivant sous un même toit, celui d'un immense appartement haussmannien aussi vide et désolé que leur vie respective. Quatre personnes qui n'avaient rien en commun et qui n'auraient jamais dû s'entendre, jamais dû se comprendre. Un aristocrate bègue, une jeune femme pas plus lourde qu'un moineau, une vieille mémé têtue et un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de trous et de bosses et tous ont un coeur gros comme ça (non, plus gros encore ! )... "

 

 

Anna Gavalda - Ensemble, c'est tout

 

 

 

 

 

Ciné : Le mois de juillet n'ayant pas été hyper prolifique j'ai essayé de me rattrapper en août. Ce fut le cas avec l'inévitable Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit, bilan positif même si le premier opus m'a plus emballé, en tout cas Johnny Depp reste fantastique !

 

14/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miami Vice, où comment Michael Mann remet au goût su jour une série phare des année 80 (et le style qui va avec) avec une réalisation et une B.O des plus soignées, comme à son habitude.

 
15/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brick un polar expérimental où l'auteur nous amène dans le monde souterrain d'un lycée, ses mystères, ses doubles vies, ses disparitions, ses meurtres... Véritable coup de coeur-coup de maître et une révélation : Joseph Gordon-Levitt, sombre et intense.

 
14/20

 

 

 

 

 

 

La Jeune Fille de l'eau, où comment M. Night Shyamalan prend l'eau en s'auto-parodiant (il reprend sa trame fantastique habituelle mais ici cela tourne au comique involontaire et c'est grave pour celui qui a écrit Sixième Sens. ) L'insistance du réalisateur à nous marteler que, si, il faut y croire, devient vite gênante, au même titre que le caractère prétentieux de l'auteur. Parler de soi et de son propre cinéma, en démontant tous ses mécanismes, passe encore (non sans laisser perplexe, certes), mais se donner le rôle d'un gourou dont les écrits seront amenés à changer le cours de l'humanité, ça il faut le faire ! Tout comme règler ses comptes avec la critique ciné, de façon un peu puérile et gratuite. Il ne reste plus qu'à Shyamalan à remonter à la surface et à se réconcilier avec une partie de son public.

10/20

 

 

 

 

 

 

 

La Science des Rêves : Un Michel Gondry livré à ses plus grands délires pour notre plus grand plaisir. Rarement a-t-on senti la naissance d'une complicité, le plaisir que deux personnages ont à être ensemble, réunis par le jeu et les travaux manuels. Ce film est une pur merveille, un bijoux de créativité et d'originalité. Gondry nous immerge dans un monde à part, ou la frontière réve-réalité est si fine qu'elle en devient presque palpable. Hymne au rêve, à la beauté, à la sensibilité, et à un monde enfantin que la société actuelle a trop tendance à renier.  A noter également,les décors et autres "effets spéciaux",en "carton pâte",du jamais vu,qui donne au film toute sa beauté et toute sa folie. Une charlotte Gainsbourg pleine de sensibilité à fleur de peau et de talent timide, un Gael Garcia Bernal somptueux de bout en bout dans ce rôle d'adulte qui ne veut pas grandir,qui s'épanouie essentiellement dans ses rêves (par contre pensez à lui faire travailler son français à la séance de 22h on a pas envie de mettre en route le décodeur) et un Alain Chabat dans le rôle d'un lourdingue vulgaire (excellent !!).

15/20

 

 

 

 

 

 

Monster House est la dixième collaboration Zemeckis / Spielberg après entre autres la trilogie Retour vers le futur, Seul au Monde, Qui veut la peau de Roger Rabitt? ... Entre la satire aiguisée façon American Beauty et la furie poétique d'un Tim Burton, ce film d'animation relève le niveau des décevants Lucas fourmi malgré lui et Nos amis les hommes.

13/20

 

 

 

 

 

 

Selon Charlie, énorme déception de la part de Nicole Garcia, quoique je n'en attendais pas énormément. C'est donc par un après midi pluvieux que je pousse les portes du jardin secret de ces hommes que la réalisatrice aime tant filmer. Mon Dieu, que ce film est navrant ! Pourtant, avec un tel casting, on s'attendait à quelquechose de correct, mais le scénario est inexistant, là où des connexions devraient exister il n'y a que du vent, on ne sait rien au final des motivations des différents personnage. Long, lent, sans surprise, sans intérêt, vide...Les mots me manquent, comme l'étincelle a manqué à ce film.

7/20

 

 

 

 

 

Le Vent se Lève, palme d'or du dernier festival de Cannes, un film engagé? Sans aucun doute, mais il permet de se rendre compte de ce que purent être les humiliations des Anglais à l'égard des Irlandais catholiques. La fiction est assez claire et plaisante pour que justement on ne passe pas à côté de l'essentiel, le conflit, ses causes et ses conséquences. Un film si plein d'Iralnde, en couleurs, en parfums et en son qu'on entendrait presque le vent se lever...

15/20

 

 

 

 

 

Enfin, last but not least, j'ai pu assister à l'avant-première de Je vais bien , ne t'en fais pas de Philippe Lioret. Et c'est un film que je conseille à tous de ne pas louper, il est magnifique, émouvant, brillament servi par une touchante et intense Mélanie Laurent, un intense Kad Merad dans un registre plus grave qu'à l'accoutumé, un touchant Julien Boisselier et une B.O exceptionnelle. Ruez-vous dans les salles dès le 6 septembre.

 

 

 

 

 

Music : Ce fut aussi un mois de plein de découvertes musicales, à commencer par les artistes méconnus de la Route du Rock (The Spinto Band, Howling Bells, TV on the Radio, Band of Horses...) Je ne peux ensuite que vous conseiller les titres suivants qui ont rythmés mon été : The Cranberries " I can't be with you ", New Order " Leave me Alone ", Patrice " Today ", Miossec " Rose "

 

 

Olivia Ruiz " Quijote ", Radio 4 " Dance to the Underground ", Belle & Sebastian " Like Dylan in the movies ", Mogwaï " Auto-Rock ", Sinclair " Twilight Avenue ", Panic! at the Disco " The only difference between Martyrdom and Suicide is Press Coverage "

 

 

Serge Gainsbourg " Ford Mustang ", The Strokes " You only live once ", Band of Horses " The Funeral ", Ben Harper " She's only happy in the sun ", Blue Merle " Every ship must sail away ", Jem " They ", Joe Purdy " The City ", Psapp " Chapter ", Scissor Sisters " Tits on the Radio ", Sia " Sunday "

 

SiA

 

Tegan & Sara " Where does the good go "

 

 

The Servant " How to destroy a relationship ", Volo " Montréal ", Kaolin " Partons vite ", The Egg vs David Guetta " Walk Away ", Nada Surf " Concrete Bed" ...

 

  

WATCH, LISTEN AND WRITE

 

 

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /2006 22:33

Alors là j'ai un gros problème : je n'ai pas vu passer le mois de septembre et nous voilà déjà le 30, l'heure du mood, des souvenirs, des coups de coeur, coup de blues et déceptions ...

Evènements : euh ... comme ça à brûle-pourpoint ... ben rentrée en 2è année donc retrouvailles avec les Iutes au grand complet, rencontre et parrainage des pitis (parfois plus vieux que moi) 1è année, au revoir la Jones, tata Clémence est née en même temps que son neveu Louka (bienvenue à toi ptit bou), et retour de notre Marine nationale du pays de l'oncle Sam, welcome home !

 

TV : la saison 2 de Grey's Anatomy touche à sa fin, avec toujours des pics d'audience inédits en 2ème partie de soirée, et la saison 3 démarre aux USA, ne doutez pas que je me tiens au courant ! Prison Break : l'évasion suit son court avec son lot de rebondissements et un suspense à couper le souffle. Pareillement, la saison 2 en diffusion aux USA et là mes amis, ça se corse! Enfin, et n'en déplaise à certaine qui voit la diffusion des lourdingues Urgences repoussée, les inédits de FBI: portés disparus sont à l'antenne. Alors que la saison 3 nous avait laissé sur un cliffhanger insoutenable, la saison 4 démarre sur les chapeaux de roues avec son quotas de disparitions, résolues positivement ou non, c'est l'atout principal de la série.

Books : j'ai été nettement moins productive pour cause de reprise ce mois-ci mais bon voici quand même une petite sélection. Un autre grand du suspense John Katzenbach, on m'a offert L'Analyste, un petit bijou de suspense, de stress intense et de manipulation, qui a reçu en 2004 le Grand Prix de Littérature Policière.

 "Le jour où lui parvient cette mystérieuse lettre de menace, l'existence jusqu'alors si prévisible du docteur Starks bascule dans le chaos. Ce psychanalyste à succès se trouve subitement entraîné dans un jeu morbide conçu par l'homme qui se fait appeler Rumplestiltskin, comme le mauvais génie du conte des frères Grimm. Les règles en sont simples Starks dispose de deux semaines pour identifier Rumplestiltskin et les raisons dé sa colère. S'il y parvient, aucun mal ne lui sera fait. S'il échoue, l'inconnu tuera l'un après l'autre les proches du bon docteur - parents, amis, enfants - jusqu'à ce qu'il accepte de se donner la mort... Entremêlant une haletante course contre la montre et une vertigineuse histoire d'échange d'identités"

 

 Un cours de littérature qui commence au deuxième semestre, une liste de bouquins déjà disponible et me voilà à la recherche de Service Clientèle de Benoit Duteurtre. Par chance, le week-end du Livre sur la Place à Nancy, tombe plutôt bien puisque l'auteur est sur place ! Ni une, ni deux, toute la troupe concernée par ce module s'y rend avec un livre a dédicacer. L'auteur est simple, drôle, disponible et espère ne pas me "dégoûter de mon portable". Son livre est assez court mais très accessible. Il s'agit d'un roman mais on a l'impression de feuilleter les articles consommation de "60 millions de consommateurs" ou de "Que choisir" ou encore d'assister à l'émission de Julien Courbet.

" Pour Noël, les parents du narrateur lui offrent un téléphone portable des plus perfectionnés, le fin du fin en matière de fonctions multimédias ... Peu de temps après, le narrateur trouve dans sa boîte à lettres un courrier des plus sympas du directeur clientèle de son nouvel opérateur qui lui annonce, que du fait de son abonnement "premium", il est d'emblée promu "client privilégié" ce qui lui donne droit à 5 000 points de fidélité...
Las ! Le téléphone flambant neuf est oublié dans un taxi et le "client privilégié" passe d'un coup d'un seul de "l'Eden connecté" à l'enfer moderne - numéros verts surfacturés, clauses contractuelles lilliputiennes, impossibilité de fournir un nouvel appareil sans nouveau contrat... Sans compter qu'on lui réclame bientôt le règlement mensuel d'une connexion Internet à haut débit, qu'il n'a jamais demandée...
A lire en se gondolant et en se disant que l'auteur n'a certainement rien inventé ? "

 

Ciné :  Une belle petite brochette de films, des daubes comme il y en a toujours et des magnifiques découvertes.

On commence donc avec Quelques Jours en Septembre de Santiago Amigorena. Mais quelle déception : un scénario qui se veut ficelé n'est en fait qu'un fourre-tout difficilement compréhensible, la réalisation multiplie les flous "to see things differently" dixit Juliette Binoche. Sauf qu'ici, ça n'a strictement aucun sens, tout comme le compte à rebours qui mène inexorablement à la catastrophe. Bref, Quelques jours en Septembre est un film pompeux, froid et gris qui se croit intellligent parce qu'il critique les Etats-Unis, récite de la poèsie et parle plusieurs langues.

8/20

 

Fair-Play de Lionel Bailliu, la séance commence bien : pas de son pendant une demi-heure ! Ca nous a peut-être permis de pas subir le film dans son ensemble. Et oui, je dis bien subir parce que là aussi c'est pas brillant. on y allait pour le casting, essentiellement, et bien même les Magimel (enlaidi au possible), Cotillard (nunuche à souhait), Doutey (à claquer) et Régnier (mou du genou) n'arrivent pas à relever le niveau d'un film qui tourne en rond. Jamais la notion de fair-play n'aura été si compliquée à faire vivre. De plus, le réalisateur aurait réussi à nous embarquer avec une seule, 2 grand maximum, de ses scénettes harcelo-sportive. La multiplication de celles-ci nous ennuie surtout quand elles sont extrêmement longues en plus (le squash, mon Dieu le squash...). Lionel Bailliu aurait dû conserver son scénar au stade de court-métrage. Seul Eric Savin arrive à tirer son épingle du jeu, comme souvent les "méchants" au cinéma. Une déception pour un premier film, mais il s'agit justement d'un premier film, donc on attend le suivant, en espérant mieux, en tout cas ça pourra pas être pire.

7/20

 

A Scanner Darkly de Richard Linklater, que ce soit par son style graphique ou par le déroulement de sa trame, nous entraine dans un monde loufoque et hallucinant à la manière d'un "Las vegas parano". Certes difficile à suivre au début, on peut se plaire a essayer de démêler le vrai du faux dans ce monde tout droit sorti de l'esprit d'un paranoïaque sous amphètes. D'autant plus que les acteurs, bien qu'informatiquement modifiés, sont très convainquants. De plus la B.O comprenant "Black Swan" de Thom Yorke, s'inscrit complètement dans l'underground du film.

15/20

 

Président de Lionel Deplanque se veut une critique acerbe du pouvoir et de ce qu'il peut engendrer. Le propos est un peu caricatural parfois (le personnage de Claude Rich, en particulier pourtant tellement bien joué), mais souvent efficace. Jérémie Rénier est parfait en jeune loup qui a en tête son idée et veut en profiter au maximum, s'attachant peu à peu à un homme qu'il voulait au début contrecarrer. Mais le film vaut surtout par la performance d'Albert Dupontel, président plus vrai que nature, personnage charismatique et inquiétant à la fois, ambigu mais proche de nous, qui malgré sa morale et ses principes n'a et n'aura jamais le choix. Un bémol : le dénouement qui nous laisse sur notre fin et n'apporte aucune réponse.

12/20

Oh mon Dieu, je suis allée voir les Aristos de Charlotte de Turkheim, chasseuse de navets devant l'éternel, j'avoue m'être fait avoir de façon lamentable! Une comédie fatigante, ringarde, loin d'être drôle, et plutôt désolante. Charlotte De Turckheim nous promettait une comédie hilarante sur les Aristos, des gros bourges coincé du cul , finalement, le résultat est indéfinissable. Entre caricature et autodérision, on ne sais plus du tout ou donner de la tête. Dois-t-on en rire ou en pleurer ? Finalement, on se contentera de rester bouche bée, Camping c'est du Orson Wells à côté.

4/20

 

Quand j'étais chanteur de Xavier Giannoli laisse un arrière goût d'inachevé. Malgré des prestations saisissantes de Gérard Depardieu (beauf de base) et Cécile de France (paumée attachante), le film ne décolle pas, ou plutôt décolle trop tôt, une fois la relation consommée (dans le premier 1/4 d'heure du film), l'histoire s'essouffle en "je t'aime - moi non plus" lourdingues, surtout ponctuée par les visites inutiles de maisons. L'ambiance kitsch et ringarde à souhait est tour à tour déprimante ou touchante, tout comme la vie des protagonistes. Néanmoins, on ressort de la salle intrigués par la solitude pesante de ce chanteur de bal scotché en 1970 (avec ses potes Delpech, Christophe et autre Mike Brandt : magnifique affiche au-dessus du lit!) et la nouvelle vie de cette maman célibataire incapable de tout  gérer.

12/20

 

Thank you for Smoking de Jason Reitman, est jubilatoire, à la façon de "Lord of war", il essaye d'adopter le point de vue du défenseur du tabac.Et plus encore que A.Niccol pour son personnage de trafiquant d'armes, Jason Reitman arrive à nous rendre son personnage central, vraiment attachant ,presque captivant , capable de dire les pires ignominies avec un sourire et un charisme imparable. Multipliant les séquences ironiques, voire franchement cyniques, le cinéaste nous fait souvent éclater de rire devant l'évidente mauvaise foi du personnage principal. Au passage, le système américain en prend plein la figure et dévoile ses nombreuses limites. Aaron Eckhart confirme, après "Conversations avec une femme", qu'il est décidément à l'aise dans ces petites productions indépendantes. A noter une floppée de succulents seconds rôles : Maria Bello en membres des Marchands de Morts, Katie Holmes en journaliste prête à payer de sa personne pour réussir, Adam Brody en jeune loup admiratif, Rob Lowe en mécène dandy, J.K Simmons en petit chef roublard, William H. Macy en député à côté de ses pompes et Robert Duvall en patron intimidant.

14/20

 

Pour Indigènes de Rachid Bouchareb, on avait tous envie d'un grand film, ou tout au moins un bon film : film engagé au service d'une juste cause, produit par une équipe courageuse aux prix d'efforts de financement considérables. Et puis non, on n'a droit qu'à un film sage, qui décline consciencieusement des scènes convenues, ayant en plus une forte ressemblance avec celles d'Il faut sauver le soldat Ryan de Spielberg. On s'ennuie doucement, tout en reconnaissant la pertinence, voire l'importance du devoir de mémoire que nous avons tous envers ces "Indigènes". Pour ce qui est du casting exceptionnel seul Sami Bouajila est énorme, il méritait la palme a lui tout seul, encore une fois Cannes s'est fourvoyé cette année avec ses prix d'interprétation collectifs. De plus les continentaux sont tous sans exceptions présentés comme de vraies ordures et les indigènes comme des soldats opprimés et maltraités, il n'y a aucun juste milieu, ce qui est quelque peu abusé, passez moi l'expression !

11/20

 

Enfin mon gros coup de coeur, qui fera l'objet d'un article à lui tout seul, Little Miss Sunshine de Johnathan Dayton & Valerie Faris. "Tour à tour acide, tendre, cruelle, rocambolesque, c'est une traversée très cahotique d'une Amérique toujours en quête de réussite mais définitivement paumée, en perte de repères, à l'image de ses anti-héros." Un film bouleversant, drôle, exceptionnellement bien joué et avec une BO de choix : tout pour plaire !

 

Potos : Si il ne fallait retenir qu'une chose, se serait la rencontre avec nos filleuls je pense, une nouvelle année qui commence avec son lot de rencontres, bonnes pour celles avec nos premières années ! Encore welcome, bonne chance, et à bientôt pour de nouvelles soirées !

 

Music : Encore et toujours des musiques qui trottent dans la tête, des nouveautés qui ne veulent plus sortir de la caboche, des vieilleries qui se rappellene à moi, music is life : Albert Hammond Jr. (guitariste des Strokes) avec "101" & "Scared" ; Band of Horses "The Funeral" ; Colored Shadows "Life after Love" ; DeVotchka "How it Ends" (B.O de Little Miss Sunshine) ; Dirty Pretty Things "Bang, Bang you're dead" ; Jim Noir "I, Me, I'm Yours" ; Slow Runner "Take your mama's back"

Joy Zipper "1" ; Kasabian "Empire" ; La Rue Kétanou "La fiancée de l'eau" ; Mojave 3 "Breaking the Ice" ; Morningwood "Nth Degree" ; Radiohead "I can't"  ; Ray Lamontagne "Crazy" ; Razorlight "America"

Sufjan Stevens "Chicago" ; The Arcade Fire "Crown of Love" ; The Flaming Lips "Yeah Yeah Yeahs Song" ; Aaron "Lili" ; Augustana "Boston" ; Marjorie Fair "Empty Room" ; Michael Stipe & Chris Martin "In the Sun" ; The Fray "How to Save a Life" ; The Mondrians "And She Says" ; The Libertines "The Ha Ha Wall"

 

 

TO BE CONTINUED ...

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /2006 22:58

Pour cause de vacances et d'effacement intempestif et totalement involontaire de l'article, le Mood d'octobre n'arrive que maintenant, mais quel Mood ... !

Evènements : Alors au choix : l'avant-première de "Ne le dis à Personne" en présence de Gilles Lellouche, Philippe Lefèbvre, Marie-Josée Croze et Guillaume Canet (article à venir)

  

 Ou le départ de la Route du Rhum en direct de l'anse du Guesclin entre Cancale et St Malo. On a eu un bol phénoménal avec la météo contrairement à ceux qui avaient décidé de se poster au Cap Fréhel qui était complètement dans la brume ... gniark gniark gniark !   

Le départ

 

TV : La série Six Feet Under d'Alan Ball, que je ne découvre aujourd'hui qu'en DVD grâce à Aline, est un phénomène télévisuel sans précédent. Pour commencer, les acteurs sont excellents: Peter Krause (Nathaniel Fisher), Michael C. Hall (David Fisher), Frances Conroy (Ruth Fisher), Lauren Ambrose (Claire Fisher), Rachel Griffiths (Brenda Chenowith), Jeremy Sisto (Billy Chenowith), Eric Balfour (Gabriel Dimas)... Si le synopsis ne paye pas de mine (le quotidien d'une famille de croque-morts), on était loin de se douter qu'il s'agirait d'un arrière-plan, lequel laisse la place à des thèmes majeurs tels que la vie et la mort, l'homosexualité, l'addiction sexuelle, la drogue, la solitude, la famille, l'adolescence... bref la vie! Drôle, dramatique, émouvant, pathétique, noir, ou encore cynique, cette oeuvre composée de 5 saisons est unique, et émerveille autant qu'elle nous ouvre les yeux sur ce qui importe dans la vie, sa simplicité, et son issue inexorable. Pas un épisode de trop, pas une scène qui lasse, un arrêt en plein succès, voilà de quoi est capable HBO.

"You have to realize, that someday you will die"

 

 

 

 

Ciné : Pour Le Diable s'habille en Prada, je pensais franchement aller voir un film moyen mais je fus agréablement surprise par ce film qui se révèle plutôt intéressant et drôle, celui-ci fait un tableau assez cinglant des dessous de la mode et qui sans nul doute doit se rapprocher de la réalité. Anne Hathaway se débrouille en jeune ingénue progressivement conquise par les enjeux de son job et par les attraits futiles et illusoires de ce milieu. Stanley Tucci campe avec conviction un créateur de mode maniéré et exalté. Meryl Streep est formidable sous les traits d'une patronne de presse féminine, business woman insensible et à l'intransigeance redoutée, elle porte littéralement le film.

13/20

 

 

 

 

Très académique, sans rythme et desservi par une distribution indigente (Nicolas Duvauchelle et Jean-Baptise Maunier forment un improbable duo), Le Grand Meaulnes de Jean-Daniel Verhaegue, se révèle d'un platitude extrême et nous plonge rapidement dans la torpeur. Jean-Pierre Marielle (égal à lui-même)nous sauve de l'ennui sidéral au détour de quelques scènes mieux senties. Le drame se transforme même en comédie quand on affuble Maunier d'une moustache qui est censé le faire passer de 14 à 25 ans mais qui le rend plus ridicule qu'autre chose, quand les tatouages de Nicolas Duvauchelle transparaissent sous un fond de teint de mauvaise qualité et qu'un promeneur du dimanche étrène son VTT dernier cri derrière nos héros qui sont censés se trouver dans les années 10 ou encore qu'une perche apparaît au détour d'un plan. Le film se révèle donc une erreur de bout en bout.

6/20

  

 

 

 

Pour Le Parfum de Tom Tykwer, le réalisateur s'en sort assez bien : il a du savoir-faire, et ça se voit. L'image est belle (la reconstitution des rues de Paris, le paysage provençal..) et la réalisation soignée. Tykwer semble avoir réalisé ce film avec conviction, sans être toujours convaincant, le réalisateur a cherché à donner une odeur à ce film, une saveur (à travers la manière dont il filme les paysages : l'odeur poisseuse du marché, la lavande provençale).  Mais voilà lorsque Jean Baptiste Grenouille monte sur l'échaffaud, c'est le film qui meurt. Les scènes deviennent alors toutes plus ridicules et invraissemblables les unes que les autres, les acteurs surjouent, et le film qui avait mis 2h à monter s'affaisse en 15 minutes, pour devenir une énorme farce, dommage.

11/20

 

 

 

Avec Dans Paris Christophe Honoré réalise un film intimiste, sobre, facon Nouvelle Vague qui met en avant l'amour et ses differentes représentations. En effet c'est petit film plein de fraîcheur et de bohême, avec une musique entêtante jazzy en fond, sans oublier les morceaux rock de Girls in Hawaii et Metric (rock made in Belgium en force).  Au chapitre des imperfections, la première partie du film qui suit les disputes de Paul et Joana est longuette et pénible à regarder. Heureusement, le réalisateur multiplie les clins d'oeil et les artifices cinématographiques. Citons notamment Jonathan apostrophant les spectateurs en début de film, une court scène de muet avec sous-titres, ou encore une chanson au téléphone. Le tout est tourné « à l'ancienne », avec un petit générique désuet, des scènes d'intérieur tournées dans un appartement au décor marron seventies.  Les personnages principaux sont tous très attachants. On retrouve notamment avec plaisir Guy Marchand, parfait en retraité un peu à coté de ses pompes qui ne pense qu'à sa cuisine, et Marie France Pisier, malheureusement trop rare au cinéma, dans un petit rôle. Romain Duris est impeccable comme toujours, mais c'est Louis Garrel, lumineux et énergique, s'exprimant à la manière pédante d'un étudiant en lettres qui veut se donner des airs d'intellectuel, qui satellise littéralement le film autour de lui, bien qu'il se défende d'emblée d'être le héros de l'histoire.

15/20

 



 L'homme de sa vie, c'est le Brokeback Mountain français : comme Ang Lee, Zabou Breitman opte pour un traitement tout en délicatesse, avec énormément de pudeur. Là où certains metteurs en scène se seraient contentés seulement d'un scénario bien écrit, Zabou Breitman signe une mise en scène extrêmement travaillée, soignant chacun de ses plans, quitte à créer un profond malaise. tant de perfectionnisme n'est peut-être pas franchement justifié. Evidemment, on ne lui reprochera pas de soigner son film à l'extrême, mais en regardant L'homme de sa vie, on ne peut s'empêcher de penser que Zabou en fait beaucoup trop. Le film tend d'ailleurs plus vers l'exercice de style que vers le film dramatique. Car, autre surprise, le scénario n'est pas aussi subtil qu'on l'attendait. Essayant d'éviter les stéréotypes, Zabou y tombe en plein dedans, et la relation entre Berling et Campan paraît assez banale, fade et peu intéressente. Consciente des petites faiblesses de son scénario, Zabou multiplie les allées et venues dans le temps, et là encore, ce n'était pas indispensable. Félicitons quand même la magnifique prestation de Léa Drucker qui nous touche beaucoup plus que le duo Campan-Berling. 

12/20

 

 

 

 

 U de Serge Elissalde et Grégoire Solotareff est le genre de dessin animé que l'on voit rarement , d'une part pour son dessin inimitable, original et qui amène a être réutilisé , mais d'autre part pour le charme discret mais incroyable que dégage ce film , cela grâce à une histoire certes simplette , mais sans prétention , qui sonne très vrai et qui peut inculquer certaines valeurs morales aux enfants d'une manière très douce. Un charme dû au doublage absolument exquis , Isild Le Besco et Vahina Giocante pourtant adultes ont des voix enfantines adorables, pleines de malice et qu'on aimerait entendre dans tous les dessins animés. Et ensuite il y a Guillaume Gallienne, aussi dingue que bilingue, et Sanseverino, lui aussi au doublage excellent et la musique qu'il a composé est parfaitement approprié et pleine d'entrain. We love U.

  15/20

 

 

 

 Je fais dans l'animation ce mois-ci, mais dans l'animation made in France. Azur et Asmar de Michel Ocelot est là pour faire passer un message, celui de la tolérance et des différences culturelles. Dès les toutes premières minutes du film, on tombe sous le charme de son univers oriental, parsemé d'épices et de couleurs. Une animation toute en finesse et sans esbroufe, une mise en scène simple mais d'une belle efficacité, de l'imagination à revendre, d'excellents choix musicaux... L'histoire est un conte de fées classique qui plaira aux enfants sans ennuyer les grands. Son message de tolérance est admirablement servi par un parti pris audacieux : se passer de sous-titres pour toutes les (nombreuses) répliques en arabe.

14/20

 

 

 

Mémoires de Nos Pères, ou le premier volet d'une des plus ambitieuses sagas du cinéma contemporain. Aux manettes, le grand Clint Eastwood, sortant du très acclamé "Million Dollar Baby" et ayant pour ambition de développer objectivement, sans patriotisme ou provocation, la bataille d'Iwo Jima et ses conséquences sur le peuple américain, il manifeste une ambition certaine qui aurait facilement pu décevoir. Il n'en est rien, Clint s'étant montré à la hauteur, aidé d'interprètes pour la plupart méconnus du grand public. Quand Eastwood s'attaque à un film de guerre, cela donne des scènes de guerre très réalistes qui rappellent « Il faut sauver le soldat Ryan » (Spielberg n'est pas co-producteur pour rien) et une oeuvre anti-conformiste qui rend ses soldats anti-héros, ce qui change du soldat prêt à mourir par amour du drapeau. L'absurdité de la guerre et des dirigeants de l'époque qui veulent à travers 3 soldats récupérer des fonds pour l'effort de guerre est bien retranscrite. On imagine bien aussi ce qu'ont pu ressentir ces soldats qui ne se retrouvent pas à leur place à pavaner de conférence en ovation dans un stade de foot en passant par la une des journaux, eux qui n'avaient qu'une envie : fuir l'horreur de la guerre, et qui se retrouvent à culpabiliser d'être à la place de ceux qui sont morts sous le drapeau. La réalisation est soignée et la photographie magnifique. Seul bémol les acteurs manquent un peu d'épaisseur pour devenir des personnages forts, mais c'est sans doute la volonté d'Eastwood afin qu'ils restent ces anti-héros? Bref j'attends avec impatience "Lettres d'Iwo Jima" car c'est avec les deux films que l'on saura si Eastwood a réalisé un chef d'oeuvre.

15/20

 

 

 

 

 

Enfin, last but not least, Ne le Dis à Personne de Guillaume Canet, dont la projection et le débat qui en a suivi avec l'équipe du film, me donne l'envie (et le droit!) de vous faire patienter encore un peu, car le film aura droit à son propre article. 

 

 

 

 

 

Musica : Always old and new, music is life but life is music -> B.C Camplight "Blood & Peanut Butter" ; Be Your Own Pet "October, first account track" (ça tombait bien) ; Beirut "Mount Wroclai" 

 

 

 

 



Bright Eyes "I woke up with this song in my head this morning" ; The Chalets "Nightrocker" ; Daft Punk "Face to Face" ; Diefenbach "Mechanical" ; The Doves "The man who told Everything" 

 

 

 

 

Groove Armada "Hands of Time" ; Jeff Buckley "Lilac Wine" ; La Rocca "Goodnight" ; Mat Kearney "Nothing Left to Lose" ; Metric "Handshakes" ; Girls in Hawaii "Flavor" 

 

girls-in-hawaii.jpg  

 

Sarah Blasko "Perfect Now" ;  New Order "Waiting for the Sirens Call" ; Belasco "15 seconds" ; Clarika "Joker" ; Giant Drag "Wicked Game"

 

 

 

Gnarls Barckley "Gone, Daddy Gone" ; Jamiroquai "Seven Days in Sunny June" ; The Automatic "Monster" ; The Killers "When You Were Young" ; The Lovely Feathers "Wrong Choice" 

 

 

 

 

 

 

 

THAT WAS A FUCKING MOOD ! (SIX FEET UNDER'S EFFECT)

 

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /2006 23:28

TV : Benvenido à Miami, qui abrite en plus de chirurgiens plastique un expert en tâches de sang nommé Dexter Morgan, accessoirement serial killer la nuit... Délicieusement morbide, cette série met en scène un personnage qui ne déparerait pas de l'univers de Brett Easton Ellis, royalement interprété par notre Michael C. Hall-David Fisher (Six feet under, rest in peace) incapable de ressentir la moindre émotion, son père adoptif lui a appris ce qui est bien et ce qui ne l'est pas et Dexter s'en prend aux criminels que les flics n'ont pas réussi à coffrer. De quelle manière? En les découpant... C'est morbide, certes, mais complètement nouveau et jouissif. Au cours de cette première saison, Dexter mène un duel à distance hallucinant avec un autre tueur en série qui semble toujours avoir 1 ou 2 coups d'avance. Série qui est aussi innovante que réussie visuellement et interprété intelligemment, Dexter est définitivement une des meilleures séries US de 2006 avec Heroes.

 

 

 

 

Ciné : Mêler ces deux monstres sacrés que sont Rampling et Rochefort dans Désaccord Parfait était une idée parfaite d'Antoine de Caunes, le film lui l’est un peu moins. Quelques scènes caricaturales et beaucoup de clichés, la confrontation de deux acteurs vieillissants mais superbes: Jean Rochefort et Charlotte Rampling. On devine très vite que, à l'instar des grandes comédies américaines, tout finira pour le mieux, mais là n'est pas l'essentiel, et il vaut mieux oublier le mince scénario cousu de fil blanc, et observer les confrontations entre les deux ex-amants.

 

11/20

 

 

 

Enfin ! Chabat a réussi la comédie à l'anglaise dans la langue de Molière. Prête-moi ta main d'Eric Lartigau, est le digne successeur de 4 mariages et un enterrement en emmenant avec lui la fabuleuse Charlotte Gainsbourg. On est loin de l'humour beauf des Bronzés ou de Camping et on ressent le soin de l'écriture derrière chaque phrase même si le scénario n'a rien de surprenant. Pas de tartes à la crème ou des cascades loufoques, Prète moi ta main est dans un humour plus parlé fait de quiproquos et de scènes de vies réalistes empreintes d'une dose de folie. L'histoire sert le film dans toute sa longueur et il est jouissif de voir Alain Chabat tenté de faire accepter de la pire manière possible à sa famille qu'il ne veut pas se marier. Une ribambelle de seconds rôles savoureux (Bernadette Lafont, Wladimir Yordanoff, Louise Monod, Aïssa Maïga ...), 2006 est décidément une bonne année pour les comédies françaises.

 

16/20

 

 

 

 

 

A première vue, Le Dahlia Noir de Brian de Palma avait tout les atouts pour donner un bon film : un scénario riche et passionnant d'après le magnifique roman de James Ellroy, mis en scène par réalisateur brillant, avec en plus un casting prestigieux. Le travail de Brian De Palma est impeccable : le réalisateur manie toujours aussi bien sa caméra et nous offre des plans extrêmement bien filmés (le plan séquence de la découverte du cadavre, la chute dans les escaliers...). Il est aussi bien aidé par des décors somptueux et une image très belle et les années 1950 ont été retranscrites à la perfection. Le Dahlia noir rappelle les vieux films sans jamais passer pour un film vieillot. Chapeau! Pour le fond, De Palma avait matière à livrer un polar passionnant. Le meurtre de Betty Short, alias le Dahlia noir, est considéré comme l’un des assassinats qui marqua l’Amérique. Or, dans ce film, difficile de croire que ce meurtre est exceptionnel tant il est traité avec banalité et ne semble pas intéresser grand monde. Josh Hartnett fait tout ce qu’il peut pour faire vivre son personnage mais ses capacités semblent bien limitées tant Bucky est transparent dans le film, Eckhart, parfait tourmenté, Johansson, lumineuse quoiqu'un peu potiche, Swank, vénéneuse. Le film reste donc trop en surface au niveau du meurtre et de la passion que Betty Short est sensé insufler aux deux policiers, on ne peut que se demander ce qu'aurait fait un autre à la place de De Palma.

12/20

 

 

 

 

 

Après Match Point (véritable bijoux pour ne pas dire chef d'oeuvre) , Woody Allen revient avec un genre qu'il connaît bien, la comédie. Scoop raconte une enquête policière orchestrée par deux empotés: un magicien de pacotille et une jeune journaliste un peu cruche. On n'échappe pas non plus à la satire de la bourgeoisie anglaise, très savoureuse.  Woody Allen, au mieux de sa forme, et Scarlett Johansson, qui affiche un réel talent humoristique jusqu’ici inexploité, forment un tandem épatant auquel Hugh Jackman, en riche héritier beau et ténébreux, donne une réplique quelque peu mollassone. Ce film, véritable petit bijou de drôlerie, nous fait néanmoins passer un très agréable moment.

14/20

 

 

 

Borat, le personnage principal du film de Larry Charles est raciste, sexiste, obsédé, homophobe, haïssable et les situations dans lesquelles il apparaît sont d’une vulgarité effrayante. Comment peut-on rire devant ça? (à part à quelques rares exceptions) Qu’on le prenne au second ou au millième degré, la conclusion est la même : Borat est bien plus affligeant que drôle. C’est un film provocateur qui n’a absolument aucun intérêt. Juste un humour plus que douteux, basé sur la moquerie et la discrimination. En plus de ça, on comprend un mot sur deux dans les dialogues prononcés par Sacha Baron Cohen. Où est la critique acerbe, acide et décapante des USA dont on nous rabat les oreilles? Quitte à démonter les rouages de la super puissance mondiale, encore aurait-il fallu le faire avec intelligence et sarcasme, à la manière de l'excellent Thank you for smoking.

4/20

 

 

 

Avec Babel, Alejandro Gonzàles Inarritu boucle brillamment une trilogie commencée il y a six ans avec Amours chiennes et suivie par 21grammes en 2002. Prix de la mise en scène à Cannes 2006, Babel est l’aboutissement et la conclusion logique d’un triptyque aux caractéristiques particulières. Inarritu travaille pour la troisième fois avec le scénariste Guillermo Arriaga et on retrouve la construction en montage alterné de personnes liées par le destin. Amours chiennes et 21grammes avaient pour élément central un accident de voiture et développaient les thèmes de la rédemption, la vengeance et la complexité des relations humaines. Babel a lui aussi comme point de départ un accident mais son sujet est différent puisqu’il brise les frontières et traite des préjugés et des problèmes de communication entre les hommes. Il livre au passage une critique amère des Etats-Unis et des médias, qui ne perdent pas un instant pour proclamer un attentat terroriste. Le directeur de la photographie  apporte une texture et une esthétique différente pour chaque continent  qui donne lieu à des séquences étonnantes, comme un passage hypnotique dans une discothèque japonaise. Tous les acteurs sont remarquables, Brad Pitt d’une authenticité bouleversante, Cate Blanchett, poignante, Gael Garcia Bernal, emporté et fougueux, sans oublier Rinko Kinkuchi qui joue la jeune japonaise sourde et muette, et Adriana Barraza (la nourrice mexicaine), qui sont les deux grandes révélations de ce film. Alejandro Gonzales Inarritu parvient à s’alléger de toute la lourdeur et de la prétention que le propos aurait pu amener et réalise un film poignant et visuellement superbe. Un chef d’œuvre et sans hésiter ma Palme d'Or 2006 à Cannes.

18/20

 

 

 

Dans Libero on est devant une histoire composée au premier abord de personnages simples, vivant leur vie le plus tranquillement possible et cela avec une justesse et un naturel déconcertant, Alessandro Morace en particulier tout jeune acteur mais ahurissant de talent, de la même manière que l'acteur-réalisateur-scénariste Kim Rossi Stuart. Et puis le film part sur un ton beaucoup plus grave , ou la réapparition de la mère prête à rattraper le temps perdu avec ses enfants et son mari ranime les tensions et nous met face à des scènes assez dures. Le scénario peut paraître simpliste mais le rôle de la mère (emblématique en Italie et véritable idole pour ses enfants) est ici dévalorisé voir même critiqué comme en témoigne la relation entre le fils et sa mère , faites de distance, de méfiance et surtout de doute par rapport à sa sincérité. Bref Libero est un très beau film attendrissant , au scénario très juste, révélant un jeune acteur époustouflant Alessandro Morace.

14/20

 

 

 

Je ne comprends pas du tout ce qui a suscité un tel engouement. Lady Chatterley de Pascale Ferran restera pour moi un film raté, proche de la mièvrerie. Le film tombe complètement à côté de la plaque et manque de souffle tout bonnement. Le film est interminable et pourtant ne suffit pas à faire comprendre l'évlution des personnages. Alors qu'il y 2-3 dialogues sur 2h30 les 10 dernières minutes nous farcisses le crâne de "Tu m'aimes ? oh oui je t'aime, on s'aime pour la vie alors..." Dégoulinant...

6/20

 

 

Dans son premier film, Pardonnez-moi, Maïwenn parle de son douloureux passé et règle ses comptes avec sa famille, afin de pouvoir avoir une vie à peu près normale. Elle réussit le tour de force de nous raconter son histoire sans tomber dans l’autobiographie mégalo et simpliste. Ainsi, on ne saura discerner le vrai du faux, mais à la limite, cela n’a pas d’importance. La réalisatrice incère judicieusement des images d’archive et des images filmées par Violette caméra à l’épaule à son film, et impose ainsi son style. Se livrant toutes tripes à l'air face à des acteurs aux jeux d'une puissance incroyablement maîtrisée (Pascal Greggory, froid comme la pierre, Hélène de Fougerolles et Marie-France Pisier excellentes), Maïwenn les confronte à l'improvisation pour une interprétation  des plus naturelle et un film, certes un peu brouillon mais véritable thérapie.

13/20


 

 

 

 

Je garde pour un article personnel, le formidable et nouveau et original James Bond, "Casino Royale", vértiable électrochoc et très agréable surprise. 

 

 

 

 

Amigos : Encore de bonnes petites soirées avec les GIDO's au grand complet, juniors compris

DJ Kmye aux platines, pour son plus grand bonheur !! mais oui c'était bien ...

Narcisse, Laky et Marine : la belle brochette

Encore une belle brochette avec Narcisse qui nous fait profiter de sa langue

Marianne et Ekta sponsorisés par Chesterfield !

Enfin ça y est j'ai été choisi pour faire une pub pour de la glace !!!

Mais si Camille regarde même Simon a aimé ta musique ...

 

 

 

Nous on est des gens sains : on aime ni boire, ni fumer

 

 

Musica : Yellowcard "City of Devils" ; Lamb "Heaven" 

 

 

Ben Kweller "Hear me Out" ; Annie Stela "It'sYou" ; Beulah "Don't Forget to Breathe" ; Built to Spill "You Were Right" ; Alexi Murdoch "12" ; Overhead "Uprising" ; Catherine Feeny "Mr. Blue"

 

 

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-M- "Ne le Dis à Personne" ; Joe 90 "Drive" ; Placebo "Running Up That Hill" ; Chris Cornell "You Know My Name" ; Mademoiselle K "Ca me Vexe" ; Beth Orton "Stolen Car"

 

 

 

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /2007 19:43

TV : David Nolande d'abord qu'est ce que c'est ? C'est une série française du genre fantastique, autant dire qu'on s'attend au pire... Du coup ça a attiré mon attention. Le pitch en gros nous dit ceci : David Nolande, un publiciste dans le vent est le genre de type qui a réussi : belle carrière, gentille petite famille avec une femme et une fille. Tout son univers bascule un soir où il a un accident de voiture et tue une vieille gitane dans sa caravane. Il n'est pas reconnu coupable par le tribunal mais à la sortie, un gitan lui jette un sort " Tu devras sauver beaucoup de vie pour celle que tu as prise. Sinon, l'un des êtres que tu aimes mourra ". Depuis ce jour là, Nolande fait des cauchemars prémonitoires sur la mort de quelqu'un qu'il doit sauver au risque de voir ses proches mourir  En 6 épisodes, la série a réussi à se crée un univers et une dynamique propre. Ça lorgne vers les séries fantastiques américaines c'est certain (Dead Zone notamment), mais ça apporte sans conteste un souffle nouveau à la production française. Un casting plutôt réussi (Dieffenthal et Foulquier en tête, mais penser à fouiller un peu plus les persos d'Elsa Kikoïne et Edouard Montoute), une histoire prenante (quoique répétitive), une réalisation soignée et une photographie magnifique, la saison 1 nous laissant un peu sur notre faim, il ne reste plus qu'à attendre la suite en cours d'écriture.

 

 

 

 

Ciné : Qu'a donc bien voulu nous dire Alain Resnais dans Coeurs ? Voilà une question qui restera sans réponse. Une galerie de personnages assez improbable, des situations qui se perdent sans jamais être parti de leur point de départ, un jeu d’acteur peu inspiré (hormis Laura Morante), un scénario dont on attend jusqu’à la fin le décollage. Alain Resnais n'est pas un réalisateur, c'est un metteur en scène. Tout, dans ses films, est inspiré du théâtre ce qui lui donne un air prétentieux et cette fois la sauce ne prend pas. Et c'est long, mais long... d'autant plus qu'il y a une grosse catastrophe dans sa galerie de portraits, Lambert Wilson, qui devrait se filmer quand il prend une cuite pour apprendre à jouer correctement le mec bourré sans ressembler à Ronald Mac Donalds après deux Cocas. Au final, on s'ennuie ferme, et les quelques réussites du films ne suffisent malheureusement pas à le sauver.

 

7/20

 

 

 

 

Martin Scorsese retourne à son genre de prédilection, le film mafieux : The Departed (Les Infiltrés) est un film noir comme le réalisateur sait si bien les faire, qui relève du meilleur de son cinéma. Tout d’abord, Scorsese bénéficie d’un scénario impeccable à tout point de vue : c'est un film très bien écrit (avec un nombre incalculable de "fuck"), qui développe suffisamment ses personnages afin de nous les rendre plus familiers. Mais le film n’en oubli pas son quota d’action, ni même son suspense, qui fonctionne d’un bout à l’autre sans temps morts. Enfin, les répliques sont tout aussi travaillées, et leur cynisme fait parfois sourire. Mais The Departed se révèle finalement plus triste que prévu : Scorsese pose dans son film le problème de la perte d’identité, par le biais de deux agents infiltrés qui, au fil du temps, ne savent plus très bien qui ils sont. Film sur le mensonge et la trahison, le cinéaste montre une société gangrénée par ce fléau. J'ai également adoré la façon dont on arrive à ressentir à quel point les deux taupes sont acculées, on sent l'étau se resserrer au fur et à mesure sur eux et on les voit basculer.  Il est bon grâce à l'humour, le vocabulaire ordurier et jouissif que tiennent tous les protagonistes, flics et gangsters (on ne les distingue plus tellement d'ailleurs), la performance d'acteurs exceptionnels de Nicholson, de Di Caprio (et le malaise qu'il exprime tout au long du film), de Damon (et un rôle de pourri dans lequel on a pas l'habitude de la voir), de Wahlberg (et son vocabulaire particulier excellent), de Sheen, de Baldwin, pour "Gimme Shelter" des Stones que le réalisateur utilise pour la 3ème fois dans son oeuvre, pour la violence sanglante habituelle, pour l'ambiance très urbaine, comme toujours.

 

16/20

 

 

 

 

 

Hors de Prix de Pierre Salvodori est un film sympathique, léger et distrayant qui dépeint assez bien le milieu du luxe et de la richesse, de ces gens qui s'ennuient d'avoir trop d'argent et de ceux qui gravitent autour d'eux pour avoir une part du gateau. Mention spéciale à Audrey Tautou qui est merveilleuse de fraicheur et de spontanaité en demi-mondaine qui ne pense qu'à plumer ses proies le plus vite possible et qui espère se faire épouser pour être à l'abri du besoin. Elle utilise parfaitement bien son aspect comique. Je suis moins enthousiasmée par Gad Elmaleh que j'aime beaucoup en tant qu'humoriste mais qui joue un peu trop souvent le même personnage du maladroit et malchanceux.

 

14/20 

 

 

 

 

Un joli film de Thierry Klifa, toujours un peu trop académique du point de vue de la réalisation, Le Héros de la Famille est une comédie dramatique nous faisant immédiatement penser au précédent film en tant que scénariste de Christopher Thompson, le sympathique Fauteuils d'Orchestre, réalisée par maman Danièle Thompson. Un drame familial populaire au casting de rêve qui se laisse se savourer du début à la fin, avec son petit côté musical très bien interprété par Emmanuelle Béart, Géraldine Pailhas & Catherine Deneuve et des dialogues savoureux. La mort d'un homme fait se réunir une famille un peu écartelée et c'est inévitablement la source de retrouvailles forcées à coups de règlements de comptes, d'explications et de réconciliations... Drôle et émouvant, ce film choral séduit grâce à un charme un peu désuet mais tellement réjouissant. Le point fort du film est sans conteste son casting alléchant et complètement réussi : Catherine Deneuve, géniale en garce lucide, Miou-Miou émouvante et drôle ce qui n'arrive pas assez souvent à mon goût, Gérard Lanvin, un peu étriqué autour de ce film de femmes, mais de qui se dégage une grande fragilité, Claude Brasseur, que l'on voit très peu dans le film, mais sur qui repose tout le scénario, étonnant et touchant, en travesti amoureux des femmes, Valérie Lemercier dont on aurait aimé que les petites apparitions se multiplient tant elles sont hilarantes, Michael Cohen convaincant en fils homo dominé par sa garce de mère, mais c'est Géraldine Pailhas qui enflamme l'écran, confortant ainsi son rôle de futur grand talent de sa génération, auquel je ne croyais pas vraiment jusqu'ici. Seul le rôle d'Emmanuelle Béart semble quelque peu inutile, même si elle donne une âme à son personnage de chanteuse de cabaret un peu paumée. Les petites apparitions de Pierrick Lilliu, Pierre Perrier et Gilles Lellouche renforcent encore plus le tout.

 

14/20

 

 

 

 

 

 

 

Le joyeux bordel orchestrée par Pascal Thomas dans Le Grand Appartement est sympathique, mais hélas trop (très?) brouillon et du coup, agace quelque peu. Pas de véritable histoire, pas d’intrigues ou si peu, juste quelques instants avec cette bande de personnages fêlés, improbables et pourtant ancrés dans une certaine réalité sociale : une precarité bien confortable avec des leçons sur la speculation immobilière et les problèmes de loyers. Au niveau du jeu, Laetitia Casta s'améliore certes, mais n'est toujours pas actrice, son oeil reste vide, Mathieu Amalric en roue libre cabotine un peu trop mais Pierre Arditi porte le film, quant à la pléiade de seconds rôles et autres intermittents, lâchés dans le film, ils parasitent l'image en se trouvant à chaque coin d'écran. En bref, trop de gens, pas d'histoire, une image mal foutue mais un certain charme bordélique.

 

10/20

 

 

 

Avec plus de 1000 copies réparties sur l'hexagone et 65 millions d'euros de budget, Arthur et les Minimoys n'est pas un mini-film mais un mastodonte destiné aux petits et grands. Et très honnêtement, si Arthur et les Minimoys n'a rien d'original sur le strict plan scénaristique, cela reste une pure merveille visuelle. L'alchimie entre prises de vues réelles et plans animés séduit et les décors bucoliques, poétiques et parfois sombres sont du plus bel effet. L'histoire est certes un peu naïve mais n'est pas un frein au film. Mené tambour battant une fois Arthur transformé en Minimoy, les répliques fusent, l'humour est très présent, tout comme les nombreuses références cinématographiques qui parcourent le film. Techniquement, les personnages animés sont tous très réussis. Reste que les scènes non animées posent problème. Les interprétations y sont le plus souvent poussives (Freddie Highmore, Mia Farrow mais surtout les parents d'Arthur). Pour autant, vous l'aurez compris, Arthur et les Minimoys est un divertissement dans la pure tradition cinématographique des fêtes de fin d'année, un joli carton à prévoir et à voir au moins une fois. Il s'agit sois-disant du dernier film de Luc Besson ... oooh le gros mensonge, on est au moins assurés de le retrouver sur les deux suites en chantier des Minimoys !

 

14/20

 

 

 

 

 

Book : Après "Ensemble c'est tout", j'avais très envie de lire un autre livre de Anna Gavalda. J'espérais découvrir de nouveaux personnages humains, attachants, dans lesquels je pourrais me retrouver, un peu. Les premières nouvelles m'ont fait craindre une déception. Puis, j'ai pris le rythme, et j'ai vraiment aimé ce recueil. Certes, il s'agit bien à nouveau de personnages un peu "cabossés", mais on ne se lasse pas. A travers les douze nouvelles du recueil Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, on assiste à des situations (plus ou moins) banales et en même temps tellement bien saisies : de la rencontre d'un homme sur le boulevard St-Germain, aux retrouvailles douloureuses d'un homme avec son premier amour, aux espoirs du jeune auteur qui attend son premier rendez-vous avec un éditeur. Des personnages tour à tour naïfs, blessés, perdus, pleins d'espoir sur lesquels l'auteur pose un regard plein d'humour et cependant toujours bienveillant, quelques soient les bourdes qu'ils peuvent commettre.

 

 

 

Couverture du bouquin

 

 

Musica : PJ Olsson "Ready For a Fall" ; Red Hot Chili Peppers "My Friends" ; Evermore "Falling Away" 

 

 

Jackson Waters "Center of Attraction" ; Dropkyck Murphys "I'm Shipping up to Boston" (from the soundtrack of The Departed) ; The Dresen Dolls "Sex Changes"

 

 

 Supergrass "Road To Rouen"; Pernice Brothers "Baby in Two"

 

 

Aphex Twin "Avril 14th" ; Radiohead "Lucky" ; Alexandre Desplat "Griet's theme "(from the soundtrack of The Girl with the Pearl Earing) ; Death Cab For Cutie "Transatlanticism"

 

 

The Smiths "There is a Light That Never Goes Out" ; Le Soldat Rose "Love, love, love" ; Ryan Adams "Burning Photographs" ; Sufjan Stevens "To Be Alone With You" ; Syd Matters "Black and White Eyes"

 

 

Al Green "Here I Am" ; Primal Scream "Rocks" ; Michel Polnareff "Le Bal des Lazes" ; The Cure "Just Like Heaven" ; PJ Harvey "Sheela-na-gig" ; 8mm "Opener" & "No Way Back" & "Forever and Ever Amen" ; Chris Isaak "Wicked Game" (version accoustique) ; Cat Power "I Don't Blame You"  ..............................

 

 

C'est long de souvenirs, de découvertes et de redécouvertes, mais j'ai pris le train et en train j'écoute beaucoup de musique : parce qu'on connait la chanson et que ceux qui m'aime prendront le train ... 

 

SEE YOU SOON

 

 

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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /2007 22:20

TV : Ce mois-ci je me suis re-enfilé la première saison, composée de 6 épisodes, de Clara Sheller, mini-série que j'avais adoré au mois de juin 2005, pendant que je passais le bac !  Il y a déjà plusieurs mois, alors que la mode des séries américaines battait déjà son plein, la télévision française a elle aussi eu la merveilleuse idée de nous faire une surprise printanière en la personne de Clara Sheller (la très jolie et délirante Mélanie Doutey) qui avec sa série éponyme, donne envie de tomber amoureuse et de se promener dans Paris au soleil levant. Clara Sheller, c'est une jeune parisienne, trentenaire, qui a les mêmes problèmes que nous toutes : trouver l'homme de sa vie et les bonnes fringues pour aller au bureau le matin. Sous ces aspects un peu légers et futiles se cachent une belle série qui pose des questions moins superficielles. Avec Clara et son entourage, on se demande s'il faut être prête à tout pour trouver le bonheur, si celui-ci ne peut vraiment prendre qu'une forme conventionnelle, s'il faut parfois sacrifier son meilleur ami à sa vie sentimentale, si on peut faire la paix avec sa famille... Des petites et des grandes questions qui rythment les 6 épisodes à un tempo effréné et entraînant. Autour de Clara, qui est la "Mme Courrier des lecteurs" dans un magazine, on trouve son colocataire et meilleur ami gay JP (Frédéric Diefenthal), qui fait toujours croire à ses parents (maman Hélène Vincent qui nous fait irrémédiablement penser à son rôle dans La Vie est un Long Fleuve Tranquille) que Clara est son amoureuse officielle pour ne pas sortir du placard. Il y a aussi Jeanne (Valérie Donzelli), l'amie fidèle, heureuse en amour avec David (Bruno Salomone dans un rôle à contre-emploi), mais ce n'est pas pour ça qu'elle n'a pas aussi ses problèmes. Enfin, la vie de Clara serait bien calme sans un patron un peu trop séduisant (Christophe Malavoy), un garçon un peu trop rangé (Philippe Lefebvre), un voisin un peu trop sexy (Thierry Neuvic), un coloc un peu trop affectueux et protecteur, voire jaloux ... La morale de tout ce qu'il se passe dans la vie de notre princesse des temps modernes, c'est que pour être heureux, il faut déjà savoir comment l'être, et que les moyens d'atteindre la béatitude ne sont pas toujours les plus conventionnels. Allant à l'encontre des idées reçues et des préjugés, cette série nous ouvre des horizons nouveaux et nous invite à élargir notre réflexion sur un tas de sujets : l'amour et l'amitié forcément, les liens "famille je vous hais", l'homosexualité, la peur de la solitude, la crise de la trentaine ... En même temps, Clara Sheller est une série fraîche, acidulée, pétillante, pleine d'un humour savamment distillé, dont les répliques nourrissent régulièrement le stock des phrases cultes. Le tout est arrosé d'une bande son pleine de peps, de nostalgie et d'originalité qui vaut la peine d'être écoutée (Archive, Syd Matters, Cocosuma, Björk, Mirwais, AS Dragon, Perry Blake, April March, Pink Martini, David Grume ... ), d'un casting époustouflant et de Paris, véritable personnage à part entière, jamais aussi bien filmée, je garderais longtemps les images de la perspective des Invalides et son dôme dans un ciel post-orageux, de la Tour Eiffel qui scintille, du Pont Alexandre III au lever du soleil.

Pour ce qui est de la très attendue saison 2, les scénarios sont écris et de très grande qualité selon Frédéric Diefenthal, mais le tournage a encore été repoussé, l'interprète principale, Mélanie Doutey, n'ayant encore pas signé son contrat, celui-ci l'obligeant à renoncer à plusieurs projets cinématographiques. A suivre donc, mais on ne peut que souhaiter que l'actrice se rende compte qu'on lui laisse l'opportunité de reprendre le rôle qui l'a fait connaitre et surtout que celui-ci est le meilleur qui lui ait été donné de jouer jusqu'à aujourd'hui.

 

 

 

 

Books :  L'adolescence. Vaste sujet et toujours les mêmes questions restées en suspens. Qu'est-ce qui fait de nous un être différent ? Pourquoi nos choix sont souvent incompris ? Pourquoi s'obstiner à chercher la confrontation avec l'entourage ? Dans son dernier livre, Florian Zeller s'adresse à nous, adultes, et tente de répondre à ces questions à travers l'expérience haute en couleur de Julien Parme. Chez cet adolescent en mal de vivre, rien ne va plus : à 14 ans, ce dernier grandit dans une famille recomposée avec demi-soeur et tout ce qui va avec... En vrai mythomane, il s'invente un métier qui lui apporterait gloire et reconnaissance : écrivain et une relation amoureuse avec sa prof. Ca part donc assez mal pour lui et de toute évidence la fugue semble inévitable. Le voilà dans les rues de Paris, la carte bleue du beau-père en poche, à errer et profiter de l'instant présent, bref à vivre une nouvelle vie. Mais la réalité va brutalement le faire déchanter et les désillusions vite s'installer. Toute l'histoire est raconté du point de vue de l'ado mais à trop vouloir retranscrire le langage actuel, l'auteur finit par avoir l'air d'un vieux ringard. "Pas de quoi se pendre en slip", dirait élégamment son personnage, en effet, on n'arrive pas à accrocher à son personnage et on en finit par vouloir l'abandonner dans les rues de Paris.


Julien Parme

 

"J'ai toujours raté mes suicides". Ainsi commence Lorsque j'étais une oeuvre d'art d'Eric-Emmanuel Schmitt. Malheureux de passer inaperçu depuis son adolescence, un homme se rend au pied d'une falaise pour s'y suicider. Alors qu'il allait se jeter dans le vide, un artiste excentrique lui propose de devenir une oeuvre d'art en échange de son humanité. Pour exister dans le regard des autres, ce dernier ne devient pas seulement une bête de cirque, il se transforme littéralement en objet. Un objet, une oeuvre d'art nommée pompeusement Adam Bis, convoitée et admirée par la planète entière au risque de perdre sa liberté. Le début a mis du temps à m'accrocher mais j'ai fini par le lire d'une traite. L'histoire est attachante et permet de croiser des réflexions sur ce qu'est l'art, le marché de l'art, la bêtise et le snobisme inculte (qui désigne pour art ce qui est cher et médiatique), la manipulation, la vanité, la condition humaine, l'aveuglement d'un homme par rapport à sa propre condition, la célébrité ...  

Lorsque j'étais une oeuvre d'art

 

 

Ciné : Janvier mois des films à Oscars, Golden Globes et autres Césars tardifs. Mois chargé donc et ça continue en février !!

Il y a certains films qui vous font vivre une expérience unique, The Foutain est de ceux là. Aronofsky nous suprend et nous scotche au fauteuil en nous embarquant dans cette histoire se déroulant sur 1000 ans,où un homme tente désespérement de sauver la femme qu?il aime, histoire semblant au départ simpliste, mais décuplée par la force du montage qui mêle les époques (passé, présent et futur). Aronofsky a encore fait appel à Clint Mansell pour la musique et celui-ci s'est surpassé rendant chaque scène bouleversante et teintée d'une force émotionnelle et poétique, qui plus est aidé des fabuleux Mogwai. Excentrique, enchanteur, splendide, magnifique de subtilité et d'esthétisme, le film ne laisse pas indifférent et est renforcé en émotion grâce à l'interprétation magistrale de Hugh Jackman (qui aurait dit que Wolverine me ferait pleurer?) et Rachel Weisz (splendide et émouvante), tout deux bouleversants en couple immortel face à leurs destins fantastiques mais inéluctables. The Fountain est donc un chef d'oeuvre du cinéma étrange et dramatique, porté par une mise en scène originale et sublime et deux excellents acteurs principaux, qui bouleversent autant le spectateur que leur carrières.

18/20

 

Comédie agréable sans grandes prétentions, The Holiday repose principalement sur ses 2 actrices Cameron Diaz et Kate Wislet, il ne faut donc pas s'attendre à une révolution au pays de la romance, et de cela le film s'en acquitte bien . On rit, parfois même beaucoup (les bandes annonces de Cameron Diaz sont hilarantes) et on passe un moment agréable mais c'est surtout les scènes de Kate Winslet avec l'immense Eli Wallach qui sont admirables : les citations cinéphiles fusent, des classiques sont nommés, des répliques cultes échangées... Prévisible de bout en bout, The Holiday n'en reste pas moins un film des plus sympathiques, à la légèreté relaxante et aux personnages attachants. A noter la très bonne partition d'Hans Zimmer après le poussif Da Vinci Code.

12/20

 

Aucun doute sur l'issue de l'histoire, l'affiche elle-même proclame : il n'est jamais trop tard pour changer de vie. L'intérêt d' Une Grande Année réside donc dans la façon dont l'affreux personnage interprété par Russell Crowe, égoïste et insensible, va se laisser charmer par la région provençale, par le vin, et surtout par ses habitants. Les souvenirs d'enfance, petit film dans le film, joués par Albert Finney et Freddie Highmore ne manquent pas de nostalgie. Pour le reste, malgré les clichés sur le bien-être de la vie de propriétaire viticole en Provence, malgré Marion Cotillard, malgré la beauté des paysages, malgré un étonnant Didier Bourdon en vigneron anglophone, Ridley Scott parait infiniment plus à l'aise pour montrer la vie trépidante de la City londonienne que la tranquilité provençale. Russell Crowe est sans aucun doute lui beaucoup moins à l'aise dans la comédie que dans le film d'action, mais s'en sort pas trop mal.

 12/20

 

Réalisateur récurrent d'épisodes pour séries télés (tendance haut du panier : Les Sopranos, Six Feet Under), Allen Coulter se lance dans le long métrage et choisit le film de genre. Entre film noir et biopic, Hollywoodland retrace l'enquête menée par un privé autour de la mort (dans des circonstances troubles) de Georges Reeves, acteur télé très populaire dans les années 60 aux States. On y explore la face cachée de personnages publics, prisonniers de leurs images télévisées ou sociales. En posant subtilement un parallèle entre le personnage du détective privé et celui de l'acteur raté et boudé par le public et les studios, le réalisateur brasse des thèmes intéressants: la solitude, le paraître, la peur de vieillir... Grâce à un scénario fin et bien écrit, il saisit la complexité et les interrogations liées au métier d'acteur. L'enquête multiplie les fausses pistes, les hypothèses pour, au final, ne jamais trancher. Meurtre? Réglement de compte? Suicide? Là n'est pas l'important, car, au final, c'est bien le déni de soi, l'obligation de rester enfermé dans un costume que l'on a choisi pour lui et l'impossibilité de vivre son rêve qui a tué Goerges Reeves. La mise en scène est propre, académique on aurait parfois aimé un peu plus de violence, de douleur, d'intensité: il manque à Hollywoodland un côté poisseux , une noirceur plus appuyée. Côté interprétation Ben Affleck est je pense surestimé, il n'est pas si exceptionnel que ça, et n'a en tout cas rien à envier à Adrien Brody. A noter d'excellents seconds rôles : l'inquiétant Bob Hoskins, la garce Robin Tunney et la fragile Diane Lane.

13/20

 

Dans Children of Men la ville de Londres apparaît à l'écran tel un véritable no man's land et fait froid dans le dos. Entre misère, désolation, ruine, pauvreté, le mot apocalypse est bien trop léger pour décrire ce que l'on voit à l'écran (on repense immédiatement au film de Danny Boyle 28 jours plus tard, les camps de concentration en plus). Dans un monde où l'espèce humaine est menacée, il existe pourtant une réfugiée enceinte, la première depuis une quinzaine d'années, qui devient par la même occasion, la personne la plus enviée et la plus recherchée, alors que la race humaine est en train de s'éteindre. Après James McTeigue et sa vision très politique de l'Angleterre futuriste dans V pour Vendetta, Children of Men est un film d'anticipation engagé, une réflexion sur un futur apocalyptique très réaliste, une hypothèse pessimiste éclairée par une lueur d'espoir, dénonçant la cruauté de l'humanité. Alfonso Cuaron place le spectateur au coeur de son long-métrage dans une réalisation percluse de plans séquences interminables, monstrueusement réussis et impressionnants (notamment celui de la guérilla urbaine) qui confirme tout le bien que je pensais de lui après Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, le plus réussi de la saga. Ajoutez à celà une BO underground et engagée (John Tavener, King Crinsom, John Lennon ...) qui n'est pas pour me déplaire. Clive Owen dans le rôle titre, donne à voir un anti héros original, loin de la perfection américaine, qui fume sans arrêt et a du mal à démarrer une voiture ou à trouver chaussures à son pied. N'oublions pas non plus Michael Caine, génial dans le rôle du vieil oncle babacool et Julianne Moore en militante acharnée.

15/20

 

Sentiment mitigé pour Stranger Than Fiction (bien meilleur titre que le poussif L'incroyable destin d'Harold Crick) film sympathique mais en constante demi-teinte, qui soulève des situations qui pourraient être excellentes pour mieux en anéantir toute originalité, et ce malgré des acteurs très à leur affaire (Emma Thompson est parfaite, Dustin Hoffman sympathique, Will Ferrell en retenue est moins horripilant qu'à l'accoutumé et Maggie Gyllenhaal surprenante en pâtissière anarchiste). J'ai aimé l'utilisation des incrustations numériques au début qui servaient le propos d'un manière nouvelle. Sur la base d'une comédie dramatique, Marc Foster nous embarque dans une histoire folle, plutôt bien écrite au charme certain qui vous saisit lentement et vous accroche par sa tendresse non feinte. La singulière aventure de cet homme, qui du jour au lendemain voit sa vie commentée en voix off est plutôt bien vue mais à ce délirant imbroglio, il fallait apporter une conclusion originale. Malheureusement, amorcée par le côté fleur bleue de la dernière partie, celle-ci est prévisible et quelque peu ratée alorq qu'on aurait dû se poser des questions telles que : a-t-on le droit de créer dès lors que les personnages de fiction s'avèrent réels ? Peut-on se sacrifier pour qu'un chef d'oeuvre existe ? (on rejoint ici le livre d'Eric-Emmanuel Schmitt !) La B.O de Brian Reitzell (habitué de Sofia Coppola) est là encore composé de morceaux pop-rock de très bon goût : Maximo Park, Califone, Wreckless Eric, Spoon, Electric Light Orchestra, The Jam... Un joli film, qui a seulement manqué un peu d'ambition.

13/20

 

Ne se contentant pas d'une simple adaptation du livre de Ted Lewis, Eric Barbier a repensé l'histoire du Serpent en optant pour un relatif équilibre dans la présentation des deux principaux protagonistes, ainsi, on fuit rapidement la caricature du bon père de famille victime d'un psychopathe pour s'apercevoir que personne n'est tout blanc ni tout noir. Et c'est là toute la force du film qui parvient à créer un certain flou chez le spectateur en rendant toute compassion envers la victime illégitime. S'il est justement question d'action, Le Serpent empreinte également aux thrillers psychologiques parvenant à créer un sentiment d'angoisse au coeur de situations à priori anodines. La cohérence du long métrage tient également dans la performance des comédiens qui s'affrontent dans deux registres très différents. Le personnage de Cornillac impose le respect et inquiète principalement du fait de sa masse corporelle mais également de sa détermination obsessionnelle, on ne distingue quasiment jamais ses yeux grâce à un très bon jeu d'ombres. En face de lui, Yvan Attal est convaincant dans son rôle de père de famille courageux mais plein de remords. Enfin un film qui prouve que les mots thriller et français peuvent faire bon ménage même si certaines longueurs auraient pû être évitées.

14/20

 

Avec Fur on ne saura pas grand chose de l'oeuvre de Diane Arbus ni de la construction de son regard, ce qui m'a déçu. Fur n'est en rien, ou presque, une bio de la photographe Diane Arbus, mais un portrait imaginaire, bien plus inspiré de La Belle et la Bête ou d'Alice au Pays des Merveilles. C'est le portrait d'une femme, coincée dans son quotidien, qui va libérer son immaginaire dès lors que l'étrange et les personnages hors normes font irruption dans sa vie. C'est cette courte période d'éveil qui fait la matière du film. L'interprétation de Nicole Kidman est, comme d'habitude, magistrale (la scène où elle raconte son quotidien et réalise qu'il est pathétique est magnifiquement nuancée). Malheureusement, l'ennui s'insinue tout de même un peu trop souvent dans ce film par manque de rythme, j'ai somnolé un bon moment finissant même par sombrer dans le sommeil, l'histoire d'amour étant inintéressante au possible et aucune photos de l'artiste ne nous étant présentées.

8/20

 

Malgré une constante recherche de perfection à recréer à l'image de la Dordogne du XIXème siècle, l'esthétisme de Boutonnat pour Jacquou le Croquant laisse de marbre. Après une enfance bien remplie défiant le record des misères de Cosette (mort de son chien, condamnation puis mort de son père, agonie de sa mère, tentative de suicide...), Jacquou renaît de ses cendres tel le José Bové de notre époque, faucille à la main il surgit de sa campagne pour ébranler la bourgeoisie et se venger de celle-ci, à l'origine de ses malheurs. De ce film aux flash-backs redondants, aux gros plan fatiguant et à la musique aussi omniprésente qu'insupportable, on sauvera la simplicité du jeu de Léo Legrand (Jacquou jeune) et l'apparition de Bojana Panic, comédienne débutante qui apporte à La Galiote, unique personnage nuancé, tiraillé entre le bien et le mal, un charisme impressionnant. Au contraire Gaspard Ulliel, lui, est plus que fade et la durée du film (2h30 beaucoup trop longues) n'aide pas à accrocher à l'histoire.

 8/20

 

Que du bonheur ! Cashback c'est du cinéma. Tout est là dans le film de Sean Ellis: l'humour décalé, l'émotion et l'authenticité que nous apportent les personnages. Cashback est un petit bijoux visuel : poétique, humoristique, un brin coquin, décalé, parodique... Il y a un côté Sofia Coppola de par la mélancolie du personnage. Les scènes où Ben arrête le temps sont d'un très grand esthétisme, une pure merveille pour les yeux et l'esprit. Film tendre sur l'amour, réaliste sur l'ennui (au travail ou pas), Ellis livre un long inspiré de son court sans faire le grand écart, il nous offre de l'aérien : légèreté ressentie dans de beaux ralentis et absence totale de pesanteur dans les plans gelés. Ensuite, il a peuplé son histoire de personnages loufoques et burlesques. Ellis développe le thème de la beauté et du regard de l'artiste, source de bien des questions et de pas mal d'interprétations.

16/20

 

Le retour de Rocky, tout le monde en a parlé. Beaucoup se frottaient déjà les mains, se moquaient d'avance, croyant qu'ils allaient assister à la destruction du mythe en direct. Il n'en est rien. Sylvester Stallone se livre sans fard pour Rocky Balboa, en toute simplicité et sincérité. Les nombreuses imperfections du film (dialogues qui frisent le ridicule, moue peu convaincante de Sly...) se révèlent alors touchantes tant la démarche est personnelle et courageuse. A l'image de ce héros vieillissant, sans autre avenir que l'exploration d'un passé qu'il pense avoir à tout jamais perdu, rongé par le deuil et par sa difficulté à être père, Sylvester Stallone apparaît bodybuildé et au bout du rouleau. On devine les humiliations, les difficultés, les rires derrière ce projet qui lui tenait à coeur. Sans jamais être agressif, triomphant ou moralisateur, Sly se contente de rappeler qu'il a créé un mythe, un héros. Et lorsque retentissent les notes célèbres de Bill Conti, impossible de ne pas ressentir ce frisson nostalgique. Sylvester Stallone disserte sur la vieillesse et la vie et rappelle que le vrai combat, c'est celui du coeur. Il avait certainement besoin de faire ce film pour lui-même, pour se rappeler qu'il fut Rocky, le champion. On ne peut lui en vouloir. Le film n'est certes pas exceptionnel mais il est attendrissant. Avec ce dernier Rocky, Sly sort par la grande porte.

11/20

 

Les personnages de Little Children de Todd Field évoluent dans le microcosme d'un quartier résidentiel middle-class américain, déjà décrit dans les superbes American Beauty et Desperate Housewives. On retrouve dans ce Little Children le même mélange de gravité et d'humour, un regard acerbe sur le puritanisme de la bonne société. Le qu'en-dira-t-on limite les actes des personnages et leur rencontre est presque classique, avec une suite attendue. Même s'il n'y a pas de surprise, leur histoire est bien plus tortueuse et complexe qu'il n'y paraît. On nous montre des personnages complexes, remplis de frustations diverses et variées, des personnes incapables de controler leurs émotions et qui se demande si il faut tout sacrifier pour approcher ses rêves et ses fantasmes ? Le jeu des acteurs est formidable : Kate Winslet qui décidément a fait beaucoup de chemin depuis Titanic, Patrick Wilson juste dans le rôle du provincial sans ambition, Jennifer Connelly quelque peu sous-exploitée et Jackie Earle Haley parfait et inquiétant en pédophile qui affole la ville. Malheureusement Field dédramatise la fin, moins bien bouleversante et radicale que celle à laquelle on s'attend, il redevient brusquement politiquement correct, dommage.

15/20

 

Dans Bobby d'Emilio Estevez chaque personnage, interprétés par une pléiade de magnifiques et grands acteurs (Anthony Hopkins, Demi Moore, Elijah Wood, Sharon Stone, Laurence Fishburne, William H. Macy, Helen Hunt, Christian Slater, Ashton Kutcher, Martin Sheen, Freddy Rodriguez,Joshua Jackson...) illustre les maux de la société américaine d'alors en pleine fracture identitaire : le racisme, la libération des moeurs, la drogue, la guerre... venant bouffer le quotidien, et auxquels l'image et la personnalité de Robert Kennedy venait apporter l'espoir d'un meilleur futur. Presque quarante ans après, ils pleurent toujours pour les mêmes causes. Espoir perdu ce fameux soir du 5 juin 1968. Malgré un début correct sans plus, dû à la multiplicité des personnages à suivre, la dernière demie heure est, quant à elle, extraordinaire, vibrant hommage à l'homme politique sur fond de plaidoyer contre la violence et la peur, avec "Sound Of Silence" de Simon & Garfunkel ... Besoin de rien de plus pour donner les frissons sur une sensation amère de gâchis et de désillusion sur le destin brisé de RFK, un brin utopique, mais qui sait où on en serait aujourd'hui s'il en avait été autrement hier.

15/20

 

Pour Gabriele Muccino, ce ne fut pas simple de s'attaquer à A la Recherche du Bonheur : mettre en boîte l'histoire vraie de Chris Gardner qui après s'être fait largué par sa femme se retrouve dans la rue sans job avec son fils. Will et Jaden Smith forment un duo épatant et juste, ceci peut-être grâce à la réelle filiation. Malheureusement le shéma classique de la réussite à force de ténacité, de courage et d'espoir peine à nous accrocher, faisant trop référence à la parfaite morale Made in USA qui commence à énerver un brin. Le film reste trop en surface tant du point de vue de l'histoire que des personnages.

13/20

 

 

Musica : Rogue Wave "Eyes" ; The Killers "All These Things That I've Done" ; The Mondrians "Reason To Live" ; The Parisians "You Say" ; Yeti "Never Lose your Sense of Wonder" (groupe d'un ancien Libertines) ; Oasis "Slide Away"

The Long Blondes "Christmas is Cancelled" ; I Love You But I've Chosen Darkness "Lights" ; Death Cab For Cutie "For What Reason" ; Sufjan Stevens "The Henney Buggy Band" ; Madonna "What it Feels Like For a Girl" ; Laura Veirs "Where Gravity is Dead" ; Michelle Featherstone "Stay" ; The Cure "To Wish Impossible Things" ; Jarvis Cocker "Cunts Are Still Running The World" ; Led Zeppelin "Ten Years Gone" ; Wreckless Eric "Whole Wide World" ; The Shins "Phantom Limb" (ENFIN le successeur de Chutes to Narrow)

Arcade Fire "Cold Wind" ; Rare Earth "I Just Wanna Celebrate" ; Califone "Bottles & Bones" ; Damien Rice "9 Crimes" ; Priscilla Ahn "Lullaby" ; Sparrow House "When I'm Gone" ; Luke Temple "Make Right With You" ; Anya Marina "Sociopath" ; Mat Kearney "Where We Gonna Go From Here" ; Sarah Blasko "Always Worth It" ; Jim Noir "Tell Me What To Do" ; Abd Al Malik "12 Septembre 2001"

Hinder "Lips of an Angel" ; Sleeping at Last "Hold Still" ; Fingerless "Papillon" ; The Dixie Chicks "Not Ready To Make Nice" ; Lilly Allen "Take What You Take" & "Not Big"

The Second Band "Bellystings & Sunshowers" ; Beck "Think I'm In Love" ; The Research "Lonely Hearts Still Beat The Same" ; Regina Spektor "Fidelity" & "Samson" & "Us" & "Better"

Matt Costa "Astair" ; Ok Go "Here It Goes Again" ; Gary Jules "Falling Awake" ; Bedouin Soundclash "12.59 Lullaby" ; Kate Havnevik "New Day" ; People in Planes "Falling By The Wayside"


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The Jealous Girlfriends "Something in the Water" ; Ingrid Michaelson "Breakable" ; Hans Zimmer "Maestro" (from the soundtrack of The Holiday) ; Matt White "Wait For Love" ; The Dears "Bandwagoneers" ; Sparklehorse "Return To Me" ; The Sunshine Underground "Commercial Breakdown" ; Skye "Love Show" ; Florent Marchet "Rio Baril" ; M.Craft "Sweets"

Get Cape Wear Cape Fly "I Spy" ; Umbrellas "Ships" ; Pink Floyd "Hey You" ; José Gonzales "Heartbeats" & "Crosses"

Coldplay "A Rush Of Blood To The Head" ; Within Reason "Hold" ; Mirwaïs "Naïve Song" ; Greg Laswell "Sing, Theresa Says"

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Cocosuma "Communication's Lost" ; Naut "I Lost My Heart" ; Ivy "Cruel" ; Silversun Pickups "Lazy Eyes" ; Pete Yorn "Ice Age" ; La Rocca "Non-Believer" ....

 

GOOD NEWS / BAD NEWS

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 18:20

A la bourre, a la bourre, je suis encore à la bourre (référence cachée à Alice au Pays des Merveilles) mais j'ai été occupée et j'ai donc plein de choses à raconter !!

 

 

Evènement : Ce mois-ci j'ai enfin trouvé mon stage, celui qui allait durer plus de deux mois, autant vous dire que je cherchais quelque chose de très intéressant pour ne SURTOUT pas m'ennuyer, j'avais déjà connu ça l'an dernier et il était hors de question de recommencer. Je me suis donc directement lancé dans les rédactions de journaux, de radios et de chaînes de télé, autant dire que j'ai reçu beaucoup de réponses négatives, quand j'en recevais ! J'échangeais par la suite des contacts avec l'INA, le CNC, Canal+, Première, Studio et décrochais un entretien à Libération ... C'est ainsi qu'avec mon acolyte Olivier, on décolla pour Paris avec à la clé une journée de folie à jouer les touristes qui se termina par le décrochage du stage ! Donc oui Mesdames et Mesdames, du 26 mars au 2 juin, je serais à Paris à bosser pour le journal Libération, principalement pour les élections et le Festival de Cannes.

 

Les salariés devraient apprendre aujourd'hui l'arrivée de l'homme d'affaires italien Carlo de Benedetti dans le capital du journal.<BR/>

 

Pas mal comme programme non ? Vais-je rejoindre les enfants de Don Quichotte sur les quais vous demandez-vous ? Et bien non, même pas : studio à Montmartre avec Aline, elle est pas belle la vie ?Enfin bref, je ne peux que me réjouir de bosser dans un journal (et pas n'importe lequel), sur le cinéma (les avants-premières sont à moiiii), dans la capitale (concerts, pièces, expos, visites, musées, la Seine, l'île St Louis, Le Marais, Les Champs, The Eiffel Tower, les Ponts ... Paris quoi ! ), avec mon Alex à portée de la main tous les jours (qu'est-ce que tu me manques toi) et les peut-être visites d'Olivier, Anliz, Margaux, Lak, Sophie, Marianne, Marlène...

 

Bref ce printemps 2007, Marine se transforme en Clara Sheller ...

 

 

TVVeronica Mars, enfin ! Cela fait un an et demi, deux ans que j’entends parler de cette série, de combien elle est géniale et intelligente et maintenant je vais pouvoir juger. Permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire : d’abord, qui est Veronica Mars ? Il y a quelques temps c’était une fille populaire du lycée de la ville de Neptune en Californie (Mars, Neptune, vous avez pigé le truc ?) avec un petit ami du nom de Duncan et une famille unie dont le père était le shérif de la ville. Ça, c’était avant. Avant que sa meilleure amie Lilly (la sœur de Duncan) ne se fasse tuer et que le shérif accuse à tort le puissant père de la jeune fille. Depuis monsieur Mars a perdu son travail, madame est partie pour ne jamais revenir et Veronica est devenue une paria. Pour tromper l’ennui en dehors du lycée, elle travaille pour son père dans son agence de détective et est bien décidée à découvrir ce qui est arrivé à Lilly Kane et pourquoi sa mère a quitté la ville. Découvrez les réparties cinglantes et les piques cynique d'une jeune fille qui n'a ni sa langue, ni son intelligence dans sa poche. Rencontrez un des meilleurs et plus compréhensif père qui soit en la personne de Keith Mars. Le tout sur fond d'opposition entre PCHers et 09ers (les bikers contre les riches fils à papa) dans une ville où de sombres secrets se cachent derrière les apparences et les images de poster en papier glacé. A noter un casting bêton (à part le boulet Duncan) et une révélation en la personne de Kristen Bell, une série qui allie les genres passant du teenshow à l'enquête policière avec tout le cynisme dont est possible la série, véritable révélation en 2004 aux States avec Desperate Housewives et Lost. La bande son est excellente, en commançant par le générique "We Used To Be Friends" par les Dandy Warhols, puis avec Electrelane, Old 97's,  Pete Yorn, Death in Vegas, The Streets, The Beatles, Under The Influence of Giants, Fountains of Wayne, Longwave, Ivy, Supreme Beign of Leisure, West Indian Girl, Thievery Corporation, Radio 4, The Postal Service, The Stills, America, Air, Spoon, Velvet Underground, Stereophonics, Earlimart, The Police, Bloc Party, The Rollung Stones, The Notwist, The Donnas, The Music, Louis XIV, Garbage .......... et j'en passe et des meilleurs. Bref jetez-vous sur la série, quant à moi j'attends avec impatience les saisons 2 et 3, d'autant plus que la CW, chaîne qui diffuse la série Outre-Atlantique, vient d'annoncer son intention de l'annuler.

Cliquez pour voir l'image en taille réelle

 

 

 

Books : En ouvrant Seras-tu là ? on sait qu'on a affaire à l'un des auteurs français favoris du grand public. Et on se demande si cette fois-ci encore, il va réussir à nous embarquer. A travers la vie de son héros, Elliott, Guillaume Musso aborde le thème du retour dans le passé. Si le titre évoque le Où es-tu ? de Marc Lévy, auteur à qui on le compare souvent, l'histoire est bien plus surnaturelle et irréelle. Que changerions-nous si nous pouvions retourner dans le passé et modifier le cours des événements ? L'histoire est improbable, baignée de bons sentiments, mais l'auteur sait manier le suspense et la force du roman réside surtout en cela, paradoxalement on ne lâche plus le livre une fois commencé. Malheureusement, au vu de la qualité de se précédents romans, ça m'étonnerait que Musso se soit réellement et sérieusement investi dans cette histoire, il est resté beaucoup trop en surface. Son éditeur lui fait-il pression pour qu'il écrive ses romans rapidement? Est-il en manque d'inspiration? Toujours est-il que ce roman est une petite déception, tout en restant de bonne facture. Alors Guillaume, la prochaine fois, seras-tu là?

Seras-tu là ?

 

 

A deux pas de la gare Montparnasse, Joss Le Guern exerce un drôle de métier. Ce natif de Guilvinec est, depuis sept ans, crieur de nouvelles. A l'heure du câble et du satellite, des e-mails et de l'Internet, il continue de déclamer les petits mots glissés dans son urne, trois fois par jour à heures fixes. Habituellement, les nouvelles se limitent à quelques déclarations d'amour ou de haine, petites annonces de quartier ou réflexions sur l'automne morose. Or, depuis quelques jours, d'étranges citations viennent se joindre au sympathique fatras du crieur. Des phrases rédigées en vieux français ou en latin, inquiétantes comme des prédictions morbides. Dès les premières pages, le livre intrigue. Pars vite et Reviens Tard de Fred Vargas est une enquête basée sur la peste, un commissaire en apparence désinvolte et des morts étranges au milieu d'une pagaille d'immeubles recouverts du chiffre 4 inversé. D'entrée de jeu, c'est prenant, on a envie de connaître la suite, on tente de deviner la fin et on va de surprise en surprise. Personnages fouillés et évitant tous les clichés auxquels on a droit en matière de polar, écriture dense et soignée, suspense soutenu, Fred Vargas n'a pas fini de nous enchanter par ses incursions dans les marges de notre société… et de nos consciences.


 

Pars vite et reviens tard

 

 

Les Coloriés d'Alexandre Jardin tente de prouver que oui, finalement les adultes ne sont pas indispensables, de même que les règles strictes qu'ils s'imposent sans que cela ne plaisent à personne, à part à une poignée de personne qui en tire profit. Pour cela l'auteur invente une île où tous les adultes sont morts suite à un naufrage et où les enfants s'organisent pour survivre en décidant de bannir à tout jamais la culture adulte. Leur vie se résume donc à jouer, à inventer, à imaginer (et a croire dur comme fer à tout ça)... Retour au monde adulte, en la personne d'Hyppolyte Le Play, ethnologue de son métier, père de 2 enfants qui croise un jour l'existence de Dafna, jeune coloriée d'environ 30 ans. Imprévisible et guidée par tout ses désirs et fantasmes, cette jeune femme-enfant va bouleverser sa façon de penser, son attidude adultesque...sa vie en gros. Il va apprendre à connaitre et à apprecier cette culture coloriée, jusqu'a ne plus pouvoir supporter l'hypocrisie adulte et tout ce qui va avec. L'histoire de départ paraissait originale mais j'ai été déçue. Ce roman là ne m'a pas transportée comme Fanfan ou Le Petit Sauvage, que j'avais adorés, et puis l'écriture "à la va-vite", semble montrer qu'il a mis moins de soin à l'écriture de celui-ci, bref pas un grand cru!

 

Les Coloriés


 

Copains : Ce mois-ci, les Guidos seniors au grand complet (ou presque ... n'est-ce pas Armelle et Marianne!) se sont rendus à Besançon pour un challenge inter-IUT regroupant les étudiants de Nancy, Strasbourg, Le Havre, Toulouse et Besançon. Ce fut une belle journée marquée par un magnifique voyage en bus, trois tous de rocade avant de trouver la sortie, un road movie monumental bientôt en DVD, la pluie, un campus pourri, un RU dégueu, de charmants encadrants, un amphi riquiqui, des strasbourgeois à manette, du Gad Elmaleh à foison (dis donc je suis un peu pompette !) un buffet dévalisé et le couronnement de notre équipe à une belle 3ème place sur le podium ... bref que des bons moments !

 

Béné is happy !

Daouda is Spielberg !

Elodie is tired !

Aimer c'est regarder dans la même direction : illustration by Elo, Marlène et Béné

 

Anne-Laure is (badly) singing !

Sophie, Aline and Béné are singing in the rain !

Marlène is not very happy ... but just at this time !

Simon is Tarantino !

 

 

Ciné : Changement de style et de genre pour Régis Wargnier, un vent de thriller souffle sur la France ces derniers temps... Mais quel bon vent ! Tout comme Guillaume Canet, il nous entraîne dans un cinéma bien trop longtemps absent des toiles françaises. Pars vite et Reviens Tard est un polar, un vrai, avec un commissaire taciturne, un méchant très intelligent, des personnages hauts en couleurs et un peu marginaux. Paris, et plus particulièrement le quartier de Beaubourg sont magnifiquement filmés et mis en valeur. Le choix de José Garcia aurait pu être l'erreur du film mais il s'avère le contraire, et cela dés les premières minutes du film : noir, précis, intense ce qui confirme son statut d'acteur des plus doués de sa génération. Rien à dire sur Michel Serraut, mystérieux, angoissant et émouvant, ni sur Nicolas Cazalé et Olivier Gourmet, tous deux excellents. Je regrette par contre la sous-exploitation de Lin Dan Pham, tout comme celle de son personnage Camille, et j'ai trouvé Marie Gillain et Lucas Belvaux inconsistants... Malgré l'adaptation qui diffère du roman dans son épilogue, ce film est plutôt bon et permet de compter Régis Wargnier parmi les nouveaux réalisateurs de polars à la française.

14/20

 

 

 

 

Blood Diamond avait tout en effet pour devenir le chef-d'oeuvre annoncé, tout pour devenir le nouveau pamphlet, ou le nouveau film politique à l'image de Lord of War. Mais c'était sans compter le pouvoir de l'argent et surtout le pouvoir d'Hollywood. Si, effectivement, Blood Diamond a le mérite de dénoncer les enfants-soldats en Afrique ainsi que le trafic de diamants, il présente ces évènements en dédouanant presque totalement le gouvernement américain. Grosse machine hollywoodienne, film d'action sur fond de propos politiques, c'est un peu le problème. Plusieurs thèmes cohabitent sans qu'aucun ne soit vraiment abordé à fond. En voulant tous les traiter, Edward Zwick ne fait que les effleurer : peu de choses sur le rôle ambigü des occidentaux dans le trafic des diamants, quelques scènes chocs sur les enfants-soldats auraient mérité d'être approfondies, l'incontournable histoire d'amour entre le bad boy (Leonardo DiCaprio très bon) et la belle journaliste (Jennifer Connelly bien cruche après Little Children) ne sert vraiment pas à grand chose. Bref, Blood Diamond reste du grand spectacle, toujours agréable à regarder, mais pour ceux qui, comme moi, s'attendait à un film plus politique, c'est une vraie déception.

11/20

 

 

On ne s’attaque pas à Molière de la même manière qu'une sympathique comédie contemporaine comme Mensonges et trahisons ou que l’on participe au scénario de Prête-moi ta main – les deux références de la carrière de Laurent Tirard jusqu’à présent. Le principe d’emprunter aux pièces de Molière sans réellement les adapter place le récit près d'un Shakespeare in love (pour l’introduction légère à l’œuvre d’un auteur classique). La recette utilisée par Tirard est donc éculée, mais elle conserve une efficacité certaine grâce à l’enthousiasme mis par les acteurs à jouer leurs rôles. Même si cela n’est pas une surprise, Luchini en bourgeois gentilhomme, Sagnier en femme savante, Baer en noble désargenté et beau parleur sont tous bons dans le registre comique et ont chacun leur instant de gloire dont ils savent tirer le maximum mais peuvent aussi agacer, tout comme leurs personnages. Romain Duris maîtrise lui aussi son sujet, bien qu’il doive sans cesse jongler entre deux personnages (Molière l’auteur qui découvre son style grâce à Elmire (Laura Morante, excellente), et Molière l’acteur interprétant un faux dévot à la Tartuffe pour échapper à la prison). Malheureusement, le film brille et ennuie à la fois à cause de la multiplicité des personnages et des intrigues.

 

11/20

 

 

Le Picha dernière cuvée fait peine à voir. Et encore ! Déjà, les cartoons de Tex Avery se révélaient incontestablement plus hilarant dans la suggestion de la pulsion sexuelle du loup que la situation des nains à poutre apparente (renommés pour l’occasion Branleur ou Trouduc.) Vidé de son avalanche de grossièretés prêtant seulement à sourire dans le meilleur des cas, Blanche-Neige, la suite frôlerait le néant et, à l’exception d’une poignée de soixante-huitards attardés, on imagine mal cette fanfaronnade toucher le public d’aujourd’hui. Seul le doublage de Cécile de France et Jean-Paul Rouve donne quelques points au film d'animation.

5/20

 

 

Odette Toulemonde est un film mignon. C’est la première pensée qui vient à l’esprit lorsque le générique de fin début, le sourire aux lèvres. Eric-Emmanuel Schmitt refuse presque totalement la guimauve, en préférant un mélange de réalisme social assez sordide et de rêverie innocente. La vie d’Odette est hautement désolante, voire désespérante, et pourtant ce petit bout de femme trouve le bonheur dans les moindres détails de son quotidien, exaltée par la prose à l’eau de rose de Balthazar Balsan, écrivain populaire qui ne s’assume pas comme tel. Dans le rôle titre, Catherine Frot illumine le film, même dans les chorégraphies ringardes sur du Joséphine Baker. Albert Dupontel se met au diapason même si son portrait de grand déprimé s’avère convaincant et paradoxalement assez haut en couleurs. Parmi les seconds rôles, on peut particulièrement louer les jeunes acteurs incarnant la progéniture d’Odette. Odette Toulemonde ne recherche pas la poésie à tout prix, distille les petits détails incongrus (dont un gag récurrent avec un néo Jésus assez désarçonnant et une course de tricycle entre deux Starsky et Hutch en herbe) et préfère miser sur la comédie romantique. Vous vous laisserez aisément emporter par ce film frais et léger, dont la grâce inattendue s’avère des plus touchantes

 

13,5/20

 

 

History Boys se présente comme une anti-thèse à American Pie et autres « teen movies » à la gloire des cancres. Les ados du film de Nicholas Hytner sont en effet des élèves brillants, tous promis aux meilleures universités de l’Angleterre du début des années 1980. Bien sûr, l’idéal est de viser au plus haut, c'est-à-dire Oxford ou Cambridge, mais il faudra leur apprendre la petite touche d’originalité, de pensée personnelle, qui les rendra tous unique. Partagés entre un vieux professeur de lettres fantasque et à l’homosexualité difficilement refoulée, et un remplaçant venu exacerber leur sens critique vis-à-vis de l’Histoire, les héros de History Boys se découvrent peu à peu, créant leurs visions du monde à coups de citations et de bravades. Ca vous rappelle quelque chose ? Non, vraiment je vois pas ... Le Cercle des Poètes Disparus dites-vous ? Eh bien oui, et pas qu'un peu tout en ne surpassant absolument pas son aîné, dans sa première moitié, History boys est un jeu de références d’une intelligence tourbillonnante, certes souvent plus proche du théâtre filmé que du cinéma, mais peu nous importe. On se régale de cette écriture impertinente, souvent très drôle. Malheureusement, un virage mélodramatique s’effectue durant la seconde partie de l’œuvre, l’entraînant vers des sentiers bien connus (grâce à vous savez quel autre film). Plus laborieuse et prévisible, cette longue conclusion reste touchante grâce aux interprètes et au texte, mais empêche le film de séduire totalement. Il n’en demeure pas moins d’une grande classe, dispersant ça et là, entre deux dialogues éclatants, quelques touchantes réflexions sur l’existence et l’importance du savoir.

 

13/20


 

Cette nouvelle exploration de l'usine à rêve hollywoodienne n'étonne pas de la part de David Lynch puisqu'il a traité le même sujet avec Mulholland Drive. Mais après une heure passionnante, notamment grâce aux excellentes prestations de Laura Dern et Justin Theroux INLAND EMPIRE part complètement en vrille au point d'annihiler toute forme de logique. Visiblement persuadé qu'un film n'est qu'une affaire de sensations, le cinéaste ne dit plus rien du tout et se laisse aller à ses tics et obsessions favorites. Le problème est que le film ne tient pas la route sur le plan esthétique avec sa DV hideuse et ses éclairages pourraves. Où est passée l'extrême élégance de ses précédents opus ? Alors évidemment, certains passages sont tout simplement géniaux et nous emportent là où peu de cinéastes sont capables de nous emmener, mais faut-il pour cela souffrir durant trois longues heures de projection ? Inland Empire est un film humain. Inland Empire est un documentaire animalier. Inland Empire est un film sur le désir. Inland Empire est un film sur la répulsion. Inland Empire est un film célibataire. Inland Empire est un film polygame. Inland Empire est un film enfantin. Inland Empire est un film cérébral. Inland Empire est un mauvais Lynch. Inland Empire est un des meilleurs Lynch... En clair, Inland Empire est un film qui divise les opinions. Mais c'est un film qui a un but : mettre le spectateur dans le flou. Et il réussit en partie son objectif, car à chaque fois que l'on commence à voir une once de possibilité à cette incohérence, David Lynch en rajoute une couche. Mais au bout d'un moment, on lâche prise et ça tombe à l'eau.

 

7/20

 

 

 

En choisissant de filmer la biopic d’une artiste aussi exceptionnelle que pittoresque, on pouvait penser à une démarche purement mercantile. Le matraquage médiatique opéré depuis quelques semaines n’étant pas là non plus pour rassurer, même si la bande annonce filait déjà des frissons. Pourtant, rapidement, il faut se rendre à l'évidence : Olivier Dahan a gagné son pari et réussit à nous faire partager les angoisses et les malheurs (très nombreux) de La Môme que nous ne connaissons finalement pas tant que cela si on est né après les années 70. Quelle vie ! quel cortège de malheurs ! Même Zola en serait tout retourné ! La réalisation est savamment orchestrée, il choisi de nous dévoiler l’histoire de Piaf en montage alterné, évitant ainsi l'ennui chronologique, dans une remarquable mise en scène, avec des prodigieux plans séquences et une BO composée des plus grands standards de la Piaf. Appuyé par des acteurs au sommet de leur forme (Jean-Paul Rouve, Emmanuelle Seigner, Clotilde Courau, Sylvie Testud, Jean-Pierre Martins, Pascal Greggory), La Môme est un film attachant et sincère. Mais cette détermination aurait été vaine si Olivier Dahan n’avait su trouver en Marion Cotillard une interprète d’exception (Edith Piaf dans son propre rôle). Désincarnée, elle est habitée par le rôle jusqu’au bout des ongles. Son grand mérite est de nous faire découvrir cette femme, avec ses qualités et ses défauts, sans aucune concession ou complaisance. Edith Piaf m'apparaît aujourd'hui comme l'alchimie entre fragilité, force, gouaille, entêtement, amour, surmontant tous les obstacles dressés par la vie sur sa route, rebondissant à chaque fois qu'elle semblait finie, jusqu'à ce que le seul événement qui puisse la vaincre survienne, la perte de son amour.

 

16/20

 

 

Après Goodbye Lenin! qui sonnait le renouveau du cinéma allemand en voici l'apothéose ! Quand on sait que La Vie des Autres est le premier long métrage de Florian Henckel von Donnersmarck, on ne peut qu'être époustouflé par la maîtrise dont fait preve le jeune réalisateur allemand. Grâce à une reconstitution minutieuse de la RDA des années 80, Henckel crée un univers oppressant et paranoïaque. Florian Henckel von Donnersmarck est un auteur à part entière et démontre, par la virtuosité et la puissance émotionelle de son scénario, qu'il sait parfaitement arriver à ses fins, en jouant avec les codes habituels du cinéma de genre (celui vu et revu de l'espionnage) mais en délivrant une oeuvre des plus abouties et avant tout des plus humaines. Le film se concentre sur l'évolution de la mentalité d'un des lieutenants de la Stasi (police politique Est-Allemande) en brouillant ainsi la frontière entre le Bien et le Mal. Celui qui apparaît au tout début du film comme le bourreau, ne deviendra que plus humain car soumis à des choix et s'affranchissant des codes et des décisions de l'état-major. Véritable travail d'orfèvre, servi par un casting éblouissant de véracité : Sebastian Koch en metteur en scène "révolutionnaire" et surtout Ulrich Mühe, qui illumine véritablement le film, interprétant celui qui deviendra le fameux HGW d'une manière très sobre mais profondément touchante. Un film fort, complexe, riche et fascinant dont tous les éléments - acteurs, photo, scénario et musique de Gabriel Yared - sont au diapason et dont ressort une énergie profondément optimiste : celle de la création artistique et de la puissance du libre-arbitre.

 

18/20

 



 

On le savait depuis pas mal de temps, Steven Soderbergh est un réalisateur qui accumule les genres et les expériences cinématographiques singulières avec plus ou moins de réussite. Cette fois-ci avec The Good German, il s'attaque aux films noirs américains des années 40-50 dans le style de La Soif du Mal d'Orson Welles ou des premiers Hitchcock. L'expérience promettait d'être intéressante car Soderbergh a tourné son film dans les mêmes conditions de tournage que ses pairs, à savoir la même direction d'acteurs, le noir et blanc, la musique démonstrative lors des coups de théâtre, ainsi que les fondus au noir en fin de séquence. L'esthétisme du film séduit : avec ses jeux réussis d'ombres et de lumières, son noir et blanc classieux et ses acteurs impliqués : George Clooney très bon et Cate Blanchett excellente et métamorphosée mais Tobey McGuire bon à frapper), The Good German réussit le pari de replonger le spectateur dans l'ambiance des vieux films américains. En revanche, l'intrigue - quelque peu embrouillée - n'est guère passionnante. L'enquête policière rate tous ses effets de surprise et le rythme est beaucoup trop lent. En outre, le film met trop de temps à démarrer et ne dévoile ses véritables intentions (et son intérêt) que dans une seconde partie un peu plus intéressante. Ainsi, se dessinent quelques réflexions sur l'après guerre plutôt bienvenues. Dommage que globalement, le fond et la forme ne s’unissent jamais pour former un tout cohérent et que la tentative de Soberbergh finisse par ne ressembler qu’à un simple (et vain) exercice de style.

 

12/20

 

 


Encore un film coup de poing sur l'Afrique, et le ballet des dictateurs qui la saigne. Cette fois ci, c'est le tour d'Idi Amin Dada que je ne connaissais que de nom et de l'Ouganda. Une fois de plus, nous découvrons un dictateur mis en place en fonction des intérêts occidentaux (les britanniques en l'occurrence), qui devient incontrôlable et fait preuve de la plus grande cruauté pour s'accrocher à son pouvoir. Disons-le tout de suite, Le Dernier Roi d'Ecosse de Kevin Macdonald n'est pas un film sur Amin Dada. C'est en fait l'histoire d'un jeune médecin écossais naïf, en quête d'aventure qui va se laisser embrigader par un incroyable manipulateur politique. Au lieu de faire appel à la mise en scène cliché du film-portrait sur un tyran, le jeune réalisateur nous plonge dans le point de vue du véritable personnage principal qu'est ce jeune homme influençable. Le mélange réel-fiction est un habile mélange, du coup, on ne découvre que petit à petit, comme lui, les crimes de ce monstre imposant qui semblait être une victime devenue libérateur de son pays. Voilà une fantastique réflexion sur le despotisme et son endoctrinement. Faut-il alors être toujours suspicieux et sur ses gardes lorsqu'il s'agit de politique? Le film pose cette question dérangeante. Le film doit également beaucoup à l'énorme prestation d'un Forest Whitaker en grande forme. Il incarne parfaitement cet homme à la fois leader charismatique et cruel dictateur. L'acteur est sensationnel dans ce rôle d'assassin cruel, de démagogue égocentrique mais pourtant charmeur et aussi souvent puéril. Face à ce phénomène, James Mac Avoy tire son épingle du jeu, passant du statut de jeune insouciant opportuniste à celui de rebelle lorsqu'il comprend enfin ce qui se passe vraiment. Bref l'oscar de Forest Whitaker est une évidence pour ce brillant et dérangeant docu-fiction.

 

16/20

 

 

 

 

Enfin le deuxième volet de ce diptyque sur la bataille d'Iwo Jima. Si il ne manquait pas grand chose pour que Mémoires de nos Pères soit un grand film, ce n'est pas le cas pour Lettres d'Iwo Jima. Plus qu'un film de guerre, il s'agit avant tout d'un drame humain ponctué de séquences de bataille impressionnantes, le plus important pour Eastwood étant avant tout de raconter l'histoire à travers les yeux de ses personnages. Un film d'exception, très émouvant (émotion souvent portée par la musique minimaliste du fiston Kyle Eastwood), porté par les mêmes qualités techniques que son prédécesseur. Davantage focalisé sur les personnages que sur le conflit, le long métrage dresse le portrait d’un groupe d’hommes qui, se sachant condamné, va se battre jusqu’à la mort, selon ses principes et son code d’honneur. Ce faisant, Eastwood pulvérise le manichéisme et le patriotisme en vigueur dans bon nombre de films de guerre, et prouve à quel point le conflit a été un choc des cultures. Mus par des valeurs telles que la fierté ou la dignité, les soldats du Général Kuribayashi (campé par le charismatique Ken Watanabe), s’avancent courageusement vers une mort certaine. Et, non sans dénoncer l'absurdité et l'inutilité de la guerre, Clint Eastwood nous rend leur destin bouleversant.

 

15/20

 

 

 

Musica : Clap Your Hands Say Yeah "In This Home on Ice" ; The Roots "The Seed" ; The National "Lucky You" & "About Today"

No Doubt "Just a Girl" & "Don't Speak" ; Clint Mansell "The Last Man" (from the soundtrack of The Fountain) ;TV On The Radio "Wolf Like Me"

The Shins "Australia" ; The Decemberists "Summersong" ; Lynyrd Skynyrd "I Need You" & "Tuesday's Gone" ; Badly Drawn Boy "Once Around The Block" ; Beirut "Brandenburg" ; Mika : l'album complet Life in Cartoon Motion, une merveille

The Dandy Warhols "We Used to be Friends" ; Anaïs "Christina" ; Tori Amos "Cornflake Girl" ; Damien Rice "Rootless Tree"

Kaiser Chiefs "Ruby" ; Snow Patrol "Make This Go On Forever" ; Klaxons "Golden Skans" ; Bloc Party "I Still Remember" & "Kreuzberg" ; Cold War Kids "Hospital Beds" & "We Used to Vacation"

Pierre Guimard "Stéphanie" ; Guster "Satellite" ; Pete Yorn "Just Another" ; Just Jack "Writer's Block"

The Blood Arm "Suspicious Character" ; Under The Influence of Giants "Hi-Lo" ; The Tatianas "Crackhead" ; Silversun Pickups "Lazy Eye" & "Rusted Wheel" & "Three Seed" (gros coup de coeur)

 

Janis Joplin "Mercedes Benz" ; Matt Costa "These Arms" ; Air "Once Upon A Time" ; Patrick Park "Life is a Song" ; Longwave "Here It Comes" ; America "Ventura Highway" ; Arcade Fire "Rebellion" ...

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /2007 12:43

 

Evènement : Le 25, Marine la petite nancéienne a débarqué dans la capitale avec ses gros sacs et une vraie envie d'en découdre ... Elle se pointe le lendemain avec l'envie qui caractérise généralement tout débutant, dans un journal pas au mieux de sa forme, et qu'est-ce qu'elle découvre ? ... Une équipe du tonnerre toujours prête à mettre l'ambiance (Annie, Suzy, Pascale, Alain, Raphaël, Isabelle, François, Christophe, Thomas, Marc, Gérard, Claire, Jean-Baptiste, Renaud, Christophe, Sylvestre, Philippe, Sabrina, Luc, Edouard, Paul, Fabrice et tutti quanti, tous journalistes, documentalistes, éditeurs, web designer, secrétaires de rédaction, rédacteur en chef et j'en passe à Libé) ; une responsable excellentissime, disponible (quand elle n'est pas en vacances) pour répondre à mes questions et discuter de tout et rien devant un hamburger muffin, alias Bénédicte, des locaux des plus agréables et originaux (un ancien parking réaménagé en différents plateaux et une terrasse surplombant tout Paris qui m'accueille assez régulièrement pour rêvasser, lire, réfléchir, bronzer, manger ...) ; des collègues stagiaires pour le moins sympathique pour l'une et ... spécial pour l'autre (Est-ce que tu crois en Dieu ? parce que ce Week-end y'a un pélerinage entre Notre-Dame de Paris et Chartres, ça te dit ?), Anna et Julien, compagnons de galère comme de délires ; des situations abracadabrantesques comme se retrouver devant une journaliste qui a Gael Garcia Bernal au bout du fil, prendre l'ascenseur avec Edouard de Rotshild (le Mr qui avance le fric pour le journal) et ne pas savoir lui dire où se trouve le bureau du Boss, avoir cherché le dossier perso de Niels Arestrup pour la journaliste qui allait l'accompagner à l'avant-première de son film "Le Candidat" .... ; La campagne électorale étant le fer de lance de tous les quotidiens en ce moment, j'assiste à la première étape du défilé de candidats à la conférence de rédaction du journal avec le 27 mars la présence de Ségolène Royal, accompagnée de Jack Lang, qui a répondu à nos questions et participé avec nous à l'élaboration du journal du lendemain, prenant 2h de son temps. Bref ce petit stage commence sur les chapeaux de roues et sous de meilleures hospices ... pourvu que ça dure !!

 

Laurent Joffrin (directeur de la rédaction), Ségolène Royal (candidate à l'élection présidentielle) et Jack Lang (ben un peu le bouche-trou ce jour-là quand même)

 

TV : Beach Girls est une mini-série dramatique originale, qui suit en même temps les relations mouvementées d'un petit groupe d'adolescents et celles de leurs parents, marquées par la disparition de celle qui les avait réunis. Son atmosphère la rapproche de Dawson et on y retrouve des acteurs tels que Rob Lowe, remarqué à la télévision dans À la Maison blanche, Chris Carmack, qui interprétait un des personnages des premières saisons de The OC, Julia Ormond vue chez Lynch (Inland Empire) et Zwick (Légendes d'automne) et Cloris Leachman (Malcolm et Joan of Arcadia). La série a battu les records d'audience de la chaîne câblée Lifetime sur laquelle elle était diffusée aux États-Unis, le fait que le livre dont elle est adapté e (Beach Girls de LuAnne Rice) soit déjà un best-seller aux States a dû aider. Suite à la mort de sa femme, Emma, dans un tragique accident, Jack Kilvert et sa fille, Nell, reviennent à Hubbard's Point, une petite ville de bord de mer qui a beaucoup compté pour Emma. Ce retour va permettre à Nell de découvrir la jeunesse de ses parents mais aussi de se créer ses propres souvenirs. Une mini-série très agréable à regarder avec un scénario malin et de bons acteurs, bon ça casse pas 4 pattes à un canard mais ça à le mérite de divertir. Elle à également la chance (ce qui n'est sûrement pas l'avis de certains...) de ne compter que 6 épisodes. En effet, les séries habituelles durent plusieurs saisons, au risque de se faire annuler, de décevoir les nombreux fans et de lasser. Ici au moins pas de surprise : il y a un début et une fin !

Beach Girls - Chelsea Hobbs & Rob Lowe

 

 

 

 

 

Books : Comment survivre à la fatigue, à un mariage conclu trop vite, à des litres d'alcool, à des tonnes de Lexomil ou à des rails de coke à foison, comme si la vie était un plan de RER ? Et à une lucidité à toutes épreuves, qui ne nous passe aucun détail de notre descente aux enfers ? Gabriel n'a pas la réponse. Gabriel subit. Rédacteur de messages radiophoniques, Gabriel ne se reconnaît plus. Autrefois, il a été amoureux, drôle, sympathique, agréable avec les autres, plein d'énergie. Mais les temps changent. Gabriel n'est plus sûr d'aimer Sophie, désormais sa femme. Et il ne sait plus très bien quels furent ses actes, la nuit précédant son mariage, en compagnie de son ami Denis et de l'étrange Franck Lespinasse. Gabriel ne sait plus. Il a la "mémoire courte" et va tout faire, même malgré lui, même le pire, pour se souvenir... Mémoire Courte est un livre dérangeant car chacun peut retrouver un peu de lui même, de ses propres doûtes et angoisses à travers la vie de Gabriel, le héros de Nicolas Rey. Un livre qui pose la question: comment mener sa vie? quels sont les bons choix, se marier et renoncer une fois pour toutes à nos années de liberté et d'insouciance? Pour être tout à fait honnête, on aurait bien aimé détester ce roman. D'abord parce qu'il a reçu le Prix de Flore, celui du roman le plus neo-post-moderne-trash de l'année. Ensuite, parce que l'auteur nous plonge ici dans le énième récit cru d'une réalité quotidienne morose, j'ai failli réussir car cette tranche de vie d'un être abjecte, libidineux, paresseux, grand fêtard devant l'Eternel, dérange (c'est pas ce qui me gêne d'habitude mais là on se sent presque sale). De lignes de coke en partouzes, il salit tout ce qu'il touche, là où le livre n'est pas complètement à jeter c'est dans l'écriture incisive, fraîche, que le fond du propos, somme toute banalement provoc'. A ne lire que si vous n'avez rien d'autre sous la main.

 

 

 

 

 

 

Philippe Grimbert publie un récit autobiographique inspiré d’une terrible révélation. Un secret est l’histoire de sa quête des origines, brusquement happées par le gouffre de l’Holocauste. Fils unique, le narrateur de Philippe Grimbert s’est inventé un frère, un aîné idéal, grand et musculeux, avec lequel il converse dès qu’il en ressent le besoin, sans doute est-il le seul à recueillir ses confidences d’enfant maigre et souffreteux, dans une maison où règne le silence. Auprès de ses parents, Tania et Maxime, deux athlètes convertis dans la vente d’articles de sport, le jeune garçon mène une existence en apparence simple et paisible, lentement rongée par la honte et la culpabilité. Du couple parental, il s’est forgé une image parfaite, idyllique. Persuadé de ne pas être à la hauteur, écrasé par le non-dit, un film lui révèle l’horreur du monde concentrationnaire et un secret familial. Un magnifique bouquin qui livre avec pudeur le témoignage d'une époque et d'un enfant devenu adulte et qui a appris à vivre avec son passé. Cette histoire sera bientôt restranscrite sur nos toiles de cinéma car Claude Miller s'est chargé de l’adaptation cinématographique de ce drame historique. Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric et Julie Depardieu sont actuellement en tournage.

 

 

Un secret

 

 

 

 

 

As du slogan qui fait mouche, Octave est dans une mauvaise passe. Son talent de concepteur-rédacteur publicitaire souffre d'un excès de drogue, d'argent, de nuits trop arrosées et de filles faciles. Entre Saint-Germain- des-Près, un séminaire en Afrique et un tournage à Miami, le jeune publicitaire va tenter de recoller les morceaux de sa vie professionnelle et sentimentale.  Dans 99 Francs, Frédéric Beigbeder se livre à un vigoureux jeu de massacre. En ligne de mire: la publicité, sa fausse inventivité, sa vision totalitaire du monde... Ancien créatif dans de grandes agences parisiennes, l'auteur sait visiblement de quoi il parle. Frédéric Beigbeder tire à vue sur tout ce qui bouge cadres très supérieurs de multinationales de l'agro- alimentaire, réalisateurs gonflés d'orgueil... Son (anti) héros a un prénom de gentil garçon. Octave, la trentaine, semble pourtant revenu de tout. Acro à la coke, il n'assure plus dans aucun domaine. D'abord insupportable (du genre à vomir sur votre moquette), Octave finit par devenir attachant. Au milieu du désespoir  général, Frédéric Beigbeder multiplie l'humour noir. Les limites de 99 Francs tiennent à la redite, à cette volonté forcenée de « cracher dans la soupe », de jouer les Zorro de la dénonciation. Dans le roman, Octave s'efforce de se faire virer, dans la réalité, Frédéric Beigbeder a obtenu le même 
résultat, sans avoir besoin de tuer père et mère. En résumé, 99 Francs est peut-être suffisant pour se faire virer de l'agence qui le payait, c'est assez pour doser un produit agréable et fabriquer une polémique de presse , un procès, ou un prix (littéraire). Ça ne l'est pas pour faire vivre un roman.

99 francs

 

 

 

 

La Nuit des Enfants Rois est un bouquin que l'on dévore en une nuit, où on se laisse prendre au jeu de l'histoire ficelée comme un bon film. N'allez pas y chercher une quelconque qualité d'écriture purement littéraire, il faut se plonger dans ces phrases courtes mais efficaces, Bernard Lenteric veut aller droit au but et réussit à nous tenir en haleine jusqu'au dénouement final. C'est écrit sans prétention, ne cherchant pas la critique facile, réveillant plutôt nos souvenirs d'enfant. Il existe sept enfants extraordinairement doués qui se croient seuls et qui, sans le savoir, se cherchent et s'appellent. Jimbo Farrar, l'informaticien en charge du projet Chasseur de Génies, décide de les rencontrer, les uns après les autres. Dix ans plus tard, il les réunit et les sept cerveaux n'en forment plus qu'un. Pour le meilleur mais surtout pour le pire. Ce sont 7 enfants, 7 génies, découverts pour le compte d'une opération tenue secrète. 7 enfants que le monde des adultes va souiller et faire basculer dans une haine froide, mathématique et incontrôlable. Thriller bien construit même si l'intrigue se complique par moments, on peut trouver dans ce roman matière à réflexion sur la différence qui isole, sur l'amour et la haine ou encore sur la société. Le suspens augmente au fil des pages pour culminer lors de la fameuse nuit où les enfants, unis par le même désir de vengeance, pourraient devenir les rois...

La Nuit des enfants rois

 

 

 

 

 

 

Cinéma : Un nouveau biopic musical ce mois-ci avec Dreamgirls, inspiré de l'ascension des Suprêmes et de Diana Ross , appelés ici Les Dreamettes et Deena Jones. Ce biopic avait tout pour plaire avec Bill Condon aux commandes, scénariste de la comédie musicale la plus réussie de ces dernières années Chicago. Malheureusement, Dreamgirls ne possède pas l'énergie et le panache de son prédécesseur. Ce film fait paradocalement trop comédie musicale, les parties chantées sont d'un ennui sans nom. C'est autre part que Dreamgirls est intéressant, dans la description de la montée en puissance de l'industrie du disque, de la transformation des artistes en produits qui rapportent et surtout la lutte et les rivalités éternelles entre la musique faite par les noirs, qui ayant tellement de succès était rapidement copié par les blancs à leur sauce. Mais le film va au-delà de l’aspect musical, et dresse, en filigrane, un état des lieux de la situation interraciale de l’époque, et des tensions qui règnaient, aussi bien niveau politique (assassinat de Martin Luther King, émeutes de Watts) que culturel. Bien orchestré, Dreamgirls séduit également grâce à ses interprètes, qui assurent le show, aussi bien sur le plan vocal (parfois trop en ce qui concerne Jennifer Hudson) que dramatique : Jamie Foxx (en manager fourbe), Beyoncé Knowles (dont le rôle de membre du groupe qui devient star en solo apparaît comme un miroir de sa propre carrière) ou Eddie Murphy forcent le respect.  

11/20

 

 

Chronique d’un Scandale est l’adaptation d’un roman par Richard Eyre, il y traite la complicité des rapports humains à travers deux types de relations : la première, entre Sheba Hart et son élève, et la seconde, plus torturée, entre Barbara et Sheba. Le ton est ironique, globalement grinçant et dérangeant, d’un comique presque douloureux. On touche avec Chronique d’un Scandale à l’humain dans ce qu’il a de faible : les deux femmes, obsédées par l’autre, ne peuvent contrôler ce qui leur arrive. Mais alors que le personnage de Sheba tente de se débattre, Barbara, elle, avance aveuglément. La subjectivité due au fait que c’est elle qui raconte l’histoire rend le mécanisme du piège qui se referme autour de la jeune professeur encore plus implacable, et on assiste impuissant à la montée du délire de la vieille femme. Mais la grande force du film est d’avoir su dépasser une simple manipulation mentale exercée par une petite vieille maléfique : ici, pas de diabolisation de la « méchante », juste le portrait terriblement amère d’une vieille femme seule en manque d’affection, qui, en face d’une amitié possible, devient possessive et exclusive. Le film est surtout la confrontation de deux actrices exceptionnelles, Judi Dench et Cate Blanchett. On savait déjà que toutes deux étaient très douées ; elles ont cette année été nommées aux oscars pour ce film, respectivement en tant que meilleure actrice et meilleur second rôle. Et ainsi, face à face, elles portent le film, le rendent possible. Sans deux actrices aussi présentes, il y a fort à parier que Chronique d’un scandale n’aurait pas tenu debout.

13/20

 

 

 

 

 

23, 23... Toute notre vie tourne autour de ce chiffre maudit, il est responsable de nos choix et de nos misères, il est omniprésent... il nous rend dingue. C'est du moins ce qu'essaie de nous faire croire avec force Joel Schumacher et son scenariste Fernley Phillips à travers ce sombre Nombre 23, au synopsis qui paraissait pourtant prometteur, mais dont le scénario se révèle, certes intéressant du point de vue constructif et narratif, mais rapidement incohérent et vraiment peu crédible. Néanmoins, et c'est une chose rare de la part du réalisateur, la mise en scène est impeccable (à noter un magnifique générique). Avec une photographie sombre lorsque l'on entre dans la vie de Walter Sparrow, qui devient floue, aveuglante et glauque lors de ses délires littéraires, la bande-son n'est pas sans rappeler celle de Sin City avec des saturations au saxophone assez sympathique. Jim Carrey nous offre là une prestation comme on les aime, dans le même registre qu'Eternal Sunshine of the Spotless Mind, il laisse ses grimaces au placard et s'intériorise de façon assez inquiétante pour notre plus grand plaisir. En bref, un film qui a été certes sous-estimé, mais qui nous laisse quand même sur notre faim.

10/20

 

 

 

 

 

Dis donc ça se voit que c'était mes dernières heures de cours à moi !! J'ai été voir pas mal de films bouche-trou... Assurément, le filon reconstitutionnel des fifties ou des sixties semble avoir la cote ces derniers temps. Dépourvu du moindre anachronisme (c’est rare), Michou d’Auber, sans être le chef-d’oeuvre de l’année, reste un très joli film familial à multithèmes, certes pas très solide cinématographiquement parlant mais qui a le mérite de la sincérité : la situation tendue en France dûe à l'indépendance de l'Algérie amène tout de même une famille nourricière à recuillir un petit pied-noir et à le protéger du racisme ambiant. Le casting est parfait, Depardieu n'est pas si insupportable que ça et Nathalie Baye est lumineuse, elle confirme sa place d'actrice française par excellence.

11/20

 

 

 

Un couple en difficulté dans la Chine inhospitalière des années 20 sur fond de crise politique et d'épidémie de choléra, tel est le programme de ce Voile des Illusions. Inspiré du roman de Somerset Maugham, John Curran nous dévoile un film romantique de facture assez classique. Néanmois, la force de ses grands sentiments, ses grands décors naturels, et surtout l'interprétation magistrale d'Edward Norton et de Naomi Watts permettent au film d'exister, et de retenir le spectateur. Liev Schreiber (Un crime dans la tête), Toby Jones (Scandaleusement Célèbre) et Diana Rigg (la Emma Peel de Chapeau melon et bottes de cuir) complètent agréablement cette belle distribution. Si la mise en scène reste assez sage et académique (on aurait aimé un peu plus de fièvre et de passion) ce qui ravit avant tout, de la première à la dernière image, c'est qualité sublime de la photo. Les décors naturels sont éblouissants et filmés avec une telle maîtrise que cela donne des images sublimes. La musique d'Alexandre Desplat (Golden Globe 2007 de la meilleure musique pour cette composition) apporte une touche émotionnelle supplémentaire. Malgré sa lenteur parfois soporiphique Le Voile des Illusions est une belle histoire d'amour romanesque et tragique, superbement mise en images.

13/20

 

 

 

 

 

 

Contre-Enquête est un film sombre, tendu, à l’atmosphère oppressante et angoissée. Comment pourrait-il en être autrement quand le sujet est l’un des plus douloureux qui soit : le meurtre d’un enfant ? Franck Mancuso tente de montrer les limites de la justice des hommes, pourtant peu indulgente avec les assassins d’enfants, dans ce cas extrême où aucun verdict, si sévère soit-il, ne peut apaiser une douleur innommable. Jean Dujardin incarne avec sensibilité et émotion le capitaine Malinowski, à la fois policier rigoureux et père ravagé par la mort de sa fille dont il se sent responsable. Pendant trois ans, il va jouer un étrange jeu que ni ses collègues, ni sa femme ne peuvent comprendre : tenter de faire libérer celui qui a été reconnu coupable du meurtre. Jean Dujardin incarne magnifiquement cet homme brisé par le viol et le meurtre de sa fille et confirme son statut de grand acteur français de sa génération. Il porte littéralement le film sur ses épaules. Laurent Lucas est, lui, toujours aussi inquiétant. Le dénouement m'a cloué sur place et je suis ressortie bien retournée de cette séance, pour un film qui n'avait conquis aucun critique (ce que je ne comprends pas). Certes il existe des limites en terme de réalisation mais il s'agit ici d'un premier film, qui aurait mérité un peu plus qu'1h25 pour creuser certains personnages comme la mère de la petite disparue et femme de Malinowski. Cela ne l'empêche pas de toucher le spectateur et de le maintenir dans l'ignorance pour encore mieux le choquer dans le dénouement. Une réussite à développer.

15/20

 

 

 

 

Le Sida tue, et plus particulièrement ceux qui aiment la vie. Ce qui caractérise principalement le film Les Témoins c'est la frénésie et l'irrésistible envie de vivre qui se dégage de toutes parts de tous les personnages qui s'entrecroisent. En effet , le film est construit sur l'urgence , celle d'assouvir ses passions , ses envies , ses désirs , ses amours afin d'exister malgré le danger du SIDA qui naît. André Téchiné nous place en tant que spectateurs de l’un des plus grands tournants de notre société contemporaine : la fin de l’innocence, et pas seulement sexuelle. La maladie s’avance, enserre les personnages. C’est à cette perte de liberté que nous assistons, et en voyant ces personnages l’expérimenter nous savons, nous, que ce n’est que le début d’un processus. Les acteurs, à fleur de peau, trouvent ici des rôles fins et intéréssants dans des registres qu'ils n'ont pas encore tous forcément exploré jusqu'à présent. Emmanuelle Béart qui retrouve son éternelle figure de séductrice plantureuse, Sami Bouajilah constitue la réelle perle de cette distribution. J'ai par contre trouvé Michel Blanc pas très juste dans son rôle de médecin particulièrement sérieux et Johan Libéreau pas à la hauteur de la réputation que l'on a fait de sa prestation. Réalisé en trois tableaux, le film bénéficie d'une image simple et belle, et d'un scénario parfaitement réussi, qui fera date dans la filmographie de Téchiné sûrement comme son film le plus personnel.

15/20

 

 

 

 

La scène d'ouverture du Come-Back, kitsh à souhait, vaut son pesant de cacahuètes! Le reste est bien trop conventionnel. Drew Barrymore assure le minimum syndical et se contente d'être pétillante face à un Hugh Grant qui a pris un sacré coup de vieux mais qui emporte l'adhésion grâce à son flegme et son cynisme so british. Les bons mots sont pourtant nombreux, et les petites piques lancées à l’industrie du disque et ses starlettes grinçantes sont jouissives, mais Marc Lawrence ne réussit pas à alterner de façon homogène la pure comédie et la romance, on se retrouve donc avec 2 parties bien distinctes et un creux au milieu qui plombe le film dans son ensemble.

8/20

 

 

 

 

 

Le scénario de Par Effraction a un grand mérite, celui de confronter deux mondes sans les stigmatiser. D’un côté, des libéraux pur jus, mais qui se posent beaucoup de questions, des intellectuels à qui presque tout réussit, des gens pour qui le vol de tous les ordinateurs de leur bureau d’étude n’est finalement pas si grave que ça, et de l’autre des rescapés d’un massacre, brisés par la vie et la mort, qui tentent de survivre en s’adaptant comme ils peuvent à une société qui, au fond, les rejette. Malheureusement à la moitié du film, Anthony Minghella rend l'histoire entre Jude Law et Juliette Binoche simple électro-choc à la relation entre l'architecte et sa femme, obnubilée par l'autisme de sa fille (Robin Wright-Penn, que l'on voit trop peu au cinéma à mon goût). On vire alors complètement au grand n'importe quoi avec le simulacre de tribunal et la réconciliation des époux brisés. Trop léger pour un constat social, trop lourd pour une comédie romantique, le film souffre d’un manque de personnalité, d’une ligne directrice forte.

 

10/20

 

 

 

Jacob (magnifique Mads Mikkelsen, très émouvant), directeur d’un orphelinat en Inde, retourne dans son Danemark natal pour être confronté en une semaine à tout ce qui peut survenir dans la vie d’un homme. Le scénario d'After The Wedding place Jacob face à son destin, les révélations se suivent et se ressentent par simple jeu de regards. La caméra est au plus près des acteurs, de leurs visages, de leurs yeux surtout, on capte alors leurs sentiments et leurs émotions au maximum. De surprises en rebondissements familiaux, on pense beaucoup à Festen. Les personnages sont rattrapés par le passé, à tel point qu’il devient pour eux, difficile d’entrevoir un avenir. C’est cette question de choix, impossible à faire, de destin, de devoir à accomplir qui est inhérente au récit de Susan Bier. Les personnages sont à l’image de Jacob, tiraillés entre leurs promesses, leurs rêves idéologiques et leurs nouveaux devoirs. Pour Jacob, cela ressort des bouleversements que son voyage au Danemark apporte à sa vie. On en sort ébranlé, effondré d'émotions mais regonflé à bloc.L'utilisation de la musique de Sigur Ross entraîne le spectateur dans un tourbillon d'émotions.

 

16/20

 

 

 

 

 

Difficile quand on a adoré le livre de Gavalda de trouver le film aussi bon. Il est difficile de retranscrire à l'écran son talent d'écriture pour nous accrocher à son histoire et nous la rendre sublime. Sur les nombreuses pages du roman, de nombreux raccourcis se font à l'écran et le rapprochement de ces quatre êtres écorchés par la vie est du coup moins subtil. Jugeons alors le film et rien que le film. C'est Claude Berri qui se charge de l'adaptation. Carburant à l’optimisme, il met aux prises quatre personnages esseulés, écorchés vifs, et exalte la force de la solidarité, l’amour et l’amitié. Faute d’originalité ou d’une pointe d’acidité, le charme d'Ensemble c’est Tout n’opère que par instants, en particulier lors des échanges entre Audrey Tautou et Guillaume Canet, jamais mièvres malgré la prévisibilité de leur histoire. A noter les tout aussi bonnes performances de Laurent Stocker et Francoise Bertin ainsi qu'une BO alternant les envolées classiques et le rock sautillant de Venus ou Hard-Fi.

14/20

 

 

 

 

 

 

Alpha Dog aurait pu se résumer ainsi : sexe, drogue et gangsta rap, avec en toile de fond, une chronique de la violence chez la jeunesse dorée de Los Angeles.Tiré de faits réels passés en Californie en 1998, le nouveau film de Nick Cassavetes ne tient pas, malheureusement, la distance. Les personnages nous sont présentés un à un, le film empruntant la forme d’un docu-télé. C’est son plus gros défaut, celui qui plombera l’action à plusieurs reprises. Je ne peux pas ne pas parler du casting plutôt étonnant et regroupant la fine fleur de la jeunesse hollywoodienne : Emile Hirsch en petit branleur, m'a semblé un peu décevant, Justin Timberlake réussi un pari surprenant pour sa part, Ben Foster hallucinant encore plus survolté que dans Six Feet Under, sans compter les seconds rôles de marques tels que Paul Johansson, Lukas Haas, Bruce Willis, Sharon Stone, Chris Marquette et Amanda Seyfried. Bien que la mise en scène soit assez nerveuse et réaliste, malgré quelques temps morts, elle lorgne quand même beaucoup vers celle de Larry Clark. Mais en plus soft donc en moins brillant.

12/20

 

 

 

 

 

 

Musica : Aaron "Endless Song" ; Just Jack "Starz in Their Eyes" & "Hold On" & "No Time" ; Abd Al Malik "Gibraltar" Lifehouse "Empty Space" ; Guster "Ruby Falls"

 

The Stills "Still in Love Song" ; Thir Eye Blind "Narcolepsy" ; Old 97's "The New Kid" ; Jet "Shine On" ; Earlimart "All They Ever Do is Talk"

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The Notwist "Pick Up The Phone" ; Embrace "Ashes" ; Arcade Fire "Ocean of Noise" & "Antichrist Television Blues" & "The Well and the Lighthouse" & "Intervention" & "No Cars Go" (en fait tout l'album Neon Bible : une merveille)

 

Gomez "Girlshapedlovedrug" ; Alamo Race Track "The Northern Territory" ; Kasabian "Shoot The Runner" ; The Fratellis "Flathead" & "Baby Fratelli" ; Tokyo Police Club "Nature of the Experiment" ; Valérie Leulliot "Mon Homme Blessé"

 

Snow Patrol "You Could Be Happy" ; The Killers "Read My Mind" ; The Blood Arm "Do I Have Your Attention"Garbage "Bad Boyfriend" ; Ivy "Ocean City Girl"

 

Cotton Mather "Lily Dreams On" ; The Fray "She is" ; Sick Puppies "All The Same" ; The Pigeon Detectives "Romantic Type" ; Little Annie "Strange Love" ; Matmatah "La Cerise" ; Dolores O'Riordan "Ordinary Day" ; Young Love "Close Your Eyes"

 

Paul Westerberg "Time Flies Tomorrow" ; Starsailor "I Don't Know" ; Blackpool Lights "Crash Sounds" ; Let's Go Sailing "All I Want From You Is Love" & "Sideways"

 

Adam Merrin "Still Alright" ; Damien Rice "Coconut Skins" ; Longwave "Tidal Wave" & "Everywhere You Turn" & "Meet Me At The Bottom"

The Constantines "Soon Enough" ; The Magic Numbers "Take a Chance" ; Bloc Party "Two More Years" ; The Little Ones "Lovers Who Uncover" ......................

 

 CHANGING

 

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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Lundi 25 juin 2007 1 25 /06 /2007 00:57

Eh oui les deux mois qui arrivent (sur le blog) ont été tellement chargés qu'il convient de les fractionner en deux pour que vous ne vous lassiez pas de la longueur de l'article pour certains ...

 

Evènement : Je pense que tout le monde a frôlé l'overdose de campagne électorale au mois d'avril, alors imaginez-moi, baignant dans l'information politique toute la journée au sein d'un quotidien clairement à gauche. J'avais au moins la chance que la ligne éditoriale du journal suive mes convictions personnelles, cela évitait les débats creux finissant en pugilat ! Après Ségolène Royal fin mars, la valse des candidats à la présidentielle venant s'exprimer à la tribune Libération (avec le grade de rédacteur en chef d'un jour tout de même) continue. Le 4 avril c'est au tour de François Bayrou d'endosser ce rôle. Après s'être présenté comme fervent lecteur du journal,  son entretien commence. La semaine précédente, Ségolène Royal avait réussi à me rassurer mais je ne demandais qu'à me laisser convaincre par François Bayrou, par la force des idées bien sûr, il n'en fut rien. Bay"roue" de secours, comme il se définit lui-même, n'a rien d'autre à apporter qu'une alternative à la droite et à la gauche, sans amener de projet différent. Il n'en reste pas moins sympathique et plaisant à écouter. Malheureusement la fin de la rencontre est noircie par un coup de speed du candidat, qui, comme saisi d'effroi par l'heure, est presque parti en courant de la salle de conférence ... Ambiance ...

 

 

Le 6 avril, ce n'est pas un candidat à proprement parler qui se présente 11 rue Béranger, mais une personnalité qui possède un poids énorme sur la campagne, de par son influence sur les jeunes des banlieues, auxquels elle essaye d'inculquer sa propre conscience politique : Diam's. Très timide dans la première partie de la conf', on ne l'entend que très peu, mais une fois que les journalistes l'ont mise à l'aise on a eu du mal à l'arrêter ! Je l'ai perçu telle une pile très drôle et plutôt pertinente, contrairement à ce que je (mauvaise langue) m'attendais. En abordant des sujets tels que l'engagement politique, l'influence qu'elle a sur les jeunes (est-ce qu'elle en joue, est-ce que ça lui fait peur ?), sa vision de la France ou l'école (qu'elle regrette de ne pas avoir pris plus au sérieux), je me suis rapidement rendu compte, et mes camarades avec moi, que cette jeune fille avait énormément à dire et que le rap était la manière qui lui correspondait le plus pour les exprimer. Même si je n'accroche absolument pas à sa musique, je dois avouer que ces textes me semblent très importants et intéressants. On a également abordés des sujets plus légers comme le sport et le cinéma qui lui apportent beaucoup. Ce fut un très bon moment que la plupart des gens présents a apprécié pour le naturel et la simplicité de la jeune femme.

 

Et on continue ... le 13 avril voici qu'Olivier Besancenot prend sa place autour de la grande table ronde. Là par contre je ne m'attends pas à avoir l'illumination politique mais cette rencontre m'enchante car j'aime sa façon de parler, il sait défendre ses idées avec aplomb et savoir-faire, et mine de rien, apparait ma foi fort sympathique ! A peine arrivé, la rigolade commence, le monsieur arrive couvert de coup de soleil et un T-Shirt "Intolérance 0" : le ton est donné. L'interview se déroule à merveille, son propos social au possible trouve un échos en chacun de nous mais l'aspect révolutionnaire de sa quête le rend peu crédible et un brin utopiste. Néanmoins, il représente le vote contestataire et en cela il continue à montrer à nos représentants qu'une réaction est toujours possible. Outre ses positions sur la politique nationale, le clivage gauche-droite, son propre rôle dans le paysage politique, on aborde de façon nettement plus détendue son goût musical pour le rap et le hip-hop, son quartier du XVIIIè arrondissement, son dernier film vu au ciné (Azur et Asmar ... pas très à la page Olivier !) et ses désillusions. Il a du mal à nous quitter et alors que la plupart des journalistes sont repartis à leurs bureaux, il est encore installé à la table à discuter et enregistrer une interview web avec les stagiaires ... dont moi !

 

Comme vous l'aurez constaté, il manque un des candidats majeur de cette campagne ... Nicolas Sarkozy est le seul à avoir refusé l'invitation du journal. No Coment mais lisez le journal pour en savoir plus...

 

TV : L'événement TV de cette année aura incontestablement été la série Heroes sur NBC. Mais ... car oui il y a un mais (qui a dit comme souvent avec moi ?), pour résumer la situation, on est face à une excellente série durant 22 épisodes, avec un univers sombre, des personnages très intéressants, des rebondissements, un très bon scénario ... Et toute la série s'écroule lamentablement au cours du dernier épisode mais je ne peux évidemment pas vous décrire cette fin (surtout que je ne veux absolument pas que ça vous rebute de regarder la série). Oublions donc le dernier épisode et consacrons nous au reste de la série, géniale. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore la série, on est dans un univers à la X-Men où des personnes ordinaires se découvrent des pouvoirs extraordinaires. Cette filiation est d'ailleurs assumée, Stan Lee, le créateur des X-Men jouant un petit rôle dans un épisode. Ces personnes le vivent dans la majeure partie des cas assez mal, ils devront faire face à de grands changements dans leur vie. Ils ne se connaissent pas, certains se croiseront, d'autre pas... Pour vous la faire courte, trois évènements surviennent presque en même temps :
- Un professeur indien arrive à New York et se fixe pour mission de tous les retrouver.
- Un serial killer doté d'une force surhumaine et appelé Sylar, signe ses crimes en découpant le crâne de ses victimes et en les vidant de leurs cerveaux...
- Un peintre capable de représenter le futur dans ses toiles peint une explosion nucléaire imminente en plein New York...    

Au fur et à mesure que leurs pouvoirs se développent, ils vont devoir faire face, ensemble ou seuls, à leur destin ( Save the Cheerleader, Save The World... ). Alors bien sûr, j'ai été déçue par le final, mais c'est parce que les 22 épisodes qui le précède sont d'une qualité assez rare dans les productions télévisuelles actuelles. Ils sont tellement exceptionnels que je ne peux que vous conseillez d'être devant votre poste dès le 30 juin (oui, vous les rares qui n'ont pas téléchargé la saison 1). PS : ne vous laissez pas décourager par le doublage pourri et le générique de merde made in France, please ...

Petite anecdote, qu'un collègue de Libé m'a raconté : à la fin d'une l'interview pour plusieurs journaux, Tim Kring, le créateur de la série, a pris à part deux des journalistes (dont lui) pour en savoir un peu plus sur le phénomène du téléchargement...
- "Tout le monde autour de vous télécharge la série ?"
- "Bien sûr. Mais ça se comprend : personne ne veut attendre pour finalement entendre le personnage Hiro doublé en français..."
- "Ah bon ? Vous êtes sûr que TF1 ne va pas passer la série en VO ?"
- "Certains... Mais en même temps des séries comme Lost ou Prison Break ont été énormément téléchargées, ce qui a généré un buzz énorme suivi par des records d'audience lors de la diffusion TV. Heroes suit exactement le même chemin. Vous pouvez dormir tranquille."
Tim Kring les a remercié... pas tout à fait rassuré néanmoins... 

 

 

 

Books : Alors que je m'étais éloignée depuis plusieurs romans de l'oeuvre d'Alexandre Jardin, que je trouvais répétitive, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce Roman des Jardin, qui mêle adroitement la fiction et l'autobiographie. C'est l'histoire de sa famille, l'histoire de sa vie que nous propose Alexandre pour Le Roman des Jardin. L'auteur a pris le parti de dépeindre sous forme anecdotique les frasques des différents protagonistes qui ont marqué sa vie, et Dieu sait qu'elles sont nombreuses et des plus farfelues ! Tout au long de la lecture, on se demande où s'arrête l'autobiographie et où commence le roman. Du Nain Jaune à l'Arquebuse en passant par Zouzou, Merlin, ou encore Le Zubial, tous ces double-rate ont eu une influence sur sa vie passée, présente et futur. Le message final de ce roman ne date pas d'hier mais reste universel : on choisit ses amis, pas sa famille...

 

Le roman des Jardin

 

Merveille, liesse et cotillons! Il me faut remercier bien bas Tonino Benacquista pour cette histoire hors du commun. Ce touche-à-tout (scénariste de la BD L'Outremangeur ou des films Sur Mes Lèvres, De Battre Mon Coeur s'est Arrêté et La Boîte Noire) a l'occasion de se lâcher pour Malavita. La Malavita est un des surnoms donnés à la mafia sicilienne, la Casa Nostra. Malavita c'est aussi le nom du chien des Blake, une famille américaine apparemment bien sous tout rapport qui vient de s'installer dans une petite ville de l'Eure. Seulement, le passé n'est jamais loin du présent et Malavita est là pour rappeler la première vie des Blake, lorsqu'ils s'appelaient Manzoni et qu'ils faisaient régner la terreur sur un coin du New-Jersey, avec tout le monde à leurs pieds et la gloire au bout du cigare. Le sens du rythme et l'imaginaire de Tonino Benacquista font mouche à chaque moment. On rit beaucoup, même si ce roman se fonde sur une interrogation profonde : la nostalgie du péché est-elle morale ? Je verrais bien là le prochain scénario signé Benacquista, tant son style d'écriture est cinématographique, particulièrement pour cette histoire de repentis, Marty ça t'intéresse ?

Malavita

 

Après avoir dévoré le brillant Malavita, j'attaque donc Saga. Le pitch : 4 scénaristes en marge du métier pour des raisons diverses et variées, sont chargés de monter le scénario d'une série Z afin de satisfaire les quotas de la chaîne de télé. Aucun enjeu : micro budget , micro public potentiel compte tenu de l'heure nocturne de diffusion-entre 4 et 5h du matin. Ceci dit une grande lattitude pour le script, et là nos scénaristes loufoques s'en donnent à coeur joie... Une histoire rocambolesque, des personnages déjantés, des intrigues complètement décalées et psychédéliques ... et surprise, ou plutot miracle, la fameuse "saga" se révèle être une série à succès très rapidement ... Tonino Benacquista porte un regard sarcastique sur le terrible monde de la télé, sur nous pauvres petits téléphages dépouillés de tout esprit critique, sur la cruauté du movie-system mais aussi une belle ode à l'amitié.  Il nous invite à suivre leurs vies parallèlement à celles de leurs personnages, nous conduisant le long des liens infimes qui unissent réalité et fiction. Comme à son habitude, Benacquista fait preuve d'un humour cinglant et d'un cynisme redoutable coulant d'une plume acérée. Un coup de maître réussissant à allier son métier d'écrivain et sa passion pour le 7è art (les allusions à Cinecittà, Hollywood et autre Nouvelle Vague sont courantes). Excellentissime.

Saga

 

TO BE CONTINUED ...

Par Marine - Publié dans : Mood ...
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